jc
27/01/2022
Je prolonge le 2.1 en développant la citation d'Aristote :
Aristote : « Les Pythagoriciens s'appliquèrent tout d'abord aux mathématiques… Trouvant que les choses [dont les sons musicaux] modèlent essentiellement leur nature sur tous les nombres et que les nombres sont les premiers principes de la nature entière, les Pythagoriciens conclurent que les éléments des nombres sont aussi les éléments de tout ce qui existe, et ils firent du monde une harmonie et un nombre… Les éléments du nombre sont le pair et l'impair ; et l'un [impair] est fini [limité, structurant, comme une figure géométrique], tandis que l'autre [le pair] est infini [illimité, désordonné, comme l'air]. » Il y a « similitude du pair et du féminin, de l'impair et du mâle ».
Ce qui m'intéresse ici c'est l'association par Aristote du féminin et de l'illimité d'une part, du masculin et du limité d'autre part.
Dans sa théorie de la formation des organes sexuels Thom discrimine les organes masculins et féminins de la même façon que les matheux discriminent les polynômes du second degré. À peine métaphoriquement il s'agit de la courbe plane d'équation x(x²+y²)=0 qui intervient pour les organes masculins et x(x²-y²)=0 pour les organes féminins. Dans le cas masculin la courbe est réunion de la droite réelle d'équation x=0 et du cercle-point "très limité" x²+y²=0, alors que dans le cas féminin la courbe est réunion des trois droites réelles "illimitées" d'équations respectives x=0, y=x, y=-x. Un rapport avec le fait que les femmes sont plus dans le réel que les hommes et qu'elles sont plus relâchées, moins tendues, qu'eux? Une tension que les hommes tentent d'évacuer en se projetant dans l'imaginaire : x²+y²=(x+iy)(x-iy) ?
Écouter "Very beautiful orthodox russian voices" (5'30) à 3'45. Disponible sur le net.
jc
27/01/2022
La nuit porte conseil: le Bleu ne symbolise pas tout le Tout et le Rouge ne symbolise pas tout le Un, c'est le Bleu-Blanc-Rouge qui symbolise le Tout et c'est le Blanc qui symbolise le Un. Je retombe alors sur mes pattes : le Blanc symbolise "mon" Dieu Khaos et le Bleu-Blanc-Rouge symbolise "mon" Dieu Kosmos, le Blanc symbolise le centre organisateur du Bleu-Blanc-Rouge qui en est le déploiement. (Je rappelle que, pour moi, le Blanc symbolise l'Autorité Spirituelle.) En genre (Bleu symbole de la Mère et de Rouge symbole du Père (1)) le Blanc symbolise l'union spirituelle du Père et de la Mère.
En reparcourant (2) je suis tombé sur : "« un » n'est pas considéré comme un nombre avant Archytas". Ajouté au fait traditionnel(?) que le féminin est pair et négatif et le masculin impair et positif (3), j'arrive naturellement au Bleu symbolisant le II, le rouge symbolisant le III, et, bien entendu, compte tenu de ce qui précède, le Blanc symbolisant le I. Je tente ci-après de montrer la nécessité du I -et donc de l'Autorité Spirituelle- avec des arguments du genre de ceux que -j'imagine- utilisaient les pythagoriciens, et en particulier Archytas, que j'imagine le découvreur du Un comme premier nombre. (Pour les Anciens Grecs les nombres entiers étaient les seuls nombres "véritables" avec lesquels on pouvait faire des calculs -étymologie : caillou), les autres nombres n'étaient que des nombres de raison).
Avant Archytas le féminin était symbolisé par les nombres pairs, 2, 4, 6…, l'archétype des nombres pairs étant évidemment 2, symbole de La Mère de toutes les femmes; et le masculin était symbolisé par 3, 5, 7, avec 3 pour archétype du Père. On remarque que les femmes sont liées entre elles par l'addition, la femme 4 et la femme 8 -par exemple- étant liées par 8=4+4 ou 8=4+2+2: il y a du liant entre elles, elles sont des gluons (de la famille des bosons), alors que les hommes ne le sont pas, la somme d'impairs étant paire: autrement dit il faut des femmes-bosons pour relier les hommes-fermions entre eux. mais on voit tout de suite la difficulté fondamentale : comment relier le Père et la Mère? On connaît la solution "moderne"-qui est bien entendu de rajouter le 1? Mais en termes Père/Mère c'est tout autre chose, car ce n'est autre que le problème métaphysique de retrouver l'Unité perdue, problème très cher à PhG (5). Mais quel raisonnement a permis à Archytas de justifier ce 1?
Archytas, contemporain de Platon et d'Eudoxe, était très au fait de la théorie naissante des proportions, et il était donc sans doute naturel pour lui de marier comme suit les nombres ainsi genrés: 3 est à 2 ce que 5 est à 4, ce que 7est à 6, etc. Tous ces rapports ont même raison qui est évidemment le 1 cherché (6). Pour un matheux "moderne" il s'agit d'une opération banale de passage au quotient dans une relation d'équivalence. Pour un onto-théologien l'union spirituelle du Père et de la Mère l'est sans doute moins.
1: En reparcourant Récolte et semailles (de Grothendieck) je suis tombé sur ce passage, qui me fait préférer le couple Père/Mère au couple Homme/Femme:
"Chose assez cocasse, parmi les trois "nouveaux" groupes qui sont apparus ces derniers jours, l’un est celui qui était le plus évident, le plus primordial ou primitif de tous : c’est celui qui correspond à la toute première intuition du yin et du yang comme Le "féminin" ou "femelle", et le "masculin" ou "mâle". Il me paraît exprimé de la façon la plus frappante par le couple-archétype "père-mère" (de préférence à "homme-femme", qui fait partie de ce même groupe). Ce groupe est fortement chargé de connotations sexuelles, apparaissant dans des couples comme "engendrer-concevoir" ou "pénis-vagin", faisant eux-même partie du nuage d’associations autour de l’acte par excellence, l’Acte-archétype : l’étreinte créatrice qui transforme (potentiellement du moins) la femme en mère et l’homme en père par l’apparition de l’enfant, l’Oeuvre issue de l’Acte.".
2: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pythagore#Arithm%C3%A9tique_(et_arithmologie) .
3: Aristote : « Les Pythagoriciens s'appliquèrent tout d'abord aux mathématiques… Trouvant que les choses [dont les sons musicaux] modèlent essentiellement leur nature sur tous les nombres et que les nombres sont les premiers principes de la nature entière, les Pythagoriciens conclurent que les éléments des nombres sont aussi les éléments de tout ce qui existe, et ils firent du monde une harmonie et un nombre… Les éléments du nombre sont le pair et l'impair ; et l'un [impair] est fini [limité, structurant, comme une figure géométrique], tandis que l'autre [le pair] est infini [illimité, désordonné, comme l'air]. » Il y a « similitude du pair et du féminin, de l'impair et du mâle ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Pythagore#Arithm%C3%A9tique_(et_arithmologie) .
4. Pour les Anciens Grecs les nombres entiers étaient les seuls nombres "véritables" avec lesquels on pouvait faire des calculs -étymologie : cailloux), les autres nombres n'étaient que des nombres de raison.
5: PhG cite à plusieurs reprises un certain Daniel Vouga dans "La Grâce…": "Le progrès, donc, le seul progrès possible, consiste à vouloir retrouver l'Unité perdue".
6. Le nombre 1 apparaît alors comme le PGCS (Plus Grand Commun Soustracteur) des nombres entiers autres que lui considérés additivement et aussi, miracle de l'arithmétique, le PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) des nombres entiers autres que lui considérés multiplicativement.
Coli
27/01/2022
Encore plus qu'un second tour Macron/Lepen, nos élites rêvent probablement encore plus d'un second tour Macron/Pecresse qui leur assurerait une parfaite conformité-système des deux quandidats.
Nul doute que cette configuration serait saluée comme une "victoire du débat démocratique" par l'élimination des épouventails dés le premier tour.
Pourtant ce duel deboucherait très probablement sur une participation électorale historiquement basse, car on imagine difficilement les électeurs de la droite conservatrice et de la gauche wokisée, se déplacer pour un tel scrutin. On peut même imaginer une participation proche de 30 %, avec pour conséquence un candidat élu(e) avec à peine 15 % des inscrits.
La légitimité du pouvoir, déjà bien basse en France, serait quasi-pulvérisée.
jc
26/01/2022
Grossière erreur de ma part dans le .0 en ce qui concerne les mathématiques.
Le Bleu est le symbole du continu et du Tout global. Et le symbolisme du Rouge va alors de soi : symbole du discret et du Un local.
Pourquoi cette erreur? Parce qu'en penseur du continu -ce que je m'efforce d'être- le continu est indivisiblement Un (il n'y a pas de trou possible dans le continu). En fait c'est peut-être le cœur du cœur de la chose, l'aporie fondatrice dont tout le reste découle; c'est, j'en suis tous les jours un peu plus convaincu, ce que dit Thom, lorsqu'il dit que c'est l'opposition discret/continu qui domine non seulement les mathématiques, mais aussi toute la pensée.
Renard Loup
26/01/2022
Le rusé candidat, perdant du second tour sera alors bien avisé de regarder de chaque côté avant de traverser les routes dans les passages prévus à cet effet. Car il n'aura plus aucune protection rapprochée…
jc
25/01/2022
Petite extension de la fin du .1 que revoici:
"Me revient alors en mémoire la citation suivante due au lacanien Charles Melman (L'homme sans gravité) : "La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel".
Depuis de Gaulle le pouvoir symbolique a disparu en Vème République; le président-banquier Pompidou s'est chargé de rappeler les français à la réalité du monde gouverné par l'argent.
La réalité du monde gouverné par l'argent: n'est-ce pas plutôt l'archétype de la réalité virtuelle ?".
Ce qui précède m'incite à paraphraser comme suit la citation de Melman :
"Une barbarie encore plus grande consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais purement imaginaire, totalement déconnecté du réel.".
Pour moi, nous y sommes. Et c'est peut-être ce danger dont le pape "matérialiste" François veut nous prévenir par l'un des quatre principes édictés au début de son pontificat :
"La réalité est supérieure à l'idée." ?
Je rappelle encore une fois à ce propos la dernière phrase de "Esquisse d'une sémiophysique" (Thom, 1988): "Seule une métaphysique réaliste peut redonner un sens au monde.".
jc
25/01/2022
L'un des très rares fois où, selon moi, E. Macron a proféré une vérité de situation, est lorsqu'il a dit que l'OTAN était en état de mort cérébrale.
Je pense que "mort psychique" est plus adéquat et je pense que cette phrase s'applique à l'UE, aux USA, au bloc BAO en général, et -le dernier mais pas le moindre pour nous-, à la France en particulier.
Mon diagnostic: énergie potentielle (δύναμις) proche de zéro; énergie agissante (ἐνέργεια) proche de zéro; encéphalogramme psychique presque plat.
jc
25/01/2022
La nuit, dit-on, porte conseil. Pourquoi n'ai-je quasiment rien pu mettre à la rubrique "Blanc", dont, en gros, j'ai dit seulement que c'était le siège de l'autorité spirituelle. Réponse : parce que c'est justement la case de bimodalité, du "en même temps", la case où se heurtent le Bleu et le Rouge -et j'ai pris soin de teinter légèrement cette case en violet très pâle (couleur de l'aube) pour suggérer la continuité entre ces deux régions.
Cette case est pour moi typiquement la case du symbolique dans la triade lacanienne(?) Réel-Symbolique-Imaginaire. Une fois cette remarque faite il saute aux yeux que le Bleu symbolise le Réel, le Blanc symbolise le Symbolique (le Blanc s'auto-symbolise…) et le Rouge symbolise l'Imaginaire. En Bleu le Peuple tel qu'il se présente, en Rouge le Peuple tel qu'il se représente, en Bleu le Darstellung, en Rouge le Vorstellung.
Me revient alors en mémoire la citation suivante due au lacanien Charles Melman (L'homme sans gravité) : "La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel".
Depuis de Gaulle le pouvoir symbolique a disparu en Vème République; le président-banquier Pompidou s'est chargé de rappeler les français à la réalité du monde gouverné par l'argent.
La réalité du monde gouverné par l'argent: n'est-ce pas plutôt l'archétype de la réalité virtuelle ?
jc
24/01/2022
À mon avis l'un des grands reproches que l'on peut faire à la rationalité occidentale est de penser les choses de façon statique (1). Et c'est évidemment dans les périodes de changement qu'on s'en s'aperçoit le plus. Pour moi un concept qui n'est pas systématiquement associé à un contraire est le symptôme d'une pensée statique; et c'est typiquement le cas avec l'individualisme et le libéralisme qui, par idéologie-Système, refusent idéologiquement d'être opposés au communautarisme et au communisme.
Pendant un temps un de mes dadas a été de citer ici un certain Élie Bernard-Weil :
"« Il faut apprendre ou réapprendre à penser toujours d'une manière bipolaire et de ne pas céder à l'attrait d'une pensée unipolaire, branchée sur un pôle dominant - ce qu'on appelle aussi « pensée unique » de nos jours - une tentation qui fait immanquablement plonger dans l'erreur et l'impuissance. (...) La seule excuse, c'est que presque tout le monde considère que c'est là l'enjeu de la rationalité : trouver le bon pôle. Faux! ".
Je suis convaincu qu'au moment de la chute de l'URSS, les américains ont imposé leur "pax americana" et leur libéralisme en étant convaincus que l'URSS s'était effondrée parce que son modèle économique était mauvais. En fait je pense que les USA vont s'effondrer comme l'URSS parce que tous les deux ont "cédé à l'attrait d'une pensée unipolaire."
Faire des analogies biologie/sociologie leur aurait évité ça car, tant qu'il y a de la vie, une tension est toujours suivie d'un relâchement , puis d'une nouvelle tension, etc.: diastole/systole pour le cœur, inspiration/expiration pour les poumons, etc. Je ne serais pas étonné si, dans un futur pas tellement lointain, c'est ainsi que sera jugée notre étrange époque.
1: "Le grand vice du structuralisme est son caractère discret, qui ne lui permet pas de prendre en compte les variations continues des formes, en particulier leur mouvement."
jc
24/01/2022
Se contorsionner l'esprit pour argumenter positivement de mauvais choix conduit inéluctablement à utiliser des arguments rhétoriques et sophistiques, et je ne risquerai pas à l'exercice de commenter "notre" devise nationale ou "notre" sacro-sainte DUDHC (1), à laquelle je préfère "L'enracinement" -sous-titré "Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain"- de la philosophe Simone Weil. Par contre je trouve que notre drapeau tricolore symbolise étonnamment bien les idées que je soutiens :
Le Bleu. Philo : symbole de Parménide, du yin, de la puissance (énergie potentielle) ; Temps : symbole du temps aïon -temps intemporel, permanence; Physique : symbole du boson; Biologie : symbole de la Femme (XX) ; Mathématiques : symbole de l'Unité et du continu; Psychisme : symbole de l'intériorité; et de l'ésotérisme; Politique : symbole de la démocratie, du peuple; Pouvoir: symbole du girondisme, des démo-aristocrates, du pouvoir judiciaire; Ontologie : symbole de l'immanence;
Le Rouge: Philo: symbole de Héraclite, du yang, de la puissance (énergie agissante) ; Temps : Symbole du temps chronos -temps de l'action, du changement; Physique : symbole du fermion; Biologie : symbole de l'Homme (XY); Mathématiques : symbole de la diversité et du discret; Psychisme : symbole de l'extériorité, de l'exotérisme; Politique : symbole de l'aristocratie, de l'élite; Pouvoir : symbole du jacobinisme, des aristo-démocrates, du pouvoir exécutif; Ontologie : symbole de la transcendance.
Le Blanc (ou violet très pâle, couleur de l'aube, pour assurer une continuité entre Bleu et Rouge): Temps : symbole du temps kairos; Pouvoir : symbole de l'autorité spirituelle; Biologie : symbole de l'enfant à venir.
J'ai dit au début et je confirme que je ne suis pas un fan de la devise Liberté-Égalité-Fraternité. Pour moi le problème politique fondamental est celui du choix jacobin, c'est-à-dire du choix aristo-démocratique, ou du choix girondin, c'est-à-dire du choix démo-aristocratique. Il ne fait aucun doute pour moi que le bon choix est le choix démo-aristocratique: c'est Bertold Brecht qui m'a soufflé l'argument : on peut changer de pouvoir temporel, mais on ne peut pas changer de peuple (1). On remarque que l'arrangement des couleurs de notre drapeau symbolise bien ce position : le bleu stable près de la hampe, le rouge flottant au vent et finissant par s'effilocher (symbolisant la précarité et l'usure du pouvoir temporel).
Il ressort de ce qui précède que la devise qui vient tout naturellement à l'esprit pour accompagner ce drapeau est "Vox Populi, vox Dei", devise étonnamment -pour moi- soutenue par Machiavel :
« Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les événements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux.».
1: Brecht : « J'apprends que le gouvernement estime que le peuple a “trahi la confiance du régime” et “devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités”. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre? »
1: Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.
jc
24/01/2022
Pour moi la rhétorique et la sophistique sont des techniques -ou des arts?- dont le but est de convaincre les auditeurs. Schopenhauer, ai-je lu, a écrit là-dessus -je n'ai pas lu-. C'est donc tout naturellement que la-grande-fabrique-de-la-narrative-du-Système-et-du-consentement-à-lcette-narrative recrute des rhéteurs et des sophistes que l'on retrouve donc sans surprise en grand nombre dans les médias contrôlés par le Système.
L'analytique et la dialectique sont, à mes yeux, plus intéressantes. Mais l'analytique a, selon moi, l'inconvénient d'hésiter entre ses deux composants étymologiques, celui de lyse qui est une déstructuration et celui d'ana qui renvoie à une remontée (1), les composants substantiels risquant de passer à la trappe au profit des seuls éléments essentiels, seuls aptes à s'échapper vers le haut.
Analytique et dialectique renvoient à monologue et dialogue : dans le premier cas on est seul face à soi-même, et dans le second on a l'espoir de voir s'instaurer un véritable dialogue (mais je viens de réaliser que, seul, on peut faire dialoguer son "moi périphérique" et son "moi central").
Ce préambule pour en venir à au point plus personnel suivant.
Lorsque je suis arrivé sur ce site j'ai pris le forum pour un divan psychanalytique : monologue parfois un peu délirant, (2) mais, depuis assez récemment, je "sens" que ma pensée se stabilise. J'ai alors commencé à rédiger mes commentaires comme s'il s'agissait d'un dialogue avec PhG lui-même. Et, dans l'espoir de rendre ce dialogue constructif, je me suis opposé à lui: logocrate contre topocrate -logologue contre topologue-, esprit de finesse contre esprit de géométrie. Espèce de dialogue de sourds-muets, compliqué par le fait que ce n'est pas moi qui dialogue avec PhG mais c'est Thom et PhG que j'essaie de faire dialoguer par mon intermédiaire -ce qui suppose que j'ai compris et l'un et l'autre, ce qui est loin d'être le cas-.
1: Du grec ancien ἀνάλυσις, analysis, de ἁναλύω, analuô (« délier »), de ἀνά, ana (« en haut »), et λύω, luô (« relâcher »).
2: PhG : "La sagesse, aujourd'hui, c'est l'audace de la pensée.". Thom : "La voie de crête entre les deux gouffres de l'imbécillité d'une part et le délire d'autre part n'est certes ni facile ni sans danger, mais c'est par elle que passe tout progrès futur de l'humanité".
jc
24/01/2022
Lincoln : "« Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant. ».
Je me demande si la contradiction fondamentale des USA n'est pas la même que la contradiction fondamentale de la République Française : il n'existe pas de nations, il n'existe que des patries/matries car les hommes et les femmes de ces prétendues nations ont tous un père et une mère qui, eux-mêmes, etc; De par ce même constat nous ne sommes pas totalement libres, car nous sommes liés par un passé commun. Et même plus, si on suit Spinoza et surtout Thom, nous sommes beaucoup plus liés que ce que les "hasardeux" -actuellement dominants- tentent de nous faire croire, et, pour ceux qui suivent Thom -mon cas- c'est grâce à la stabilité structurelle que notre avenir (1) n'est pas totalement contraint, et que c'est grâce à elle qu'on peut adapter notre comportement à l'évolution de notre environnement.
Je pense que notre devise nationale -qui n'est pas ma tasse de thé- devrait être inversée -fraternité en tête, liberté en queue- car c'est la fraternité (au sens de celle d'avoir des ancêtres communs) qui, seule, permet, in fine, d'assurer la cohésion sociale -et plus les ancêtre communs sont proches plus la cohésion est grande-. J'insiste sur le fait que la fraternité sous-tend des ancêtres communs, c'est à dire renvoie à une patrie/matrie et, dans cet ordre d'idées, les premiers mots de notre hymne national sont en contradiction flagrante avec l'article 2 de la constitution : "L'hymne de la nation est la Marseillaise".
Gauchissement de la liberté (mal comprise dès l'origine) en libéralisme :cancer. Gauchissement du libéralisme en ultralibéralisme : première métastase.
Gauchissement de l'égalité en égalitarisme : deuxième métastase. Phase terminale ?
1: À la suite de Fabrice Hadjadj, PhG distingue le futur, que les modernes pensent complètement libre, de l' "à venir", que les "tradi"considèrent -pour moi à juste raison- contraint par le passé :
"En un mot, le futur est relatif à ce qui va, l’avenir à ce qui vient, et il faut que ce qui va soit ouvert à ce qui vient, sous peine d’une vie qui meurt en se fixant dans un programme. Cette subordination du futur à l’avenir marque aussi la supériorité et plus encore la surprise de l’avenir par rapport au futur. Quand le monde ne va pas, quand, sous nos yeux, il court à sa perte, cela n’empêche pas le royaume de venir : sa grâce ne dépend pas de nos mérites, elle présuppose même plutôt notre condamnation.”.
jc
24/01/2022
Pour moi impeccable analyse de VD Hanson, dans sa version corrigée par PhG:
"En aucun cas, on ne peut décrire la crise de l’effondrement de l’Amérique, qui est plutôt celle de l’américanisme, ou des deux (“crise d’effondrement de l’Amérique et de l’américanisme”), à partir des cas vénézuélien, grec, ni même romain d’ailleurs." ;
"... avec les USA le Système cèdera parce que l’Amérique s’effondre en raison de l’effondrement du Système, et qu’il s’agira de revoir l’ensemble des composants du monde, de leur ordre, de leur harmonisation et de leur équilibre. Ainsi l’“effondrement de l’Amérique et de l’américanisme” mérite-t-il une approche spécifique.".
Une remarque à propos de "de leur ordre, de leur harmonisation et de leur équilibre" (où je note un soupçon de dynamique -harmonisation au lieu de harmonie- dans la trilogie chère à PhG. Pour Guénon, ces trois mots sont synonymes :
"... le but même de la guerre, c’est l’établissement de la paix, car la paix, même en son sens le plus ordinaire, n’est en somme pas autre chose que l’ordre, l’équilibre ou l’harmonie, ces trois termes étant à peu près synonymes et désignant tous, sous des aspects quelque peu différents, le reflet de l’unité dans la multiplicité même, lorsque celle-ci est rapportée à son principe." (Le symbolisme de la croix, chap. VIII) .
Je suis d'accord avec Guénon sur le fait que la trilogie ordre-harmonie-équilibre reflète la trilogie unité-harmonie-diversité qui a ma préférence. Pour moi le choix de PhG est typique d'un aristo-démocrate "embryologiste": l'ordre naturel est celui du verbe qui se fait chair dans l'harmonie et l'équilibre. Ma préférence personnelle va à l'ordre inverse (selon moi typique d'un démo-aristocrate) : équilibre-harmonie-ordre, à la reconstitution de l'aristocratie à partir du peuple, c'est-à-dire, en termes biologiques, à la gamétogenèse, reconstitution du germen à partir du soma.
Pour moi remonter l'arbre de Porphyre jusqu'à l'Être en soi est plus difficile que le descendre, mais si on n'y arrive pas je crois qu'on peut définitivement dire adieu (c'est le cas de le dire) à la démocratie.
Une autre remarque à propos de la citation suivante de VDH :
» Au contraire, la plupart de nos maladies sont auto-infligées. Elles sont le résultat direct d’idéologies perverses qui sont à la fois cruelles et contraires au pragmatisme américain traditionnel."
Dans son incursion en métaphysique extrême (ES p.216), Thom écrit que le pragmatisme suffit pour grimper sur les basses branches de l'arbre de Porphyre. Et il écrit quelques pages plus loin, dans les dernières lignes de ES, que le pragmatisme n'est guère que la forme conceptualisée d'un certain retour à l'animalité. Et il écrit aussi, plus loin dans son incursion en métaphysique extrême :
"Le métaphysicien est précisément l'esprit capable de remonter cet arbre de Porphyre jusqu'au contact avec l'Être. De même que les cellules sexuées peuvent reconstituer le centre organisateur de l'espèce, le point germinal α (pour en redescendre ensuite les bifurcations somatiques au cours de l'ontogenèse), de même le métaphysicien doit en principe parvenir à ce point originel de l'ontologie, d'où il pourra redescendre par paliers jusqu'à nous, individus d'en bas. Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur). Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira alors une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer.".
Pour moi nous y sommes exactement : le pragmatisme US initial s'est progressivement gauchi en une idéologie -l'américanisme- qui a dégénéré en cancer.
jc
22/01/2022
Le surlendemain du soir de l'élection présidentielle où Emmanuel Macron paradait au Louvre, j'écrivais sur ce forum sous le titre "Symbolique macronienne" :
I. "En marche"
1. Pro:
"En marche, marchands, marchons vers le marché"
2. Anti:
"Marchons… Marchons… Que le sang des vaincus de la globalisation goutte sur nos bottillons."
II. Intronisation
1. Pro
Emmanuel premier gouvernera la France par ordonnance, pour respecter l'ordre ordo-libéral allemand, dans le but d'achever l'Europe allemande symbolisée par la neuvième symphonie de Beethoven.
2. Anti
Le Louvre symbolise la soumission au pouvoir temporel de Bruxelles, la pyramide la soumission au pouvoir "spirituel" de la finance internationale.
L'estrade et l'échafaudage qui supporte les sunlights symbolisent l'échafaud médiatique sur lequel Macron montera lorsqu'il aura été reconnu coupable de haute trahison.
—————
Mon nouveau dada d'analyser la chose en terme d'un champ morphogénétique -le champ de pesanteur- que même les petits enfants comprennent naturellement (Papa Ours, Maman Ours, Bébé ours) me conduit aux considérations politiques suivantes.
Selon moi l'opposition principielle selon laquelle il faut organiser la société n'est pas l'opposition horizontale gauche/droite mais l'opposition verticale aristocratie/démocratie. Dans ce champ morphogénétique la nouvelle droite est constituée de ceux que je qualifie d'aristo-démocrates -symbole rouge, couleur traditionnelle du pouvoir temporel selon Guénon- et la nouvelle gauche de ceux que je qualifie de démo-aristocrates -symbole bleu, comme les démocrates US-. Cette opposition verticale recoupe alors grossièrement -mais pour moi essentiellement- l'opposition jacobins/girondins. Dans ce cadre le parlement ne doit pas avoir une forme d'hémicycle mais la forme du parlement anglais où majorité et opposition sont face à face.
Tout récemment Marine Le Pen a choisi de poser au pied de la pyramide du Louvre pour symboliser sa déclaration de candidature à la présidence de la République. Cela me fait revenir en mémoire l'immémoriel champ morphogénétique né de l'opposition masculin/féminin.
Je pense donc, cette fois dans le cadre de ce champ morphogénétique genré, que MLP doit peut-être penser la France comme une matrie, alors que son père JMLP et EZ la pensent "évidemment" comme une patrie (1), tandis que EM la pense comme une province de l'UE. Pour moi notre "moi" est toujours un compromis résultant d'une opposition entre un "moi"périphérique et un "moi" central et il en va de même de la France : pour les aristo-démocrates c'est une patrie et pour les démo-aristocrates c'est une matrie. Cette opposition patrie/matrie se dynamise en un champ morphogénétique évidemment plus compliqué que le champ de pesanteur. Mais l'avantage -considérable à mes yeux- est que hommes et femmes sont faits pour s'entendre, survie de l'espèce humaine oblige (2).
Pour moi ce champ ne peut que déployer "embryologiquement" le champ principiel "de pesanteur " ci-dessus, déploiement qui permet de faire passer la société du stade rudimentaire dominant/dominé (le stade "struggle for life" actuel ) à un stade plus élaboré doué d'une part d'une meilleure stabilité structurelle et d'autre part d'une meilleure fonctionnalité que l'actuel. Il ne me semble pas déraisonnable de tenter d'élaborer des modèles sociologiques en épigenèse primitive, moyenne et tardive, qui soient analogues à ceux développés par Thom en biologie (3).
Puisqu'il est ici essentiellement question de symbolique, on remarquera que Hestia/Vesta était la déesse du feu sacré et du foyer dans la mythologie grecque/latine, ce qui incite fortement à féminiser le "moi central" et, par suite, à masculiniser son "moi périphérique". Un drapeau tricolore agrémenté d'une Hestia parménidienne sur fond bleu, d'un Hermès(?) héraclitéen sur fond rouge et d'un roseau pensant pascalien mythologisé sur fond blanc pour les spiritualistes, ou bien un rouleau à pâtisserie set un balai sur fond bleu, une faucille et un marteau sur fond rouge et un roseau pascalien (avec éventuellement deux ou trois abeilles napoléoniennes pour faire écologique et féconder tout ça) sur fond blanc pour les matérialistes?
Remarque finale. Dans une organisation de ce type la loi US du Filibuster (4) me semble aller de soi car je n'imagine pas qu'une société humaine puisse persévérer dans son être si hommes et femmes ne s'entendent pas.
Charles de Gaulle disait que la France n'était jamais aussi grande que quand elle était elle-même. Et si être elle-même était pour la France être en même temps une patrie et une matrie? Chateaubriand disait quant à lui que la France était sa patrie et la Bretagne sa matrie. Et si on pensait la choses politique
comme ça à tous les étages ?
1: Pour moi EM pense la France comme une province de l'UE.
2: Dans une organisation de ce type la règle US du Flibuster (cf. https://www.dedefensa.org/article/la-politique-des-temps-de-la-rage) me semble aller de soi car je n'imagine pas qu'une société humaine puisse persévérer dans son être si hommes et femmes ne s'entendent pas.
3: SSM, 2ème ed., chapitre 9 (épigraphé "Et le Verbe s'est fait chair").
4: Cf. https://www.dedefensa.org/article/la-politique-des-temps-de-la-rage
jc
22/01/2022
Mon dada du moment est la découverte de l'intérêt des catégories de pensée (dada né en commentant le tout récent article de Marc Gébelin sur Spinoza). J'aime bien les catégories formées de couples d'opposés parce que cela permet dans les dynamiser en lesplongerant dans un "champ morphogénétique" qui n'est autre ici que le champ de pesanteur galiléen, la substance étant ce qui se tient au-dessous (c'est son étymologie) et l'essence ce qui se tient au-dessus et en est une émanation. J'aime voir ce que ça donne de penser en se focalisant substantiellement et essentiellement -c'est le cas de le dire!- sur ce couple de catégories (1).
On remarque que, outre le dynamisme qu'il introduit dans la pensée, la notion de champ morphogénétique permet de considérer d'autres couples de catégories dans le même champ : ainsi le couple dominant/dominé. Et on voit tout de suite sur ce simple champ qu'il n'y a pas la même naturalité selon le contexte, le mouvement dominant/dominé étant le mouvement naturel dans ce champ (la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit) alors que le mouvement substance/essence s'oppose à ce champ, l'essence émanant de la substance. Si donc on travaille avec ce seul couple de catégories il faut déjà bien préciser le concept considéré comme fixe, celui qui est prédicable mais qu'on ne peut prédiquer (1).
En relisant le chapeau introduisant les carnets de Dimitri Orlov je découvre qu'il est traduit par le Saker francophone qui me semble résolument anti-système (tagué plus de 60 fois dans le moteur de recherche Dedefensa pour cette raison?). Partant de l'idée qu'il est difficile d'être plus essentialiste que PhG ("Levez-vous, ô “forces mystérieuses, hautes & supérieures” ! ") (2), je place alors Orlov plutôt parmi les substantialistes (les forces me semblent plutôt pour lui à chercher du côté du Deep State, forces alors évidemment basses et inférieures).
Où placer "mon" Thom dans tout ça? Je pense qu'il essaye de se tenir à mi-chemin entre substantialisme et essentialisme, tout en étant un zeste plus substantiasliste, sa position concernant l'antériorité ontologique du continu sur le discret l'y incitant sinon l'y obligeant. Thom se situe lui-même (sur une ligne "moniste centrale" (4), ligne de crête entre matérialisme et spiritualisme, entre Aristote et Platon (5).
Je ne peux terminer sans dire un mot à propos de "parabole" et "catastrophe" qui apparaissent côte à côte -fait exprès?- dans l'article: "... la parabole de la catastrophe…" (6), parce que je les vois en rapport étroit avec ce qui précède.
Au tout début de la conclusion de "Esquisse d'une sémiophysique" , Thom oppose Physique aristotélicienne et Physique post-galiléenne :
"Si l'on veut indiquer l'endroit crucial par lequel la Science moderne se sépare d'Aristote, on le trouvera dans l'exemple de "la pierre lancée vers le haut qui retombe". Dans la Physique aristotélicienne, il s'agit de deux mouvements continus consécutifs, mais distincts : le mouvement forcé () vers le haut suivi du mouvement naturel vers le bas ; il y a discontinuité au point le plus haut, où le mouvement change de direction. Pour nous, à la suite de Galilée, il s'agit d'un mouvement unique décrit par une loi parabolique unique de la forme z=z0 -1/2gt². Il y a "prolongement analytique" du mouvement montant sur le mouvement descendantOn a donc changé de critère d'individuation d'Aristote à Galilée. On a substitué à la considération du but instantané la définition purement mathématique.".
La coupure galiléenne? Pour moi une perte considérable de l'intelligibilité du monde car il n'y a plus de "dur" sur lequel on peut s'appuyer pour raisonner sainement, tout devenant relatif (7). J'ajoute, pour finir en reprenant les termes de Thom, que c'est à la coupure galiléenne que se situe l'instant crucial qui voit naître le règne de la quantité.
1: Ce champ "morphogénétique" de pesanteur permet une approche des catégories grammaticales : l'approche de Thom en appendice de SSM me paraît lumineuse.
2: Le terme « catégorie » vient du grec ancien κατηγορία (katêgoria) qui signifie « qualité attribuée à un objet » https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gories_(Aristote)
3. Mais ce n'est pas impossible! C'est pour moi typiquement le cas de Guénon qui, à mon avis, va beaucoup trop loin car il assimile la substance et la matière au Mal, ce que ne fait pas PhG qui distingue Matière (qu'il assimile au Mal) et matière (et qui nous annonce à la fin du tome II que le Tome III de "La Grâce ..." va tenter d'éclaircir la différence).
4: Pour moi Michel Onfray est typique de la ligne "moniste matérialiste" (il s'en revendique explicitement dans son "Cosmos") et René Guénon est typique de la ligne "moniste spiritualiste".
5: Cf. PNPE (1991, pp. 86 à 89).
6: J'ai compté dans l'article 9 occurences de "catastrophe" et assimilé (catastrophiste) et trois occurences de "parabole" et assimilé (paraboler).
7: Il est inutile d'invoquer Einstein à ce propos, Galilée suffisant largement. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Relativit%C3%A9_galil%C3%A9enne )
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