Dedef
27/03/2009
A propos du reclassement des pays de l’est européen je vous signale que Sakashvili est en train de procéder à son propre reclassement interne en attendant les prochaines élections:
Il fait arréter les chefs de l’opposition. Aux dernières nouvelles la police georgienne aurait trouvé des armes lourdes à leurs domiciles.
Il se pourrait bien que les russes trouvent la démocratie “de velours” un peu malade en Georgie et interviennent plus ou moins discrétement pour l’achever d’une main de fer.
A suivre avec attention. Les démocraties d’Asie centrale semblent trouver que l’amitié russe a plus de valeur que l’amitié US depuis quelques semaines.
A suivre également l’avenir de la présence US au Kosovo , qui, rappelons le, est formellement un protectorat européen.
L’‘avenir du Camp Bondsteel sera particuliérement significatif
Bilbo
27/03/2009
D’autres ont fait le même constat que vous. Je vous propose par exemple cet excellent article de Pepe Escobar sur Asia Times :
http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KC28Df01.html
Dans cet article, l’auteur souligne que OCO sonne mieux que GWOT ou CAEWWTDUH (campaign against extremists who wish to do us harm).
On y trouve également une description du conflit afghan assez savoureuse. Celui-ci est décrit à la manière d’un Eastern Spaghetti (le Bon, la Brute et le truand version afghane) qu’Ennio Morricone n’aurait pas renié.
Un pur régal.
Exocet
27/03/2009
Le socialisme (...) avait penser contracter avec l’histoire une alliance légitime .Sans l’avoir jamais séduite,il pensait qu’il était humainement possible de la faire sienne .A peine dans sa couche il est devenu l’éternel cocu.Il faut dire qu’elle s’était prostituée de multiples facons bien avant lui,et qu’il ne restait plus qu’à jouir des restes du histoire corrompue ou du fantome d’une histoire disparue.Aux derniéres nouvelles ,elle à été kidnappée en ce début de siécle , et personne ne veut payer la rancon(...)
A quand un coupe circuit pour couper court à la relation incestueuse au préfixe fatal: sujet /objet( ..) , dans les salons feutrés de nos chers bip bip parisiens (sorte d’excroissances de la communication du War Street Langage)?.
Ni ANDO
27/03/2009
David Angevin, dont le témoignage est par ailleurs digne d’intérêt, a les références qui lui plaisent et c’est son affaire. Ses “émois culturels” (“Star Wars”?, Warhol ? Jackson Pollock ?, Ronald Reagan ?) ne peuvent que faire sourire des Européens ou des Asiatiques instruits. Mais citer un Pascal Bruckner dont la “pensée” se réduit à quelques slogans moulés dans du béton armé est un peu court (le même qui trouvait tout à fait dans l’ordre des choses de faire raser par l’OTAN les infrastructures et les grandes entreprises yougoslaves et de bombarder des populations civiles). La pensée par slogans a ceci de pratique qu’elle est parfaitement réversible. On peut donc écrire lantiaméricanisme, le progressisme des cons, mais la proposition inverse est tout aussi pertinente: laméricanisme, le progressisme des cons.
Exocet
27/03/2009
D’ailleurs à ce sujet.. ,le GWOT avait cette tare due au crépitement de la trame réticulaire de l’idéologie sans convictions, par défaut. Ce qui n’était pas de bonne augure pour le systéme mise en demeure par l’ état de siége innoculé par la crise, comme autant d’antécédents . Voir un côté ésotérique qui renfermait de par son côté éthéré, de telles croyances impalpables comme autant de dérives criminelles que de représentations écartelés ,arbitraires et non négociables.(...)
ByeBye stupid and So Long!! La crise des âmes surfe sur la machine virtualiste, mêmes récalcitrantes du mirroir inversé de la globalisation.
Dedef
27/03/2009
Et en plus de Taiwan, qui en voudrait parait-il, on pourrait en vendre à l’Iran, qui devient si fréquentable:
Iran and NATO in first talks in 30 years:
http://www.timesofearth.com/Worldnews/?NT=0&nid=6351
Posted By: TOE, NEW YORK 2009-03-26 09:23:10
An Iranian diplomat and a NATO official have had “informal contact” for the first time in 30 years, holding discussions in Brussels about Afghanistan, NATO officials said.BRUSSELS Iran and NATO have held their first talks since the Iranian revolution 30 years ago, officials at the military alliance said Thursday, in a new sign of a thaw in Tehran’s ties with the West.
At allied headquarters in Brussels last week, an Iranian diplomat and a senior NATO official had an “informal contact” focused on Iran’s neighbour Afghanistan, where the alliance is battling a stiff Taliban-led insurgency.
“The diplomat met with Assistant Secretary General for Political Affairs and Security Policy Martin Erdmann,” chief NATO spokesman James Appathurai said.
“It was a first informal contact about the subject of Afghanistan,” he said, adding: “We have not yet programmed a second meeting.”
—ca va venir. Le yet laisse de l’espoir_ ...
A second NATO official said: “There were exploratory contacts recently. Nothing of substance was discussed. It was a first informal contact between an Iranian diplomat and a representative of the secretary general.”
Earlier Thursday, Iran confirmed that it would attend a major international meeting on Afghanistan in The Hague in the Netherlands next week.
etc…
Jean-Claude HENRY
26/03/2009
A la demande de Francis LAMBERT, voici quelques références scientifiques au sujet de mon argumentation.
Je souhaite y ajouter trois points.
1) Il y a peu, les climatologues américains s’effrayaient de l’entrée de notre Terre dans la prochaine glaciation. Depuis les années 40, ils avaient observé une baisse des températures en Amérique du nord et en 1970, certains (E.F. KENNETH) prédisaient un abaissement de 4 à 11° pour notre époque actuelle ! Il est malheureusement possible que cela arrive bientôt (de notre vivant ou bien plus tard ?). En effet, le petit âge glacière qui a duré du milieu du 16ième siècle jusqu’au milieu du 19ième a très probablement était causé par une diminution du rayonnement solaire corrélée à l’atténuation des taches solaires ou à leur disparition observées de 1645 à 1715 (minimum de MAUNDER). Or, depuis environ l’an 2.000, les taches solaires recommencent à disparaître, ce qui ne s’était pas observé depuis 150 ans (http://wattsupwiththat.com/2008/08/30/the-sun-remains-in-a-magnetic-funk/).
2) L’élévation du niveau des mers est un autre grand argument catastrophiste avancé par les tenants du “global warming”. Or, ce niveau n’a pas cessé de monter depuis la fin de la glaciation de Würm, il y 12.000 ans. Il y a 7.500 ans, la Mer Noire était un lac dont le niveau était plus bas de 100 mètres que maintenant et ne communiquait pas avec la Méditerranée. Les Dardanelles étaient un col escarpé. Il y a 7.000 ans, ont se rendait encore de France en Angleterre à pied. Tous les ports antiques de la Méditerranée sont actuellement submergés. L’antique port égyptien de Thônis qui date de 4.800 ans, est immergé sous 10 mètres d’eau et cette immersion est consécutive à la fonte des glaces. L’élévation moyenne du niveau des mers a donc été de 3 à 4 mm par an en moyenne, soit 40 cm par an. On est proche des “prévisions” du GIEC.
Quant à la future submersion des atolls du Pacifique, elle est due plus au phénomène de subsidence du plancher océanique (1 cm par an) qu’à l’élévation du niveau des mers (0.5 cm par an). Cette variation est compensée, entre l’équateur et la ligne de DARWIN, par la croissance des coraux. Cette croissance pourrait être gênée par l’acidification de la mer due à l’élévation du CO2, plus que par un hypothétique réchauffement.
3) Les dosages du CO2 dans les carottages glaciaires sont ils représentatifs de la teneur atmosphérique de l’époque de la sédimentation de la glace ? On peut en douter a priori, connaissant la grande diffusibilité du CO2 dans l’eau liquide ou solide. Il se produit nécessairement un équilibrage des teneurs d’une couche à l’autre. D’ailleurs des comparaisons entre les mesures glaciologiques et les mesures atmosphériques récentes, effectuées sur une période de 150 ans confirment leur absence de fiabilité. Il y a manifestement un lissage des résultats consécutif à la diffusion du gaz d’une bulle à l’autre.
Sur la réalité d’un réchauffement (ou d’un refroidissement)
http://futurquantique.org/lenvironnement/648-letonnante-histoire-derriere-lescroquerie-du-rechauffement-global
http://www.objectifliberte.fr/2007/08/rchauffement-cl.html
http://dotearth.blogs.nytimes.com/2008/11/12/will-next-ice-age-be-very-very-long/
http://www.surfacestations.org/
http://www.climateaudit.org/?p=1880
http://www.brefonline.com/numeroERA_affichearticle.asp?idA=1206
Ni ANDO
26/03/2009
L’époque des grandes cassures semble se terminer et la prochaine grande cassure attendue, celle du dollar, prend son temps pour se produire. Divers scénarios non biaisés tablent sur un retour à la croissance (faible) dans un délai qui va de 3 à 5 ans, voire 15 ans. La digestion de la dette va ainsi demander de longues années de stagnation, des années moroses, de rigueur c’est-à-dire d’ennui. L’argent facile, l’argent créé à partir de rien, avait un effet euphorisant sur la psychologie collective. Le retour au réel a et aura un effet dépressif sur cette dernière. A défaut de création de nouvelles bulles, il n’y aura pas redémarrage de ce moteur étasunien très particulier qui, depuis les années 80, a inondé la planète d’une richesse virtuelle, une marée de prospérité illusoire car fondée sur la dette. La crise actuelle n’est que la manifestation du retrait de cette marée. Il faut donc un nouveau moteur. Mais impossible de le faire apparaître tant que le dollar restera l’un des piliers du système financier international. Il faut que le dollar meure en tant que monnaie dominante de réserve et d’échange pour qu’un nouveau monde apparaisse.
Pendant qu’un monde se désagrège un autre tente de se reconstituer. Les politiques russes ne craignent plus d’exposer clairement les objectifs géopolitiques de leur nation. C’est d’autant plus aisé que nul recours à la force ne sera nécessaire pour y parvenir.
“L’espace postsoviétique s’unira en confédération” 26/ 03/ 2009
MOSCOU, 26 mars - RIA Novosti. La coopération entre la Russie et la Biélorussie aidera à unir tout l’espace postsoviétique, a estimé jeudi lors d’une conférence de presse à RIA Novosti Pavel Borodine, secrétaire d’Etat de l’Union Russie-Biélorussie. “Ce que nous faisons aujourd’hui au sein de l’Union Russie-Biélorussie vise directement au rétablissement de l’ensemble de l’espace postsoviétique… Tôt ou tard, l’espace postsoviétique sera rétabli et justement sur la base d’une confédération”, a indiqué le secrétaire d’Etat. Et d’ajouter “qu’il ne s’agissait aucunement de l’entrée de la Biélorussie au sein de la Russie ou de la Géorgie au sein de la Biélorussie”. “Il s’agit d’une confédération avec sa base juridique réglementaire et du rétablissement de tout l’espace postsoviétique”, a conclu M.Borodine.
Francis Lambert
26/03/2009
Commentaire très rationnel qui évacue efficacement les dérives sentimentales qui embrouillent et dénaturent ce débat.
Pourrait on avoir des liens (URL) appuyants et détaillants ces arguments ? Merci.
serge caron
26/03/2009
On ne peut avoir le beure et l’argent du beurre. Si les grands pays européens n’aiment pas que les petits pays européens aient la présidence tournante de l’Europe, ils n’avaient qu’à ne pas accepter leur entrée dans l’UE.
Quand on donne sa parole, on la respecte. Sauf peut-être pour Bush et Sarkozy…
Jean-Claude HENRY
26/03/2009
Qu’il y ait depuis plusieurs décennies une altération climatique est une évidence incontestable et incontestée. Cependant, on parle moins de “réchauffement global” que de modification climatique. La statistique qui avait permis d’avancer la réalité d’un réchauffement de 0,6° C en 150 ans n’est pas validée scientifiquement, cette augmentation étant inférieure à l’incertitude de la mesure. Les tenants d’un réchauffement réel avancent que l’étendue de la banquise diminue dans l’hémisphère nord, mais “oublient” d’observer qu’elle augmente dans l’hémisphère sud, de même que l’épaisseur des glaciers antarctiques.
Attribuer l’augmentation de la violence des tempêtes hivernales à un réchauffement hypothétique est audacieux, car cette violence résulte d’une augmentation du gradient de température entre les pôles et l’équateur. Or, la température ne baisse ni n’augmente dans les régions équatoriales, alors que l’on constate une baisse dans les régions polaires.
Attribuer au seul CO2, un réchauffement hypothétique à venir et de plus le mesurer relève de l’escroquerie intellectuelle. Le principal gaz à effet de serre n’est pas le CO2, mais la vapeur d’eau. Le rôle de celle-ci est très important : de 54 % (chiffre le plus bas) à 95 % (Marcel LEROUX) de l’effet de serre. Si la mesure du CO2 atmosphérique est relativement facile en raison de sa très grande diffusibilité, celle de la vapeur d’eau est plus aléatoire et sa répartition assez mal connue. Il faut cependant reconnaître que l’effet anthropique sur la vapeur d’eau est faible (environ 1 % de l’évaporation naturelle), alors qu’il est plus important sur le CO2.
Les climatologues prévisionnistes se fondent sur l’analyse des gaz atmosphériques contenus dans les glaces polaires pour prédire un réchauffement à venir. Ils ne peuvent avoir aucune connaissance de la vapeur d’eau passée, puisque les gaz emprisonnés dans la glace sont saturés à 100 % en vapeur d’eau.
D’autre part, ils établissent une corrélation bien réelle entre teneur en CO2 et température moyenne de la terre, mais omettent de préciser que l’élévation de la température a toujours précédé celle de la teneur en CO2 d’environ 800 ans ! Dans le passé, le CO2 n’a jamais été la cause d’un réchauffement, mais sa conséquence. Ceci est parfaitement logique : l’augmentation de la température favorise l’augmentation des êtres vivants et donc du rejet de CO2.
Il faut souligner que les modèles numériques du climat ne sont pas capable de “prédire” le climat actuel à partir des données d’il y a 50 ou 100 ans. Peut-on imaginer que l’annonce d’une augmentation de température de 2 à 6° C dans un siècle soit crédible ? Ces modèles ne sont pas plus précis que celui du suédois Sven ARRHENIUS, établi au début du siècle dernier. Celui-ci permet de prévoir la même augmentation de température par une simple règle de trois qui intègre la température et le taux de CO2 de l’année 1903 et le taux de CO2 de l’époque considérée dans le futur.
Ces considérations ne permettent pas de négliger les émissions de CO2 qui, si elles n’ont qu’un faible rôle sur le climat à venir, risquent de provoquer une acidification des océans, ce qui est le véritable problème. Si le réchauffement était véritablement un problème, ce n’est pas avec les préconisations économiques d’un coût astronomique de Nicholas STERN qu’il pourrait être résolu, mais par des moyens scientifiques (Paul KRUNTZEN) d’un coût parfaitement raisonnable qui permettraient d’abaisser, à la demande et de façon contrôlée, la température de plusieurs degrés.
jean pierre SIMON
26/03/2009
Date de mathusalem . Il suffit de regarder l’histoire europeenne pour voir que les alliances se sont toujours faites au gré des marées .
Todo Nada
25/03/2009
Ci joint reproduction de la lettre ouverte du groupe LEAP2020, (http://www.europe2020.org/spip.php?article596&lang=fr)
qui a produit prévisions et analyse sur la crise systémique globale depuis 2006- recommandation principale: La clé de la crise, cest la création dune nouvelle devise internationale de référence !
Lettre ouverte aux dirigeants du G20, publiée en anglais dans lédition mondiale du Financial Times le 24/03/09
24/03/2009
Mesdames, Messieurs,
Il vous reste moins dun semestre pour éviter que la planète senfonce dans une crise dont elle mettra plus dune décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé limminence dune « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.
(...) si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous nêtes pas capables dadopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur lessentiel, et dentamer leur mise en oeuvre dici lété 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou lUE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards dhabitants de notre planète.
Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus dune décennie ?
Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise dune telle ampleur historique, jusquà présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé quil suffisait dajouter de lessence ou de lhuile au moteur mondial, sans vous rendre compte quil était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. Cest un nouveau moteur quil faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus lensemble du système international.
Comme dans toute crise majeure, il faut aller à lessentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques ; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder lexistant, pour ne réussir quà prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans dune manière organisée ; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.
Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, cest-à-dire, que pour LEAP/E2020, sils ne sont pas mis en oeuvre dici lété 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.
LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020
1. La clé de la crise, cest la création dune nouvelle devise internationale de référence !
Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de laprès-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et léconomie des Etats-Unis ne sont plus en mesure dêtre les piliers de lordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique nest pas abordé directement, puis traité, la crise sapprofondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de lénergie, et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit lobjet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est dailleurs bien connue : il sagit de créer une devise de référence internationale (quon pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, lEuro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. Cest votre seul moyen de reprendre linitiative sur le temps de déroulement de la crise. Et cest le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre dune globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.
Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement na pas commencé à être préparée dici lété 2009, démontrant quil existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas lété. Et si certains Etats du G20 pensent quil vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait quaujourdhui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.
2. Contrôlez lensemble des banques au plus vite !
Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de ladopter. Il sagit de mettre en place dici la fin 2009 un système de contrôle des banques à léchelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! Cest en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle ; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.
3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !
Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne na la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il nest plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.
Ecrivez un communiqué simple et bref !
Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions dinstitutions publiques et privées. Alors, noubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à saggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que lHistoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle naura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs nattendront pas plus dune année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous navez pas été prévenu !
Franck Biancheri Directeur des Etudes de LEAP/E2020 Président de Newropeans
philippe d
25/03/2009
Dans la recherche des intentions d’Obama, il faut tenir compte d’un arrêt démentiel de la cour suprême (1996) que ne peut pas avoir ignorer Obama, le constitutionnaliste.
L’arrêt dit Winstar justifie la prudence lorsque l’on affirme que le législtaif (le Congrès) peut toujours censurer ou corriger l’exécutif.
Le commentaire ci-dessous est de Susan Koniak, Professeur à Boston University, posté sur le NYTimes à la suite de l’article de Krugman commenté également par Paul Jorion
“You are right, but understate the problem because you leave out two factors.
1) Obama’s housing plan (...)
2) Winstar! Both the President’s housing plan and this new bank plan are based, not on legislation, but on contracts between the government and private actors.
Winstar is a Supreme Court case, coming out of the savings and loan crisis, which says that when the government enters into a contract with a private party to induce it to do x (here buy these assets), Congress cannot—when the plan fails—legislate to adopt a more sensible plan without being potentially liable for HUGE damages to the private parties whose expectations were thwarted.
This case, a bad decision but one this conservative Supreme Court will stand by, puts executive agencies (those who write these deals with private parties) above Congress and in effect renders future elections to change policy near meaningless as it allows private contracts made by unelected agency officials to make legislation to change course too expensive to adopt (because it would require paying massive damages to compensate private folks who acted on the basis of the contracts about to be entered into to implement Geithner’s plan and the near useless housing plan).
Winstar means that it is not just public bailout fatigue, as Paul Krugman says, that may prevent us from later adopting sensible policy. The costs of sensible policy are likely to become prohibitively high once we walk down this path of inducing private parties to “help” us out of this mess with the Geithner plan to be adopted today (and the housing plan, which also involves private contracts with the big banks, who are the servicers of most subprime mortgages)”.
La question peut évidemment être reposée à la cour suprême qui pourra le cas échéant infirmer Winstar mais le déficit démocratique actuel est consternant, et Obama ne pouvait pas ne pas le savoir…
Jean-Paul Baquiast
25/03/2009
Il ne faudrait pas s’étonner de voir les négationnistes de la crise climatique saisir toutes les tribunes (ici Dedefensa) pour défendre le “business as usual”. Les Père Icles et Geraldo Lino se permettent d’attaquer Hansen dont la rectitude est appéciée de tous. Ils dénoncent un complot sans avouer qu’ils sont eux-mêmes les agents du complot en sens inverse business as usual toujours.
Faut-il renvoyer ces gens à celui qui je crois restera l’auteur inspiré d’un testament prophétique face à la méga-crise qui s’annonce :James Lovelock. Voyez http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=252&r_id=
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