Francis Lambert
03/06/2009
Aperçu sur leur financement ... 1500 abonnés à 200/an
... 1500 ... pour une cible politico-économique plus large que dedefensa, polyglote, avec une structure de plusieurs personnes.
(voir aussi les notes de P.Jorion , qui se débrouille bien sur ce sujet où se débat toute la presse depuis longtemps ...
Ce problème sempiternel est structurel : Internet -cette vieillerie- n’est absolument pas conçu pour cela ni pour beaucoup d’autres choses.
Ce n’est pas dans ses fonctions primitives. Les quelques prothèses financières sont tardives, en bois et le royaume des pirates.
Le provider est le seul qui touche l’abonnement, c’est le flux financier central, c’est lui qui fournit toutes les ressources ... c’est lui qui pourrait le mieux redistribuer des revenus : mais allez “révolutionner” cette vieillerie ... ah oui, grâce aux glorieuses Nations qui créent puis “résolvent” aussi brillamment la crise, alors évidemment ...
Ainsi Google est de plus en plus lent, les navigateurs deviennent de plus en plus monstrueux, les serveurs et backbones ont des défaillances de plus en plus nombreuses ... les investissements sont des bouches trous en voie d’assèchement.
NB : A propos de navigateur je n’utilise plus que Chrome depuis son développement par Google ... un recyclage efficace de KHTML via Webkit, Open Source donc gratuit ... et le plus performant)
Bon voici les liens LEAP/E2020:
Ce que nous réserve la crise 1 & 2
http://www.conseiller.ca/actualites/today/article.jsp?content=20090504_161433_4980
http://www.conseiller.ca/actualites/today/article.jsp?content=20090504_161718_7916
avec en liens dans le second article
LEAP, un coup davance. Un article de Saskia Ouaknine, paru dans Conseiller en mai 2009, qui retrace laventure de LEAP depuis ses débuts.
Marchés : faut-il céder à la panique ? Un article de Gérard Bérubé, paru dans Conseiller en février 2008, qui détaille les phases de la crise, telle quanticipés par LEAP.
Le dernier refuge ? Le Point de vue dYves Bonneau, paru dans Conseiller en janvier 2009.
Être ou ne pas être en récession ? Le Point de vue dYves Bonneau, paru dans Conseiller en février 2008.
Francis Lambert
02/06/2009
http://www.marketoracle.co.uk/Article10973.html
Wall Street’s mantra is that markets move randomly and reflect the collective wisdom of investors. The truth is quite opposite. The government’s visible hand and insiders control markets and manipulate them up or down for profit - all of them, including stocks, bonds, commodities and currencies. (...)
Manipulating markets is commonplace and as old as investing. Only the tools are more sophisticated and amounts involved greater. In her book, “Morgan: American Financier,” Jean Strouse explained his role in the Panic of 1907, the result of stock market and real estate speculation that caused a market crash, bank runs, and hysteria. To restore confidence, JP Morgan and the Treasury Secretary organized a group of financiers to transfer funds to troubled banks and buy stocks. At the time, rumors were rampant that they orchestrated the panic for speculative profits and their main goals:
Vincent
02/06/2009
J’appuie sans doute là où cela fait mal, mais comme suit un premier commentaire pertinent d’un contributeur se posant la même question, je déplore dans cette affaire de JSF, l’absence totale de Dassault, et de son Rafale, et donc de ce manque d’opportunisme diplomatique et de stratégie du contournement. Il serait pourtant “facile” de reparler du Rafale, puisque le mérite de ce dernier est de voler déjà depuis quelques années. Dans le cadre d’une “confrontation” technique, je serais intéressé de savoir se qu’en pensent les eminents spécialistes des revues spécialisées citées trés régulièrmement par l’auteur de ce blog…
Je n’arrive d’ailleur pas à comprendre le silence assourdissant des pays européens à propos du JSF, la veille stratégique dans ce domaine est pourtant à la portée du premier stagiaire.
Pour finir sur un hors-sujet, je tiens à féliciter M Grasset pour la pertinence et la justesse de ses analyses; Et je me pose une question : pourquoi donc, habitant ce pays improbable qu’est la Belgique, M Grasset ne fait pas de billets tant bloc-notes que d’analyses, comme le JSF, voire même une chronique, sur la disparition annoncée dudit pays, tant il y aurait à dire et écrire sur cette partie de l’Europe. J’imagine que cette absence est calculée, car je ne puis croire que Mr Grasset n’aie ni avis, ni théorie à nous soumettre sur la question et l’avenir géopolitique de la Wallonie, région qui nous concerne, nous, français et belges romans, au premier chef .
J’ai bien entendu ma petite idée, et beaucoup d’espérances à ce sujet, mais je préfère n’en rien dire pour le moment.
Francis Lambert
02/06/2009
http://www.themovechannel.com/news/841434e7-35a6/
“... a whopping 11 million Brits are thinking of taking a job overseas within the next two years (...)
In 2007, 207,000 British citizens - one every three minutes - left the country and currency specialist Foreign Currency Direct has revealed that one in four working Brits are now looking to leave the country for sunnier climes and better job opportunities (... )
A fifth of people named Australia as their top choice; one in six selected the USA and one in ten chose New Zealand. Canada was also a popular choice.
“In the last year, Foreign Currency Direct has seen an 37 per cent increase in the number of clients transferring funds to Australia and the USA ...
NB : pour un pays blotti dans le souverainisme ... se fuir autant que l’UE c’est être anglais?
Exocet
02/06/2009
Il y aurait comme une “disjonction”( voir une dislocation structurelle..) d’influences entre les deux pays que cela me m’étonnerait pas plus que ca.Peut être faut il y voir cela comme la conséquence (d’ou le clash comme anticipation ..) principale de l’exode sans fin de la modernité et de ses combats idélogiques plus orbitalisés qu’émancipés de leurs sources originels (conflits simulés , sous tensions,proliférations nucléaire). Comme Israel est le prolongement et l’incarnation de cet américanisme faillit , qui ne définit plus grand chose,il y a activation forcenée entre ordre et désordre,enfin toujours rien de neuf de ce côté là du côté Israélien .. Certainement qu’Obama est plus en pointe que les israéliens (surtout vu l’angle de traduction éthérée .. de la charte du Likoud..arf!) à vouloir changer le sillage stratégique des USA .
Suez,1956,annoncant déjà que le mouvement associatif allait finir par se culbuter dans le cosmos,bref jamais à point..
http://www.youtube.com/watch?v=SVbXwTo9Ufo
Stephane Eybert
02/06/2009
Le terrorisme est une constance americaniste.
Dire que le terrosisme etait exterieure sous l’ere Bush Cheney est accrediter silencieusement la version officielle de 911. La persuasion inconsciente est bien la plus efficace.
Dans le cas ou l’on ne parlerais pas de l’acte lui-meme mais de ses effets et de sa perception, alors il faudrait clairement le preciser.
Francis Lambert
02/06/2009
BEIJING, June 1 (Reuters) - U.S. Treasury Secretary Timothy Geithner on Monday reassured the Chinese government that its huge holdings of dollar assets are safe and reaffirmed his faith in a strong U.S. currency. (...)
“Chinese assets are very safe,” Geithner said in response to a question after a speech at Peking University, where he studied Chinese as a student in the 1980s.
His answer drew loud laughter from his student audience, reflecting scepticism in China about the wisdom of a developing country accumulating a vast stockpile of foreign reserves instead of spending the money to raise living standards at home.
http://www.reuters.com/article/usDollarRpt/idUSPEK14475620090601
Francis Lambert
01/06/2009
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1089478.html
Does Israel really have an interest in winning the battle over the settlements? What will happen if we destroy the prestige of the strongest man in the world and portray him as an empty vessel, incapable of halting the settlement program of a U.S. protege? Will an Israeli “victory” strengthen the status of the U.S. in the international campaign against Iran?
(...) Iranian President Mahmoud Ahmadinejad will not shed a tear if Israel blows off Obama with his two-state solution. The sharper the conflict between the Jews and the Americans on “inconsequential matters,” the greater the joy of Shushan/Iran.
Comme une suggestion d’alliance Bibi - Mahmoud ...
Philippe Grasset
01/06/2009
La rédaction n’est jamais sûr de rien, y compris de la rédaction. Donc, tous nos remerciements à Dedef pour son oeil attentif de lecteur, et réparation faite ce jour (1er juin 2009) à 09H45: époque Bush-Cheney vient prendre la place d’administration Obama, sans surprise; cela, accompagné de nos excuses pour ce qu’on pourrait juger être, plutôt qu’une coquille, un lapsus certainement révélateur, mais de quoi? Nous ne sommes sûrs de rien.
Puisque nous y sommes, une ou deux remarques sur ce message auquel nous répondons. Obama n’est pas merveilleux, il est Obama et il a fait ce qu’il a fait (Russie, Israël, Iran), qui n’est pas rien par rapport à ce qui a précédé. A côté de cela, des réserves de taille existent et subsistent, et nous le disons suffisamment. Le tout fait qu’il est intéressant de suivre le bonhomme, avec toutes les nuances qu’il faut en bandoulière, notamment par rapport à ceux qui étaient sûrs que rien ne changerait avec lui.
Nous ne disons pas une seconde que l’Amérique est devenue vertueuse par la grâce de la déclaration de Petraeus. Nous rapportons ce que Petraeus a dit, et nous jugeons fermement, pour une fois sûrs de nous, que c’est un fait politique important, quelles que soient les arrière-pensées du sémillant général. Quant au reste de ce qui nous est dit dans le message, c’est de la prévision spéculative et nous avons trop peu d’assurance sur l’avenir pour nous risquer sur ce terrain d’une façon si précise, sur des sujets si précis. Nous n’aurions jamais songé à écrire, le 4 novembre 2008, que les relations USA-Israël seraient où elles en sont le 1er juin 2009.
Merci pour votre attention. PhG
Dedef
01/06/2009
son mouvement de purge des séquelles de lépoque Obama. “
Vous êtes sur de la rédaction? N’est ce pas un peu tôt ? Bush III fera plutôt ça.
Et aussi merveilleux que soit Obama, je prends les paris:
Les prisons à la Guantanamo ne disparaitront pas, même si Guantanamo est officiellement fermé - c’est à peu prés ce que dit Petraeus -
Le Patriot Act restera discrètement en vigueur.
Il restera de 10 à 30 000 soldats US en Irak, sous une étiquette ou une autre - pourquoi pas à l’Ambassade - car le pétrole irakien ne sera jamais abandonné.
Le pipe line par l’Ouest étant bloqué depuis la défaite US en Géorgie, il passera par le Sud, et le Pakistan a deux chances sur trois d’être détruit au passage. C’est un deal qui peut convenir à l’Iran et à l’Inde, si une zone d’influence locale leur est offerte, et mème aux pachtouns Afghans, moyennant finances et libre passage de l’opium vers la Russie et les autres “Stans”.
Les seul, mais importants, problèmes sont qu’aucun des présidents locaux ne peut survivre longtemps si les Russes et les Chinois décident ensemble de s’en séparer, que le problème logistique avec l’Afghanistan est presque insoluble, et que le dollar pourrait bien exploser en vol sans préavis.
Dans ce cas tout le reste deviendra accessoire, sauf le pétrole immédiatement disponible toujours vendu en dollars de façon certaine (Irak).
Quand à Israel il pourrait bien apprendre à vivre sur son seul budget, sans amis hors d’Europe,
Dedef
01/06/2009
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aE.Om.4wlPQM
Treasury Secretary Timothy Geithner told China that the U.S. wants to shrink its budget gap as soon as an economic recovery takes hold, reassuring the nation that is the biggest holder of U.S. government debt.
Geithner said that Chinas investments in U.S. financial assets are very safe, and that the U.S. is committed to a strong dollar.
We are going to have to bring our fiscal deficit down to a level that is sustainable over the medium term, Geithner said. This will mean bringing the imbalance between our fiscal resources and our expenditures down to the point—roughly 3 percent of GDP—where the overall level of public debt to GDP is definitely on a downward path.
...............
The U.S. will need to phase out the tax cuts and bank rescue programs set up to help the economy recover from a deep recession, Geithner said. Spending cuts also will be needed, along with health care reform and new budget constraints like pay-as-you-go rules.
The global economic recession seems to be losing force although recovery will be a long and slow process, he said,
...................
If America fails to adjust its economy by increasing its saving rate and reducing its current account deficit another financial crisis triggered by a dollar crisis could be inevitable, Yu said in an e-mail.
Exocet
31/05/2009
..Ou comment L’Amérique d’Obama veut (peut) faire remonter le Bip Bip somnanbulique des zombies du virtualisme et de ses bribes dévaluées jusqu’ à la source ..
William Pfaff nous en délivre d’ une partie de l’audience..
http://www.williampfaff.com/modules/news/article.php?storyid=403
Gael Fraiteur
31/05/2009
La gratuite sur internet, c’est evidemment un mythe. C’est comme le logiciel libre. Je le sais bien car c’est mon metier.
Comme dit l’adage, “there is nothing like a free lunch”. La majorite des contributions significatives sur internet (ou dans le logiciel libre) sont financiees par les avantages indirects qu’elles donnent au contributeur dans le cadre de “l’economie du gratuit”.
La plupart du temps, ce sont les grosses boites qui peuvent se permettre de faire du gratuit, parce que ce sont les plus aptes a en recolter les fruits.
Evidemment, la plupart des mortels croient dans le mythe du gratuit. Cela fait partie de sa force.
Ayant moi-meme contribue un logiciel gratuit (dont la valeur ajoutee cumulee chez ses utilisateurs depasse sans doute le million d’euros), j’ai appris a desanchanter. Les donations sont sans rapport ni avec les couts de developpement (moins de 3%), ni avec la valeur ajoutee. Les contributions en temps sont peu nombreuses et peu fiables. Finalament, je me suis decide a me retirer du schema ‘surtout gratuit’ et de faire du gratuit un produit d’appel pour une version payante.
La plupart de mes clients voient positivement l’evolution vers l’approche commerciale. Ils disent avec justesse que les societes n’ont pas de sentiments. Les internautes, dans votre cas, en ont-ils? Je n’exagerais rien.
Je serais beaucoup plus favorable a un site dedefensa.org partiellement payant, avec une gestion des cotisations. Cela me mettrait plus a l’aise qu’un systeme base sur les donations, ou l’on ne sait jamais ou l’on en est. Les appels a donation mettent les clients dans une situation desagreable de culpabilisation, surtout si l’on ne donne pas d’indication sur ce qu’est une donation raisonnable.
Ceci dit, je crains, de mon avis de lecteur lamda, que le succes d’un access payant soit modeste (voire insuffisant financierement) a cause du petit nombre de sujets et d’auteur(s). Les evenements se succedent; l’analyse et le style restent. On est dans le feuilleton politique. Il n’y a rien de mal a cela, cela fait meme un ‘blog’ tres interessant, mais combien paieraient pour cela?
Francis Lambert
30/05/2009
The Second Crash On the Way and Unstoppable
by Doug Hornig
http://www.financialsense.com/editorials/casey/2009/0528.html
Subprime mortgages account for only about 15% of all home loans. Their influence has been way out of proportion to their numbers, because of derivatives.
Heres the good news: the subprime meltdown has about run its course. These loans were resetting en masse in 2007 and the first eight months of 08. Now theyre pretty much done.
And the bad news? No one in the mainstream media seems to be asking what should be a pretty obvious question: What about loans other than subprime? Truth is, the banks didnt just trick up their subprime loans. ARMs were the order of the day across the board.
Now, heres that frightening graph we referred to earlier.
Its not until May of 2010 that the next wave really hits. From there to October of 2011, the resets will be coming fast and furious.
(Et entretemps quelques amuse-gueules comme le $ )
Francis Lambert
30/05/2009
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4868869-une-autre-lecture-de-la-crise.htm
Aperçu :
Une révolution souterraine est à l’oeuvre en ce moment. Malgré leur réel savoir-faire, les financiers parviennent rarement à créer une crise tout seuls. Le plus souvent, ils gonflent une bulle. Dans les « roaring 20’s », les rugissantes années 1920, c’était le passage à la production de masse. L’explosion des profits enflamme la spéculation. Jusqu’au fameux « jeudi noir » où Wall Street craque.
Depuis la fin du XXe siècle, une autre révolution bouscule à nouveau l’économie. Ses chocs sismiquo-financiers furent l’éclatement de la bulle Internet en 2000 et sa réplique, le krach financier de 2008. Son outil est la technologie de l’information. Le choc est d’autant plus violent qu’il est amplifié par un formidable basculement géopolitique : la Chine puis l’Europe de l’Est ont basculé du communisme au capitalisme.
Dans la Grande Dépression comme dans la crise actuelle, qui n’a pas encore son nom définitif (Petite Dépression ? Grosse Rétraction ? Grande Falaise ?), se joue aussi la répartition des revenus. Déjà Henry Ford manquait de se faire éjecter par ses actionnaires qui lui reprochent d’avoir détourné de l’argent au profit des salariés ! L’économie sait produire beaucoup plus. Mais elle ne sait pas encore distribuer pour consommer beaucoup plus.
Ils ne voient pas le désajustement qui apparaît entre l’offre et la demande, entre la capacité de produire et la capacité de consommer. A vrai dire, ils ont une excuse. Pendant des années, le trou est comblé par la montée de l’endettement. Mais la dette, pas plus que les arbres ou les cours de Bourse, ne monte au ciel. Et plus elle monte, plus la chute est rude. C’est ce que nous vivons aujourd’hui.
Comment va se rééquilibrer le partage des richesses ? D’abord, la révolution des technologies de l’information disloque les solidarités, à l’inverse de la production de masse qui liguait les salariés. Ensuite, cette révolution favorise la main-d’oeuvre qualifiée. Enfin, la nouvelle répartition des richesses devra se bâtir sur une base mondiale et non plus locale.
Seules certitudes : il y a bel et bien de gigantesques forces « techonomiques » à l’oeuvre sous la crise. Il faudra des années pour trouver un nouveau chemin de croissance.
Et à l’inverse des années 1930, nous savons que ce chemin avancera dans un monde fini.
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