Bilbo
23/10/2009
Bonjour,
il est toujours difficile d’attirer votre attention sur un article paru dans la presse et portant sur un sujet différent de ceux que vous traitez au quotidien. Le seul moyen est de passer par un article quelconque et de poster un message qui paraîtra ensuite en tant que commentaire.
Ca m’a toujours gêné et aujourd’hui encore avec cet article du Washington Post et traduit par ContreInfo. Il est extrêmement lourd de conséquences pour les USA. Je suis tenté de le nommer “Le Jap’ se rebiffe”.
En voici deux extraits (en VF) :
“La semaine dernière, des officiels du PDJ ont annoncé que le Japon se retirait dune mission assurée depuis huit ans dans locéan Indien, qui consistait à ravitailler les navires de guerre qui soutiennent forces de la coalition en Afghanistan. Ils ont également promis de rouvrir les discussions sur un ensemble daccords militaires - dun montant de 26 milliards de dollars - qui comprend la relocalisation dune base dhélicoptères des Marines US au Japon, ainsi que le départ de 8 000 Marines qui doivent quitter le Japon pour Guam. Après plus dune décennie de pourparlers, les États-Unis et le Japon étaient parvenus à un accord en 2006.”
“Le 9 septembre, M. Morrell a exigé que le Japon poursuive ses opérations de ravitaillement dans locéan Indien. Le lendemain, M. Fujisaki a répondu quune telle décision « appartenait au Japon », puis a ensuite déclaré que le Japon et les États-Unis nétaient « pas en de tels termes quils doivent dialoguer par le truchement de porte-paroles. » Le gouvernement Hatoyama a annoncé quil ne prolongerait pas la mission de ravitaillement après son échéance, en janvier.”
Version originale : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/21/AR2009102100746_pf.html
Version française : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2856
Quand un de vos lecteurs déniche des informations intéressantes, où doit-il les poster ? J’ai bien conscience qu’il y a un risque de matraquage voire un risque de saturation de votre temps de lecture, mais l’intérêt de votre site réside aussi dans la possibilité d’échanger et de commenter.
Peut-être faudrait-il y mettre quelques conditions :
- être un soutien financier (abonnement ou don occasionnel)
- ne pas se contenter d’un lien. Il faudrait que la suggestion contienne un embryon d’analyse voire des liens vers d’autres sources…
Permettre aux lecteurs des suggestions d’articles pourrait augmenter la diversité et le nombre de vos articles, ce qui serait très positif pour la notoriété de Dedefensa.
Je suppose que vous avez déjà eu ce genre de réflexions mais je n’en ai pas retrouvé de traces.
Bien cordialement.
François-Xavier Huard
22/10/2009
Cher monsieur,
je fais partie de la poignée de lecteur attentifs qui ont franchi le Rubicon hier en souscrivant un abonnement aux articles en ligne. J’ai effectivement été très remué par votre message, votre cri d’alarme, sobre mais terrible.
Cela fait plusieurs mois que je voulais vous apporter mon soutien d’une façon ou d’une autre, et avant que n’émerge cette nouvelle formule payante, j’avais songé à vous faire un don du montant de la souscription que j’ai faite hier. Alors vous voyez, tout dans tout… Mais je reconnais que votre lettre a eu un effet immédiat, et j’ai cessé de reporter à plus tard ce que je désirais depuis longtemps.
Cher monsieur, votre travail est remarquable, je suis époustouflé par votre courage, votre abnégation. C’est à moi de lever mon chapeau.
J’ai découvert votre site en début d’année, et je ne laisse plus passer une semaine sans m’y rendre au moins deux ou trois fois. Vous pointez du doigt et analysez avec une liberté de ton et une originalité de pensée chaque détail de notre actualité qui font les vrais ressorts de notre histoire présente. Vos chroniques constituent la maille d’une immense tapisserie, d’une fresque en 25 ans du grand chambardement historique qui se joue sous nos yeux incrédules. Votre travail n’a pas de valeur, vous avez bien raison de ne pas travailler pour l’argent, c’est sans commune mesure! Continuez donc à nous demander librement ce dont vous avez besoin pour poursuivre votre oeuvre vaillamment. Je ne manquerai pas à l’appel.
FX HUARD
didier reguig
22/10/2009
Dans la même logique, et je dirais certainement d’une manière beaucoup plus significative par la portée des pays concernés, on pourrait retrouver un axe Paris-Berlin-Moscou sur le projet Northstream dans la baltique… et c’est de ce coté là que je suis impatient de voir les choses évoluer.
Bogiidar
22/10/2009
Speech at Concert Celebrating the 65th Anniversary of Belgrade’s Liberation from Nazi Invaders October 20, 2009 PRESIDENT OF RUSSIA DMITRY MEDVEDEV:
Mr President, dear veterans, ladies and gentlemen, friends,
It gives me great pleasure to be here at these important celebrations marking the 65th anniversary of Belgrade’s liberation from Nazi occupation. This day, back in 1944, saw the end of a big military operation that brought the hour of our common victory closer. Today, we pay tribute together to the feats of the Yugoslav People’s Liberation Army’s soldiers. For three-and-a-half years they put up stubborn and heroic resistance to the occupying forces. We bow our heads too before the courage shown by Soviet pilots, who delivered vital supplies to the partisans in difficult mountain terrain. We remember the bravery of the soldiers and officers of the 3rd Ukrainian front, who fought their way in fierce battles from the Dnieper to the Danube.
President Tadic and I laid wreaths today at the Memorial Cemetery of the Liberators of Belgrade. This was an emotional moment. I want to take this opportunity to thank once again our Serbian friends for the care they take in preserving the memory of the Soviet soldiers who fell in the battles for Belgrade.
Russia and Serbia today are bound by a common glorious history and common spiritual values, a brotherhood forged in battle, and our unswerving desire to live in harmony and help each other, including by acting together to stand up for an honest view of the war’s history, which, regrettably, we are obliged to do today.
During the years of World War II, the bloodiest and most terrible war in humankind’s history, our peoples suffered immense and irreplaceable losses that even today have still not been fully counted.
We, the children and grandchildren of those who defended our right to live in a free world, have a duty to preserve the truth about this war, all the more so today, when we see numerous attempts to put a new gloss on history, distort the very essence of the events of those days, paint the invaders as saviours, torturers as patriots, and liberators as nothing less than an occupying force.
It is very dangerous to forget in this way the lessons the war teaches us. Using these events for opportunistic purposes can incite hostility and mistrust between peoples. Humanity’s history offers many such examples, and this is a threat we cannot ignore. We will do everything possible to prevent such a development of events.
This is something that you understand well here in Serbia. As the President said just now, our countries’ relations are distinguished by particular trust and respect for each other, and my visit to Belgrade bolsters our confidence that our many ambitious and important joint plans for the decades to come will indeed be carried out.
You can rest assured that Russia will continue to take a firm stand on the international issues we consider of principle importance for the development of Europe and all of humanity, including the issue of Serbia’s territorial integrity and the question of Kosovo and Metohija.
Dear friends, I congratulate once more all of the veterans present on this occasion. I wish all of you good health and prosperity, and I wish everyone present joy and happiness.
Press Statement following Russian-Serbian Talks October 20, 2009 Belgrade
Francis Lambert
21/10/2009
GEAB N°38 est disponible! Crise systémique globale - L’Union Européenne à la croisée des chemins en 2010 : complice ou victime de l’effondrement du Dollar ?
1. Ainsi, si les Européens se contentent de regarder le Dollar couler, leurs exportations vers les Etats-Unis et de nombreux autres pays aux monnaies liées au Dollar US vont d’ici un an être totalement sinistrées, aggravant la crise économique et sociale dans l’UE.
2. Si les Européens, et surtout les dirigeants de la zone Euro, laissent filer les déficits publics, à l’image de ce que fait la France, la zone Euro va être soumise très vite à des conflits internes brutaux entre Européens du Nord et Européens du Sud.
3. Si les dirigeants européens se contentent de suivre l’axe Israël/Washington dans la question du nucléaire iranien et d’emboîter le pas à l’administration Obama pour l’Afghanistan, ils vont entrer dans un processus de confrontation avec leurs opinions publiques pour lequel ils ne sont ni préparés, ni en position de force, gage d’instabilité politique grave au sein de chaque Etats membres.
4. Si les Européens refusent de discuter de manière indépendante de leurs intérêts communs éventuels avec les Chinois, les Indiens, les Brésiliens et les Russes, ils se privent tout simplement de tout moyen de faire valoir leur vision des choses en ce qui concerne les trois contraintes précédentes puisque ces pays représentent aujourd’hui les puissances sans lesquelles rien de décisif ne peut plus être mis en uvre (6).
jean-jacques hector
21/10/2009
Je trouve presque pathologique l’attitude qui consiste à lire un article à moitié.
Qu’est-ce-que ça veut dire?
“Je vais prendre un peu de plaisir à voir ce que je pourrais obtenir, si je payais”. Voyeurisme. L’article est la pute, le lecteur la veut,mais sans payer. Pourquoi ? Honte de son désir, de ce que le passage à l’acte lui renverrait de sa médiocrité ? N’y allant pas il sauve son image et peut rentrer chez lui voir bobonne la conscience tranquille…jusqu’à la prochaine fois.
waccsa
21/10/2009
Bonjour,
Je ne sais pas si l’idée a déjà été proposée et rejetée, mais pourquoi ne pas proposer une version (payante) traduite de dedefensa sur ce site ?
En anglais bien sûr dans un premier temps, et pourquoi pas ensuite dans d’autres langues ?
Après tout, la toile est un univers virtuel développé par l’armée US, à l’origine. Vous trouveriez ainsi sans doute de (très) nombreux lecteurs worldwide, à commencer par des US citizens. Avec quelques mots-clés de référencement bien étudiés par article, cela pourrait marcher.
jean-jacques hector
21/10/2009
Voila une solution.
Rendre tout les articles payants à 100% pour 12.50 par mois.
Soit deux paquets de cigarettes au nouveau tarif, largement moins qu’une bouteille de pastis.
Pour ceux qui ne veulent pas payer(et je dis bien veulent, pas peuvent, car à ce prix là tout le monde peut)
Soit:
-ne viendront plus sur le site, pas de perte, ils ne payent pas.
-réfléchissent, et même si seulement 10%, se décide à payer,vous êtes sauvé.
Si ça marche pas, ça veut dire que tout le monde s’en fout…Rideau.
Bonne chance
pierre vaudan
21/10/2009
bonjour,
je n’ai malheureusement aucune proposition véritablement constructive à faire, mais juste un constat duquel découle un appel.
Je suis un lecteur de la première heure de dedefensa.org mais je dois confessé qu’hormis quelques dons lors de vos campagnes (à ma grande honte bien loin de couvrir la valeur de ce que j’ai retiré à vous lire), j’ai tardé à mesurer l’importance de vous soutenir activement.
Peu pourvu financièrement, j’ai finalement décidé récemment de prendre un abonnement mensuel, pour me mensualiser moi-même…
Mon constat est qu’il n’y a tout simplement pas d’équivalent à dedefensa.org sur la Toile et encore moins sur papier on s’en doute. En tant que citoyen suisse, je suis par ailleurs quotidiennement affligé par la pauvreté navrante de notre presse nationale que je suis malheureusement obligé de lire pour mon travail. Analyses affligeantes, commentaires pathétiques, conformiste à tous les étages.
Bref, dedefensa.org est une nécessité, il vous faut tenir. Je serais presque tenté de dire: TINA, pour notre salut à tous, sans vouloir vous fâcher…
Je conviens volontiers avec vous que l’autodérision est la seule attitude convenable devant le constat que la qualité, même lorsqu’elle est impérieusement nécessaire pour ne pas dire vitale, peine à se faire payer selon son dû, qu’elle soit même facteur d’appauvrissement. Mais l’autodérision, dans sa forme ultime, pourrait tout aussi bien conduire à l’abandon, au renoncement devant l’absurdité des choses, l’insignifiance apparente de l’action. Tout serait absurde et vain? Pourquoi pas au fond?
Mais quand bien même l’extrémité paraît intellectuellement séduisante pour ce qu’elle a d’un pied de nez au monde, je vous demande humblement de vous contenter de jouer avec l’idée, sans plus.
J’en appelle donc à vous, dedefensa.org pour tenir bon, pour remplir, au fond, votre mission, vaille que vaille.
J’en appelle, sans autre autorité que ma conviction de votre imérieuse nécessité, aux lecteurs de dedefensa.org qui se seront reconnus dans mes hésitations paresseuses à bourse délier.
Il est temps de franchir le pas. De reconnaître que oui, Dedefensa.org est plus qu’un site d’infos et d’analyses, qu’il est un état d’esprit, un combat. Une état d’esprit et un combat que nous partageons tous, à divers degrés certes, mais que nous partageons.
Prendre un abonnement a dedefensa n’est pas un “acte d’achat”, mais un acte militant, d’engagement, de reconnaissance, un acte de résistance.
bien à vous tous
pierre
Roger Leduc
21/10/2009
La mort des États-Unis, de lAmerican Dream, dune conception mécaniste du monde qui remonte au Siècle des Lumières, à lindustrialisation et au capitalisme moderne, cest aussi notre mort puisque nous sommes les derniers à porter ce fardeau.
En tant que société, mais aussi en tant quindividus nous devons apprendre à vivre ce deuil de nous-mêmes. Tous ces mensonges et toute cette saleté que nous découvrons dans laméricanisme, cest aussi un miroir de notre virtualisme personnel. Arrive toujours le jour où notre fuite en avant nest plus possible, où les rêves les plus grands, les plus fous, de ladolescent, doivent mourir. Ce passage est des plus difficile lorsque nous avons vécu submergés dans lillusion. On ne peut trouver de réponses à laméricanisme avant davoir répondu à notre propre énigme. Nous sommes tous lAmérique, confrontés à notre désintégration. La paix ne peut venir que de nous-mêmes.
Ladolescent mue. Cette mutation est ressentie comme une mort psychologique; une mort à tout ce qui donnait un sens à la vie. Puisque ce sens était non-sens, cest la désintégration psychique, mille fois pire que la mort par balle. Il faut alors trouver le véritable sens, à lintérieur de réalité, qualitative cette fois-ci. Là où les plus et les moins disparaissent.
La mort des États-Unis, du dollar et du rêve, cest lhumanité tout entière qui na jamais vécu plus loin que ladolescence (à part ses quelques sages qui ont réussi la traversée du mirioir). Leffondrement de la civilisation marque ce long passage dans lequel nous entrons. Et il ny a quà lintérieur de soi que nous pouvons faire face à cette mort inéluctable.
Faire le deuil de soi est la voie des sages, mais lAmérique nest pas rendue là. En attendant, elle doit passer par les cinq étapes du deuil.
1. La personne ou la société confrontée à une perte, refuse dabord les faits et cherche un bouc émissaire (ce peut être les Américains pour nous, ce peut être le conjoint, la conjointe ou les Chinois pour les américains
?) : cest la phase de LA NÉGATION.
2. La déchirure intérieure de lindividu ou de la société, la paralysie, lincapacité de changer le monde à sa convenance, conduit à LA COLÈRE (Dies Irae), où se mêlent l’amertume, la révolte et le sentiment d’injustice, suivent habituellement la négation.
3. Lorsque renaît temporairement un espoir, on voit apparaître LE MARCHANDAGE.
4. La mort psychologique, LA TRISTESSE, est une étape marquée par un intense sentiment de solitude pouvant parfois aller jusqu’à la dépression.
5. Arrive enfin L’ACCEPTATION, où la personne prend la décision de vivre avec la réalité, pour le mieux.
Ce pas, quand il sagit dune société, peut être très long à franchir. La partie forme le tout.
A P
21/10/2009
Bonjour
Je pense que la raison pour laquelle certains demandent à connaître votre structure de coûts est qu’ils sont informaticiens, et qu’ils savent que les prix pratiqués par les officines professionnelles sont terriblement variables, pour un service similaire. Ils sont donc curieux de savoir si, par exemple, vous ne payez pas un hébergeur trop cher par rapport au service nécessité.
(j’ai cette curiosité aussi. De mon expérience, un site faisant 150000 entrées par mois tient à peu près bien chez un hébergeur mutualisé du type 10 euros par mois)
Cordialement
A.
Anna Faure et Antonio Maze
20/10/2009
Vrai, ça nous tente cette histoire de souscription feuilleton.
Nous adorons le style surrané de M. Grasset, qui presse à longueur d’année du pétillant Péguy nouveau, et presque gratuit avec ça !
“La Grâce de l’Histoire”, cela sera encore plus prenant que les “Litanies de la Sainte Barbe” de Reboux-Müller (“Extraites de la deuxième subdivision de la trente-septième série préparatoire du cinquième des Cahiers de la Neuvaine, [...] le bon à tirer de ce cahier a été donné par moi pour que les abonnés pussent joindre ce cahier aux cahiers que je leur vends depuis treize ans, avec désintéressement et rudesse, et pour un bénéfice exigu. On souscrit dans tous les bureaux de poste. Un abonnement donne droit au salut militaire. Deux abonnements donnent droit au salut éternel.”)
Ce qui est chouette, c’est la partie en lecture libre.
Comme le reste de la production, ce n’est pas le fond qui compte mais le style, et là, une trentaine de lignes (et une nouvelle d’Allais) par jour suffisent à notre bonheur.
Jean-Jacques JUGIE
20/10/2009
Apparemment, certains Etats n’ont pas la patience d’attendre huit ans pour se passer du dollar…
http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L370xH232/arton162547-e9082.jpg
Vincent
20/10/2009
Bonjour. Excellente analyse sur le concept de Nation et de sa construction dans l’Histoire. J’aimerai que Ph. Grasset porte sa reflexion sur l’exemple franco-américain atypique qu’est le Québec; sa valeur de profonde anti-thèse par rapport au concept US de la page blanche et des black pilgrims, de sa construction profondément “nationale et linguistique”, et non ethnique car il me semble que cette identité s’est construite (unique dans l’Histoire de l’Amérique post colombienne) AVEC et non CONTRE (avec qq nuances certes) les autochtones.
Question donc : Quel destin peut et doit exiger la Nation québécoise dans les grand “chambardements” US à venir? Ne risque-t-elle pas d’être noyé par des flux énormes d’immigrants us en recherche de pays refuge, et d’Etat “structurant”. Le Canada ne risque-il pas d’être emporté également (les états anglos) par le Tsunami du sud? Serait-ce finalement la chance unique qu’attend le Québec depuis 40ans? Il y a-t-il suffisamment de cynérgies et de volontés nationales, et donc de consensus pour prendre les décisions opportunes courageuses qui pourraient s’imposer?
Merci d’apporter une réponse sur le sujet
PEB
19/10/2009
J’ai lu dans un numéro du Times de septembre 1997, que les Britanniques étaient fondamentalement des pirates, j’ajouterais, de pirates et d’hérétiques. L’Angleterre devint pirate après avoir sombré dans le schisme et l’hérésie, c’est-à-dire en tournant le dos au coeur battant du Continent qu’était Rome et en perdant de vue les instruments du Salut, par lesquels descend la transcendence éternelle. Sainte Jeanne d’Arc croyait en la transcendende sacramentelle du Roi et de la Nation.
Or, si on regarde bien, les Pères pélerins furent de ces hérétiques extrêmes qui rejetaient les légitimités des nations. Ces hérétiques que l’on retrouve autour des J. Swift et autres Defoe, fondèrent avec des brigands de tous poils, la piraterie prédatrice du XVIIIème siècle.
Les USA et les Frères de la Côte sont donc consubstantiels dans leur rejet de l’Ancien Monde (“Vieille Europe” est, encore aujourd’hui, une injure suprême à l’Ouest, un compliment à l’Est), dans la prédation des richesses du Monde, dans l’égalitarisme indifférenciateur (soi-disant démocratique) et dans le libéralisme puritain exacerbé.
Le libéralisme et le contrat social sont des hérésies calvinistes. (Ironie de l’Histoire: Calvin était Français, orginaire de Noyon!) Leurs présupposés tiennent à la raison équilibré des hommes. Or, l’orthodoxie romaine affirme, elle, la blessure de notre humanité meurtrie par le péché mais sauvée par la Grâce. Selon l’orthodoxie, seule l’obéissance au loi sous la gouverne de prince justes et instruits par le Magistère peut permettre le salut de tous. Les nations sont des communautés dont le mystère tient aux souverains et prélats qui y ont fondé et leur trône et leurs Eglises. Le Roi, serviteur de tous, doit révéler le règne du Christ sur ses sujets. Les prélats montrent le chemin du Ciel pour y parvenir.
La Nation est donc une communauté de destin unie par un idéal qui la dépasse et héritière d’une histoire millénaire (voir la fascination de ces grands républicains de Français pour la monarchie théocratique absolue de l’ancienne Egypte). Elle est, non pas un contrat, mais une Alliance. Reçue d’En-Haut, elle se donne et se comunique ici-bas entre ses sujets et néanmoins citoyens. Chacun y apporte sa pierre et son génie resplendit de la lumière de ses saints, de ses héros et de ses Grands Hommes auxquels elle est éternellement reconnaissante. Elle est Patrie, pays du père, et Nation, lieu de naissance. Elle est donc fraternelle par essence.
Le libéralisme et le contrat social, c’est une union plus ou moins libre à géométrie variable. Pour faire tenir l’ensemble, il ne reste que le répression technologique des corps (circoncis systématiquement !), des coeurs, des esprits et des âmes. Il y faut bien une quincaillerie digne de Sade et une communication holywoodienne, parodie de la communion authentique.
On retrouve aussi cette contradiction dans le sens de la laïcité: d’un côté, des congrégations peureuses, de l’autre un Etat jaloux de sa souveraineté.
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