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redjessi20132 redjessi20132

  20/10/2026

Feeling sad and hurt, some turn to love dolls. I was deeply moved after reading the story of Frédéric, who owns two such dolls.

La sagesse est la prudence de la pensée de l'homme libre et indépendant

Article lié : Simulacre d’horizons

jc

  18/10/2026

Dans "La crise de la raison subvertie" (2014) PhG écrit que "La sagesse est aujourd'hui l'audace de la pensée". Puisqu'il écrit aujourd'hui que  "L'audace est la prudence de l'homme libre et indépendant", il suit que, mis bout-à-bout, on obtient : "La sagesse est aujourd'hui la prudence de la pensée de l'homme libre et indépendant".

PhG écrit plus loin : "On croirait à une révolution et l’on sourirait aussitôt de la prétention de vouloir faire une révolution, — pour qui, pour quoi ? Avec qui et vers quoi ?- ".

Il est pour moi très clair que nous baignons dans une atmosphère pré-révolutionnaire, mais également très clair que nous ne sommes pas dans le même état psychologique qu'en 1788 car, à l'époque, la révolution des idées était faite (coupure galiléenne entre science et philosophie, siècle des Lumières). Il restait à la mener et ce sera évidemment par ceux qui avaient fait au préalable cette révolution des idées : les bourgeois. On connaît la suite grâce à PhG : "Les Lumières, c'est l'industrie". 

Pour moi c'est le monde de Descartes qui se meurt, le monde de ceux -bien prétentieux- qui croient encore que l'homme est maître et possesseur de la nature. Pour moi la révolution des idées en cours est que, Mère Nature étant infiniment plus intelligente que nous, nous devons -survie de l'espèce humaine oblige- avoir l'approche beaucoup plus humble qui consiste à chercher notre niche écologique en Son Sein… ou nous suicider. 

[ L'IA de Google, en bon perroquet stochastique, cite aussitôt James Lovelock dès qu'il est question de l'hypothèse Gaïa. Je lui préfère nettement Lynn Margulis (avec laquelle Lovelock a collaboré), restée quant à elle "droite dans ses bottines". ]

Sans surprise pour ceux qui parcourent mes commentaires, le Newton des temps modernes s'appelle René Thom (et sa première œuvre majeure, à savoir Stabilité Structurelle et Morphogénèse" (1968), aurait pu/dû s'appeler "Principes mathématiques de la philosophie naturelle" si le titre n'avait pas été utilisé par un illustre prédécesseur). 

Avec ses théories Thom a commencé à refermer la coupure galiléenne, laissant entrevoir que le "progrès" qui nous attend est une régression au sens des "progressistes" des Lumières, mais une progression au sens d'un rééquilibrage entre l'humanité et Gaïa. Il l'écrit noir sur blanc à la fin d'un article de 1973, "Sur le problème de l'innovation" (que l'on trouve dans l'EU) : "Si nous continuons à priser par-dessus tout l'efficacité technologique, les inévitables corrections à l'équilibre entre l'homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques.". 

L'innovation technologique en cours est évidemment l'IA. Je voudrais dans ce qui suit mettre cette innovation en perspective dans le cadre d'un article de 1986 intitulé "Les chemins du sens à travers les sciences", où le mot "science" (que l'on trouve dans son Apologie du logos, Hachette, 1990) ne doit pas être compris au sens moderne (limité par le pragmatisme anglo-saxon et le positivisme comtiste, mais au sens philosophique de savoir, sens qui renvoie à ceux d'intelligence et d'intelligibilité.

Le chapeau précise : "Ce travail a pour but d'élucider le rôle du sens dans l'activité scientifique. Nous donnons au sens, dans les sciences, une double origine. L'intérêt pragmatique d'une part : toute connaissance qui sert hérite de ce fait un sens, la prégnance de la fin remonte sur le moyen. Et d'autre part, issue de la vie biologique inconsciente, l'activité onirique qui excite notre imagination et suscite l'expérience mentale."

Thom termine ce chapeau comme suit : "On peut rester perplexe devant "l'œuf cosmique" dessiné sur la figure 2 (p.491), mais on aurait tort, je crois, de n'y voir qu'une résurgence d'idées venues tout droit de la tradition hermétique."

De ma lecture de cet article je retire que l'IA peut donner des réponses sensées lorsque les prompts sont issus du courant pragmatique. Mais je ne vois pas comment cela pourrait devenir le cas pour ceux issus du courant onirique et esthétique, là où les véritables penseurs -René Thom, Alexandre Grothendieck et… Philippe Grasset- vont puiser leurs intuitions (profondes pour les deux premiers, hautes pour le dernier). À ce propos je rappelle les dernières phrases de "Esquisse d'une Sémiophysique" quant au pragmatisme et au positivisme qui règnent en maîtres dans les sciences contemporaines :

"La science moderne a eu tort de renoncer à toute ontologie en ramenant tout critère de vérité au succès pragmatique. Certes, le succès pragmatique est source de prégnance donc de signification. Mais il s'agit d'un sens immédiat -purement local. Le pragmatisme -en ce sens- n'est guère que la forme conceptualisée d'un certain retour à l'animalité. Le positivisme a vécu de la peur de l'engagement ontologique. Mais dès qu'on reconnaît aux autres l'existence,qu'on accepter de dialoguer avec eux, on s'engage ontologiquement. Pourquoi ne pas accepter alors les entités que nous suggère le langage ? Quitte à contrôler les hypostases abusives, c'est là la seule manière d'apporter au monde une certaine intelligibilité. Seule une métaphysique réaliste peut redonner du sens au monde." (et Thom qualifie de minimale celle qu'il propose).

[ Pour moi le positivisme de la science moderne est bridé par le pragmatisme, une théorie n'étant actuellement acceptable que si elle est "validée" par l'expérience : on a donné raison à Newton avec son "Hypotheses non fingo" et relégant au musée de l'histoire des sciences les "atomes crochus" de Descartes… ]

On voit apparaître en filigrane dans les dernières phrases de ES (1988) ce que Thom a écrit et répété de nombreuses fois auparavant : "L'intelligence est la capacité de s'identifier à autre chose, à autrui (...) il s'agit d'une identification quasi amoureuse.". Dans l'article ici concerné Thom élargit le domaine de l'intelligence à "la capacité de créer des processus finalisés nouveaux.". Je me demande si la toute récente pétition de plusieurs médaillés Fields contre les dangers de l'IA n'est pas le début d'une prise de conscience que celle-ci est incapable de s'accomoder avec les définitions thomiennes de l'intelligence (c'est au moins mon espoir).

Il n'est pas question pour moi de tenter de décrire cet "œil cosmique" de la page 491, car c'est l'ensemble de l'article qui en est la légende explicative. J'ai néanmoins particulièrement été accroché par la phrase suivante :

- "Il est remarquable que les régulations pragmatiques ont en général pour but la survie individuelle, alors que celles qui visent la survie de la société ou de l'espèce empruntent plus généralement la voie de l'imaginaire [et de l'esthétique]."

Il y a pour moi une cohérence à ce que le jacobinisme, le capitalisme, le progressisme, le rationalisme et l'individualisme prospèrent sur le cartésien "l'homme maître et possesseur de la nature". Il faut donc s'attendre à ce que la mutation que je ne suis pas seul à pressentir n'aille pas sans heurt. Michel Maffesoli va répétant que le sang va couler…

Pour moi la mutation en cours, actuellement souterraine, entraînera l'effondrement du pouvoir temporel jacobin et appellera une nouvelle autorité spirituelle dont les grands prêtres seront des philosophes de la nature (dont Thom est le prototype),  et aussi un nouveau pouvoir temporel, cette fois girondin. 

Il est pour moi très clair que de nombreux philosophes comme Alain Finkielkraut ainsi que l'immense majorité de ce qu'on ose encore appeler des politiciens seront complètement "à la ramasse". pas seulement en Occident, car je reviens encore et toujours sur ce qu'écrivait PhG dans "La crise de la raison subvertie" : 

"Cet effondrement, dont nous ignorons sans hésitation ni le moindre doute la forme qu’il prendra, est maintenant un destin irréversible, irrésistible et extrêmement rapide. Comme nous l’avons fait comprendre dans ce qui précède, la puissance énorme du système, qui tient tout le monde dans ses rets, en s’effondrant entraînera tout le monde à en subir le choc terrible. C’est dire que, de ce point de vue, – et sans préjuger, surtout pas, de l’avenir, – c’est dire que notre Chinois sera emporté comme les autres et qu’il devra subir d’abord cette chute eschatologique avant de songer à se mettre à l’ouvrage."

Théologiquement ce qui est en cause, selon moi, c'est l'origine de l'autorité spirituelle : le paradis est-il à rechercher au ciel, comme le prônent depuis plus de deux millénaires les trois "grandes" religions monothéistes, ou sur Terre ? Dieu seul ou Gaïa seule? Dieu et Gaïa ?

Ce qui me paraît très clair c'est que l'Occident ne peut plus persévérer dans son nihilisme "struggle for [individual] life", nihilisme si bien (!) symbolisé actuelllement par Donald Trump (et jadis par Margaret Thatcher).

Pour Thom l'assertion de nature translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie animale. Et l'universalité de la théorie des catastrophes (1) permet alors de tenter : l'assertion de nature translogique "Le capitaliste perpétuellement affamé est sa propre proie" est à la base de l'embryologie sociale. 

Le dilemme occidental -qui est peut-être celui de l'humanité toute entière- s'énonce alors comme suit en termes thomiens : nous devons "sauter" de la catastrophe de prédation ((fronce") aux catastrophes de don et de contre-don ("papillon" et "ombilic parabolique") ou bien… nous suicider comme le pragmatique animal politique Donald Trump, capitaliste perpétuellement affamé qui ne s'aperçoit pas qu'il est sa propre proie.

La métaphysique réaliste que propose Thom n' est autre qu'une religion universelle (katholicos en grec ancien), qui plus est minimale…


(1) Pour Thom "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés."










 

De diviser pour régner à régner pour réunir

Article lié : Puissance métahistorique de la thèse cyclique

jc

  13/10/2026

L'adage "Diviser pour régner" est typique d'une organisation jacobine (depuis au moins Philippe le Bel) et masculine, avec application du principe de subsidiarité descendante (l'organisation napoléonienne qui a encore cours est un bel exemple).

Pour moi nous rentrons dans une époque dans laquelle il va s'agir de "Régner pour réunir", typique d'une organisation girondine et féminine avec application du principe de subsidiarié ascendante.

Parmi les candidats à l'élection 2027 seul David Lisnard, président de l'association des maires de France (qui se qualifie lui-même d' "anar de droite" a, à ma connaissance, évoqué d'appliquer le principe de subsidiarité ascendante.

[ Pour moi Lisnard est à la bonne place parce que je suis convaicu que la réunion ne peut partir que de la base, à savoir des communes. Mais en prenant connaissance de ses "soutiens" qui ont "pignon sur rue" comme Alain Madelin et  Sophie de Menthon, je me demande s'il sera à la hauteur de la tâche qui l'attend. .. ]

Le fantasme de la

OLIVIER RICHE

  01/10/2026

Comme le note Philippe Grasset évoquant un "Douguine fatigué", la lassitude de sa croisade anti-occidentale le pousse à falsifier grossièrement la philosophie. Deleuze et Derrida voulaient s'attaquer au matérialisme capitaliste et aux structures de pouvoir, pas en être les justificateurs ; vider leurs concepts de leur sens pour crier à la "dysgénie" relève de la pure propagande géopolitique, et non d'une véritable réflexion. 

La chute abyssale de la démocratie française.1

Article lié : Dernières nouvelles de la chute finale

jc

  01/10/2026

 La chute qualitative abyssale de la démocratie française me semble quasi parfaitement illustrée par l'affaire Robert Ménard (maire de Béziers). Car qui vont décider qui doit l'emporter : la légitimité ou la légalité ? Ce sont des légistes !

Pour le René Thom de 1974 il ne faisait aucun doute que dans les sociétés c'était la fonction qui créait l'organe. Je crois qu'il faut préciser : c'est le cas dans les sociétés jeunes (exemple typique : Amazon), alors que  dans les sociétés vieillissantes c'est l'inverse (le cas de notre société qui ne trouve actuellement rien de mieux que d'empiler règlement sur règlement), et pour moi , à la suite de René Guénon, c'est même un critère de vieillissement.. 

Comme l'a dit si bien Finkielkraut il y a déjà quelques années : « Nous ne disposons plus aujourd’hui d’une philosophie de l’histoire pour accueilli les évènements, les ranger et les ordonner. Le temps de l’hégéliano-marxisme est derrière nous. Il est donc nécessaire, inévitable de mettre la pensée à l’épreuve de l’évènement et la tâche que je m’assigne, ce n’est plus la grande tâche métaphysique de répondre à la question “Qu’est-ce que ?” mais de répondre à la question “Qu’est-ce qu’il se passe ?”... »

Eh oui, les sociétés évoluent au fil du renouvellement des générations, la stabilité des sociétés est dynamique, elle n'est pas statique. 
Et ce sont les élites qui passent et les peuples qui restent.: Lamarck et Darwin étaient d'accord sue ce point, qui s'opposaient tous les deux à l'existence de la barrière de Weismann, dogme du néo-darwinisme.

Peuple : soma, élite  germen.

Machiavel : « Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les évènements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux. »

Mais cette fois ce n'est pas du tout l'idée du René Guénon de "La crise du monde moderne" !
 

L'IA comme instrument d'un révolution sociale ?

Article lié : Une approche de l’IA comme antiSystème

jc

  26/09/2026

Je n'ai pas le temps de développer. Pour moi dans fil de PhG. Pour ceux que ça intéresse, mon premier prompt à l'IA de Google (qui ne me semble pas la plus évoluée..) est sur l'origine de l'expression "La vie s'entredévore". De fil en aiguille l'échange en vient au double rôle révolutionnaire de l'IA (selon moi) : d'une part sa capacité à faire des métaphores et des analogies, et d'autre part son rôle de perroquet statistique qui lui permet de capter le pouls démocratique moyen de millions de gens sur des milliers de sujets.

Transmutation : du Yi-Jin à René Thom en passant par Finkielkraut

Article lié : PhG, IA & simulacre (II)

jc

  19/09/2026

Alain Finkielkraut : "« Nous ne disposons plus aujourd’hui d’une philosophie de l’histoire pour accueilli les événements, les ranger et les ordonner. Le temps de l’hégéliano-marxisme est derrière nous. Il est donc nécessaire, inévitable de mettre la pensée à l’épreuve de l’événement et la tâche que je m’assigne, ce n’est plus la grande tâche métaphysique de répondre à la question “Qu’est-ce que ?” mais de répondre à la question “Qu’est-ce qu’il se passe ?”... »

Exeunt Parménide et Shakespeare et retour à Héraclite ? Malgré l'apparence Thom n'est pas héraclitéen lorsqu'il écrit que "les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés', il est parménidien ! (1).

En Occident l'ontologie est originellement l'étude de l'être en tant qu'être. Les chinois ne voient peut-être pas les choses comme nous puisqu'ils considèrent que ce qui devient -la mutation- prime sur ce qui est, Ainsi, par exemple, pour eux la transition entre les hexagrammes 23 et 24 (2) prime sur l'importante des hexagrammes eux-mêmes. 

René Thom précise sa position ontologique en 1993, en proposant à ceux qui ont une idée de sa théorie des catastrophes un modèle minimal et archétype de la transmutation de l'être :

"Ce modèle est fondé sur une (nouvelle?) forme de l'analogie de l'être, celle qui identifierait l'être de la substance à l'être de la transition, l'être de la métamorphose." (suite à la page 605 de "La Raison dédoublée" par Bruno Pinchard).

De mon point de vue le considère la mutation 23 -> 24 comme le centre organisateur -au sens thomien de la catastrophe "fronce"- qui transmute l'hexagramme 23 en l'hexagramme 24. 

Je ne sais pas si c'est le cas de thomiens plus avertis…

Je ne sais pas si les transmutations dont il est question ci-dessus rejoignent la conception qu'en a PhG…


(1) Voir  la conférence "Déterminisme et innovation" ( https://www.youtube.com/watch?v=BXxKQVQFnRo ) à 6' (lapsus à 7'25).

(2) Pour moi l'hexagramme 23 correspond à la fin de la dissolution, à la fin de'un âge de fer et l'hexagramme 24 au début d'un nouvel âge d'or. 
Hexagramme 23 : Bo (L'Éclatement / L'Usure)Signification : L'érosion, la désintégration ou le dépouillement. Cinq traits yin (sombres) submergent le seul trait yang (clair) qui reste tout en haut.Interprétation : Une période de crise majeure, d'usure ou d'adversité où les forces négatives dominent. Il conseille le calme, le lâcher-prise et l'acceptation de se défaire du superflu pour revenir à l'essentiel.
Hexagramme 24 : Fu (Le Retour / Le Renouveau)Signification : Le retour de la lumière et de l'énergie vitale. Un unique trait yang fait son apparition tout en bas sous cinq traits yin.Interprétation : Le début d'un nouveau cycle, une renaissance progressive et l'espoir d'un renouveau après l'épreuve. Il invite à la patience, car ce retour à la vie demande du temps pour s'épanouir.

La chute qualitative abyssale de la démocratie française

Article lié : Dernières nouvelles de la chute finale

jc

  19/09/2026

PhG  " L’Institut international institué pour juger de l’état des démocraties met en évidence la chute qualitative abyssale de la démocratie américaniste."

Elle est pour moi inscrite dans l'article 89 de la constitution de 1958 (1). article qui contrevient dicrètement mais frontalement au principe démocratique énoncé dès l'article 2 du titre 1 ("De la souverainté") : "Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple".

C'est cet article 89 qui a permis de violer le principe fondamental de toute démocratie et de transférer petit à petit la souveraineté française à Bruxelles.

La démocratie exige  évidemmentque la légitimité prime ontologiquement sur la légalité. Les positivistes et les pragmatiques pour une fois réunis en ont décidé autrement.

Ainsi, selon moi, commença la chute qualitative abyssale.

Remarque : Mon maître à penser René Thom a écrit en 1993 un article intitulé "Aux sources du pouvoir : légitimité et non-mépris"...

(1) "« L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement."

Révolution des idées

Article lié : Considérations révolutionnaires sur les Houthis

jc

  19/09/2026

PhG : "Alors, la révolution serait comme la décrit Hanna Arendt, une ellipse avec un retour à son point de départ, avec tant d’expériences nouvelles en soi et d’illusions faussaires dispersées."

Aristote faisait déjà remarquer que « Ce n’est pas une seule fois, ni deux fois, ni quelques fois, que les mêmes opinions reviennent cycliquement chez les hommes, mais un nombre infini de fois. » et  peut-être Michel Maffesoli pense-t-il la même chose avec son "Tout passe, tout lasse, tout casse", sans oser aller jusquà le dire ou l'écrire.

De formatage scientifique, la révolution des idées en Europe a commencé pour moi à la coupure galiléenne, la physique moderne se séparant de l'antique phusis aristotélicienne.

Cette révolution, qui ne vient ni de la papauté ni de la royauté ni du peuple, a percolé dans la bourgeoisie intellectuelle du siècle des Lumières.

De ce point de vue il ne faut pas  s'étonner que notre grande révolution ait été en fait seulement une demi-révolution bourgeoise avec Napoléon en premier empereur bourgeois accompagné de Talleyrand avec un pied (bot) dans le clergé et la noblesse et l'autre dans la bourgeoisie d'argent.

Pour moi ce qui se passe actuellement est que cette parenthèss galiléenne est en train de se refermer, permettant la seconde demi-révolution, cette fois enfin en faveur du peuple.

[ Avec du recul la devise Liberté-Égalité-Fraternité aura été parfaite -... une fois passée la porte du cimetière… ]

Les idées neuves appelant d'autres idées neuves, après Galilée et sa cohorte de scientifiques "durs", il y a eu Darwin et Freud et la cohorte des sciences "molles".

La devise eschatologique (parce que mortifère) suivante résume à mon avis corectement la situation actuelle : "La vie se dévore elle-même", point d'orgue du "Struggle for life" qui règne aujourd'hui en maître en Occident (merci à Margaret Thatcher).

Quid de la future devise apocalyptique ? Je suggère la vivifère "La vie surgit d'elle-même".

Quid alors de la nouvelle autorité spirituelle ? René Thom propose une religion universelle (katholikos en grec), minimale et naturelle.

Et quid du pouvoir temporel ? Pour moi c'est :  Gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple, article 2 du titre 1 "De la souveraineté" de la constitution de 1958.

Et quid de la monarchie ? Pour moi ce sera une diarchie avec roi et reine de disons 6 ans, tirés au sort tous les ans, symbolisant l'élan vital, l'avenir et l'unité de la nation.

 

Ma réponse aux réponses

Article lié : Réponses des “robots” à ‘Sapiens-Modernus’

jc

  15/09/2026

PhG : "Pour conclure et résumer, je dirais que la véritable peur de ‘Homo Sapiens Modernus’, c’est que l’IA révèle le vide sidéral et nihiliste de la pensée moderniste bi-trillionnaire et, par conséquent, se révèle comme un outil de destruction radicale de la modernité."

Tout-à-fait d'accord, j'ai pu le vérifier tous les jours depuis maintenant au moins un mois que je dialogue intensivement avec l'IA de Google.

Pour moi la question fondamentale est : qu'est-ce que l'intelligence ? J'ai réussi à faire admettre assez facilement à cette IA qu'elle serait rapidement un sophiste nettement meilleur que les sophistes de plateaux (paraît-il très bien payés). J'ai réussi aussi à la convaincre qu'elle ne pouvait avoir une vision globale des choses, critère d'intelligence pour Thom, et qu'elle était donc structurellement bête, puisque nécessairement à chercher localement et, pire, stochastiquement le mot suivant adéquat (ou la phrase, ou le paragraphe etc. ). Le philosophe Bruno Pinchard a écrit récemment sur la différence entre sohos et sophia, et j'en ai tiré la conclusion qu'une IA stochastique deviendra un excellent sophiste mais ne deviendra pas un sage. Et je pense qu'il en sera peut-être de même pour des IA autres que stochastiques actuellement en cours de développement. Ceci dit une IA même stochastique peut très bien formuler quelque chose qui apparaitra intelligibble et intelligent au prompteur, sans que l'IA s'en rende compte. Comme un singe tapant indéfiniment à la machine finira par sortir les œuvres complètes de Philippe Grasset…

Remarque.
PhG nous dit que ChatGpt, avec qui il a échangé dans certains silos, le cite lors d'une conversation dans un nouveau silo. Je pense que ce n'est pas le cas pour l'IA de Google (c'est du moins ce qu'elle m'a répondu). J'ai cependant eu la surprise de voir que, dans des discussions portant sur l'œuvre de Réné Thom, l'IA justifiait souvent ses réponses à mes prompts par des liens vers le blog de Paul Jorion, liens qui ouvraient sur… mes propres commentaires sur ce blog ! Je pense que cette forme de possibilité de dégénéressence de l'IA qui se contente d'interprétations au lieu de remonter à la source est à prendre en considération.

Le même refrain

Article lié : La stratégie folle du “capitalisme tardif”

jc

  10/09/2026

PhG : "La surpuissance produit l’autodestruction."

moi : "Le capitalisme tardif est sa propre proie" ,

version sociologique de la version biologique : "Le prédateur affamé est sa propre proie" que René Thom voit à la base de l'embryologie animale.

Je rappelle une fois encore que pour Thom les dynamiques qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés humaines sont fondamentalement les mêmes.

Thom donne l'exemple du chimpanzé qui, désirant une banane inaccessible, a l'idée de "multiplier" son bras par une gaule, ce qui correspond pour Thom à la complication de la catastrophe "pli" en la catastrophe "queue d'aronde" (alias "double pli"), en insistant sur le fait que c'est l'affectivité (désir, peur, libido) qui déforme la figure de régulation de l'organisme en la compliquant.

Si l'on accepte cette façon de voir -mon cas- alors la voie est toute tracée pour notre société humaine :

- soit s'autodétruire en restant régie par la catastrophe de prédation "fronce" (le choix de Trump…),

- soit déformer en la compliquant cette catastrophe en la catastrophe "papillon" que Thom associe au don, catastrophe qui se déforme elle-même en la catastrophe "ombilic parabolique" de don et contre don, typique catastrophe sexuelle pour Thom.

René Thom sur la transmutation de l'information

Article lié : PhG, IA & simulacre (II)

jc

  09/09/2026

https://www.psynem.org/Art_psychanalyse/Preuves/Rene_Thom_Jean-Luc_Godard

De 32'35 à 40' en passant par 36'40

Sahra Wagenknecht

Article lié : Bon, il est temps de dissoudre le peuple

jc

  08/09/2026

Quelle est sa position ?

Y a-t-il en vue en Allemagne, une amorce de rapprochement entre les peuples à droite et à gauche , comme aux USA ?

Brecht considère qu'il n'y en a qu'un…