marc gébelin
08/11/2012
« En 1535, Soleiman dit le Magnifique, avait cru bon de renforcer les liens de vague vassalité avec François 1er qui lavait appelé à son secours après sa défaite à Pavie et son emprisonnement par son rival Charles Quint en lui octroyant des privilèges commerciaux », dites-vous.
Le rapprochement « capitulation » de Soleiman et capitulation dHollande me pose problème. Récapitulons: Le 24 février 1525 François 1er est fait prisonnier à Pavie par Charles V. Il sera libéré le en mars de lannée suivante. Six mois plus tard, fin août 1526, Suleiman vainc les Austro-hongrois à Mohacs et étend sa domination aux portes de Vienne, empire de Charles V. En 1535, dix ans donc après Pavie et neuf ans après Mohacs, Soleiman renforce ses liens de vague vassalité avec François 1er en lui octroyant des privilèges commerciaux. Ce qui me surprend (je nai pas lhistoire exacte de la période en tête), cest que vous laissiez alors entendre que Suleiman se sent « faible » -alors quil domine une bonne part de lEurope Centrale et du sud- au point de devoir accorder des capitulations à François 1er, c’est-à-dire abandonner à un étranger une part de souveraineté sur son propre territoire, comme la chose se renouvellera au Maroc plus tard. Symboliquement, la même chose sest passée en France avec Hollande-Netanyahou, le Français souchien accordant cette fois une « capitulation » au Juif israélien pour ce qui est des Juifs vivant sur son territoire.
Nest-ce pas seulement lorsquon est en position de faiblesse quon accorde de telles choses? QuHollande y soit, certes, mais Soleiman, létait-il à ce moment ? Cela ne partait-il pas dun autre sentiment, dune autre stratégie, quil faudrait précisément chercher dans la mentalité du grand souverain dont la pensée est régie par un Islam conquérant au plan des territoires mais tolérant au plan religieux alors que celle des rois très chrétiens est régie par une pulsion de conquête aux plans religieux et territorial ?
Avec Hollande cest le contraire qui se produit, son agenouillement nest pas à mettre au crédit dun esprit de largesse dun puissant pouvant se permettre doffrir à un autre des droits chez lui mais dun faible nayant pas dautre choix que dobéir aux ordres du bloc BAO-Crif?
En un mot : Soleiman ne mapparait pas faible dans sa démarche, Hollande si.
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