Exocet
20/07/2009
@francis et son fascicule du parfait boy scout(clichés du parfait loyaliste keynésien).
êtes vous encore porté par des limites de couvertures obsolétes et aléatoires ?
http://www.imo.org/TCD/contents.asp?topic_id=257&doc_id=647
Dans ce cas les Francais ne devraient pas avoir de soucis pour orienter le tapis vers la mecque..surtout si l’on est “scout de france”.
jean pierre SIMON
20/07/2009
Que l’europe c’est 27 pays et pas 4 .
Ou alors on se met a genoux et on leur rend grace que c’est trop d’honneur qu’ils puissent ne serait ce qu’imaginer que la france puisse cooperer avec eux .
Bref il faut qu’ils reconnaissent que ca fait 40 ans qu’ils torpillent l’europe et qu’on aimerait au moins qu’ils fassent acte de contrition avant de la reintegrer
Francis Lambert
20/07/2009
As the International Monetary Fund made clear last week, Britain is lucky that markets have not yet imposed a “penalty interest” on British Gilts, given the trajectory of UK national debt now vaulting towards 100pc of GDP and the scandalous refusal of this Government to map out any path back to solvency.
“The UK has been getting the benefit of the doubt, both in the Government bond market and also the foreign exchange market. This benefit of the doubt is not going to last forever,” said the Fund.
France and Italy have been less abject, but they began with higher borrowing needs. Italy’s debt is expected to reach the danger level of 120pc next year, according to leaked Treasury documents. France’s debt will near 90pc next year if President Nicolas Sarkozy goes ahead with his “Grand Emprunt”, a fiscal blitz masquerading as investment. (...)
The imperative for the debt-bloated West is to cut spending systematically for year after year, off-setting the deflationary effect with monetary stimulus. This is the only mix that can save us.
My awful fear is that we will do exactly the opposite, incubating yet another crisis this autumn, to which we will respond with yet further spending. This is the road to ruin.
Ambrose Evans-Pritchard 2009/07/18
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5857074/Fiscal-ruin-of-the-Western-world-beckons.html
Ilker de Paris
19/07/2009
@Francis Lambert
“n’attendez pas des grands médias qu’ils en parlent puisque le taux d’écoute est plutôt lié aux “people” ce qu’ont bien compris ceux qui sont élus du peuple ... définition du populisme.” C’est vrai que finalement on pourrait se dire que la majorité “mérite” autant de mépris à faire preuve d’autant de bassesses (faibles avec les forts et forts avec les faibles). Encore que des ados s’intéressent à des choses bêtes et superficielles c’est normal, mais lorsque des adultes font de même, ça pose problème, dans le sens où les médias et les politiques ne font plus d’efforts d’intelligence, ce qui les arrange certainement.
La question se pose alors de savoir si c’est parce qu’une majorité des gens sont bêtes que les médias officiels produisent de la bouillie pour chat, ou la production médiatique lobotomise les gens, les deux peux être dans un système de cercle vicieux.
Cette question est importante, en effet dans les démocraties c’est la majorité qui décide de l’avenir politique, économique de tous, même lorsque la majorité ne connait rien ni à la politique, ni à l’économie, les autres doivent suivre, et l’alternance ce n’est que le changement de têtes.
La fin de l’Histoire ? oui, dans le sens où la démocratie installée, l’économie de marché installée, on a plus besoin des gens comme participant à leur mise en oeuvre, mais à la pérennisation du système, les hommes politiques et les médias deviennent alors des gestionnaires et leurs administrés des rouages.
La fin de l’Histoire ? non, dans le sens où ça ne marche pas comme sur des roulettes, les diverses crises systémiques, le mal-être dans les pays occidentaux, la rupture des pouvoirs d’argent avec les règles démocratiques etc font que le système vacille et appelle à des actions politiques.
On en est là pour ma part.
Francis Lambert
18/07/2009
La Révolution française était un élément d’un système plus vaste dans l’espace et le temps que notre hexagone le temps d’une décennie.
« Ce livre s’intéresse aux connexions qui ont été, à travers les siècles, généralement niées, ignorées ou simplement inaperçues, mais qui pourtant ont profondément façonné l’histoire du monde». (...)
« Nous avons étudié le processus herculéen de mondialisation et les actes de résistance de l’Hydre à mille têtes. La périodisation des presque deux siècles et demi parcourus suit l’énumération des lieux de lutte caractéristiques : le commun, la plantation, le vaisseau, et l’usine.» Ainsi, les auteurs ont-ils en peu de mots résumé leur ouvrage novateur. Mais il y a plus : ils distinguent finalement quatre temps dans cette histoire du capitalisme et de la résistance à sa marche. Je cite, de manière à laisser juger aussi du style de l’ouvrage.
« Dans les années 1600-1640, quand le capitalisme né en Angleterre commença à s’étendre autour de l’Atlantique à travers le commerce et la colonisation, les systèmes de terreur et les vaisseaux contribuèrent à l’expropriation des communers d’Afrique, d’Irlande, d’Angleterre, de La Barbade et de Virginie, et à les mettre au travail comme coupeurs de bois et puiseurs d’eau.»
« Pendant la seconde phase, entre 1640 et 1680, l’Hydre dressa ses têtes contre le capitalisme anglais, d’abord avec la révolution en métropole, puis les guerres serviles dans les colonies. Les antinomiens s’organisèrent pour lever une nouvelle Jérusalem contre la Babylone décadente et mettre en pratique le précepte biblique selon lequel « il n’y a de partialité dans le jugement de Dieu ». Leur défaite aggrava encore la sujétion des femmes et ouvrit la voie à l’esclavage transocéanique en Irlande, en Jamaïque et en Afrique de l’Ouest. Dispersés sur les plantations américaines, les radicaux furent défaits une seconde fois à La Barbade et en Virginie, ce qui permit à la classe dominante de garantir la plantation comme fondement stable du nouvel ordre économique.»
«Une troisième phase, entre 1680 et 1760, vit la consolidation et la stabilisation du capitalisme atlantique à travers l’État maritime, un système nautique et financier dédié à la conquête et à l’exploitation des marchés atlantiques. Le vaisseau la machine caractéristique de cette période de la mondialisation tenait à la fois de l’usine et de la prison. En réaction, les pirates construisirent en mer un ordre social autonome, démocratique et multiracial, mais comme ce mode de vie alternatif menaçait la traite des esclaves il fut anéanti. Une vague de rébellion éclata alors au sein des sociétés d’esclaves des Amériques dans les années 1730, qui culmina en 1741 avec un complot insurrectionnel multiethnique des travailleurs new-yorkais.»
«Entre 1760 et 1835, l’équipage bigarré ouvrit l’ère des révolutions atlantiques avec la Tacky’s Revolt en Jamaïque, puis une série d’insurrections dans tout l’hémisphère. Ces nouvelles révoltes furent à l’origine d’avancées de la praxis humaine les droits de l’homme, la grève, la doctrine du droit supérieur qui contribuèrent à long terme à interdire l’enrôlement forcé et à abolir l’esclavage sur les plantations. Elles participèrent plus immédiatement à l’avènement de la Révolution américaine, qui tourna en réaction quand les pères fondateurs se mirent à faire usage de la race, la nation et la citoyenneté pour discipliner, diviser et exclure ces mêmes marins et esclaves qui avaient initié et porté le mouvement révolutionnaire.»
Désormais, après 1830, l’Hydre va se scinder en deux. D’une part un mouvement ouvrier et une histoire de la classe ouvrière émergeant après les guerres napoléoniennes. D’autre par un second récit va se structurer : histoire du pouvoir noir dont la révolution d’Haïti a été la matrice. Jusqu’à ce qu’on pense à mélanger les deux !
Du merveilleux site de Wodka : littérature et plus http://wodka.over-blog.com/
Extraits A la date du Lundi 13 juillet 2009,
Marcus REDIKER & Peter LINEBAUGH
L’Hydre aux mille têtes - L’histoire cachée de l’Atlantique révolutionnaire
Traduit par Christophe Jaquet et Hélène Quiniou
Editions Amsterdam, 2008, 519 pages
Pedro Fuentes
18/07/2009
Pardon à tous ceux que mon post a énervé.
Il n’était sans doute pas assez clair que la cible, le seul objet de mon propre agacement était la fascination exercée par le premier pitre de France sur le(s) rédacteur(s) de dedefensa et sa (leur) manie à le présenter comme un habile surfeur parfois capable de diriger la vague.
La référence à l’estimable collection “Que sais-je” était un raccourci pour dire “la connaissance de synthèse” ou “la culture générale”, sans plus.
Je sais aussi que la référence négative à certaines sectes ou aux religions en général ne favorise pas la discussion, mais je suis de ceux qui pensent qu’un croyant (par exemple) a un certain profil mental qui contraint sa réflexion et qu’il est intéressant de connaître les biais qui ont présidé à cette dernière.
Je ne lis plus les chroniques de dedefensa que d’un oeil las et mon dernier souhait est d’allumer de vaines polémiques de troll sur un site qui mérite quand même mieux, car on y trouve de temps à autre des aperçus révélateurs et instructifs et un style français de très bon aloi dans les interstices du magma anglais.
Je n’ai pas l’outrecuidance de vouloir infléchir le cours éditorial de cette institution mais la faiblesse qu’ont tous les internautes de donner des coups de klaxon dans les embouteillages.
Mea Culpa !
Pascal B.
18/07/2009
“son mariage, qui a été une excellente idée en termes de communication” ==> M. Gauchet laisserait-il entendre en des termes sybillins habillement glissés que ce mariage si glamour serait en fait un mariage de raison, un mariage d’Etat, un mariage de raison d’Etat donc, entre un “grand” homme d’Etat qui ne devait pas perdre la face une fois quitté par Cécilia, et une escort girl de luxe qui y voyait peut-être un tremplin pour propulser sa carrière de chanteuse vers les sommets ... A ce propos son emploi de temps de ce soir verse de l’eau à notre moulin : “Carla Bruni-Sarkozy se produira sur la scène du Radio City Hall de New York, ce samedi 18 juillet, à l’occasion d’un concert anniversaire en l’honneur de Nelson Mandela.“Nul doute que sa participation à cette prestigieuse soirée n’est due qu’à son seul talent artistique. Aucun français n’en doutera jamais ! A moins que M. Gauchet ne fasse tout simplement allusion au jour choisi pour annoncer la nouvelle de cette sublime idylle conclue en un temps record, ce jour de grande mobilisation chez les cheminots voulant défendre leur régime spécial de retraite !! Certains y verront avec le mépris coutumier quon leur connaît, la tactique vulgaire dun vulgaire opportuniste. ==> Je ne vois pas en quoi l’adaptabilité, le sens poussé de la communication, de M. Sarkozy, son opportunisme, en ferait un homme d’Etat respectable eu égard à l’ensemble de son oeuvre et aux méthodes employées. Je suis surpris de votre saillie qui tend à stigmatiser ceux qui voient en Sarkozy un opportuniste dépourvu de conviction. Ne se pourrait-il point que Sarkozy dynamite le modèle anglo-saxon qu’il encensait il y a peu (quelle vista d’homme d’Etat !!!) parce que son “ami” Obama a plusieurs fois repoussé ses avances avec insistance, lui refusant un peu de la lumière qui l’entoure ... Ne prenez pas cela comme une expression de mépris, du tout, mais je suis convaincu (depuis longtemps) que Sarkozy est un imposteur (en tant qu’homme d’Etat) hyper talentueux dans l’art de manoeuvrer sur l’échiquier politique. Ainsi de son retournement du pion Besson, son pourfendeur d’un jour et serviteur le jour d’aprés : un coup de Maistre n’est-ce pas ! Mais un coup pendable à mes yeux de citoyen qui pense encore (une autre conviction) que la trahison exhibée en trophée par le chef de l’Etat en fait peut-être un formidable intrigant, un pervers de haute voltige, mais aussi un fossoyeur d’un certain art de gouverner où tous les coups ne sont pas permis ! Vous m’excuserez, mais ces manoeuvres de basse politique me font toujours gerber jour aprés jour ... Je vous le dis, je ne suis qu’un citoyen lambda encore attaché à une certaine moralité de la vie publique, a fortiori de la part du premier des Français ! Je sais que ce n’est pas à la mode, mais que voulez-vous, il est des convictions qui durent. Quant à la sagesse qui consisterait à “embrasser les courants qui vous entraînent”, ce n’est pas la la moindre des “vertus” du sieur Sarkozy ! C’est précisément ce qui lui est reproché. C’est ainsi que l’on pourrait écrire par exemple qu’il surfa sur la vague du déclin de la France “plutôt que sy opposer pour complaire à” Chirac ! Guidé en cela par son sens de l’opportunisme. Quand il y a un leadership à disputer à des gens qui ne veulent pas le partager avec vous, il vaut mieux se démarquer d’eux et les tâcler autant que nécessaire et possible. Histoire de faire bouger les lignes. Il sera toujours temps de calmer le jeu ensuite quand la cible de vos attaques aura envoyé qqs signes attestant qu’elle a compris le message !
Exocet
18/07/2009
Une nouvelle bulle—une de plus !—en Chine
par Bill Bonner
Vendredi 17 Juillet 2009
** C’est le Financial Times qui rapportait hier la grande nouvelle sur la dernière page de son premier cahier :
* “La Chine… est de retour au pays de la bulle”.
* Après l’expansion vient la contraction. Après la bulle vient le nettoyage. Après l’orage vient le soleil.
* Mais que se passe-t-il en Chine ? Qu’arrive-t-il après la plus grande bulle d’exportation de l’histoire ? Une nouvelle bulle ?
* Ca semble impossible. Le principal client de la Chine est ruiné. Le pays a bien trop d’usines pour les clients qui lui restent. Il devrait fermer boutique… et attendre que l’orage passe. Pourtant, la Chine se développe. Une combinaison d’argent brûlant… et de politique financière tout aussi incandescente… pleut sur la jeune pousse préférée de la planète comme de l’engrais miracle. Son excédent commercial et ses investissements étrangers directs—la source ordinaire de réserves de changes—ne sont qu’à la moitié de ce qu’ils étaient l’an passé. Mais les spéculateurs arrivent… apportant du cash avec eux. Cela a porté les réserves chinoises au-delà des 2 000 milliards de dollars… et fourni les liquidités nécessaires pour de nouvelles conditions de bulle. Les volumes de transaction des actions chinoises, par exemple, atteignent trois fois ceux de l’année dernière.
* Les investisseurs et les économistes du monde entier croient assister à un nouvel avènement. La croissance chinoise générera la reprise de l’économie mondiale. Alléluia, nous sommes sauvés ! Les choses seront bientôt “de retour à la normale”.
* Nous avertissons d’ores et déjà les lecteurs de la Chronique Agora : cette bulle aussi éclatera.
* Un retour à la normale n’est pas souhaitable. “Normal”, durant les années de bulle, signifiait perverti… bizarre… étrange… et malsain. Ce qui enrichit vraiment les gens, c’est la formation de capital—l’accumulation de machines, de ressources et de compétences. Mais au lieu de former du capital, l’économie de bulle en a consommé. Alors que les années de bulle “normale” se poursuivaient, les gens devenaient plus pauvres et plus vulnérables.
* La bulle principale a déjà éclaté. Et ces répliques de bulle ne la ramèneront pas. Eh oui : derrière ces chiffres plein de ressort, on trouve les même faits avachis que nous observons depuis le début de l’année. Les Américains n’achètent pas. Mortimer Zucker, dans le Wall Street Journal :
* “Les ménages, surchargés de dette à des niveaux historiques, épargneront plus. Le taux d’épargne est déjà passé à près de 7% du revenu après impôts, par rapport à 0% en 2007, et il continue de grimper. Chaque dollar d’épargne provient de la consommation. Dans la mesure où les dépenses de consommation sont le principal moteur de l’économie, nous aurons un secteur de la consommation faible, et de nombreuses entreprises n’auront tout simplement pas les moyens ou le besoin d’embaucher de nouveaux employés. Après les récessions de 1990-1991, les consommateurs ont acheté des maisons, des voitures et d’autres biens coûteux. Cette fois-ci, l’association entre mauvaises conditions de l’emploi et de credit crunch sévère signifie que les gens ne pourront obtenir de financement pour les grosses dépenses, et que ceux qui empruntent hésiteront à dépenser beaucoup. Le salaire est redevenu la principale source des dépenses”.
* Les Américains n’achètent pas… si bien que la Chine ne vend pas. Les exportations… la source de sa véritable richesse… sont en baisse. Et il n’y a aucune raison de penser qu’elles reviendront de sitôt.
** Mais qu’en est-il des achats provenant de la Chine elle-même… et de ses voisins ? Ah, nous savions que vous alliez poser cette question. Nous avons donc préparé une réponse :
* Ca viendra… mais pas tout de suite. Le consommateur chinois moyen ne veut pas les mêmes choses qu’un Occidental moyen. Sa maison ne ressemble pas à une maison occidentale typique non plus. Elle est pleine de choses différentes. Il faudra du temps pour restructurer la machine à exporter chinoise et l’adapter au marché interne. Parallèlement aux usines, les canaux de distribution et de vente doivent être restructurés eux aussi. Et il faudra du temps avant que le consommateur chinois change ses habitudes. Tandis que le consommateur américain se transforme en fourmi—stockant diligemment des réserves pour les jours difficiles… le consommateur chinois doit se muer en cigale, en dépensier avide de luxe.
* La “destruction créatrice”, voilà ce qu’il faut—avec les faillites, déceptions, difficultés et dislocations habituelles. La transition ne sera pas simple… ni rapide. Le chômage augmente. L’économie d’exportation doit être détruite avant qu’une nouvelle économie puisse être créée. Et pendant ce temps, le consommateur chinois perd des revenus. Il pourrait y avoir des émeutes, voire une guerre civile.
* Tout cela finira probablement par s’arranger. Mais en attendant, ça va barder.
Francis Lambert
18/07/2009
NB :
1. @Ilker de Paris
voici “une caméra cachée dans les salles de marché pour voir ce qu’y s’y passe de beau” ... n’attendez pas des grands médias qu’ils en parlent puisque le taux d’écoute est plutôt lié aux “people” ce qu’ont bien compris ceux qui sont élus du peuple ... définition du populisme.
2. “High trading” = fonds quantiques et trading informatisé.
C’est vulgarisé ici en avril bien avant la dépèche de Reuter en juillet concernant “L’affaire Sergei Aleynikov sur le trading de Goldman Sachs”.
3. LEAP2020 annonce aussi “un retournement brutal des marchés financiers” à la fin de cette suractivité ... pour la fin des vacances ! (ouf)
4. Ce site de conseil boursier, parmis tant d’autres, est en français et décrasse l’eau du bocal.
Analyse postée le 25 Apr 2009
Cinq des plus grandes banques US sont détentrices de la majeure partie des actifs toxiques. Geithner, le secrétaire d’état américain aux finances, dont il convient de rappeller qu’il avait fraudé le fisc américian avant d’entrer en fonction, tente de dissimuler le fait que ces cinq banques sont les plus fragiles et les plus exposées, alors qu’il avait expliqué publiquement qu’il ne viendrait pas en aide aux banques les moins solides. Bien que des mécanismes de démentèlement de ces établissements soient prévus par la loi, Geithner tout comme Obama se refusent à y recourrir, retardant et aggravant tout à la fois les conséquences économiques de la faillite du système bancaire. Car c’est bien d’une liquidation en règle dont il faut parler, qui est clairement visible à la lecture du graphe du secteur bancaire.
Suite http://www.daily-bourse.fr/analyse-Faites-sauter-la-banque-Premiere-partie-vtptc-7597.php
Analyse postée le 26 Apr 2009
Les manipulations boursières touchent l’ensemble du marché. Si la plupart des investisseurs espèrent que la hausse actuelle des marchés permettrait d’entrevoir le début de la fin des problèmes économiques, il s’avère que la plupart des volumes traités sont issus de fonds quantiques, dont environ la moitié des volumes traités sur le marché du NYSE sont reliés aux programmes de trading de la banque commerciale Goldman Sachs. Hors volumes de ces fonds quantiques, les marchés montent dans le vide. Cette manipulation haussière des bourses mondiales n’aurait eu comme seule finalité que de permettre à Goldman Sachs de procéder à sa seconde augmentation de capital en sept mois. Pendant que les institutionnels, Goldman Sachs en tête, font monter les marchés dans le vide, les “insiders” vendent à tour de bras comme jamais depuis le début de la baisse des marchés. La fin de la suractivité des programmes de trading, qui pourrait coïncider avec la récente augmentation de capital de Goldman Sachs, pourrait être le prélude à un retournement brutal des marchés financiers.
Suite http://www.daily-bourse.fr/analyse-Faites-sauter-la-banque-Seconde-partie-vtptc-7599.php
Ilker de Paris
17/07/2009
C’est vrai qu’il y a un décrochage de la finance, de l’économie réelle (qui n’est qu’un alibi au fond), d’ailleurs c’est lorsque la crise était à son stade de crise financière que les bourses ont le plus baissé, après les aides et les garanties publiques la finance a été sauvée et les indices remontent malgré la crise cette fois économique.
On parle de bulles mais le secteur de la finance est à elle seule une grosse bulle, il y a aux Etats-Unis près de 600 000 milliards de $ de produits financiers dits dérivés (http://www.lesaffaires.com/article/0/general/2009-06-26/495349/videteacuteo—notre-top-5-de-la-semaine-.fr.html : vidéo de Paul Dontigny).
Bizarrement les “médias libres” (pas comme en Iran, Corée du Nord etc) ne parle jamais des dérives du monde de la finance. Il y a quelques jours sur France télévision un reportage assez grossier dans son genre, en caméra cachée dans un cabinet de médecin pour voir si celui-ci faisait bien son travail en délivrant des arrêts de travail adéquats (bien sûr le médecin avait l’arrêt de travail facile). Pour culpabiliser les petits sur le trou de la sécu y a du monde mais je ne me souviens pas d’une caméra cachée dans les salles de marché pour voir ce qu’y s’y passe de beau. On ne prête qu’aux riches et ne tape que sur les pauvres; qu’on fasse après la promotion de la démocratie dans le monde, ça laisse dubitatif sur le regard qu’on porte sur soi-même.
Francis Lambert
17/07/2009
Extrait de Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090717-1982.html
La banque dirigée par Jamie Dimon avait été sauvée de la débâcle à l’automne dernier grâce à l’argent des contribuables… mais pas un cent de bénéfice ne provient des services offerts aux particuliers (prêts immobiliers, avance de trésorerie aux entreprises, cartes de crédit, etc.).
Bien entendu, ces gains proviennent—comme pour Goldman Sachs—presque exclusivement des activités de marché : de la spéculation à grande échelle et tous azimuts, pour être très clair… Ils ont aussi été engrangés grâce à des placements de titres (obligations et actions) dans le cadre d’augmentations de capital souscrites en majorité par les organismes qui gèrent nos futures retraites.
Nous n’allons pas vous apprendre que la présentation des comptes d’une banque permettent de faire apparaître à volonté des gains ou des pertes—selon que des provisions seront ou non passées sur les créances douteuses ou les engagements hors bilan (les fameux SIV gavés de dérivés de crédit en décomposition).
Pré-non, Non
17/07/2009
Commentaire général:
Je m’excuse d’insister, mais il me semble que dedefensa.org n’a pas réussi à assimiler le fait qu’il faut voir outre les effets d’annonces ici considérés comme des “offensives”. Qu’ils se traduisent par des actes, donc des faits véritables et que l’on puisse ainsi commencer à se réjouir au lieu de spéculer sur des paroles alors que tout s’écroule et que la dislocation géopolitique globale se précise.
Commentaire particulier:
Je reste songeur face à l’inutilité informationnelle du commentaire posté par ce grand homme immensément humble, raffiné et cultivé qui -à travers son intelligence éblouissante- rayonne depuis les Iles Chincha. Si j’estime que le cheminement intellectuel de Mr Grasset présentant Mr Sarkozy comme l’ante-systême incarné me parait mener les esprits (“francs macs/cathos dont dedefensa est l’église” ...La contradiction intrinsèque est poétique, la généralisation l’est moins) dans une direction absolument erronnée, je le fais valoir et c’est mon droit d’expression, inaliénable par essence. Mr Sarkozy -inconsciemment néomaistrien- l’homme de la contre-révolution… Certes. Cependant, les faits -j’insiste- les faits que j’ai exposé dans mon commentaire précédent ne sont point enseignés dans la collection “Que sais-je”, et certains aspirants à l’Académie Française qui fréquentent ce forum ne me contrediront point.
Un président néomaistrien qui a, essentiellement et surtout, des liens familiaux qui le lient à la CIA, au Carlyle Group, à JP Morgan Chase, à UBS ou à Enron… Pardonnez-moi: établir cette hypothèse relève d’une malhonnêté ou d’une errance intellectuelle qui tutoye la perfection. Comment est-ce possible que l’immense majorité des français n’en soient pas connaissants -pour ne pas dire conscients- malgré l’omniprésence sarkozyste dans l’espace médiatique depuis la confortable année 2002?
L’évocation de cette année 2002… cette évocation me donne le vague à l’âme, elle me rend nostalgique de mes 18 ans. A l’époque, Oussama ben Laden, musulmaniste extrémiste terroriste voulait détruire le monde libre et instaurer un califat qui, selon Georges Walker Bush plus que jamais inspiré en cette année 2007, s’étendrait de l’Andalousie jusqu’à l’Indonésie.
Cette année 2002, l’Icône médiatique dont il est question fut introduite par les tenants du virtualisme absolu et gloabalisé. Cette année fut caractérisée, à l’échelle hexagonale et médiatique, par un débat présidentiel d’une intensité intellectuelle rarement observée. Le débat présidentiel mené par la presse Prada était centré, indiscutablement et irréfutablement, sur l’insécurité provoquée par des barbaristes maghrébistes et africanistes islamistes dealers de droguistes anti-sémitistes racistes envers le vertueux contribuable-consommateur-citoyen-français.
2007 et 2008 furent, en revanche, des années macronintellectuellement plus palpitantes…
“Si tu reviens j’annule tout”
Etant né -sans l’avoir choisi- au sein d’une Démocratie pluraliste et respectueuse du droit fondamental qu’est la libre expression, j’en déduis que si l’on peut obtenir grâce à l’investigation journalistique la publicité des sms destinés à Cécilia, on a accès au téléphone cellulaire de Notre President. Partant de constat, j’estime avoir la légitime exigence de la part du Nouvel Observateur -et de l’ensemble du microcosme journalistique- de diriger ses investigations vers des histoires familiales sarkozystes un tantinet plus révélatrices de la dimension ante-système que notre Président, élu sur… “un malentendu”, qui s’est méatmorphosé depuis 9/15.
Malheureusement, comme dirait Bigard, car il n’a pas l’éloquence de certains mais il a parfois la lucidité qui manque à beaucoup, les journalistes d’investigation se sont chiés dessus et ils ont peur de se relever à cause des odeurs. Mr Vals est directeur de France Inter. Richard Labévière, Ulysse Gosset, Grégoire Deniau, Bertrand Coq… morts au combat.
Mais que l’on se rassure, des Melyssa Theuriau ou des Anne Sophie Lapix, aussi esthétiquement réjouissantes soient-elles, pour ne pas dire véritablement bandantes, nous donneront des leçons de morale et d’efficacité politique au nom de Dassault, Bertelsmann, Bouygues, Lagardère, Total, Crédit Lyonnais, Société Générale, Airbus, ou Sanofi Aventis: notre Président est grand. Le charme de ses déesses de l’information… Voilà peut être une explication au sauf-conduit auprès de certains forts esprits…
Je n’ai pas la prétention de mener quelconque esprit vers la bonne direction, je donne simplement mon point de vue et adhère à ma lecture du monde qui voudra. Je n’ai pas le monopole de la vérité ni de la connaissance, au contraire visiblement de certains de mes contemporains. Mais que personne, je le réécris personne, ne me donne de leçons. Essentiellement d’une manière aussi injustement méprisante, faussement subtile et inutilement pompeuse.
A travers mes commentaires je présente donc des arguments. J’attends que l’on me donne des contres-arguments. En leur absence, j’estime me rapprocher un peu plus de la vérité que ceux qui dénigrent sans conredire. Je suis là pour débattre, rien de plus, et je ne me place au dessus de personne. Je demanderais simplement un soupçon d’argumentation qui permette d’enrichir ou de réfléchir. Et donc de construire.
Enfin, Mr Grasset, un “inutile haruspice”? Peut-être, mais si je ne partage parfois pas ses arguments, il en a et le démontre quotidiennement.
Père Iclès
17/07/2009
On a vu que Obama semble soumis à plusieurs influences. Parmi ces influences certaines comme celle de Brzezinski, sont connues.
Il se trouve que l’une d’elles, qui semble être une des principales agit en faveur d’une forme de détente avec le reste du monde (sauf Israel).
Qui est derrière cette influence ? S’agit-il de la pensée d’Omama lui-même tentant de s’imposer entre deux concessions à des groupes de pression ou au contraire s’agit-il de l’influence d’un groupe de personnes bien déterminée ?
Dans ce dernier cas quel peut- être ce groupe ?
Ni ANDO
17/07/2009
La plupart de ces Etats d’Europe centrale se sont fait une spécialité d’exploiter une supposée “menace russe” comme programme politique de politique extérieure, un fonds de commerce richement exploité depuis 1991 et en particulier depuis 2000. C’est dire la médiocrité d’inspiration qui anime ces politiques.
Surtout, lorsque l’URSS s’est disloquée se sont constituées des mafias locales, des clans de pouvoir, qui pour exister et perdurer se sont cherché un maître puissant et lointain supposé à la fois garantir leur indépendance et légitimer des politiques économiques libérales d’inspiration étasuniennes, càd profondément inégalitaires, en rupture avec un modèle social précédent, le modèle soviétique certes lourd et écrasant, mais qui garantissait magré tout un minimum de niveau de vie aux plus déshérités et aux laissés pour compte. Pour faire court, et en simplifiant quelque peu, pour certains il fallait un protecteur puissant pour s’enrichir en toute quiétude.
A noter d’ailleurs que sur la question des rapports avec le voisin russe les opinions de ces pays se sont souvent trouvées en décalage avec leurs équipes dirigeantes.
Ni ANDO
16/07/2009
Un ouvrage dun jeune docteur en philosophie qui a priori concerne dabord les personnes (les malheureux !) en quête dun sens « dans un monde sans repères ». Mais tout est lié et le regard quun individu porte sur son monde est aussi souvent celui que le collectif partage sans sen rendre compte. Comme le poisson qui ne voit pas leau dans laquelle il se meut, lindividu ne « voit » pas le monde psychologique dans lequel il baigne et qui détermine en grande partie son regard. Partant dune démarche purement individuelle, Fabrice Midal rejoint ainsi la critique de lOccident considéré comme le résultat dune systématisation de la pensée métaphysique et de la « légende du monde mort » dont elle a accouché (on notera que F. Midal inclut dans la notion dOccident le monde russe en raison justement de la puissance de la pensée métaphysique qui sest développée dans une orthodoxie qui sest voulue héritière de lempire romain). Lauteur donne bien une piste (strictement individuelle), mais cest à chacun de se débrouiller ou de laisser le cours des choses en décider. Cest peut-être bien dune crise de civilisation dont il sagit.
« RISQUER LA LIBERTE »
Vivre dans un monde sans repères
Fabrice Midal. Seuil, février 2009.
ISBN 978-2-02-098568-0
“Mais qu’est-ce que la philosophie ? Une manière très singulière de comprendre la présence de quoique ce soit qui signe le destin de l’Occident. Pour elle, la présence est toujours exposée au danger de s’absenter. Tout l’effort de la pensée doit consister à surmonter un tel risque. La philosophie en a ainsi conclu qu’il fallait quitter les choses périssables d’ici-bas pour se consacrer à ce qui est dans l’absolu. Elle s’est alors nommée métaphysique, “au-delà de la physique”, Elle repose sur l’affirmation d’un arrière-monde, un monde derrière ou au-delà de notre monde qui lui donne sa solidité et permet de surmonter sa fragilité inhérente. Elle établit un fondement qui permet au présent d’être constant et qu’elle a souvent pensé comme Dieu. La collusion entre la philosophie et la théologie est ainsi devenue une des lames de fond de l’Occident”. [ ] Mais “la métaphysique se perd, joue avec les concepts, essaie de faire système et abandonne tout lien avec l’expérience”. “ la puissance de la métaphysique est redoutable au point que tous les hommes, même ceux qui n’ont jamais ouvert un livre de métaphysique, en sont marqués et sans doute tout autant que mes professeurs de philosophie”. “Nous sommes tous pris dans les rets de la métaphysique. Lorsque nous employons les termes de “sujet”, d’“objet”, d’essence”, de “théorie”, de “cause”, de “principe”, qui parlent le langage de la métaphysique, nous sommes, que nous le sachions ou pas, en elle”.
“ la métaphysique n’est pas l’objet d’une croyance que l’on peut à volonté concéder ou révoquer, mais l’Occident lui-même en tant qu’il est notre partage. Or, comme la terre s’est tout entière occidentalisée, tous les êtres humains sont aujourd’hui prisonniers de cette manière de considérer toute chose. L’accomplissement de la métaphysique n’est pas la Sorbonne, mais l’usine de fabrication d’énergie nucléaire, l’organisation du transport autoroutier, la gestion globale d’Internet . Le signe le plus redoutable de cette emprise est le triomphe d’une pensée restreinte à une espèce de calcul visant à la mainmise la plus complète possible sur tout. Tout doit être calculable. La nature n’est plus qu’un unique réservoir géant. Un fleuve devient non la présence que chante un beau poème mais une réserve d’énergie que l’on doit maîtriser à volonté rationnellement. En ce sens, la technique n’est pas un simple moyen que nous pourrions utiliser à notre guise, mais la manière dont nous nous rapportons à tout ce qui est. Elle est l’achèvement de l’effort de la métaphysique tout entière pour fixer la présence”.
“L’histoire de la métaphysique est la recherche d’une domination totale sur tout et la technique lui permet d’accomplir son rêve. Et par elle, devant chaque chose, nous sommes enclins à chercher comment la dominer absolument, pour que tout soit enfin certain. Ce souci de domination nous paraît seul à même de fixer une présence à l’abri de toute vicissitude”.
“L’important devient de pouvoir soumettre au calcul tout ce qui est, dans une course en avant qui ne s’arrête jamais et conduit nécessairement au ravage de la terre, et qui contraint l’homme à un constant labeur. Voilà comment s’est constituée la légende du monde mort qu’on nous a inculquée comme une nouvelle religion”. [ ] “Nous sommes tous aveugles à cette emprise de la métaphysique qui est presque aussi difficile à discerner que voir notre propre visage”.
“Il ne faut rien expliquer car ce que nous voulons au fond de nous, ce n’est pas une aumône, des réponses fragmentaires, ni même d’apprendre quelque chose, mais soutenir un chemin. Un chemin qui ne soit pas connu d’avance, mais se dessine dans le mouvement même où nous le découvrons. Or, en notre temps, précisément, rien ne fait plus chemin. On passe d’une direction à l’autre, d’une perspective à l’autre, et les chemins sont fermés les uns après les autres. Le savoir est remplacé par un autre savoir, dans une immensité écrasante et confuse. La culture est une vaste supercherie comme le rappelle à l’aube de la modernité Cézanne, mais son annihilation par l’organisation du divertissement total, une catastrophe, car elle nous prive de la possibilité même de tout enracinement. Et ce qui se montre encore dans une apparente fidélité, se prétendant tradition, joue à vide des signes et des paroles, des concepts et des slogans. Sans plus y croire, sans plus y réussir. Et cela s’entend. Notre monde repose sur une rupture dont nous refusons l’ampleur irrémédiable. “Nos traditions ont cessé d’être conductrices, branches mortes que n’alimente plus l’énergie des racines” écrit Rainer Maria Rilke. Une rupture telle que jamais plus l’avant ne rimera avec l’après, signe notre époque et imprègne notre rapport à tout ce qui est”.
“Surtout n’essayez pas de faire comme si de rien n’était, cela ne peut que vous enfoncer toujours plus terriblement dans les sables mouvants de la dépression, de la haine et du ressentiment. Ne supportez plus les beaux discours savants et polis, les bavardages érudits qui mettent des briques sur des briques et étouffent toujours plus avant la parole déjà si moribonde. Un message chasse l’autre et nous en sommes bombardés grâce aux athlètes du marketing direct et indirect. Rien ne fait plus chemin. Et l’amas de détritus que les mots et les idées hors d’usage anéantit la possibilité d’un chemin, d’une vie qui soit le risque d’une véritable aventure. Cet amas nous rend imperméable à toute réalité. « « C’est plus solide que le plus épais blindage, disait Kafka. Les gens se mettent à l’abri la-derrière pour échapper aux temps qui changent. C’est pourquoi la phraséologie est le plus puissant rempart du mal. Elle est le plus sûr procédé de conservation de toutes les passions et de toute bêtise » ».
“Nous n’avons plus le recours de nous tourner vers un monde ordonné par la tradition. Un tel monde est mité de toute part, l’héritage de notre civilisation ne tient plus et révèle son infinie fragilité. Pour le dire tout simplement: impossible d’accéder à une vérité claire et convaincante. [ ] Je sais combien nous payons cher les consolations faites d’ignorance. Nous leur donnons notre sang, notre âme, notre cur pour quelles puissent continuer de nous leurrer. [ ]. Nous avons perdu la mémoire du sacré et nous ne savons plus écouter la parole ne pas le reconnaître, voilà le pessimisme et la détresse. Oui, nous avons perdu la garde du tout-autre qui, seul, délie. Or, de cet évènement, nous refusons de prendre vraiment la mesure alors quil est notre seule planche de vie. Nos discours habituels sur la « sécularisation », le « désenchantement », la « crise du monde moderne » sont bien trop courts. Nous refusons de vivre à la hauteur de lévènement.
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