jc
29/07/2023
James Howard Kunstler : "... il est utile de se rappeler que la vérité a des pouvoirs divins qui lui sont propres. "
Empyrée (Wikipédia) :
1. Étymologie
Le mot dérive du latin médiéval empyrius, lui-même adaptation du grec ancien ἐμπύριος, empyrios, signifiant « embrasé de feu (πῦρ, pyr) ».
2.Concept théologique qui fait débat.
L'empyrée est mentionné dans la philosophie naturelle d'Aristote. Il serait composé de quintessence. C'est un concept présenté dans les cosmologies grecque antique puis chrétienne.
L’empyrée est situé au-delà du firmament et de la sphère des étoiles fixes. Considéré comme une neuvième strate, il s'agit de la partie qui enveloppe l'univers, correspondant au lieu de séjour de Dieu, et des êtres célestes.
L'empyrée est un concept à la charnière entre la théologie et l'astronomie. Il désigne un ciel immobile, éternel et invisible, situé au-dessus du ciel des astronomes. Le concept répond à la question : "Où est le monde ?" et cherche à dépasser l'idée que le monde se trouve dans le néant.
Dans la philosophie d'Agostino Steuco, reprenant les travaux d'Aristote, il évoque l’existence d'une force divine créatrice, établie dans ce lieu ultime où la lumière qui s’y diffuse, est identifiée à la clarté de l’essence divine.
Michel Demazure (le premier élève de Grothendieck) :
"Les exposés d'Alexandre étaient toujours assez étonnants. On se disait : "Bon, ça y est, c'est reparti encore. Où nous emmène-t-il ? Qu'est-ce que c'est encore que cette théorie ? Pourquoi fabriquer ça ? ". Et puis, à la fin, on disait : "Tiens, c'est surprenant, il y a un résultat démontré auquel on ne s'attendait pas.". Et toujours, donc, cette surprise d'une montée en spirale qui, en fin de compte, arrivait au sol au lieu de se perdre dans les nuages.". ( https://www.youtube.com/watch?v=bT5XVVuXklA à 2'00 )
Grothendieck a écrit "La clef des songes", sous-titré "Dialogue avec le bon Dieu".
Le mathématicien Laurent Lafforgue a fait une conférence intitulée : "La notion de vérité selon Grothendieck" ( https://www.youtube.com/watch?v=yCvESGc6riI )
Épître de saint Paul aux Romains : "Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !".
jc
28/07/2023
J.H. Kunstler : "Il est utile de se rappeler que la vérité a des pouvoirs divins qui lui sont propres.".
Une des maximes favorites de mon gourou Thom est : "Ce qui limite le vrai, ce n'est pas le faux, c'est l'insignifiant.". Autrement dit, pour lui, ce qui compte avant tout c'est le sens (d'où mon intérêt pour l'étymologie à partir du moment où j'ai digéré cette maxime).
Pour lui le concept de sens -le bon de préférence !- nécessite d'être topocrate ( être logocrate ne suffit pas ). C'est en tout cas ce que j'ai tiré de Esquisse d'une Sémiophysique (p.16) :
"Le problème important -en matière de philosophie du langage- n'est pas celui de la vérité (affaire d'accident, Sumbebèkos dirait Aristote), mais bien celui de l'acceptabilité sémantique, qui définit le monde des possibles, lequel contient le sous ensemble (éminnement variable) du réel. On ne cherchera pas à fonder la Géométrie dans la Logique, mais bien au contraire on regardera la logique comme une activité dérivée (et somme toute bien secondaire dans l'histoire de l'esprit humain), une rhétorique. Ici, on ne cherchera pas à convaincre, mais à étendre l'intelligibilité du monde. Au lieu de fonder logiquement la Géométrie, on cherchera à fonder le logique dans la Géométrie.".
On voit sur sa carte légendée du sens ( http://strangepaths.com/forum/viewtopic.php?t=41 ) comment, selon lui, s'écoule le sens ( pour moi, le Système fait tout ce qu'il peut pour accélérer la descente vers la mer de l'insignifiance ! -Courage, Ô Système, le but est maintenant tout proche !-. Et je pense que, sur ce point, Thom est d'accord avec Guénon (que je n'ai cependant jamais vu cité par lui).
Pour moi le bon sens est clairement le contre-sens : "Le progrès donc, le seul progrès possible, consiste à vouloir retrouver l’Unité perdue... " (cf. "la Grâce…") !
(J'ai appelé ça -jadis en commentaire sur ce site- l'effet saumon.)
Jean-Claude Cousin
25/07/2023
C'est un souvenir, mais j'en avais couché les péripéties à l'écrit immédiatement. Un rayon de soleil…...
LA POLOGNE ET LE QUINCY, SOUS LE SIGNE DU FOOTBALL
Ce 16 juin 2016, le temps alternait pluies orageuses et passages du soleil, sur Paris et sa région. Nous étions l'après-midi, il restait un « trou » dans l'horaire que nous nous étions imparti, un ami qui m'accompagnait, et moi.
Il aimait beaucoup le football, et comme c'était l'Euro de ce sport il m'a proposé d'aller assister à un match sur l'écran du bar le plus proche. Non étions alors rue Cadet, non loin de l'avenue Lafayette. Pourquoi pas ?
Nous nous sommes installés au fond, face à face, lui observant les joueurs, moi plongé dans mes pensées comme souvent. La salle était en L, sur ma gauche des tables avaient été préparées comme pour un repas, en plein après-midi.
Une bonne demi-heure plus tard, des personnes se sont présentées, avec pour la plupart des écharpes jaunes ornées autour du cou. Manifestement, il s'agissait de Polonais. Elles étaient une petite dizaine. Elles ont commandé des petites choses, genre croque-Monsieur ou crêpes, je n'ai pas remarqué. Elles s'étaient signalées par de joyeux bonjours, en français, en polonais, et mon voisin qui connaissait un mot ou deux de la langue, leur a retourné le bonjour, en polonais également. C'était très jovial.
Avec les en-cas, elles avaient demandé des pichets de vin, du rouge, du blanc, et ont commencé à se servir. Il en arrivait d'autres, donc des tables se remplissaient.
Pour leur marquer la bienvenue, j'ai eu l'idée de passer au bar, demander à la patronne si elle pouvait leur servir une bouteille de blanc. Elle en a débouché une, c'était du Quincy selon mon choix (il n'y avait pas de Muscadet), l'a posée dans un seau de glace, et m'a proposé de la leur porter moi-même. J'ai donc déposé cette bouteille au centre de la table, en leur expliquant par gestes que c'était pour eux.
L'ambiance est soudain montée d'un cran. L'homme qui semblait être le meneur du groupe nous a appelés tous les deux à venir le rejoindre à table. Les toasts ont jailli de toutes part, après que chacun se soit rapidement présenté. C'était une cacophonie entre le polonais, le français, et l'anglais que mon ami maîtrisait très bien.
Encore d'autres Polonais se sont présentés, ont occupé de nouvelles tables. Je me suis retrouvé assis entre le « meneur de jeu » et une jeune femme blonde à très longs cheveux blonds comme les blés, magnifique. Il semble que nos hôtes aient apprécié le Quincy, déjà deux autres bouteilles ont été commandées par le groupe, puis trois autres, en même temps que deux bouteilles de cassis. Mon ami, assis en face de moi là aussi, me glisse « Tu sais, nous sommes dans une vraie embuscade ! » Heureusement, nous savions qu'il nous fallait partir assez tôt pour participer à une réunion.
Toujours plus de membres de ce groupe se présentaient, et ont fini d'occuper les tables préparées. On devait avoisiner la cinquantaine. Le verbe était haut, l'ambiance riche, les éclats de rire nombreux. Cela a duré ainsi encore une bonne demi-heure, puis nous avons dû prendre congé. Je n'ai pu m'empêcher d'embrasser ma voisine. Nous sommes partis dans un brouhaha généralisé et bon enfant.
Mon copain a ajouté, pendant que nous nous dirigions vers le métro, « Tu sais, tu as eu une bonne idée, cela va donner aux Polonais une bonne image des Français, qui n'est pas toujours au zénith malheureusement. » En tout cas, ce fut un moment d'exception.
Alexandre Ferret
25/07/2023
Bonjour PhG (ou PhG bis selon l'humeur du commentaire)
Merci encore pour toutes vos analyses.
Pour vous signaler cette vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=oX1cSro6Jes&ab_channel=EpochTimesFrance
Le progressisme vous est cher (enfin !!), maintenant il surchuaffe ? 9''10 environ (quand ça ne fonctionne pas, un peu plus devrait régler l'affaire ....)
Comme les néoconns non ;)
En vous souhaitant un bon mois d'août. Et en souhaitant que nos têtes blondes passent l'orage ...
Cdlt
Olivier Montulet
25/07/2023
Vous qui êtes si rigoureux, pourriez-vous , quand vous parler des USA, éviter de dire les Américains ou, par exemple, l'armée américaine ? Il serait bien plus correcte de les ramener dans leurs frontières politiques en parlant des Étasuniens ou, plus péjoratif mais plus dans leur essence, des Yankees.
jc
25/07/2023
J'ai reparcouru le "prophétique" https://www.dedefensa.org/article/notes-sur-lavenir-des-usa mis en lien dans l'article. Ce lien se termine par :
"Il est à noter que les prévisionnistes radicaux sont aujourd’hui, expressément ou pas, axés sur cette perspective [la dislocation des USA]. Lorsqu’un Celente évoque une “Great American Renaissance” (GAR) avec un retour à un certain “jeffersonisme”, il apparaît évident que la condition sine qua non de cette prévision est la parcellisation de l’Amérique avec l’effondrement du centre comme moteur fondamental de la dynamique actuelle. On voit que les projections utopiques – car c’en est une, bien sûr – rejoignent les appréciations réalistes, voire le simple constat de l’évolution de la situation aux USA.".
Après consultation en rapide diagonale (l'anglais n'est pas mon fort) de https://en.wikipedia.org/wiki/Jeffersonian_democracy , je note que la position de Jefferson est radicalement opposée la position élitaire des républicains de l'époque :
"The Jeffersonians were deeply committed to American republicanism, which meant opposition to what they considered to be artificial aristocracy, opposition to corruption, and insistence on virtue, with a priority for the "yeoman farmer", "planters", and the "plain folk".They were antagonistic to the aristocratic elitism of merchants, bankers, and manufacturers, distrusted factory workers, and strongly opposed and were on the watch for supporters of the Westminster system.".
Dans les très rares pages qu'il consacre aux sciences sociales, Thom voit la décomposition de l'empire d'Alexandre comme une catastrophe généralisée (terme auquel Thom donne un sens précis). J'ai le sentiment qu'on peut user de ce même terme pour l'effondrement en cours d'un Washington DC hyper-jacobien. Effondrement nécessaire pour renaître "par l'autre bout de la lorgnette", à savoir par une réorganisation girondine ?
PS : Je me suis aperçu que j'avais fait en 2021 un commentaire de "Notes sur l'avenir des USA" (qui date de 2009), commentaire intitulé "Logos phénix ?". Suicide nécessaire des USA avant de renaître de leurs cendres ?
jc
25/07/2023
Toujours dans "mon" utopie.
L'intendance étant évidemment laissée au Pouvoir Temporel, l'éducation doit, à mon avis, être l'apanage exclusif de l'Autorité Spirituelle et du Peuple. Et l'éducation -nécessaire- doit s'effacer progressivement devant l'élévation, redonnant ainsi son sens premier au mot "élève" ( en pensant au but idéal à atteindre : l'anarchie" ).
Pour moi, l'éducation doit être terminée au plus tard au Lycée (pédagogie). À partir de l'Université élévation uniquement, prolongée tout au long de la vie (rôle des médias) (démagogie).
À ce propos j'ai trouvé ce qui suit dans le wiktionnaire :
Éduquer. Étymologie : (XIVe siècle) Du latin ēdŭcāre (« éduquer, former, produire »). Au XVIIIe siècle, c’est un néologisme savant critiqué par certains auteurs : La langue s'embellit tous les jours : on commence à éduquer les enfants au lieu de les élever — (Voltaire).
jc
23/07/2023
Roberto Pecchioli : "Vexé de ne pas être créateur de lui-même, l'homme décrète la victoire d'Héraclite : tout coule, panta rei, l'eau du fleuve n'est jamais la même.".
"Vexé de ne pas être créateur de lui-même", c'est pour moi équivalent à "Vexé de ne pas être auto-immanent, c'est-à-dire immanent selon l'acceptation usuelle".
René Thom, mon gourou, aimait provoquer. Il l'a fait en 1985, en français, lors d'un congrès organisé au musée Salvador Dali de Figueras sur le thème du hasard ("Proceso al hazar") où les langues officielles étaient l'espagnol et l'anglais : https://www.youtube.com/watch?v=BXxKQVQFnRo . Le titre de son exposé : "Determinismo y innovationnes".
Les onze premières minutes sont consacrées à commenter un tableau à deux colonnes. Dans la première se trouvent : +, Parménide, Unité, Simplicité, Ordre, Déterminisme, Cosmos ; dans la seconde : -, Héraclite, Multiplicité, Complexité, Désordre, Hasard, Chaos. Thom y explique pourquoi il est passé de la colonne "Changement" (une catastrophe thomienne est une rupture phénoménologique, donc un changement brutal) à la colonne Permanence" : "Je me suis finalement retrouvé du côté de Parménide (lapsus de Thom à 7'30 qui parle d'Héraclite). Je pense que la théorie des catastrophes est fondamentalement une théorie qui vise à la restitution de la permanence à travers un changement phénoménologique apparent.".
Roberto Pecchioli : "Au commencement était le Logos, le Verbe, la raison illuminée par la transcendance qui vainc le Chaos.".
Thom fait remarquer à 6'20 : "Héraclite a mentionné abondamment le logos, c'est-à-dire un principe de stabilité des choses.". Et, à 11'20, il place résolument la transcendance dans la colonne "Héraclite" et l'immanence dans la colonne "Parménide".
Remarque. Thom est parfois présenté -de façon pas toujours désintéressée- comme le père de la théorie du chaos. Son exposé à Figueras met donc les choses au point. Ceci dit il est vrai qu'il s'est beaucoup intéressé à cette théorie avec -entre autres- le mathématicien américain Stephen Smale et son collègue physicien de l'IHES David Ruelle. Et il conçoit le développement embryologique comme une marche au chaos, c'est-à-dire comme une succession de déblocages de degrés de liberté, illustrant son propos par le pour moi dorénavant fascinant "Boléro de Ravel" chorégraphié par Maurice Béjart : https://www.youtube.com/watch?v=wkfXZSYzUxA
....
Alain Finkielkraut : “Nous ne disposons plus aujourd’hui d’une philosophie de l’histoire pour accueilli les événements, les ranger et les ordonner. Le temps de l’hégéliano-marxisme est derrière nous. Il est donc nécessaire, inévitable de mettre la pensée à l’épreuve de l’événement et la tâche que je m’assigne, ce n’est plus la grande tâche métaphysique de répondre à la question ‘Qu’est-ce que ?' mais de répondre à la question ‘Qu’est-ce qu’il se passe ?’... ».
laodan
23/07/2023
J'emprunte les phrases suivantes du texte de Pecchioli. Elles me semblent résumer parfaitement son message :
"Le voyage est terminé. Nous ne nous demandons plus si une chose est bonne ou mauvaise, bien ou mal, mais si elle est “techniquement” possible, réalisable et rentable.
... Ou plutôt, la fin, c'est l'hybridation avec l'artificiel, la machine, le produit technique.
... Nous vivons une transition décisive où la modernité va perdre son masque et dévoiler son visage. "
Tout descriptif supplementaire me semble superflu.
___________
Le fait est que l'affirmation du dépassement de l'homme par la machine, que Pecchioli nous présente comme conclusion de l'aventure humaine, est une conclusion issue de la rationalité de la Modernité Occidentale elle-même.
Le fait est que le dépassement, de l'évolution biologique par l'évolution sociétale, est contredit par "les principes premiers de la vie" ("the first principles of life"). L'évolution culturelle et sociétale dérivent en effet de l'évolution biologique. Cela veut dire que tout ce qui va à l'encontre de l'évolution biologique fini par etre anéanti. Le dépassement de l'homme par la machine n'est rien d'autre que l'aboutissement du mythe scientiste qui veut que la science a reponse à toutes les questions possibles. Nous savons tous comment le virus Covid-19 a cassé les dents à ce mythe
Je pense personellement que l'affirmation "le voyage de l'espece humaine est terminé" est un signe fort du provincialisme Occidental.
En tant qu'Occidental je préfere baigner dans l'optimisme des "nations-non-Occidentales". Pour moi cela signifie baigner dans l 'esthétique, de la compréhension, du pourquoi et comment l'Occident a emprunté le chemin de son propre suicide. Une reponse coherente à cette question suggère en effet que les "nations-non-Occidentales", qui representent 85% de la population mondiale, ont encore une chance d'échapper au piege de la Modernité Occidentale.
Suis-je le seul Occidental à penser, que le futur de 85% de la population mondiale, est plus important pour l'esprit de la vie sur terre que le nombrilisme Occidental ?
Ardwenn
22/07/2023
Le drame, et c'est une tragédie, c'est qu'en fait tout ce salmigondis profane, en même temps, ET les sens, ET les instincts .
Qu'est ce qui pousse un homme vers une femme, sinon ce même instinct qui les invite tous deux à se perdre ensemble dans l'immensité d'un ciel étoilé, comme il en est ainsi depuis les débuts de l’humanité ?
Et c'est ce même instinct que nient les borborygmes transwokistes, prétendant les remplacer par des constructions mentales, généreusement inspirées par les producteurs de fantasmes.
Quant aux sens…
Peut-on imaginer quelque chose d'encore moins sensuel qu'une représentation de drag-queen ?
Peut-on imaginer une société aussi loin du plaisir sensuel qu'elle en vient à interdire, par le port du masque, le simple plaisir de respirer ?
jc
22/07/2023
Comment appeler un lieutenant tenant lieu de Dieu :? Un dieutenant ! Bon sang, c'est bien sûr !
J'en profite pour préciser que, pour moi, les panoramix, qu'ils soient ceux des villages, des départements ou de la France entière, sont typiquement un vivier pour les médias, et je verrais même bien que l'accréditation "média" soit réservé à ceux-ci, avec la précision constitutionnelle qu'ils sont affranchis de tout devoir de réserve, public ou privé, et donc que ce sont de potentiels lanceurs d'alerte constitutionnellement protégés, ce qui garantit, il me semble l'existence de médias dignes de ce nom.
Jack V.
22/07/2023
Et si les Russes avaient préféré ne pas exposer Poutine à une tentative d'assassinat dans un environnement et un contexte africain qu'ils ne contrôlent pas et en même temps voulu éviter que cette faiblesse devienne évidente ?
Il y a loin de Moscou jusqu'à l'Afrique du sud. Aussi bien l'avion présidentiel qu'un bâtiment de la flotte de guerre russe pourrait être la victime d'une attaque par missile venant d'ici ou de là. Par ailleurs, les Occidentaux pourraient être tentés de mener cette attaque par eux-mêmes, en espérant que la mort de Poutine déclencherait un bouleversement politique tel, au sein de la Russie, que le pays entrerait dans une phase de chaos, faisant passer au second plan, pour les Russes, le besoin de venger Poutine.
Dans le conflit de narrations auquel nous assistons aujourd'hui,une telle explication aurait le mérite de ne pas révéler que les Russes ne peuvent peut-être pas garantir la sécurité de leur Président à l'étranger tout en permettant à l'Afrique du sud d'éviter d'être ciblée par le camp occidental.
Elle pourrait avair été échaffaudée en collaboration avec les membres du BRICS.
Olivier Montulet
22/07/2023
Je suis étonné que les pays, Côme l’Afrique du Sud ou les européens, se laissent aller au chantage économique. Certes l’Afrique du Sud à une 40% de son économie dépendant des maîtres chanteurs sans scrupules (en totale conformité avec la seule morale occidentale). Mais si l’Afrique du Sud a besoin des maîtres chanteurs ces derniers (dans tous les sens du terme) ont besoin de l’Afrique du Sud. Accepter le chantage c’est donner le pouvoir an,u maitre chanteur. Ne pas l’accepter est ce qui a donner la puissance tant de la Russie que de l’Iran. Mais il faut avoir du courrage politique.
Par ailleurs succomber au chantage pour l’Afrique du Sud, c’est vouloir avoir le beurre et l’argent du beurre. Les revus des occidentaux immondes et ceux des Brics prometteurs et surtout libérateur. Il faut savoir choisir.
En définitive c’est l’Afrique du Sud et son président qui risquent bien de subir les frais de leur indécision.
jc
22/07/2023
Tant qu'à proposer ce que je considère être une utopie réaliste (j'accepte évidemment que d'autres considèrent cette utopie comme irréaliste) autant y aller à fond ! S'il n'en reste que l'idée d'élections aristo-démocratiques, je pense que ce serait déjà un grand pas de fait (pas que, selon moi, René Guénon n'a pas franchi).
En vrac.
1. Je pense que dans la monarchie populaire que j'ai en vue, le nom de chacun devrait être "à particule" : dans Galouzeau de Villepin (c'est le premier nom "à particule" qui me vient à l'esprit), Galouzeau renvoie au droit du sang et Villepin au droit du sol. En filigrane : la France n'est pas à vendre, car elle appartient à tous les français mais aussi à chacun d'entre eux, et ce dès sa naissance. ( Peut-être est-ce, au fond, "en pensant inconsciemment à ça" que les poilus ont résisté à la voie sacrée ?). Je pense que ça pourrait être un puissant moyen de ré-enracinement symbolique qui ne nécessite qu'un paasage en mairie pour compléter son patronyme (je préfère matronyme).
( Apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à jouer à repérer le plus compétent dans un domaine précis et à lui déléguer une partie de son pouvoir, ce n'est que reproduire ce que faisaient les rois -et Napoléon- sur le champ de bataille, qui annoblissaient -le mot "annoblir" vaut zéro au scrabble- les plus dégourdis en les récompensant d'un droit du sol sonnant et trébuchant, à savoir une terre "de rapport". Je suis absolument certain qu'ils feront ainsi très rapidement et très profondément leur l'histoire de France. La seule chose qu'il faut -à mon avis- refuser catégoriquement, c'est la transmission héréditaire des titres de noblesse -tout en gardant éventuellement précieusement en mémoire que tel ou tel ancêtre a jadis été annobli…-)
2. Je pense que le néologisme (?) de villagisme traduit correctement l'organisation sociale que j'ai utopiquement en vue. Ce villagisme renvoie pour moi immédiatement au village d'Astérix et d'Obélix et à la douceur angevine de "mon petit Liré", et je pense qu'il peut renvoyer de même à beaucoup de français. Cette organisation girondine diffère fondamentalement du communisme jacobin. [ J'ai quitté Mélenchon dès que j'ai compris ça ; et j'ai compris ça quand j'ai eu connaissance -récemment- l'histoire de "La chapelle basse mer" -lieu de mon mariage-, à 20 kms de Liré, et, plus généralement, de celle du "génocide" vendéen, découvrant à cette occasion la position d'Alexis Corbières et de LFI -j'aurais pu et dû m'en douter plus tôt !-. ]
3. Dans cette utopie réaliste je vois le pouvoir temporel exercé par des couples mariés (hétéro, hein!), élus de manière aristocratique (par sélection des meilleurs), la répartition du pouvoir exécutif au sein du couple se faisant selon le critère sang/sol : en temps de paix, madame aux manettes, en temps de guerre, le bâton merdeux pour monsieur. Deux poids, deux mesures. Pourquoi pas deux hymnes nationaux ( la girondine -"Allons enfants de la matrie…"- et la marseillaise ), deux sortes de devises… ?
Le pouvoir judiciaire serait divisé de la même façon, une justice de conciliation en première instance avec une police douce, genre protection civile, et une justice "dura lex sed lex" et "mieux vaut une injustice qu'un désordre" en appel (et en première instance en cas d'état d'urgence -menace de guerre intérieure ou extérieure oblige-), avec une police intransigeante et armée.
Le pouvoir législatif serait divisé en pouvoir du sol, siégeant à la Chambre haute, composée exclusivement de femmes (trans prié-e-s de s'abstenir, hein!), et en pouvoir du sang, à la Chambre basse, composée exclusivement d'hommes. C'est en congrès à Versailles que le pouvoir législatif accoucherait des lois importantes (modifications constitutionnelles, lois-cadre). À ce propos je pense qu'une loi standard doit être votée par au moins le 2/3 de l'assemblée, et les constitutions, modifications constitutionnelles et lois importantes par au moins les trois quarts, le tout entériné par plébiscite dans les mêmes proportions.
4. Pour moi le peuple contient inconsciemment en lui-même son propre principe, le peuple est immanent. C'est mon postulat de base sans lequel toute cette utopique construction s'écroule. Dans cette optique LE problème du peuple est de faire parvenir cet inconscient collectif à la conscience pour trouver en son sein les meilleurs Panoramix, c'est-à-dire les meilleurs lieutenants pour tenir lieu de Dieu.
5. Etc, etc.
jc
21/07/2023
Dans mes commentaires j'essaie de m'opposer à PhG ; non pas par conviction, mais par principe, pour équilibrer une position "pensée unique" par une "pensée unique" contraire, dans l'espoir d'une synthèse bipolaire, car je pense qu'aller systématiquement dans le sens du chef n'apporte pas grand'chose au débat d'idées. Ainsi PhG s'affichant logocrate, je me positionne en topocrate, PhG ayant des intuitions hautes, j'essaie d'avoir des intuitions profondes, etc.
Puisqu'il me semble clair que, théologiquement, PhG pour un Dieu transcendant ( j'espère ne pas me tromper ), je me positionne en "immanentiste".
Après une crise de remontées étymologiques qui m'a fait -et me fait toujours- grand bien, j'entame maintenant une crise de "définitionnite", tant j'ai été effaré par le flou du vocabulaire employé par certains "sciences molles" ( je pense à certains lacaniens depuis que je me penche sur la question après lecture de "À l'ombre de Grothendieck et de Lacan").
Mes définitions de l'immanence et de la transcendance.
Je commence par des définitions relatives : un être A est transcendant par rapport à un être B si tous les principes de B sont dans A et s'il existe des principes de A qui ne sont pas dans B ; un être A est immanent par rapport à un être B si les principes de A sont contenus dans les principes de B. Je n'exclus pas que Dieu me transcende infiniment, mais je n'exclus pas non plus que ses principes soient logés dans mon inconscient. C'est, je crois, cette dernière hypothèse qui est retenue par mon gourou Thom :
"Au fond insaisissable du logos héraclitéen de notre âme, des structures simulatrices de toutes les formes extérieures agissent, ou en attente, sont prêtes à se déployer quand ce sera nécessaire.".
Ces définitions relatives génèrent les définitions absolues suivantes :
- un être A est auto-transcendant -ou, par abus de langage- transcendant, si ses principes sont extérieurs à lui. Cette définition entraîne donc, en étant classiquement rationnel, qu'un tel être ne peut avoir aucun principe, qu'il est donc entièrement libre : c'est l'interprétation que donne Thom du Dieu transcendant (cf. https://www.youtube.com/watch?v=BXxKQVQFnRo à 11'15 ). Thom, encore : "La rationalité n'est guère qu'une déontologie dans l'usage de l'imaginaire.", et rien ne dit que nous ne serons pas amenés à en changer !
- un être B est auto-immanent si ses propres principes sont en lui (on retrouve la définition de Wikipédia). Avec cette définition un être qui n'a pas de principe, donc entièrement libre, est donc à la fois auto-immanent et auto-transcendant : c'est un cas limite.
On obtient la définition d'un dieu auto-immanent comme étant un être auto-immanent dont l'ensemble des principes est maximal (les principes étant non contradictoires entre eux). Dans l'hypothèse où ce dieu serait unique, ce serait le Dieu auto-immanent ( le Dieu de Parménide selon Thom ?).
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