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De la chaocommunication à la shoacommunichation

Article lié : La “chaommunication” de l’apocalypse

jc

  01/02/2020

Pour PhG le Système tient essentiellement sur deux sous-Systèmes: celui du technologisme d'une part, et celui de la communication d'autre part¹:

"Le Système possède lui-même, comme “outils” essentiels, deux sous-systèmes dans ce cas, mais systèmes en eux-mêmes : le système du technologisme et le système de la communication." .

Aussi je crois qu'il faut concevoir deux horloges de fin du monde: une horloge technologique et une horloge communicationnelle, horloges qui mesurent, chacune dans son domaine, l'état psychologique du monde.

Côté technologisme, ce qui a changé c'est l'automatisation des déclenchements d'armes, y compris peut-être de destruction massive avec intrusion possible de la communication technologique (risque de déclenchement par cyber-intrusion), et on sait que ce qui différencie l'intelligence artificielle de l'intelligence naturelle, c'est son manque total de conscience (Mr Robot: "Même pas peur!").

Mais le sujet de cet article c'est l'autre volet, c'est la communication entre humains. Et l'horloge communicationnelle mesure la température de l'humanité (selon moi beaucoup plus importante pour l'avenir de la planète que la température de ladite planète). Et là tout docteur en sociologie ne peut que constater qu'actuellement cette température monte dangereusement un peu partout dans le monde; et, parmi eux, les "cyclistes" feront le diagnostic que le moteur à explosion social est à la fin de l'âge de fer, phase yang-yang, tout proche de l'explosion. Donc tout proche de l'apocalypse?

(Étymologiquement une apocalypse est un dévoilement qui ne nécessite pas nécessairement une explosion préalable (en traversant la cascade Zorrino dévoile un monde nouveau -le "royaume" du Temple du soleil-).)

Au contraire de l'Histoire, qui nous apprend que l'apocalyse qui clôt le cycle du Manvantara dévoile un paradis terrestre (yin-yin), l'histoire-courante, elle, nous apprend que, presque toujours, les révolutions (en particulier les révolutions des peuples, à distinguer des "coups", révolutions "de palais") sont presque toujours suivies de contre-révolutions top-down, menées par des leaders "charismatiques", bien rarement favorables aux peuples.

Sommes-nous actuellement dans l'histoire ou dans la métahistoire? C'est, je crois, toute la question.

Dans l'hypothèse historique on risque fort de passer par une phase de shoacommunichation. Philippe Grasset fait ainsi remarquer dès le tome II de "La Grâce" qu'en période révolutionnaire des gens dits normaux deviennent des barbares de la pire espèce (cf. pp.267 et suivantes).
 
(Il y a trois jours j'ai été traumatisé par la découverte du génocide franco-français ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_G%C3%A9nocide_franco-fran%C3%A7ais ), d'autant plus que je me suis marié à La Chapelle Basse Mer où j'étais encore, il y a tout juste une semaine, "en belle-famille". Matière à penser…)


¹: https://www.dedefensa.org/article/glossairedde-technologisme-versus-communication-1

Pierre Legendre, nom de dieu!

Article lié : Coomaraswamy et l’éternel péril occidental

alain pucciarelli

  01/02/2020

Face à des discours paroxistiques qui se multiplient par les temps qui courent, il est bon de lire Pierre Legendre, dispensateur de savoirs et d'analyses solides faits non pour effrayer et désespérer, mais pour favoriser une compréhension féconde du monde tel qu'il est. Un vrai regard, une véritable conscience donc.

Chaommunication et déchaînement de la pensée

Article lié : La “chaommunication” de l’apocalypse

jc

  31/01/2020

La corrélation entre le déchaînement du langage et celui de la pensée politique a été remarquée il y a longtemps par Joseph de Maistre qui

"fit valoir la congruence essentielle existant entre l’état du langage, d’un côté, la santé et les fortunes du corps politique de l’autre. En particulier, il découvrit une corrélation exacte entre la décomposition nationale ou individuelle et l’affaiblissement ou l’obscurcissement du langage : en effet, toute dégradation individuelle ou nationale est sur-le-champ annoncée par une dégradation rigoureusement proportionnelle dans le langage… "

Y-a-il une corrélation entre le déchaînement du langage -la chaocommunication- et le déchaînement de la matière (en Matière)? Pour moi oui, assurément: les enchaînements de la matière, du langage, de la pensée ne sont concevables que par des penseurs du continu (René Guénon et René Thom sont de tels penseurs, denrée très rare depuis Aristote).

Je suis convaincu qu'il est impossible de concevoir correctement le changement sans savoir résoudre correctement les paradoxes de Zénon, paradoxes dont la résolution exige d'être un penseur du continu¹. Je me suis tout récemment exprimé en grand détail sur ce site à ce sujet, essentiellement en ce qui concerne le déchaînement de la matière. Mais le problème est le même en histoire: pour moi on ne peut être un véritable historien, c'est-à-dire un métahistorien, sans être -consciemment ou non- un penseur du continu. Cf. tiersinclus.fr/tolstoi-guerre-et-paix/


¹: Cf. les derniers chapitres des "Principes du calcul infinitésimal" de René Guénon.

minuit moins un septième de seconde

Article lié : La “chaommunication” de l’apocalypse

Nicolas Prenant

  31/01/2020

C'est amusant car il y a trois jours, sans même savoir que l'horloge avait de nouveau été "réglée", j'écrivais sur mon blog perso :


"A trop faire joujou avec la communication, on peut mettre le doigt dans un engrenage, susciter un emballement, ou au contraire, à la façon de Cassandre, lasser et faire que l'opinion se détourne de tel ou tel sujet. La sur-exposition des problèmes dits climatiques ne finira-t-elle pas par faire du tort à l'écologie, si aucune prédiction ne se réalise dans les cinquante prochaines années ? Est-ce que cette fameuse horloge de la fin du monde, perpétuellement bloquée vers minuit moins deux, trois ou cinq, ne finira pas par se dégripper et annoncer minuit pile à l'heure où un missile partira « malencontreusement » ?
 
Notons qu'on la nomme aussi « horloge de l'apocalypse », et qu'apocalypse signifie en réalité « révélation ». Que finira ou non par nous révéler cette horloge (symbolique) ?
 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_de_la_fin_du_monde
 
Et comment la rapprochera-t-on encore de minuit, si la tension apparente monte de plusieurs crans mais que rien n'arrive ? Minuit moins 3 secondes, 2 secondes ?
 
On voit bien que l'on joue à se faire peur, mais que ce n'est pas parce qu'on ne fait que marcher sur le bord du ravin qu'on ne risque pas réellement de tomber… Qui vivra verra ?"


Encore un peu, et on pourra compter en dixième de secondes, pour faire mieux jouer le suspense hollywoodien…

Libre arbitre.1

Article lié :

jc

  31/01/2020

Ceux qui ont ouvert le lien de ma remarque inquisitoriale ont peut-être remarqué que, lors de la proposition de loi, en 2013, relative à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794, "Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, a qualifié la proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794 d' « un acte indigne de parlementaires français » estimant qu' « il ne devrait pas avoir sa place dans la bouche de parlementaires républicains ».

La grande révolution française a été presque aussitôt suivie d'une "Première République" contre-révolutionnaire. Je pense que le temps est venu de lancer une contre-contre-révolution instaurant une "Première démocratie". Ce qui précède montre qu'il ne fait effectivement aucun doute pour moi qu'il est préférable d'avoir des parlementaires démocrates plutôt que des parlementaires républicains!

Pour moi un démocrate c'est essentiellement un bottom-up.

(Tout récemment j'ai posté un commentaire à l'article "Comment meurent les démocraties" par Chris Hedges. À l'instant où je poste ce commentaire, j'ai 3 "like" sur Les Crises. Un score digne de PhG avec la vente de son Tome III-1…)

 

Tome III : mode d'emploi.11.1

Article lié : Angoisse & indicible : parution du Tome-III/1

jc

  31/01/2020

Je mets ici un lien vers l'article "De la topologie de la conciliation à la logique de la contradiction" des philosophes des sciences Lambert et Hespel:

virthost.vub.ac.be/lnaweb/ojs/index.php/LogiqueEtAnalyse/article/download/1829/1608

L'introduction et une partie de la conclusion sont accessibles aux non-matheux, en particulier ce qui concerne la politique et la philosophie.

En ce qui concerne la politique les belges sont en permanence au coeur du problème conciliation-contradiction, opposition Flamands/Wallons oblige. On notera dès le début de l'introduction les deux approches fondamentales: l'une républicaine, top-down, l'autre démocratique, bottom-up.

(Je pense que l'exemple "quantique" carré-cercle (considéré par E.Morin) dans mon commentaire " Autorité spirituelle et pouvoir temporel.1.1¹ " est plus éclairant que leur exemple du vase (pour moi un peu vaseux…).)


¹: https://www.dedefensa.org/forum/liran-enjeu-de-la-guerre-civile-us

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.2.1.1

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  31/01/2020

Pour matheux.

C'est par amalgamations successives qu'Urysohn a réussi à atteindre l'espace métrique séparable universel, le "noyau immanent" des espaces métriques séparables. Cf.  math.univ-lyon1A.fr/~melleray/TheseMelleray.pdf    (p.6) 

Tome III : mode d'emploi.11

Article lié : Angoisse & indicible : parution du Tome-III/1

jc

  31/01/2020

Je redis encore et encore combien je suis fasciné par la façon dont fonctionne PhG, façon qui m'échappe complètement:

"Il suffit d'un mot…et là-dessus se déroule le texte… toujours, à l'arrivée, il y avait un sens… C'était un instant de bonheur fou." (Tome III-1 p.53)

De façon tout-à-fait irrévérencieuse (qu'il me pardonnera peut-être), je vois PhG comme une machine à écrire qui n'attend qu'une chose: que l'on mette une thune dans le bastringue. Et je colle aussitôt une citation thomienne:

"Rien de plus facile que de concevoir une machine qui calcule, voire même qui pense, qui médite. Mais une machine qui souffre et qui jouit, ça c'est tout à fait impossible à imaginer."

Et il suffit de lire, même très superficiellement, du Grasset pour s'apercevoir que c'est une machine qui souffre et qui jouit (qui souffre surtout?).

Thom est et s'affiche géomètre. Esprit de géométrie donc. Dans son "Apologie du Logos" il a pour objectif "de montrer ce qui fait la supériorité d'un modèle géométrique sur une construction conceptuelle" (p.33).

"Le coeur a ses raisons que la raison ignore" disait Pascal. Philippe Grasset en esprit de finesse, nous montrant ce qui fait la supériorité de cette façon de voir le monde? PhG passant là où Thom rend son tablier¹?

Mettre le mot amalgame² dans le bastringue?


Remarque terminale:

Pour moi, en politique, il y a une dichotomie entre les républicains et les démocrates: les républicains top-down, culte du chef, fédéralistes, jacobins, etc., les démocrates bottom-up, confédéralistes, girondins. Je vois une France confédérale et démocratique se construisant par amalgames successifs: famille -> village -> commune -> canton -> département -> province -> France  (puis -> Europe (confédérale, capitale Genève) -> monde).
 

¹: Thom: "Il y a dans l'affectivité pure une espèce de caractère sui generis qui échappe à toute intellectualité, toute modélisation. Donc on se trouve là devant une sorte de mur, et je n'ai pas d'explication à fournir sur ce mur. Il est là."

²: Wikipédia: "Le mot amalgame (du latin alchimiste du moyen âge amalgama de l'arabe amal al-djamā : fusion, union charnelle)"

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.1.1.1

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  31/01/2020

 


Je me suis un peu précipité en écrivant que tiersinclus accepte le viol du principe du tiers exclu, mais pas le viol du principe de non-contradiction -viol accepté par Thom-. Et corrélativement je me suis également un peu précipité en écrivant que le produit fibré était le concept ad hoc pour "monter en dimension".

En fait, ayant depuis parcouru d'autres articles, je m'aperçois que tiers inclus ne refuse pas de violer et le principe du tiers exclu et le principe de non-contradiction. Tout est, je crois, dans la négation dont Aristote dit que le pouvoir de nier est ce qui distingue l'homme de l'animal.

Outre la négation classique, basique, de la logique booléenne (celle des ordinateurs classiques), il y a la logique intuitionniste (constructiviste), avec une négation forte, yang, masculine, qui viole le principe du tiers exclu mais préserve le principe de non-contradiction (et donc préserve la notion de vérité, et choisie pour cette raison par les mathématiciens "mainstream" -dont Grothendieck?-); et il y a une négation douce, yin, féminine, qui viole le principe de non-contradiction (et donc qui rend caduque la notion de vérité) mais préserve le principe du tiers exclu,  logique paraconsistante choisie par Thom (matheux quand même!) et qui semble mieux adaptée au monde quantique (le chat de Schrödinger, à la fois mort et vivant…).

Dans cette optique je pense que c'est le concept dual du concept de produit fibré qui permet de "monter en dimension" (vers le noyau transcendant…ou immanent), à savoir le concept de somme amalgamée¹.


¹: https://fr.wikipedia.org/wiki/Somme_amalgam%C3%A9e

 

 

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.2.2

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  30/01/2020

Prolongement de la remarque terminale du .2

En reparcourant http://tiersinclus.fr/alain-connes-un-topo-sur-les-topos/ (j'avais lu ailleurs l'article complet) j'ai relu avec attention la citation originelle et grothendieckienne de l'article:

"… A propos de votre image de l’homme ange et démon, je ne crois pas à cette dichotomie du bien et du mal. Je ne partage pas cette façon de voir ; il y a plutôt un mélange complexe de deux principes opposés. Si vous le permettez, je vais faire une petite digression philosophique concernant le mode de pensée mathématique et son influence sur la pensée générale. Une chose m’avait déjà frappé avant d’en arriver à une critique d’ensemble de la science depuis près de deux ans : c’est la grossièreté, disons, du mode de raisonnement mathématique quand on le confronte avec les phénomènes de la vie, avec les phénomènes naturels. Les modèles que nous fournit la mathématique, y compris les modèles logiques, sont une sorte de lit de Procuse pour la réalité. Une chose toute particulière aux mathématiques, c’est que chaque proposition, si l’on met à part les subtilités logiques, est ou bien vraie ou bien fausse ; il n’y a pas de milieu entre les deux, la dichotomie est totale. En fait, cela ne correspond absolument pas à la nature des choses. Dans la nature, dans la vie, il n’y a pas de propositions qui soient absolument vraies ou absolument fausses. Il y a même lieu souvent, pour bien appréhender la réalité, de prendre en ligne de compte des aspects en apparence contradictoires, en tout cas, des aspects complémentaires, et tous les deux sont importants.

D’un point de vue plus élémentaire, aucune porte n’est jamais entièrement fermée ou entièrement ouverte, ça n’a pas de sens. Cette dichotomie qui provient peut-être de la mathématique, de la logique aristotélicienne, a vraiment imprégné le mode de pensée, y compris dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel débat d’idées ou même de vie personnelle. C’est une chose que j’ai souvent remarquée en discutant avec des personnes, que ce soit en privé ou en public. En général, les personnes voient deux alternatives extrêmes et ne voient pas de milieu entre les deux. Si mon interlocuteur a choisi une certaine alternative et que j’aie une vision qui se situe au-delà de celle qu’il considère comme bonne, tout aussitoôt, il m’accusera d’avoir choisi l’alternative extrême opposée, parce qu’il ne voit pas le milieu."

(À la fin de cette relecture je me suis dit que Régis Debray avait bien eu raison de faire une "Éloge des frontières" à l'époque ultralibérale de l'actuelle société ouverte, où toutes les frontières doivent être ouvertes en permanence, c'est-à-dire détruites.)

Or Grothendieck écrit ailleurs¹, célèbre citation:

"Pour les « épousailles » attendues, « du nombre et de la grandeur », c’était comme un lit décidément étriqué, où l’un seulement des futurs conjoints (à savoir, l’épousée) pouvait à la rigueur trouver à se nicher tant bien que mal, mais jamais des deux à la fois ! Le « principe nouveau » qui restait à trouver, pour consommer les épousailles promises par des fées propices, ce n’était autre aussi que ce « lit » spacieux qui manquait aux futurs époux, sans que personne jusque là s’en soit seulement aperçu. . .

Ce « lit à deux places » est apparu (comme par un coup de baguette magique. . . ) avec l’idée du topos. Cette idée englobe, dans une intuition topologique commune, aussi bien les traditionnels espaces (topologiques), incarnant le monde de la grandeur continue, que les (soi-disant) « espaces » (ou « variétés ») des géomètres algébristes abstraits impénitents, ainsi que d’innombrables autres types de structures, qui jusque là avaient semblé rivées irrémédiablement au « monde arithmétique » des agrégats « discontinus » ou « discrets »."

(Un guénonien aura noté que les épousailles du nombre et de la grandeur, alias du discret et du continu, renvoient au "Règne de la quantité²...".

 Là où je ne comprends pas du tout Grothendieck, c'est pourquoi sa notion de topos est obtenue en généralisant le treillis des ouverts d'un espace topologique, alors que c'est pour moi "évidemment" le treillis des fermés qu'il faut considérer. Autrement dit c'est bien, selon moi, la position "duale³" des philosophes belges Lambert et Hespel qu'il faut adopter.

Les lecteurs non scientifiques de ce site qui s'intéressent à la pensée métaphysique de Philippe Grasset retiendront de ce qui précède que l'option "ouverte" choisie par Grothendieck correspond à un déchaînement (un ouvert et son complémentaire ouvert ont une intersection vide), alors que l'option "fermée" correspond à un enchaînement (un fermé et son complémentaire fermé ont leur frontière commune en commun).


¹: Récoltes et semailles "Le lit à deux places"

²: Chapitre II

³: Position qui n'est exactement duale que dans le cas des espaces topologiques sobres (je crois…).
 

Tome III : mode d'emploi.10

Article lié : Angoisse & indicible : parution du Tome-III/1

jc

  30/01/2020

De ce que j'ai compris, la disparition du Mal, pour PhG, est liée à la disparition du temps-courant (pour moi le chronos grec)¹. Il me semble que le court article http://tiersinclus.fr/hermann-hesse-siddhartha/ permet d'éclairer ce que PhG veut dire.

¹: Cf. pp.200 et suivantes.

Tome III : mode d'emploi.9

Article lié : Angoisse & indicible : parution du Tome-III/1

jc

  30/01/2020

Pour lire "du Grasset métaphysicien", donc le tome III de "La Grâce…", il faut impérativement faire la distinction entre histoire et métahistoire.

Je viens de commencer à fouiner dans le site tiersinclus (que je connaissais depuis quelque temps). Pour moi l'article http://tiersinclus.fr/tolstoi-guerre-et-paix/ montre d'une façon que je vois difficilement réfutable qu'un métahistorien est impérativement un penseur du continu (et donc que, pour lui et selon moi, le topos doit précéder ontologiquement le logos…).

Je rappelle que Guénon est pour moi un penseur du continu (cf. les derniers chapitres de ses "Principes du calcul infinitésimal"). Et je trouve dommage qu'il n'ait pas exploité la chose (parce qu'il a classé le continu dans la catégorie de la quantité¹).


¹: Cf. le chapitre II de "Le règne de la quantité..."

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.1.1

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  30/01/2020

En parcourant le site tiersinclus -ce que je n'avais encore jamais fait- je tombe sur un long article d'Edgar Morin intitulé "Logique et contradiction" ( http://tiersinclus.fr/edgar-morin-logique-et-contradiction/ )

La première figure de l'article résume à elle seule le problème: la moitié du monde voit un carré, l'autre moitié voit un cercle et les deux moitiés se déchirent, chaque moitié dans sa propre caverne de Platon¹ 2D étant persuadée de détenir La Vérité.

Pour résoudre ce conflit binaire je vois immédiatement deux possibilités:

1. L'ago-antagonisme de Élie-Bernard Weil²: à chacun son tour (qui ne me semble pas adapté pour le cas présent);

2. La montée en dimension³ comme indiquée sur la figure: le conflit s'évanouit dans une caverne de Platon commune et 3D (qui me paraît parfaitement adaptée ici).

J'ai parcouru rapidement deux fois l'article sans noter de référence à Thom (ni aux philosophes belges Lambert et Hespel). Ça ne m'étonne pas:
- d'une part parce que Morin a pris le parti de Prigogine dans la querelle du déterminisme;
-d'autre part parce que cet article paraît dans tiersinclus (qui accepte le viol du principe du tiers exclu, mais pas le viol du principe de non-contradiction -viol accepté par Thom-).


¹: Je crois qu'on peut dater au 9 mars 1985 l'instant où PhG a effectivement quitté sa confortable(?) petite grotte de Platon pour une autre, infiniment plus grande (et donc plus inconfortable…). Cf. le tout début du tome III-1.

²: http://www.afscet.asso.fr/Ande14/agoantagonismeComplexiteJdeG.pdf   (p.5)

³: https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_fibr%C3%A9

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.3

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  30/01/2020

Bien entendu un véritable pontife, qu'il soit brahmane ou kshatriya de coeur, sait adopter le point de vue inverse. et pour moi Thom, topocrate de coeur, sait, quand il le faut, être un logocrate de raison, son recueil "Apologie du logos" en témoigne.

Il rejoint ainsi le Guénon du "Symbolisme de la croix" (et PhG?):

"(...) on peut se demander si la réticulation ne serait pas la donnée première, la construction globale de l'espace-temps ne s'effectuant que par un processus de concaténation à partir des espaces engendrés par les processus d'éclatement associés aux points centraux. Je verrais volontiers l'archétype fondamental de la notion d'espace, l’Urbild de la spatialité, dans l'image d'un point centre organisateur, qui s'étoile en une configuration sous-tendant tout un espace associé." (1977, Espace, science et magie)

Pour moi un topocrate pense d'abord, puis exprime sa pensée (oralement ou par écrit), il parle parce qu'il pense. Alors qu'un logocrate parle (ou écrit) d'abord, puis tente de donner un sens à ce qu'il a dit ou écrit. PhG ne cesse de nous répéter que c'est en ce sens qu'il est un logocrate¹.

Comment Thom pense-il la parole? Il la pense sexuellement, c'est-à-dire par le biais des catastrophes sexuelles que sont les trois ombilics (elliptique, hyperbolique et parabolique): "... le concept émet un gamète ... le gamète émis par le concept n'est autre que le mot (le nom correspondant) ... l'émission verbale apparaît ainsi comme un véritable orgasme." (SSM, 2ème ed. p.314)

PhG: "Il suffit d'un mot, d'une phrase ... C'était un instant de bonheur fou²." (p.53)

Et comment Thom pense-t-il la pensée:

"(...) notre modèle offre d'intéressantes perspectives sur le psychisme, et sur le mécanisme lui-même de la connaissance. En effet, de notre point de vue, notre vie psychique n'est rien d'autre qu'une suite de catastrophes entre attracteurs de la dynamique constituée des activités stationnaires de nos neurones. La dynamique intrinsèque de notre pensée n'est donc pas fondamentalement différente de la dynamique agissant sur le monde extérieur. On s'expliquera ainsi que des structures simulatrices des forces extérieures puissent par couplage se constituer à l'intérieur même de notre esprit, ce qui est précisément le fait de la connaissance." (1966)

Si les vues de Thom sont correctes -ce en quoi j'ai de plus en plus foi-, alors PhG a bien fait de dissocier affectivité et affectivisme³.

Thom:

- "Rien de plus facile que de concevoir une machine qui calcule, voire même qui pense, qui médite. Mais une machine qui souffre et qui jouit, ça c'est tout à fait impossible à imaginer."

- "Il y a dans l'affectivité pure une espèce de caractère sui generis qui échappe à toute intellectualité, toute modélisation. Donc on se trouve là devant une sorte de mur, et je n'ai pas d'explication à fournir sur ce mur. Il est là."

- "L'affectivité peut être vue comme une rétroaction du flux final ramifié sur la dynamique de commande des préprogrammes. Et je n'ai jamais compris pourquoi ces effets de rétro-action ne pourraient être transmis héréditairement (...) ce que nie la biologie moléculaire classique." (AL, p.159)

- "Or l'affectivité "déforme" la structure de régulation de l'organisme, en la compliquant." (ES, p.73)


¹: Cf. "La crise de la raison (humaine)", précisément le début de "La capitulation de la raison humaine par le “persiflage” " et, bien sûr, le début du tome III-1, p.53.

²: À la toute fin du tome III-1 (pp. 198 et 214) PhG fait des allusions "amoureuses", presque "érotiques"; c'est la première fois que je le vois ça dans ses écrits.

³: Cf. Tome III-1, haut de p.34

Autorité spirituelle et pouvoir temporel.2.1

Article lié : L’Iran, enjeu de la “guerre civile” US

jc

  30/01/2020

Complément (pour scientifiques…) au .2, au "Ainsi une résolution serait nécessaire" ( https://www.dedefensa.org/forum/tc-85-dissonance-globale ), et au "Tome III : mode d'emploi.8.1"  ( https://www.dedefensa.org/forum/angoisse-indicible-parution-du-tome-iii1 )

Les mathématiciens et les physiciens "adorent" les espaces de Hilbert (séparable) réel ou complexe, et en particulier les physiciens puisque l'espace de Hilbert complexe est à la base du formalisme de la mécanique quantique.

L'espace universel d'Urysohn (mathématicien russe décédé en 1924) est moins connu, mais à mon avis plus intéressant pour les métaphysiciens du fait de son universalité parmi tous les espaces métriques séparables, espaces de Hilbert (séparables) inclus. Et on a montré récemment qu'espaces de Hilbert et d'Urysohn, bien que métriquement différents, étaient topologiquement identiques. Je ne connais pas le rapport qu'il y a entre ces deux métriques…