Forum

Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier

Iran tigre de papier∫

Article lié : On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

JP.Baquiast

  02/11/2007

Dans Le Monde du 2 novembre, p. 15, un certain Martin Van Creveld, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem et spécialiste des questions stratégiques (les professionnels de la profession vérifieront sa compétence…) expose une thèse qui nous intéresse d’autant plus que nous l’avions déjà évoquée. Selon lui, les défenses militaires de l’Iran, dont il fait un inventaire rapide, seraient inopérantes en cas d’attaque aérienne américaine ou même israélienne. Les rétorsions de type terroriste ou G4G évoquées notamment récemment par les Gardiens de la Révolution n’auraient aucun effet sur des pays vraiment décidés à ne pas se laisse influencer par quelques attentats. Enfin, si l’Iran se dotait d’une bombe atomique, il s’en trouverait subitement assagi. Martin Van Creveld rappelle que c’est aussi le point de vue du général américain John P. Abizaïd, pour qui le monde peut très bien vivre avec un Iran doté d’une bombe nucléaire.

La conclusion qu’il en tire est qu’attaquer l’Iran serait inutile. Il ne précise pas dans son article ce qui résulterait d’une telle attaque, mais nous pouvons conclure à sa place. Elle ferait peut-être faire espérer à G.W. Bush de « finir en beauté » son mandat. A l’inverse elle enclencherait un processus imprévisible de déstabilisation non seulement des Etats voisins du Moyen-Orient mais d’Israël, des Etats-Unis et même de l’Occident. Les faucons qui dans le reste du monde guettent le déclin de ces puissances ne tarderaient pas à en profiter. Rappelons que c’était la thèse que nous avions défendue à propos de l’Irak. Saddam vivant ne représentait pas un véritable danger. Saddam mort creuserait sous les pieds de ses agresseurs un précipice dont ils ne pourraient sortir.

Mais qui est écouté à Washington, les gens de bon sens comme notre expert ou les représentants de General Dynamics, Lockheed Martin, Northrop Grumman et autres ? Dedefensa a sans doute la réponse

Vous avez dit \\

Article lié :

Ilker

  01/11/2007

Un article sur le site Antiwar.com, analyse comment dans la soit disante \\\“guerre contre le terrorisme\\\” les USA s\\\‘allient avec des terroristes patentés (ceux du Pkk) et comment l\\\‘administration pro-guerre US est prête à sacrifier une alliée comme la Turquie pour s\\\‘assurer du soutien de groupes terroristes contre l\\\‘Iran.

Quelle belle politique, pleine de cohérence et préparant la paix… C\\\‘est pas possible doivent prendre des substances pas très nettes ces \\\“autorités US\\\”.

http://antiwar.com/justin/?articleid=11828

Politique prétexte.

Article lié : MOP, ou comment nous apprendrons à aimer la Bombe

Ilker

  01/11/2007

De toute manière “bombe” iranienne ou pas les USA sont intervenus au M.O dans le but d’organiser la région selon leurs vues.

Ainsi des “armes de destructions massives” en Irak, à la “bombe” iranienne, en passant par le terrorisme syrien au Liban, tous ces faits, vrais ou faux, sont là pour les Américains que comme arguments, prétextes, pour justifier leur politique actuelle au M.O.

Même si l’Iran n’avait pas de projet nucléaire, les USA auraient trouvé quelque chose d’autre (par ex que les Iraniens soutiennent les insurgés, les terroristes, en Irak) etc etc il faut des prétextes.

Une fois que de ce côté-ci le prétexte est fixé, de l’autre côté un prétexte (interne) pour “frapper” ça peut être qu’on a une arme faite pour.

Cette politique sans queue ni tête ne peut aboutir qu’à une catastrophe et les Américains pensent peut-être que quoi qu’ils fassent ils sont dans le bon, le bien etc, ils se trompent, la magie ça n’existe pas, et il n y a qu’à se regarder dans le miroir pour voir où on en est.

20,6% de baisse du dollar depuis 2002 ont rapportés 1 300 milliard de dollars aux USA ... pourquoi arrêter ∫

Article lié :

Francis

  01/11/2007

... So when the dollar loses value, foreign holders of dollar assets lose on their dollar investments. Almost all US foreign liabilities are in dollars and about 70 percent of US foreign assets are in foreign currencies.

In what Gourinchas calls an “eye-catching, back-of-the-envelope calculation,” a 10 percent depreciation of the dollar represents a transfer of 5.3 percent of US GDP from the rest of the world to the US.

America’s GDP is currently $13.7 trillion, and the dollar is down 20.6 percent since 2002. So foreigners have – in effect – given the US about $1.3 trillion.

It’s not really that simple, emphasizes Gourinchas. Nonetheless, the US has had a free lunch.

http://www.csmonitor.com/2007/1029/p15s01-wmgn.html 2007-11-01
The mystery of the missing $2.9 trillion, David R. Francis

( Ainsi les pays qui utilisent et/ou ont des réserves en dollars financent le Pentagone et les guerres US à commencer par “China with $1.4 trillion, Japan with $923 billion, Taiwan with $263 billion, South Korea with $257 billion and India with $249 billion” )

Le JSF et les Hollandais

Article lié :

CMLFdA

  31/10/2007

Selon DID, les Hollandais n’auraient pas encore décidé d’acheter le JSF….

Oct 30/07: The Dutch may have been the first to sign the production phase MoU, but they are keeping their options somewhat open. Pulling out of the F-35 program would e costly, but the country does have a clear set of ‘Plan B’ options if the F-35 doesn’t live up to their expectations or cost requirements. Reader David Vandenberghe sends in a translation of a written parliamentary Q&A document related to the Dutch MoD Budget:

“(number 25) concerning possible alternatives to the JSF. In Short there are 3 alternatives to the JSF for the Netherlands: The Rafale F4, Eurofighter tranche 3 and the Advanced F-16. The governmental cabinet has decided, during the formation talks [to form a new Dutch government], to present its conclusion to replace the F-16 to the parliamentary chamber in 2010. For that purpose a re-evaluation will be made of all possible alternatives to the F-16 replacement…from JSF to the three above mentioned.”

Of the 3, the Eurofighter’s $100+ million price tag rules it out as a cost substitute, though its superior air-air prowess could make it a capability substitute if the Netherlands decides that the F-35 can’t meet its needs. The French might be persuaded to cut an excellent deal on the 4+ generation Rafale due to that jet’s export failures, which might make it a cost substitute as well as a capability substitute if the F-35A’s price rises much over $55 million. The F-16 E/F Block 60 with the APG-80 AESA radar and built-in infared tracking currently serves with the UAE, and is a clear cost substitute option at $40-50 million per aircraft.

effectivement...

Article lié :

miquet

  31/10/2007

ABM: les Etats-Unis tendent à la Russie le bâton pour se faire battre (diplomate américain)

WASHINGTON, 31 octobre - RIA Novosti. La troisième zone de positionnement du bouclier antimissile (ABM) américain en Europe est un projet douteux et peu fiable, dont le déploiement fournit à Vladimir Poutine des arguments de poids contre les Etats-Unis et leurs alliés européens, a déclaré l’ancien secrétaire d’Etat américain adjoint Strobe Talbott.

“Nous avons mis sous pression plusieurs de nos proches alliés européens en les forçant à avancer dans cette voie, ce qui a finalement très bien fonctionné, mais cette stratégie était peu réfléchie, dans la mesure où elle a fait le jeu de Vladimir Poutine. Nous lui avons tendu le bâton pour qu’il nous batte, nous et les Européens”, a affirmé M. Talbott mardi au cours d’une audience de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants (Congrès américain).

Selon le diplomate, qui dirige actuellement la Brooking Institution de Washington, les Etats-Unis “doivent impérativement veiller à ce que les démarches entreprises vis-à-vis des Etats voyous soient prévoyantes et fiables technologiquement, et je ne pense pas que les perspectives de déploiement (de l’ABM) en Pologne et en République tchèque répondent à ces critères”.

“J’estime que ces projets sont douteux sur le plan théorique et peu fiables sur le plan technologique”, a-t-il précisé.

Il a souligné que les spécialistes de l’état-major russe n’accordaient pas de crédit aux arguments américains selon lesquels le déploiement de la troisième zone de positionnement de l’ABM en Europe ne constituait pas une menace pour la Russie.

“On trouve des personnes réfléchies dans les rangs des forces armées russes, qui pensent très sérieusement, toute paranoïa ou propagande mise à part, que les équipements expédiés vers la République tchèque et la Pologne ne sont pas défensifs. A un moment donné, nous pourrions remplacer les missiles antimissiles par des missiles sol-sol très rapides capables de frapper les réseaux du système russe de commandement et de direction des troupes, ce qui en ferait des éléments d’un potentiel plus large de frappe offensive”, a expliqué M. Talbott.

Le diplomate a également indiqué que selon ses informations, l’administration du président Bush, par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et du chef du Pentagone Robert Gates, s’était efforcée lors d’une récente visite à Moscou de trouver un compromis avec la Russie, mais que les Etats-Unis pouvaient difficilement modifier leur position concernant l’ABM pour des raisons d’ordre politique.

“Nous nous trouvons dans une position très inconfortable. Si nous venions à faire marche arrière, nous donnerons l’impression d’avoir fléchi. Politiquement, cela sera difficile”, a constaté M. Talbott.

Bon courage!

Article lié : Journal de bord de dedefensa.org — 071030, le rendez-vous du 1er novembre

FB

  30/10/2007

Des inconvénients du numérique ds le nouveau médium des Samizdat!

Prime Minister announces UK Turkey partnership

Article lié :

Stassen

  30/10/2007

Perfide Albion maintient sa politique d’ancrage de l’abcès turc dans l’UE : Gorgeous war profits for England, disastrous ‘aid programs’ deficits for piggy EU taxpayers… Without mention of human rights, democratic and socio-economic footnotes, of course !

Prime Minister announces UK Turkey partnership
23 October 2007
The PM has announced a UK Turkey strategic partnership to boost trade, security, economic and cultural cooperation between the two countries.
In a Downing Street press conference with Turkish Prime Minister Recep Erdogan, Gordon Brown said that the partnership would include closer security ties aimed at combatting the threat of terrorism - including the separatist Kurdish group PKK. Other measures include the building of a British university in Turkey and the joint construction of industrial zones in the southern Iraqi port of Basra.
During the press conference the PM reiterated his support for Turkey’s accession to the European Union. He said he hoped that talks on Turkey joining the EU could “move forward” at the next EU Council summit scheduled for December.
· Turkey/United Kingdom Strategic Partnership 2007/8 pdf
· PM welcomes Turkey restraint on PKK
· Go to our International page
http://www.number-10.gov.uk/output/Page13591.asp

Royaume-Uni :
Turquie
Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 23 octobre à Londres en présence du Premier ministre turc Recep Erdogan, le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé la création d’un partenariat stratégique afin de promouvoir la coopération entre les deux pays dans les domaines commercial, économique, culturel et de la sécurité. Il s’agit de lutter contre le terrorisme et, notamment, contre les séparatistes kurdes du PKK. Une université britannique devrait être construite en Turquie ainsi que des zones industrielles communes dans le port irakien de Bassora. Gordon Brown a renouvelé son soutien à l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne et espère que les négociations d’adhésion pourront progresser lors du prochain Conseil européen.

La Lettre (Fondation robert-schuman) 29 octobre 2007 - n°321
http://www.robert-schuman.eu/archives_lettres.php

Bien-sûr, ça vient de chez Larouche mais

Article lié :

Dominique Larchey-Wendling

  30/10/2007

C’est la première fois que je lis une info. pareille :

“Ce dernier [Poutine] a mobilisé tout son appareil diplomatique dans ce sens [éviter la guerre USA-Iran], pour commencer lors de sa rencontre à Moscou avec le président français Nicolas Sarkozy. Sarkozy était venu à Moscou avec le credo de Dick Cheney menaçant que la volonté iranienne de vouloir construire la bombe pourrait nous conduire à la troisième guerre mondiale. Mais, pendant sa rencontre avec Poutine, Sarkozy, selon des sources américaines bien renseignées, se serait fait gagner par le camp de ceux qui veulent éviter la guerre, et ceci aussi bien sous la pression de la Russie que par l’influence d’institutions militaires et du renseignement français.”

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3445

Article lié : De Bagdad à Malibu

Goudon Frederic

  29/10/2007

Est ce que vous avez vous avez interrogé des professionnels de la lutte contre l’incendie ou seulement regardé les émissions comme “C dans l’air” sur les chaines françaises consacré à ce drame avant de tirer de telles conclusions abracadabrantes ?

Les incendies au Portugal, en Gréce, aux Canaries cette été ne vous rappellent rien ?

Ceux qui ont encerclé Sydney non plus il y a quelques années ?

Il y a toujours eu des reproches comme le manque de moyens, une mauvaise organisation, ect alors qu’a ce niveau d’intensité dans ce type de brasier, le mieux que l’on puisse faire, c’est évacué les biens et les personnes.

Irak et Iran

Article lié : Ouf, la “legacy” de Bush est en marche, et cela passe par l’attaque de l’Iran

schnetzler

  29/10/2007

Il existe un fait remarquable que l’administration Bush ne manquera pas d’exploiter dans les semaines à venir : d’après les statistiques publiées sur le site indépendant (antiguerre)

icasualties.org/oif

les pertes américaines et irakiennes (civils et forces de sécurité) s’effondrent depuis septembre 2007 (2 mois consécutifs). Elles ont été divisées d’un facteur deux au moins. Encore un mois et l’administration Bush pourra bientôt déclarer qu’ellle a gagné la guerre en Irak.

Il importe peu de savoir si les statistiques sont manipulées ou à interpréter (pour les militaires, il suffit de ne pas envoyer d’hommes sur le terrain pour ne pas subir de pertes ; pour les pertes civiles, la dissimulation d’informations est plus facile ; le partitionnement du pays grâce au mur à Bagdad peut aussi avoir un effet positif ; etc.) ou si l’ennemi a changé de stratégie ou s’il a été réellement affaibli. Ce qui est sûr c’est que ces données seront exploitées très bientôt.

Comparaison entre deux crises

Article lié : L’analogie d’octobre 1962

CD

  29/10/2007

Il apparaît de plus en plus que, depuis 1962, la raison ait changé de camp.
En 1962, Kroutchev avait un comportement de caractériel( colères brutales à l\‘ONU, par exemple). Il a fait croître, à l\’époque,la crainte des Occidentaux vis-à-vis de l\‘URSS, en installant ses ICBM à Cuba. Le comportement des gouvernants soviétiquesa par contre , été très sensé : Kroutchev a été démis de ses fonctions peu après.
Il faut dire que 17 ans auparavant, l\‘horreur nucléaire avait eu lieu, et que les grands dirigeants de 1962 avaient vécu les révélations
sur la guerre atomique.

En 2007,les USA veulent implanter des bases de lancement de missiles anti-missiles, convertibles
très rapidement en missiles balistiques de frappe,
mettant Moscou à courte portée de ces engins (délai entre le départ et l\‘impact : 4 minutes).
Depuis son élection, le président US a affiché un comportement déséquilibré, au point que des Etasuniens ont parlé de la \“madness of the President\”. Il ment de manière insensée : ce furent les armes de destruction massive de l\‘Irak, puisce sont les missiles iraniens qui menacent les USA et qui justifie des ABM en Europe.

A l\‘inverse de 1962, il n\‘y a pas de grandes figures politiques ou morales pour mettre le holà à ces divagations qui ont déjà abouti à cette abomination qu\‘est la guerre d\‘Irak.
Hiroshima et Nagasaki sont déjà loin dans le passé
( 62ans) ; les dirigeants de la planète actuels n\‘ont connu cette terrifiante qu\’à travers des documents de plus en plus vieux.
Conclusion : le danger pourrait être plus grand en
2008, de par la folie de certains gouvernants.

Grande vidéo sur Naomi Wolf

Article lié :

mortimer

  29/10/2007

Je me suis permis de changer le titre de ton envoi, Me, parce que pour moi cette vidéo est une synthèse brillante de la situation démocratique en Amérique. Je n’en suis qu’au 4eme point sur les 10 et j’en ai froid dans le dos.

De mon point de vue, ce qui se passe sous nos yeux est la déstruction pure et simple d’un idéal démocratique dont une partie a été incarnée par les USA. Cette déstruction n’est pas une mauvaise chose en soi parce que ce que ça nous permet de gagner en lucidité ce qu’on a perdu en illusions.

Tarmelan

Article lié :

Lionel

  28/10/2007

Une biographie de Tamerlan vient de paraitre, l’occasion de se rappeler qui était cet homme pris en exemple par les islamistes actuels. De plus, l’article ci-dessous issu de Valeurs Actuelles, mets en lumière le fait qu’il ne suffit de gagner militairement pour assurer sa puissance mais que la pacification des régions occupées ne se fait pas par les armes.

Qui a dit que l’Histoire n’était qu’un éternel recommencement ?

Tamerlan, le “sabre d’Allah”

Pierre-Alexandre Bouclay, le 28-09-2007

La Horde d’Or, les Perses, les Ottomans : les adversaires de Tamerlan ont fait trembler le monde. Génie militaire invaincu mais politicien limité, son immense empire ne lui a pas survécu.

Je ne trouve point de projet qui soit plus digne de notre gloire que d’aller porter la guerre dans le vaste empire de Chine [où] l’idolâtrie a chassé l’islam. Cela n’est pas agréable à Allah, qui a remis entre nos mains l’épée qui purifie pour châtier les infidèles et les mauvais croyants. Timour Leng (Timour le Boiteux en persan, francisé en Tamerlan) prononce sa dernière harangue en 1404. Il se prépare à attaquer la Chine. Il y mourra sur le “sentier d’Allah”.Conquérant des steppes, héritier de Gengis Khan et de Mahomet, longtemps ignoré des Européens, sa biographie est d’autant plus intéressante à (re)découvrir que, rêvant de fonder un “grand califat” en Asie centrale, Tamerlan est devenu la référence des fanatiques islamistes.

Lorsqu’il prend le pouvoir en 1370, à 34 ans, le chef mongol est un homme robuste, grand, sec, au visage anguleux, portant la barbe courte et les moustaches longues. « Ses yeux, enfoncés dans les orbites, surmontés de paupières tombantes et de sourcils arqués, étaient comme deux flambeaux dont la lueur incommodait », osait écrire son biographe du moment. Ajoutons qu’il boite et que son bras droit est handicapé par une blessure au combat.

Lamartine a vu en lui « un homme pensif ; passionné pour les philosophes ; honorant les vrais poètes ; parlant les trois langues de l’Asie, le turc, l’arabe et le persan » ; René Grousset a observé chez lui « un machiavélisme à longue portée, une hypocrisie soutenue, identifiée à la raison d’État ».

Tamerlan est né le 8 avril 1336, en Transoxiane – l’Ouzbékistan actuel –, à Kech, près de Samarkand. Son père est un nobliau du clan Barlas. Ethniquement mongole, sa famille est convertie à l’islam. Son ascension commence lorsque, vers 1350, le roi de Transoxiane est assassiné. Sa mort dé clenche une guerre de clans, le roi du Mogholistan voisin se lançant à la conquête du pays. Le jeune Timour combat son oncle, Hâdjî, qui cherche à mettre la main sur son domaine.

pouvoir. C’est durant ces années-là qu’il est blessé au bras et à la jambe et qu’il gagnera le sobriquet de “boiteux”.

En 1362, il entreprend la reconquête de la Transoxiane. Kech, sa ville na tale, tombe entre ses mains l’année suivante. Il y réunit ses fidèles, s’at tache des clans étrangers et proclame qu’il a reçu la révélation d’Allah. De ses combattants de la première heure, il fait les piliers de son pouvoir et de son armée. Dans le livre de préceptes qu’il dicte à la fin de sa vie, il note : « Quiconque m’accordait son amitié était sûr de ne point avoir à s’en repentir. » Les traîtres, en re vanche, sont passés par les armes. Son beau-frère, Hussein qui tente de l’évin cer du pouvoir en 1370, le paye de sa vie.

Pour consolider et symboliser son pouvoir personnel, le chef nomade se sédentarise à Samarkand, dont il fait une splendeur architecturale, où do minent les couleurs de la fortune, du ciel et de l’islam : l’or, le bleu, le vert. La capitale est une ville ouverte pour les artistes et les marchands car Tamerlan aime « le négociant audacieux, qui prend la route pour mener à bien ses entre prises et faire prospérer les nations ».

Politiquement, même s’il ne revendiquera jamais que le titre de Grand Émir, il veut unifier tous les musulmans d’Asie autour de la Transoxiane en un grand califat. Il va se battre pendant trente-cinq ans, avec des armées de 100 000 à 200 000 hommes, déroutant l’ennemi par la surprise, la mobilité et la puissance de tir de ses archers à cheval, appuyés par une cavalerie lourde et une infanterie. Sa tactique consiste à diviser les troupes adverses pour les submerger.

Expert en guerre de siège, il attaque Delhi, en 1398, qu’il soumet avec ses éléphants de combat.

Généreux avec ses hommes, barbare avec l’ennemi terrassé, peu respectueux des rites musulmans, c’est un combattant courageux, qui n’hésite pas à prendre la tête de ses guerriers. Cavalier d’instinct, il combat au sabre et à l’arc, où sa précision est, dit-on, « terrible ».Il terrorise sans la moindre pitié les populations qu’il soumet. Lors de la prise de Damas en 1401, alors même qu’il discute passionnément avec l’historien Ibn Khaldoun, ses guerriers bâtissent dans la ville une pyramide avec les crânes des ennemis décapités !

Pour Arnaud Blin, Tamerlan usait de la terreur autant par pragmatisme que par goût du sang. Selon lui, « on dépasse le million de victimes civiles ; la destruction timouride, strictement contrôlée, s’inscrit dans le droit fil de la terreur totalitaire ».

À la fin de sa vie, l’empire de Tamerlan s’étend de la mer Noire à l’Inde et du sud de l’Iran au Kazakhstan. Redoutable conquérant, c’est un homme politique de peu d’envergure, ignorant les lois de la pacification et de l’occupation. En Géorgie, il revient sept fois entre 1386 et 1399, sans jamais obtenir de capitulation définitive ! Même chose en Irak, en Iran, en Inde… Entre 1387 et 1395, il écrase à plusieurs reprises la Horde d’Or, sans chercher à éliminer son chef, Toktamitch, un ancien protégé qu’il mit lui-même sur le trône mongol.

Restait face à lui un formidable rival, Bajazet Ier, le sultan ottoman. Ils se disputent le prestige de la succession de Mahomet, de prodigieuses richesses et, surtout, de leur duel dépend la survie de leurs empires respectifs. Tamerlan décide donc de frapper à mort Bajazet. Sa campagne commence en 1400 par une sanglante chevauchée à travers la Géorgie, l’Arménie, la Syrie, pour finir, deux ans plus tard, en Anatolie.

La bataille décisive a lieu le 28 juillet 1402. Plus de 200 000 combattants se font face dans une plaine située au nord-est d’Angora, l’actuelle Ankara. Ici, les fantassins ottomans, vêtus de noir et d’argent, portant la cotte de mailles. Là, les cavaliers archers timourides, qui font claquer les couleurs : beige clair, jaune, bleu… En dépit de leur apparente uniformité, les troupes de Bajazet sont hétéroclites et comportent de nombreux éléments étrangers. L’armée de Ta merlan, au contraire, est un bloc uni autour de son chef, lui-même posté au centre de ses armées.
Les éléphants de guerre provoquent le choc initial. Les cavaliers archers dé cochent des pluies de flèches.

Mais le sort de la bataille ne se joue qu’en fin de journée lorsque, au centre du dispositif ottoman, les Turkmènes changent de camp ! Épuisés, les guerriers de Bajazet abandonnent le combat. « Seuls les Serbes résistent jusqu’au bout, forçant l’admiration de Tamerlan », rapporte Arnaud Blin. Au soir de la bataille, au prix d’une percée fantastique, les vestiges de la cavalerie lourde ottomane – 200 hommes – « parviennent, sans que l’on sache comment, à refouler l’offensive timouride ». Mais ils ne peuvent empêcher la capture de Bajazet, qui passera le restant de ses jours dans une cage de fer. Paradoxe de l’Histoire, c’est donc le “sabre d’Allah” qui a sauvé l’Occident chrétien de l’invasion musulmane !

Deux ans plus tard, en 1404, Tamerlan a 68 ans. La sagesse n’a pas gagné le vieux guerrier. Samarkand ne lui suffit pas. Or l’empereur de Chine réclame le paiement d’un tribut à la Transoxiane, dont il s’affirme le suzerain. Le sang de Tamerlan ne fait qu’un tour. Il mobilise à nouveau ses armées et part, au mois de décembre, à l’assaut de l’empire du Milieu. Allait-il islamiser les Chinois ? Ses chances n’étaient pas nulles, croit pouvoir dire Arnaud Blin, car au-delà de la force et de la terreur inspirées par ses co lonnes guerrières, il apportait l’islam, « religion qui a démontré sa puissance et sa résilience sur les zones conquises ». Mais l’entreprise échoue. Et c’est donc sur cette route-là qu’il tombe malade et qu’il meurt le 19 janvier 1405.
De son héritage, il ne subsiste que Samarkand et le mythe d’un conquérant cruel dont les Ouzbeks vénèrent encore craintivement la mémoire.

A lire : Tamerlan, d’Arnaud Blin, Perrin, 250 pages, 20 euros.

31e test réussi du bouclier antimissile sur un total de 39

Article lié : Visite au monde enchanté de la BMDE

Francis

  28/10/2007

Le Pentagone a confirmé avoir procédé samedi avec succès à un test de son bouclier antimissile au-dessus du Pacifique, au large de Hawaï.

Un missile à très haute altitude (Terminal High Altitude Area Defense - THAAD) a réussi à intercepter un missile balistique cible du type Scud, lancé depuis une plateforme positionnée sur l’océan du Pacifique vers 07H15 GMT, a annoncé l’Agence américaine de défense antimissile (MDA) dans un communiqué.

Il s’agit du 31e test réussi du bouclier antimissile sur un total de 39 essais menés depuis 2001, selon le document.

Le test a pour objectif de démontrer la coordination entre le radar, le lanceur, le contrôle du tir et l’intercepteur pour détecter, suivre et détruire le missile cible \“par la technologie de collision\”, a précisé la même source.

Le système THAAD, une nouvelle technologie développée par la société américaine Lockheed Martin, est capable d’intercepter le missile balistique à la dernière minute de son trajet.

http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=1382