Sputnik Diesel
14/09/2009
Pardonnez moi, je ne comprends pas bien. Les mechanismes qui font la relation entre l empire et le reste du monde sont d ordres psychologiques ou psychopolitiques? La puissance americaines passerait donc par la perception que ceux -ci ont d eux memes? Quand le moral va, l empire va? L empire s’ effondrerait-il parce que les neocons, ces clowns, sont resté scotchés sur une vison uniquement geopolitique du monde?
L importance de l intoxication mediatique des peuples du monde n est plus a demontrer, le peuple nord americain y compris.
L effondrement de l’ empire est donc ineluctable si les nord americains ne croient plus aux mensonges de leur classe dirigeante. mmmh Est ce que ce peuple est pret a rennoncer a un mode de vie qui implique une surconsomation des richesses naturelles de la planete et donc a une domination militaire des peuples du mondes? car finalement ce ne sont pas les fils de cette classe dirigeante qui etrippent et bombardent alegrement au nom de leur liberté et de la civilisation.
Est ce que les talibans, les irakiens, et avant eux les vietnamiens ont vaincu l armee US parce que celle ci est fatiguee, n as pas le moral ou a montrer ses limites? ou alors parce que toute invasion militaire imperialiste est condamnee a l enlisement. Les peuples apprenent a se defendre.
La Puissance des USA, dépend elle vraiment de la vision que les européens et les peuples du monde peuvent avoir d elle , d Obama, ou est ce que c est l inverse? car si le gouvernement US se recontruit une sante( economique) en se recentrant par exemple sur sa “chasse gardée ” et en y concentrant toute sa puissance, cet empire pourrait bien inspirer la meme soumission aux europeens a nouveua et redonner la fierte du peuple elu au nord-americains.
J avoue que je ne comprend pas, si quelqu un peut m expliquer, please…
Stephane Eybert
14/09/2009
La puissance des USA depend de sa credibilite comme super puissance bienveillante, qui a son tour depend de la perception qu’en ont les amis des USA.
Or, il est tres peu probable que les chanceleries du monde ignorent quoi que ce soit du coup d’etat du 11 Septembre 2001 et du desordre resultant au sein de l’appareil americaniste.
Plus que la faillite economique ou l’echec des campagnes militaires, le viol de la marionette American Dream par son marionetiste est peut-etre la vrai deception de ce public si fidele.
L’histoire un jour parlera peut-etre des annees d’illusion devant notre aveuglement pour cet American Dream.
Francis Lambert
14/09/2009
Francis Lambert
13/09/2009
Ilker de Paris
13/09/2009
@Ni ANDO
Ce que je voulais dire c’est que ce qui sépare l’erreur de la faute c’est que par principe (déclarations “des droits de l’homme”, lois etc) on (en Occident) attribue à la vie humaine une haute valeur (comme dans les religions monothéistes où les hommes ont une valeur d’être à l’image de Dieu), donc étant du côté de la vie “en principe”, si dans les faits on y attente c’est par “erreur”, “l’erreur est humaine” dit-on.
Le problème est que si faire “deux fois la même erreur devient une faute”, alors répétée n fois… c’est un des points faibles du système, qui d’une part utilise des principes positifs pour mettre en pratique des politiques d’intérêts barbares (on ne me fera pas croire que l’Occident est intervenu en Afghanistan pour les beaux yeux des Afghans ou en Irak pour se débarrasser d’un méchant dictateur qui martyrise son peuple, on a va ce qui est arrivé au peuple irakien après l’occupation), d’autre part ces principes, même (et surtout) s’ils sont avancés de manière hypocrite ou “virtualiste”, brident - quoique dans le cas virtualiste on trouverait les meilleurs raisons du monde alors qu’il s’agirait d’anéantir l’humanité.
geo
13/09/2009
Retrouvé son titre:
Lempire du laid
Chronique de Simon Leys parue sous le titre La chronique des antipodes dans Le Magazine Littéraire n°440 de mars 2005.
Les Indiens de la côte du Pacifique étaient de hardis navigateurs. Ils taillaient leurs grandes pirogues de guerre dans le tronc dun de ces cèdres géants dont les forêts couvraient tout le nord-ouest de lAmérique. La construction commençait par une cérémonie rituelle au pied de larbre choisi, pour lui expliquer le besoin urgent quon avait de labattre, et lui en demander pardon. Chose remarquable, à lautre côté du Pacifique, les Maoris de Nouvelle-Zélande creusaient des pirogues semblables dans le tronc des kauri ; et là aussi, labattage était précédé dune cérémonie propitiatoire pour obtenir le pardon de larbre.
Des murs aussi exquisément civilisées devraient nous faire honte. Tel fut mon sentiment lautre matin ; javais été réveillé par les hurlements dune scie mécanique à luvre dans le jardin de mon voisin, et, de ma fenêtre, je pus apercevoir ce dernier qui - apparemment sans avoir procédé à aucune cérémonie préalable - présidait à labattage dun magnifique arbre qui ombrageait notre coin depuis un demi-siècle. Les grands oiseaux qui nichaient dans ses branches (une variété de corbeaux inconnue dans lhémisphère Nord, et qui, loin de croasser, a un chant surnaturellement mélodieux), épouvantés par la destruction de leur habitat, tournoyaient en vols frénétiques, lançant de déchirants cris dalarme. Mon voisin nest pas un mauvais bougre, et nos relations sont parfaitement courtoises, mais jaurais quand même bien voulu savoir la raison de son ahurissant vandalisme. Devinant sans doute ma curiosité, il mannonça joyeusement que ses plates-bandes auraient désormais plus de soleil. Dans son Journal, Claudel rapporte une explication semblable fournie par un voisin de campagne qui venait dabattre un orme séculaire auquel le poète était attaché : Cet arbre donnait de lombre et il était infesté de rossignols.
La beauté appelle la catastrophe aussi sûrement que les clochers attirent la foudre. Les services publics qui font passer une autoroute au milieu de Stonehenge, ou un chemin de fer à travers les ruines de Villers-la-Ville, le moine qui met le feu au Kinkakuji, la municipalité qui transforme labbatiale de Cluny en une carrière de pierres, lénergumène qui lance un pot dacrylique sur le dernier autoportrait de Rembrandt, ou celui qui attaque au marteau la madone de Michel-Ange, obéissent tous, sans le savoir, à une même pulsion.
Un jour, il y a longtemps, un minuscule incident men a donné lintuition. Jétais en train décrire dans un café ; comme beaucoup de paresseux, jaime sentir de lanimation autour de moi quand je suis sensé travailler - ça me donne une illusion dactivité. Aussi la rumeur des conversations ne me dérangeait pas, ni même la radio qui beuglait dans un coin - toute la matinée, elle avait déversé sans interruption des chansonnettes à la mode, les cours de la Bourse, de la muzak, des résultats sportifs, une causerie sur la fièvre aphteuse des bovins, encore des chansonnettes, et toute cette panade auditive coulait comme de leau tiédasse fuyant dun robinet mal fermé. Et dailleurs, personne nécoutait. Tout à coup - miracle ! - pour une raison inexplicable, cette vulgaire routine radiophonique fit place sans transition à une musique sublime : les premières mesures du quintette de Mozart prirent possession de notre petit espace avec une sereine autorité, transformant cette salle de café en une antichambre du Paradis. Mais les autres consommateurs, occupés jusqualors à bavarder, à jouer aux cartes ou à lire les journaux, nétaient pas sourds après tout : en entendant ces accents célestes, ils sentre-regardèrent, interloqués. Leur désarroi ne dura que quelques secondes - au soulagement de tous, lun dentre eux se leva résolument, vint tourner le bouton de la radio et changea de station, rétablissant ainsi un flot de bruit plus familier et rassurant, quil fut à nouveau loisible à chacun de tranquillement ignorer.
A ce moment, je fus frappé dune évidence qui ne ma jamais quitté depuis : les vrais Philistins ne sont pas des gens incapables de reconnaître la beauté - ils ne la reconnaissent que trop bien, ils la détectent instantanément, et avec un flair aussi infaillible que celui de lesthète le plus subtil, mais cest pour pouvoir fondre immédiatement dessus de façon à létouffer avant quelle ait pu prendre pied dans leur universel empire de la laideur. Car lignorance, lobscurantisme, le mauvais goût, ou la stupidité ne résultent pas de simples carences, ce sont autant de forces actives, qui saffirment furieusement à chaque occasion, et ne tolèrent aucune dérogation à leur tyrannie. Le talent inspiré est toujours une insulte à la médiocrité. Et si cela est vrai dans lordre esthétique, ce lest bien plus encore dans lordre moral. Plus que la beauté artistique, la beauté morale semble avoir le don dexaspérer notre triste espèce. Le besoin de tout rabaisser à notre misérable niveau, de souiller, moquer, et dégrader tout ce qui nous domine de sa splendeur est probablement lun des traits les plus désolants de la nature humaine.
waccsa waccsa
12/09/2009
A noter que le rôle de monnaie de réserve internationale du dollar américain, donc sa valeur, est désormais ouvertement remis en cause par le reste du monde, Chine en tête.
Et que ce dollar américain est en réalité le dollar de la Fed, institution privée créée en 1913, et contre-garantie essentiellement par la dette publique de l’Union.
Qu’avant 1913, il y avait en fait plusieurs “dollars” aux USA, émis par les 12 banques nationales (des banques privées). Lidée dun dollar identique qui pourrait servir partout aux Etats-Unis semblait alors une utopie profonde.
Jusquen 1913, plusieurs tentatives pour établir une banque centrale avaient échouées. En effet, la notion de banque centrale était très mal vue par certains, farouchement attachés à lindépendance des états et des banques.
En pleine dépression, en 1932, le député Louis T. McFadden, président pendant 12 ans du « Committee on Banking and Currency » et farouche adversaire de la Fed déclara : « Certaines personnes croient que les banques de la Réserve Fédérale sont des institutions gouvernementales américaines. Ce ne sont pas des institutions gouvernementales. Ce sont des monopoles de crédit privé qui font leur proie du peuple des États-Unis pour leur bénéfice personnel et celui de leurs escrocs étrangers ».
La monnaie est un des symboles de la souveraineté d’un état. La souveraineté monétaire des états a été cédée au réseau Fed, comme à une vulgaire mafia. Le peuple américain finira par s’en rendre compte.
Il est possible en effet que la crise économique actuelle aux USA, avec le sur-endettement de l’état fédéral et l’éclatement à venir de la valeur du dollar de la Fed, ramène ces faits au grand jour. Le rejet de l’escroquerie que constitue la Fed pourrait être le détonateur du rejet ouvert de l’état fédéral lui-même, état failli symbolisé par son dollar. Et relancer l’idée de monnaies étatiques inter-échangeables, en parallèle avec le regain de souveraineté de ces mêmes états.
dedefensa.org
12/09/2009
Notre lecteur Dedef nous demande quelle est la procédure d’abonnement.
La procédure est expliqué dans notre Message du 10 septembre 2009, dont voici le lien:
..et le texte: 10 septembre 2009 Depuis aujourdhui, le domaine payant de dedefensa.org est activé. Vous pouvez consulter notre Message du 6 septembre 2009, qui vous donne nombre dinformations sur ce nouvel aspect du fonctionnement de dedefensa.org
Actuellement, la procédure à suivre pour sabonner est la suivante :
Si vous nêtes pas inscrit sur le site dedefensa.org, vous devez dabord vous inscrire en cliquant sur le lien (http://www.dedefensa.org/inscription.html) créer un compte (sur la colonne de gauche de la page daccueil). Votre inscription terminée, vous accéderez à votre compte personnel où vous trouverez un lien affichez vos abonnements qui affiche les choix et la procédure à suivre.
Si vous êtes inscrit, la procédure est réduite à la dernière opération signalée ci-dessus sur votre compte personnel: affichez vos abonnements.
Les articles payants apparaissent avec le sigle euro () à côté du titre. Vous pouvez afficher larticle. En général, le début de larticle est daccès libre. Un lien vous renvoie ensuite à la procédure de paiement pour lachat de larticle.
Dedef
12/09/2009
J’ai trouvé comment acheter un article, mais pas comment m’abonner!
Procédure SVP merci
Francis Lambert
12/09/2009
Merci, merveilleux article avec des références, hélas, bien trop flatteuses. Très professionnel avec l’art du métier que l’on envie.
Ah le “système” comme une machine bien huilée. Le “système” est une lecture moderne qui sent bon sa thermodynamique de milieu clos où rien ne se gagne, tout se démonte et s’explique. J’aimerais tellement le système comme un brouillon d’artiste, mais assurément même la poésie y est réduite à la mélancolie binaire d’un moteur Diesel.
L’article dans sa critique est donc d’époque et amusément tautologique ...
Toujours le même problème : pour être clair, stylé même ou ne pas se lasser, on formule jusqu’à forcer le trait. Tout en marchant on explore autant ... débutant sinon sans progrès. Et ce rêve de beauté devenu pastiche.
“Prudence et discernement” un défis où les efforts suggèrent un relent systémique jusqu’au totalitaire.
Ambrose-Evan ou “l’évidence d’une idée mesurée au déplaisir qu’elle cause” dirait Gide, mais était-ce bien son idée, la totalité dénoncée ne serait elle pas le reflet du lecteur, comme la forme décidée d’un nuage ?
Ni ANDO
12/09/2009
@ Ilker de Paris
C’est bien vu. D’une faute l’on est coupable (on risque une opprobre morale mais aussi d’être jugé), d’une erreur l’on n’est que responsable. Il suffit pour être absous d’une erreur (forcément malencontreuse) de promettre de ne plus la renouveler. C’est précisément ce que l’on voit en Afghanistan: après chaque nouveau massacre/bombardement.
Ni ANDO
12/09/2009
Ce sont en général (pratiquement toujours je crois) des considérations économiques (sous l’angle captation et répartition des richesses) qui sont à la base des mouvements sécessionnistes. Ce fut le cas entre Tchéquie et Slovaquie, probablement aussi entre les membres de la défunte Union soviétique bien que, dans ce dernier cas ce ne fut pas le seul facteur, et que la sécession fut impulsée par le centre lui-même (cas très original et encore jamais vu à ma connaissance). Ce fut bien le cas aux origines de la guerre de Sécession dont les Etasuniens font si grand cas (une aimable et anodine échaffourée au regard des guerres qui ont parsemé le sous-continent européen). Il reste à voir si cette grille de lecture pourrait également s’appliquer à la situation actuelle des Etats-Unis (répudier sa quote-part des dettes fédérales en sortant de l’Union ?).
marc gébelin
11/09/2009
Les historiens du futur ne manqueront pas de s’étonner de notre naïveté. On a avalé la “guerre froide” comme une évidence. L’ours russe était menaçant, Staline voulait conquerir le monde, Krutchev aussi, etc… La vérité est que les étatsuniens voulaient eux engloutir le monde, quitte à le détruire. Tous les gouvernements étatsuniens sont des pervers qui lorsqu’ils connaissent un problème ne le résolve pas mais l’écrase. Du moins ils essayent et se font souvent écraser; dieu merci. Le malheur c’est qu’ils tuent des millions de gens et que tout le monde trouve ça normal. Pendant trente ans les benets ont avalé la soi-disante menace de guerre froide inventée par les Ricains pour asseoir leur domination sur le monde. Cette domination s’étiole semble-t-il. Touchons du bois et espérons que le monstre à l’agonie ne va pas jouer au Curtiss Lemay et forcer la main d’Obama par un nouveau 11 septembre maison. Kennedy est mort de s’être opposé au CMI. Obama n’est pas à l’abri.
waccsa waccsa
11/09/2009
Visiblement, l’Amérique se perçoit toujours fondamentalement par rapport au reste du monde comme une grande île, à la capacité autarcique, un nouveau monde qui à la capacité à subsister même après la destruction de l’ancien.
La création d’un empire n’y change rien, si ce n’est que l’étranger doit payer son tribut, notamment via le système dollar.
Le retour probable à l’isolationnisme chez les conservateurs US, caractérisé par la fin en cours du système dollar, semble correspondre à un retour aux sources pour cette nation.
Reste à savoir ce qui prendra sa place.
waccsa waccsa
11/09/2009
Edifiant.
En d’autres termes, l’ennemi est un indien, un barbare à détruire par tous les moyens.
“Un bon Indien est un Indien mort.” Général George Armstrong Custer / Général Sheridan
“War is Hell”. Général William Tecumseh Sherman
A comparer à la pensée chinoise de Sun Tzu : “l’art de la guerre est de vaincre sans combattre”.
Heureusement, le leadership mondial est en train de bouger.
Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier