eric b.
13/10/2008
Parmi les possibles.
Un événement dramatiquement important, exceptionnel, unique a peut être aussi transformé de manière irréversible le processus réformiste de départ en une lame de fond “révolutionnaire” : Tchernobyl .
Au hasard et pour faire très simple et de haut en bas :
1 - Les “responsables” directs ont commencé à mentir à Gorby pendant des jours (les chiens ne font pas des chats)
2 - Devant l’ampleur de la catastrophe et pour la première fois, le politburo a fait passer une information concernant les russes et à destination des russes en acceptant la tenue d’une conférence internationale (Vienne; Hans Blix).
3 - Entre 500 000 et 600 000 russes ont été mobilisés sur le site pour effectuer le “nettoyage” et la mise en oeuvre du sarcophage dans les conditions que l’on sait, ce qui n’est pas rien même pour un grand pays.
Pendant les trois mois qui ont suivis l’explosion de la centrale, la planète, en tout cas l’Europe entière et tout le bassin méditerranéen (via la Mer Noire), est passée tout près d’une catastrophe historique.
D’ après les experts, en au moins deux occasions, le coeur du réacteur aurait pu passer en phase “réaction en chaine” (XXX fois Hiroshima).
Pour conclure, je pense que Gorby et quelques autres ont eu vraiment ...PEUR…
......(avec raison)...
merci pour votre site
Ilker de Paris
12/10/2008
un essai d’anticipation des conséquences de la crise actuelle :
————
“Le capitalisme touche à sa fin”
Signataire du manifeste du Forum social de Porto Alegre (“Douze propositions pour un autre monde possible”), en 2005, vous êtes considéré comme l’un des inspirateurs du mouvement altermondialiste. Vous avez fondé et dirigé le Centre Fernand-Braudel pour l’étude de l’économie des systèmes historiques et des civilisations de l’université de l’Etat de New York, à Binghamton. Comment replacez-vous la crise économique et financière actuelle dans le “temps long” de l’histoire du capitalisme ?
Immanuel Wallerstein : Fernand Braudel (1902-1985) distinguait le temps de la “longue durée”, qui voit se succéder dans l’histoire humaine des systèmes régissant les rapports de l’homme à son environnement matériel, et, à l’intérieur de ces phases, le temps des cycles longs conjoncturels, décrits par des économistes comme Nicolas Kondratieff (1982-1930) ou Joseph Schumpeter (1883-1950). Nous sommes aujourd’hui clairement dans une phase B d’un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d’histoire du système capitaliste.
Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s’endettent, massivement. Nous sommes aujourd’hui dans la dernière partie d’une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l’économie connaît une situation de déflation réelle.
Mais, aujourd’hui, ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”, au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.
La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot “crise” à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.
Pourquoi ne s’agirait-il pas plutôt d’une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?
Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l’information. Mais je pense que les possibilités d’accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.
A cet égard, le rattrapage économique de l’Asie de l’Est, de l’Inde, de l’Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour “l’économie-monde” créée par l’Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l’accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d’oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s’achever n’a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu’en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu’en 1945. En fait, la dernière période d’accumulation réelle - les “trente glorieuses” - n’a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !
Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?
Il y en a eu beaucoup dans l’histoire de l’humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d’un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes - pour l’environnement, pour les sociétés - qu’il a engendrées. Le seul bien, c’est celui qui permet d’obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente.
Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d’aujourd’hui est l’effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s’effondrer l’emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C’est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par “faire système” en s’étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.
Combien de temps la transition actuelle devrait-elle durer, et sur quoi pourrait-elle déboucher ?
La période de destruction de valeur qui clôt la phase B d’un cycle Kondratieff dure généralement de deux à cinq ans avant que les conditions d’entrée dans une phase A, lorsqu’un profit réel peut de nouveau être tiré de nouvelles productions matérielles décrites par Schumpeter, sont réunies. Mais le fait que cette phase corresponde actuellement à une crise de système nous a fait entrer dans une période de chaos politique durant laquelle les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu’il est techniquement possible pour retrouver l’équilibre, mais il est fort probable qu’ils n’y parviendront pas.
Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu’il fallait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.
Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif.
Les mutations antérieures du capitalisme ont souvent débouché sur un déplacement du centre de “l’économie-monde”, par exemple depuis le Bassin méditerranéen vers la côte Atlantique de l’Europe, puis vers celle des Etats-Unis ? Le système à venir sera-t-il centré sur la Chine ?
La crise que nous vivons correspond aussi à la fin d’un cycle politique, celui de l’hégémonie américaine, entamée également dans les années 1970. Les Etats-Unis resteront un acteur important, mais ils ne pourront plus jamais reconquérir leur position dominante face à la multiplication des centres de pouvoir, avec l’Europe occidentale, la Chine, le Brésil, l’Inde. Un nouveau pouvoir hégémonique, si l’on s’en réfère au temps long braudélien, peut mettre encore cinquante ans pour s’imposer. Mais j’ignore lequel.
En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n’oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés…
Francis Lambert
12/10/2008
NB Cet extrait n’est qu’un élément d’années d’avertissements parfaitement documentés.
La “psychologie” a bon dos dans cette mécanique ... un ersatz pour intello dépassé ? (j’en suis…)
“Si vous étiez abonnés au GEAB, vous auriez lu ce qui suit dès le 15 mars 2008 :
Selon LEAP/E2020, d’ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l’ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu’il correspond à l’arrivée à la retraite de la première vague des baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des fonds de pension s’effondrent au moment même où ils doivent commencer à effectuer leur première grande série de versements aux retraités. ...
La prise de conscience désormais généralisée que le monde fait face à une crise d’une ampleur et d’une nature nouvelles permet déjà à nos chercheurs d’affiner certaines de leurs anticipations. ...
Devant l’ampleur de la Très Grande Dépression US désormais en plein développement (6), LEAP/E2020 se félicite de constater que les autorités américaines, suite aux nombreuses protestations (7), ont finalement décidé de maintenir la parution synthétique des indicateurs économiques US sur le site EconomicIndicators.Gov. ...
Dans cette même logique, la Réserve fédérale d’Atlanta fait oeuvre utile en diffusant gratuitement un DVD intitulé « Se préparer à la crise : reconnecter son flux financier vital » (« Crisis Preparedness: Reconnecting the Financial Lifeline »), qui permet aux opérateurs de toute nature d’anticiper la crise, et donc de mieux s’y préparer (8). Dans la perspective de la phase d’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis, prévue pour Septembre 2008 par LEAP/E2020 (9), ces conseils officiels prennent tout leur sens. Notamment, comme nous le soulignons depuis des mois, en cas de crise grave, « le liquide est roi » (« Cash becomes king » comme le répète ce DVD), et ce que la crise soit liée à un désastre naturel ou provoqué par les hommes comme l’illustre parfaitement le fait que les assureurs américains ont désormais perdus plus d’argent à cause de la crise des subprimes qu’à cause du cyclone Katrina, pourtant le pire désastre naturel de l’histoire des Etats-Unis (10).
... La contagion va maintenant entrer dans une seconde étape de son développement et va donc bien générer une nouvelle série de faillites bancaires d’ici l’été, comme anticipé dans le GEAB N°20, entraînant la rupture du système financier mondial dans la seconde moitié de 2008.”
Francis Lambert
12/10/2008
... C’est avec de l’or anglais que les empereurs de Russie et d’Autriche payèrent les troupes qui furent anéanties par Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1805, à Austerlitz.
... Selon les statistiques compilées par le Conseil mondial de l’or, c’est en 1950 que les salles fortes de la BoE (NB Bank of England) ont contenu le plus de lingots : plus de 2 500 tonnes. En 1965, on en est toujours à 2 000 tonnes, puis c’est la dégringolade : à partir de 1971, le bas de laine de la Vieille dame fait grise mine, la barre des 700 tonnes constituant la limite supérieure.
Qu’est-il donc arrivé à l’or des Anglais ?
... En 1997, le Parti travailliste emmené par Tony Blair remporte les élections législatives.
Dix ans plus tard, Tony Blair est toujours Premier ministre. Durant toute cette période, le poste de “chancelier de l’Echiquier”—expression délicieusement surannée désignant le ministre des Finances britannique—sera occupé par l’Ecossais Gordon Brown.
Mais l’Ecossais ne semble plus être ce qu’il était : deux ans après sa prise de fonction, Brown organise des ventes d’or, car comme aux Etats-Unis, le stock d’or anglais relève du Trésor, et non de la banque centrale.
Selon le Conseil mondial de l’or, “le Royaume-Uni a vendu 395 tonnes d’or par l’intermédiaire de ventes aux enchères intervenant tous les deux mois entre juillet 1999 et mars 2002, réduisant ainsi ses réserves à 314 tonnes”.
De surcroît, le Trésor a cru bon d’annoncer à l’avance les dates et les quantités d’or qu’il offrirait à la vente, dans un souci affiché de “transparence et de flexibilité”.
D’habitude, ce genre d’opération se règle par des placements privés, réalisés au cours du jour, qui ne sont annoncés qu’après-coup. Les modalités retenues par le gouvernement Blair ont permis au marché de l’or d’anticiper tranquillement une arrivée massive de métal.
Que croyez-vous qu’il arrivât ? Les cours, qui étaient déjà faibles, ne tardèrent pas à chuter à des plus bas de 20 ans juste après la première vente…
Même le Conseil mondial de l’or s’est permis de critiquer les modalités des cessions, du jamais vu !
Ross Norman, spécialiste des métaux précieux et directeur de TheBullionDesk.com, est lui aussi perplexe : “ses motivations étaient politiques, mais l’opération a été menée de manière incroyablement stupide, juste au moment où le marché se retournait”.
Et juste avant que la demande d’or d’investissement ne connaisse une authentique envolée ! Bref : la Banque d’Angleterre a trouvé le moyen de conserver ses 700 tonnes d’or pendant presque trente ans… pour en vendre plus de la moitié au pire moment. Certes, la BoE n’est pas la seule banque centrale à avoir cédé de l’or depuis 1970. Mais il ne fait aucun doute que ses opérations sont les moins profitables de toutes !
... Bilan financier de l’opération : le Trésor a vendu son or au cours moyen de 275 $ l’once. Il en a retiré 3,5 milliards de dollars qu’il a placés à 40% en dollars US, 40% en euros et 20% en yens. (NB imaginez au prix actuels !)
... C’est avec ce raisonnement que Nicolas Sarkozy,
alors ministre des Finances, a initié en 2004 les premières ventes d’or de la Banque de France depuis les années 60.
Alors même que Simone Wapler rappelle que ces dernières années, la hausse de la valeur de l’once d’or est supérieure aux rendements obligataires en euros comme en dollars… Mais là encore, passons : il y a plus croustillant un peu plus loin.
Des inquiétudes du “rapport Cheuvreux” à celles de Peter Hambro.
Selon les meilleures sources disponibles, dont aucune n’est officielle, entre le tiers et la moitié des 30 800 tonnes d’or officielles ont été prêtées.
C’est beaucoup d’autant qu’officiellement, le taux de prêt est quasi-nul. “Cet or a été prêté aux bullion banks et leurs contreparties, et a déjà été vendu sous forme de bijoux”, écrivait Paul Mylchreest, analyste pour le courtier londonien Crédit Agricole Cheuvreux, dans une note de recherche de janvier 2006. ...
Epilogue : “vous n’auriez pas vu 300 tonnes d’or, par hasard ?”
Vous m’objecterez avec raison : “les fonds de couverture ne sont pas idiots, même les plus risqués ont pris soin de couvrir leur position avec des dérivés”. Bien vu. (NB les “garanties” sont en peine déroute)
Mais pour se couvrir correctement, il faudrait avoir une idée précise du risque en question. C’est-à-dire savoir combien d’or est effectivement présent dans les salles fortes, et combien a été prêté. Nous en revenons donc à l’interrogation de Peter Hambro.
Curieusement, les bilans des banques centrales occidentales comptabilisent, sur la même ligne, l’or physique et les créances en or. Et de par la loi, par exemple, les coffres de la Banque d’Angleterre ne sont pas auditables.
Ce ne sont pas les seuls : la Fed américaine, la Bundesbank et la Banque de France sont logées à la même enseigne. Humm… J’ai comme dans l’idée que la sous-évaluation générale des risques que nous connaissons aujourd’hui n’a pas épargné l’or, d’autant que les données chiffrées manquent.
D’après le Telegraph qui a rapporté les propos d’Hambro, le Trésor britannique a déclaré qu’il allait examiner… s’il avait prêté l’or qu’il proclame détenir. Et depuis lors ? Rien. Faut-il si longtemps pour compter des lingots de 400 onces ‘troy’ ? Je vous laisse en déduire ce que bon vous semble…
2007-09-03, http://www.la-chronique-agora.com/lca/20070903.html
Francis Lambert
12/10/2008
Dans les sondages, 83 % des Américains assurent que la couleur de peau ne joue aucun rôle dans leur choix. Mais une étude de l’université de Stanford évalue l’écart potentiel entre les déclarations des sondés et leur vote à 6 % des voix, pratiquement l’avance actuelle d’Obama. C’est «l’effet Bradley», du nom d’un candidat noir au poste de gouverneur de Californie en 1982, qui avait perdu de justesse alors que les sondages le donnaient gagnant. Dans le cas d’Obama, s’y ajoute une complication : 46 % des Américains sont incapables d’identifier sa religion et 13 % pensent qu’il est musulman.
de defensa
12/10/2008
Nous avons corrigé l’erreur que nous signalait notre lecteur Garçon DeCafe. Nous le remercions de son intervention et prions nos lecteurs de nous excuser pour cette erreur bien que, selon la formule, elle soit inexcusable.
Stephane Eybert
11/10/2008
Francis Lambert
11/10/2008
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5963062
““Les délégations se sont mises d’accord pour travailler en étroite collaboration sur les questions en suspens dans les jours à venir”, ont déclaré les deux pays dans un communiqué, ajoutant que l’atmosphère des discussions était cordiale.”
Bonne nouvelle, l’aveuglement des législations et des banques de ces Nations laissaient craindre un conflit, au minimum juridique ... attendons la fin, tout sera facturé à quelqu’un !
Francis Lambert
11/10/2008
Menaces d’état, confiscation des biens de compagnies étrangères, et pire à venir ... les hyènes nationales défendent leurs charognes :
“... Gordon Brown has issued a public threat to Iceland, demanding the return of up to £20 billion belonging to British savers, companies and local councils.
... The Prime Minister said Britain would seize the assets of Icelandic companies and take “further action against the authorities”
Contre un allié atlantique de l’OTAN ? Les vraies valeurs des Nations se révèlent dans la lignée d’une orgie de spéculation.
Préférons le retour poétique de l’histoire :
1. la “South Sea bubble” (dont je résumais il y a deux semaine le poème de Swift) est actualisée en “North Sea bubble”
2. il y a aussi un beau poème de Kipling à propos de la déroute Anglaise en Afghanistan (vers 1850)
http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/financialcrisis/3169032/Financial-Crisis-Gordon-Brown-demands-20-bn-British-money-from-Iceland.html
D’autant plus que cette glorieuse Nation a été longuement avertie (déjà par son histoire éblouissante de rapacité) :
“... In February, Moody’s Investors Service cut its ratings on all the major Icelandic banks
... In May, Fitch, another agency, cut the ratings of Glitnir Bank and Kaupthing Bank.
... Standard & Poors said it had only rated one Icelandic bank, Glitnir, and had cut its rating from A- to BBB+ in April. “
etc etc. et encore mieux en juillet :
“Other councils opted to put money into Icelandic banks even after the agencies cut the banks’ ratings. Great Yarmouth Borough Council invested £2million with Heritable Bank as recently as July. “
On peut parier que ces pitres continuent !
http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/financialcrisis/3166782/Banking-crisis-Councils-ignored-warnings-over-Icelandic-banks.html
Ah oui, l’Eurogroup ce week end compte reprendre le “modèle Anglais” pour sortir de la crise :
1. préparez vos armées “to take further action against the authorities”
2. le modèle anglais “bail-out gamble” est déjà raté, il est temps de le copier
“Yesterday there were few signs that Mr Brown’s bail-out gamble was paying off. Bank shares rose but the FTSE-100 closed 1.2 per cent down. There was little evidence that banks were more prepared to lend to each other and no British bank has requested any of the £50 billion available. ” (extrait du premier article)
Les Raisins De la folie
11/10/2008
Un article du NY Times nous donne un peu plus de précisions sur l’ambiance raciste et violente qui régnait dans les récents meeting de Mcain/Palin. On y apprend notamment que le candidat républicain à été conspué à deux reprises lorsqu’il a fait part du respect qu’il avait pour Obama. On peut y constater aussi le caractère raciste de ces meeting avec notamment un cameraman “African-American” insulté.
http://www.nytimes.com/2008/10/11/us/politics/11campaign.html?_r=1&hp&oref=slogin
Stephane Eybert
11/10/2008
Vous avez a maintes reprises parle de l’hypothese Gorbatchev, en faisant comprendre que cet homme a decide d’une orientation politique radicale allant a l’encontre du systeme URSS de l’epoque.
Vous n’avez pas approche l’URSS en y cherchant un systeme, un establishment, avec sa psychologie et sa pathologie. Chose que vous faite si bien pour les USA.
Pensez vous qu’un seul homme ai pu decider du sort de l’URSS..? Ne pensez vous pas qu’il y avait la un courant profond de forces patriotiques Russes qui etait a l’oeuvre depuis quelques decennies?
D’un autre cote vous semblez envisager l’histoire et le destin de l’amerique d’une toute autre maniere. Il semble que vous y excluer toute possibilite qu’une action individuelle puisse orienter l’histoire politique des USA. Envisagez vous la societe americaine unie et homogene dans son americanisme?
L’histoire financiere et geostrategique des USA a montre a maintes reprises comment quelques hommes ont pu decider du sort de cette nation.
Votre approche tres “psychologique” des USA semble ignorer toutes les actions de false flag terror realisees au cours des 100 dernieres annees.
La psychologie des USA est manipulee par l’establishment.
Il vous manque un article de fond qui preciserait les relations entre:
- l’establishment
- l’americanisme
- le psyche americain
- les operation psyop type northwoods, uss liberty, gulf of tonkin, 911
- les centres de pouvoirs
Merci
Francis Lambert
11/10/2008
... C’est le scénario de 1992, qui avait vu la victoire du démocrate Bill Clinton qui se rejoue, à la puissance dix. ” De plus en plus d’électeurs font de l’économie leur critère principal, et n’ont plus aucune confiance dans la capacité de Bush-McCain (c’est à dire des Républicains) à gérer cette crise ” diagnostique Mark Penn, le stratège de Clinton qui avait dirigé la campagne d’Hillary Clinton. 60% des Américains sont convaincus que le pays est sur la pente fatale qui mène à la Dépression.
... Plus grave encore pour les conservateurs, l’élection législative qui aura lieu en même temps que la présidentielle tournera à peu près certainement à la Bérézina. Le politologue Stuart Rothenberg prédit que le parti démocrate devrait augmenter sa majorité à la Chambre des représentants de 25 à 30 sièges.
Et, ce qui est encore plus important, ” je ne peux plus écarter l’hypothèse qu’ils arrivent à contrôler 60 sièges au Sénat ” (sur 100) en raflant au moins neuf sièges supplémentaires. Ils atteindraient alors la majorité des 2/3, qui permet au Congrès d’ignorer d’éventuels vetos du Président, et, surtout, les manoeuvres d’obstruction de la minorité.
Les Démocrates sont donc en passe de retrouver l’hégémonie politique, avec le contrôle simultané de la Maison-Blanche, de la majorité à la Chambre et des 2/3 du Sénat qu’ils n’avaient plus connu depuis l’élection du républicain Nixon en 1968. ” Comment croire à un renversement de tendance, en dehors d’un attentat ? ” demande le stratège démocrate Paul Maslin dans le quotidien The Politico .
La panique qui règne dans les rangs républicains ressemble du coup à celle qui tétanise les bourses. Les conservateurs ont perdu deux des trois armes qui avaient assuré leur domination politique ininterrompue depuis l’ère Reagan (en dehors du double mandat de Bill Clinton).
Ils étaient le parti de l’enrichissement, ils sont devenus celui des fossoyeurs de la prospérité.
Ils sont le parti des faucons, garants de la sécurité nationale et de l’hégémonie américaine dans le monde, mais celle-ci est battue en brèche et de toute manière la politique étrangère et les guerres, en Irak et Afghanistan, n’intéressent plus que 10% des électeurs.
Ne reste aux Républicains qu’une seule arme : la ” guerre culturelle ” , qui passe par la dénonciation des Démocrates comme étrangers, ou hostiles aux valeurs fondamentales de l’Amérique et à la patrie et les attaques personnelles contre la crédibilité de leur candidat.
Depuis jeudi, John McCain a donc, selon l’expression d’un de ses conseillers ” lâché les chiens” . ... On entend aussi des cris ” À mort ! ” et ” Terroriste ! ” quand le nom du candidat démocrate est cité, et un des partisans de McCain, l’ex-gouverneur de l’Oaklahoma Frank Keating, l’a traité de ” voyou des rues qui se droguait à la cocaïne ” . Ces poussées de haine ont suscité l’embarras jusque dans l’entourage de McCain.
... S’il n’a rien lui non plus à proposer pour combattre la crise, le candidat démocrate s’emploie consciencieusement à imiter son grand ancêtre, Franklin D.Roosevelt. Il s’efforce comme lui de projeter une image rassurante de dirigeant au sang froid et résolument optimiste, allant jusqu’à reprendre la célèbre injonction lancée par FDR lors de sa prestation de serment en 1933 : ” La seule chose dont nous ayons à avoir peur c’est de la peur elle-même” . Un discours qui ne suffira peut-être pas à rassurer Wall Street, mais qui visiblement séduit Main Street.
Les Raisins De la folie
11/10/2008
La monté aux extrêmes que l’on avait (un peu) oublié ces derniers temps revient en force (et à quel degré!) via la base de l’électorat républicain.
Un article de CNN nous décrit une situation quasi insurrectionnelle d’une extrême tension dans les derniers meeting de Mcain. L’appel aux calme lancé par ce dernier et les commentaires de divers politiciens mentionné dans l’article montre clairement la crainte de l’establishment face à cette colère potentiellement déstabilisatrice (voir destructrice) et incontrôlable qu’elle pourrait avoir envers le système.
Reste à savoir ci cet état durera et si il pourrait engendrer d’autres réactions plus extrêmes comme une volonté de scission de certains États par exemple.
http://edition.cnn.com/2008/POLITICS/10/10/mccain.crowd/index.html
Rage rising on the McCain campaign trail
Story Highlights
NEW: McCain urges his supporters to be respectful of Obama
McCain-Palin supporters increasing their attacks on Obama during rallies
Some supporters have yelled out “treason,” “kill him” and “terrorist”
Obama says Friday: Anger and division are “not what we need right now”
From Ed Henry and Ed Hornick
CNN
(CNN)—With recent polls showing Sen. Barack Obama’s lead increasing nationwide and in several GOP-leaning states, some Republicans attending John McCain-Sarah Palin campaign rallies are showing a new emotion: rage.
At a rally in Minnesota on Friday, a woman told McCain: “I don’t trust Obama. I have read about him and he’s an Arab.”
McCain shook his head and said, “No ma’am, no ma’am. He’s a decent family man…[a] citizen that I just happen to have disagreements with on fundamental issues. That’s what this campaign is all about.”
One man at the rally said he was “scared of an Obama presidency.” McCain later told the man he should not fear Obama.
“I want to be president of the United States, and I don’t want Obama to be,” he said. “But I have to tell you, I have to tell you, he is a decent person, and a person that you do not have to be scared as President of the United States.”
McCain’s response was met with boos from the crowd.
When asked about these outbursts, McCain campaign manager Rick Davis said that he didn’t know who those people were and if they were there as supporters or to disrupt the rallies.
A day earlier, the same type of hostility toward Obama was evident at McCain-Palin rallies.
“When you have an Obama, [House Speaker Nancy] Pelosi and the rest of the hooligans up there going to run this country, we have got to have our head examined. It’s time that you two are representing us, and we are mad. So, go get them,” one man told McCain at a town hall meeting in Waukesha, Wisconsin.
Another man was more pointed.
“And we’re all wondering why that Obama is where he’s at, how he got here. I mean, everybody in this room is stunned that we’re in this position,” another man said at Thursday’s rally.
“I’m mad. I’m really mad. And what’s going to surprise you, it’s not the economy. It’s the socialists taking over our country,” one said. Watch more of the anger at the rallies »
McCain urged his supporters to be respectful of Obama.
“We want to fight and I will fight. But we will be respectful,” he said. “I admire Sen. Obama and his accomplishments. I will respect him and I want everyone to be respectful, and let’s make sure we are.” Watch McCain address attacks on Obama »
CNN contributor David Gergen, who has advised Democratic and Republican presidential administrations, said Thursday that the negative tone of these rallies is “incendiary” and could lead to violence.
“There is this free floating sort of whipping around anger that could really lead to some violence. I think we’re not far from that,” he said. “I think it’s really imperative that the candidates try to calm people down.”
On Friday, Obama said the “barrage of nasty insinuations and attacks” was a result of the Republican nominee’s failed economic ideas.
“They can run misleading ads, they can pursue the politics of anything goes. It will not work. Not this time. I think that folks are looking for something different this time. It’s easy to rile up a crowd, nothing’s easier than riling up a crowd by stoking anger and division. But that’s not what we need right now in the United States. The times are too serious,” Obama said at a rally in Chillicothe, Ohio.
Recently, McCain’s campaign launched a string of ads that question Obama’s judgment and character.
The McCain campaign calls Obama “too risky for America” in a new Web ad that focuses on his political relationship with Bill Ayers, a founding member of the radical Weather Underground.
“Barack Obama and domestic terrorist Bill Ayers. Friends. They’ve worked together for years. But Obama tries to hide it,” the announcer said in the 90-second ad.
The now-defunct Weather Underground was involved in bombings in the early 1970s, including attacks on the Pentagon and the Capitol. Obama was a young child at the time of the bombings.
Obama and Ayers, now a university professor, met in 1995, when both worked with a nonprofit group trying to raise funds for a school improvement project and a charitable foundation. CNN’s review of project records found nothing to suggest anything inappropriate in the volunteer projects in which the two men were involved. CNN Fact Check: Is Obama ‘palling around with terrorists’?
Obama, in an April debate during the primaries, called Ayers “somebody who engaged in detestable acts 40 years ago, when I was 8.”
At a rally Tuesday in Clearwater, Florida, Sarah Palin said Obama was being “less than truthful” about his ties to Ayers. “His own top adviser said they were ‘certainly friendly.’ ... I am just so fearful that this is not a man who sees America the way that you and I see America—as the greatest source for good in this world,” she said.
Palin told the crowd that she sees “a pattern in how our opponent has talked about one of his most troubling associations.“Watch more of Palin’s comments »
One member of the Palin audience in Jacksonville, Florida, Tuesday shouted out “treason.” And at another rally in the state Monday, Palin’s mention of the Obama-Ayers tie caused one member to yell out: “kill him”—though it was unclear if it was targeted at Obama or Ayers.
At several recent rallies, Palin has stirred up crowds by mentioning the “liberal media.” Routinely, there are boos at every mention of The New York Times and the “mainstream media,” both of which are staples of Palin’s stump speech.
Some audience members are openly hostile to members of the traveling press covering Palin; one crowd member hurled a racial epithet at an African-American member of the press in Clearwater, Florida, on Monday.
And at a McCain rally in New Mexico on Monday, one supporter yelled out “terrorist” when McCain asked, “Who is the real Barack Obama?” McCain didn’t respond. Watch as McCain ramps up his criticism of Obama »
Ohio Gov. Ted Strickland, a Democrat, on Friday told voters that the McCain-Palin campaign “would want you to be afraid of Barack Obama.”
Some Republicans have also been critical of the McCain campaign.
Former Michigan Gov. William Milliken, a Republican, told the Grand Rapids Press he was “disappointed in the tenor and the personal attacks on the part of the McCain campaign.”
“He is not the McCain I endorsed,” Milliken said Thursday.
Some anger found at McCain-Palin rallies is directed at McCain for a different reason. Watch analysts weigh in on the recent attacks »
“I am begging you, sir, I am begging you, take it to him,” another supporter said to the Arizona senator at the Wisconsin rally.
McCain, however, seems torn. On one hand, he is going negative on the Ayers controversy.
“The point is, Sen. Obama said he was just a guy in the neighborhood. We know that’s not true,” he said at the rally in Wisconsin. “We need to know the full extent of the relationship because of whether Sen. Obama is telling the truth to the American people or not.”
On the other hand, McCain is trying to focus on the economic downturn plaguing the country.
“But I also, my friends, want to address the greatest financial challenge of our lifetime with a positive plan for action,” he added.
Also, the McCains said months ago they didn’t want their son Jimmy—a Marine serving in Iraq—dragged into the campaign.
But on Thursday, Cindy McCain brought up her son.
She criticized the Illinois senator for voting against a bill to fund troops in Iraq, a regular line of attack from her husband’s campaign.
“The day that Sen. Obama cast a vote not to fund my son when he was serving sent a cold chill through my body, let me tell you,” she told a Pennsylvania crowd before introducing her husband and his No. 2.
The vote Cindy McCain is referencing came in May 2007, when Obama was one of 14 senators who voted against a war-spending plan that would have provided emergency funds for American troops overseas.
A CNN fact check deemed the charge that Obama voted against troop funding “misleading.” Obama supported a different version of the troop-funding plan—one that McCain spoke against. Fact Check: Did Obama vote to cut funds for the troops?
CNN’s Carey Bodenheimer, Dana Bash and Anastasia Diakides contributed to this article.
Garçon DeCafe
11/10/2008
vous dites :
“en désespoir de cause, multiplié les attaques personnelles contre Obama, notamment à propos des liens quil a eus dans les années 1960, ou quil est supposé avoir eus, avec des personnalités et des groupes extrémistes, voire terroristes selon la terminologie républicaine toujours généreuse dans ce cas.”
Or le lien en question est a posteriori . Obama a effectivement siégé auprès de William Ayers au sein de la Woods Fund of Chicago, entre 1999 et 2002. Ayers etait un activiste dans les annees 60 ( Obama avait 8 ans) et a effectivement poses des bombes au Pentagone et au Capitol.
Les liens en questions ne sont donc pas situes dans les annees 60.
http://cafecroissant.fr/2008/palin-et-mccain-pataugent-dans-la-merde/
Laurent Ragain
11/10/2008
J’ai souris en tombant sur cette information après avoir lu votre article: alors que les bourses mondiales s’effondrent partout, celle de Bagdad -fonctionnant sans un seul ordinateur!- affiche une santé insolente:
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/investisseurs-inquiets-rendez-vous-a-la-bourse-de-bagdad/924/0/281418
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