jc
10/09/2021
PhG : "‘Même si c’est le seul fait objectif’ [l'effondrement], on conviendra en effet aussitôt qu’il est de taille et qu’il règle, consciemment ou inconsciemment, toutes les subjectivités de tous les individus du monde".
Un fait intersubjectif peut-il être considéré comme objectif? Pour les scientifiques courant principal, pragmatistes et/ou positivistes, la réponse est, selon moi, très certainement non. Ce n'est pas l'avis de René Thom, pour qui "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés; l'emploi de vocables anthropomorphes en Physique s'en trouve foncièrement justifié" (cité de mémoire).
PhG : "Ce qui viendra ensuite n’est pas de notre ressort et encore moins de notre capacité, et ne doit par conséquent entraver en rien le jugement sur la réalité ni limiter l’action du jour et du jour d’après. Pour aborder ce domaine, souvent dans le secret de nous-même, la supputation passe à un niveau supérieur selon les croyances qu’on entretient (...)".
On entre là dans le domaine des prophéties. PhG a les siennes (cf. sa citation favorite de Pseudo-Denys l'aréopagite). Je rappelle celle de Thom :
"... en écrivant ces pages j'ai acquis une conviction; au cœur même du patrimoine génétique de notre espèce, au fond insaisissable du logos héraclitéen de notre âme, des structures simulatrices de toutes les forces extérieures agissent, ou en attente, sont prêtes à se déployer quand ce deviendra nécessaire." (Épilogue de stabilité structurelle et morphogenèse, 2ème ed.)
Koui
10/09/2021
Je n'ai pas remarqué que les athées soient moins vertueux, curieux ou bien imaginatifs que ceux qui croient aux Dieux immortels. Il faut avoir l'imagination de l'enfance pour croire au Pére Noel. Mais les adultes croient des choses tout aussi dénuées de fondement, ou bien font semblant d'y croire du moment qu'elles leur apportent les bienfaits attendus. Beaucoup de gens cherchent un sens à la vie. Bien souvent, ils croient avoir trouvé quelque chose. C'est toujours stupide, mais cela peut être plus ou moins noble. De ce point de vue là, les athées ne sont pas pires que les croyants, mais ils ne sont pas mieux non plus. C'est comme si le juste et le vulgaire cherchait toujours une justification à leurs actions.
Koui
10/09/2021
L'Afghanistan occupé par les USA n'était pas capable de nourrir ses habitants urbains. Ils étaient maintenu en vie grace aux dons de la "communauté internationale" qui esperait ainsi acheter le consentemment des afghans, et de façon marginale, par le traffic de drogue. Maintenant que l'occupation étrangére est terminée, les nouveaux maîtres du pays n'auront plus accés aux dons étrangers et le traffic de drogue pourrait etre perturbé. Les talibans sont au contraire soumis à des sanctions économiques déstinées à les punir, les soumettre et anhiler leur popularité. Leur gouvernement de terroristes n'étant pas reconnu, il n'y a plus de relations possibles avec leur pays. Ceux qui feraient affaire avec eux seront d'ailleurs jugés pour soutien au terrorisme. L'économie des villes afghanes ne tenait que par l'apport de marchandises étrangéres, tandis que les éléveurs de chévres des montagnes étaient pauvres mais autosuffisants. Les talibans bléssés n'étaient pas soignés et ce sera aussi le cas des habitants des villes. Il faut donc s'attendre à un désastre humanitaire de trés grande ampleur dans les villes afghanes, suivi par une émigration massive des urbains afghans. Pour des raisons légales, des millions de gens vont mourir ou devoir fuir à l'étranger. Il suffirait de fournir un peu de nourriture et de médicament pour éviter cette issue fatale mais ce serait transiger avec les principes et céder au Mal comme à Munich. Courage, préparons nous à contempler l'horreur avec churchillisme. Je vais me servir un whisky et un cigare.
Georges Dubuis
10/09/2021
L'industrie du communautaro complexe où du complexe communautaire , une engeance qui qui, maintenant célèbre grâce à une Cassandre locale, veut tout mélanger en égalisant, une vraie usine à gaz remplie de complexes très singuliers, Dt Knock en perdrait son diagnostique !
Bons baisers de Bulga rie naturelle Mr Grasset, ici seulement 14% de vac ....ciné
Geo
09/09/2021
"Complexe Racisme-Industrie" ou "Antiracisme-Industrie".
Ou encore user indifféremment de deux formes.
PhG
07/09/2021
Je reconnais le regard attentif et l'oeil incisif de JC. Pour autant je plaide ma cause, que j'aurais peut-être dû étayer plus en détails tandis que l'idée centrale reste du domaine de l'opérationnel (même si admise en théorie, la tradition n'est pour l'instant, et ne peut être qu'un outil, notamment de référence, et dans tous les cas ayant la forme et la force d'un “boulet rouge”)...
Et je cite ce passage (en rajoutant le gras de la police, qui n'est pas du texte, pour attirer le regard et amadouer l'oeil) :
« ...Cela constaté, il reste bien des choses en suspens. Par exemple, si la Chine fait une “révolution néo-culturelle” pour bloquer la diffusion du wokenisme chez elle et ramener le néo-libéralisme dans un cadre quasiment socialiste, elle n’en demeure pas moins adepte de la poursuite de l’expansion selon des normes régulées et encadrées héritées de ce néo-libéralisme. C’est-à-dire que tout est désormais clair mais que rien n’est vraiment réglé bien entendu.
» L’effet à attendre, le plus important sinon décisif, c’est l’effet sur le bloc-BAO, sur la modernité-devenue-folle, de l’érection d’un énorme bloc désormais défini par des tendances se référant ouvertement, dans tous les cas en théorie, à la tradition, et par conséquent tirant à boulets rouges et en trajectoire directe sur la modernité-devenue-folle… »
Semper Phi
jc
07/09/2021
PhG : "le refus [par la Chine] de la modernité-devenue-folle en cherchant des appuis du type de la tradition." Pour moi il est clair que la révolution néo-culturelle chinoise a pour but de ne pas se laisser entraîner comme les USA dans une modernité-devenue-folle. Mais je ne suis pas convaincu qu'elle cherche pour autant des appuis du type de la tradition (ce qui, aparté, différencie peut-être les réactions russe et chinoise à la post-modernité qui s'empare des USA -en entraînant avec eux une partie du bloc occidental). Je vois plutôt le parti chinois se recentrer sur la ligne d'un matérialisme orthodoxe qui aurait intégré le capitalisme, ce qui permettrait aux chinois de prendre plus sûrement le relais d'un empire US à bout de souffle. Objectif affiché par Xi Jinping, ai-je lu je ne sais plus où, à l'horizon du centenaire de la révolution culturelle de Mao.
Je vois l'affrontement Modernité/Tradition pour plus tard, peut-être avec le bâton poisseux toujours dans les mains des chinois. Cette idée n'est pas de moi, je l'ai trouvée sur ce site dans l'article "La crise de la raison (humaine)" : "Comme nous l’avons fait comprendre dans ce qui précède, la puissance énorme du système, qui tient tout le monde dans ses rets, en s’effondrant entraînera tout le monde à en subir le choc terrible. C’est dire que, de ce point de vue, – et sans préjuger, surtout pas, de l’avenir, – c’est dire que notre Chinois sera emporté comme les autres et qu’il devra subir d’abord cette chute eschatologique avant de songer à se mettre à l’ouvrage."
Geo
04/09/2021
https://www.marianne.net/societe/defense/en-suisse-la-gauche-en-guerre-contre-lachat-du-chasseur-f-35-americain
Olivier le verseau
02/09/2021
Hypothèse pour hypothèse et imprévisibilité...
Le cas Afghanistan n'aurait -il pas été le révélateur pour la "Bête système" d'un seuil de non retour? A savoir qu'il était grandement probable que, au stade d'effondrement de tous les mécanismes internes (armées, cia, pentagone, etc…), elle (la bête) se rendrait à l'évidence (comble de verité de situation) qu'elle n'était plus en capacité de mener et encore moins de gagner une guerre pour son compte.
Alors quoi de plus fin et infiniment tortueux que de laisser le Old Joe faire la sale besogne d'annonce. Je ne serai pas surpris, pour mon compte, qu'il soit là encore téléguidé par l'arrière (même par ceux qui le critiquent).
Quand on voit ses avions qui ne décollent pas, ses porte-avions qui ne sont plus d'aucune utilité face à l'armada des missiles russes et chinois, quand on constate que dame nature est plus forte que le rêve américain, et des galaxies de dollars qui ne valent plus rien, etc… etc… soit on se suicide , soit on cherche une porte de sortie la moins pire. Après le clown furieux Trump , le clown triste Biden ferait bien l'affaire pour sauver la face. Je reste optimiste. Le suicide serait plus dévastateur.
jc
30/08/2021
C'est ce que m'inspire la définition du (post) nominalisme sauce US par Lind.
Karl Rove (que cite souvent PhG) : "We're an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you're studying that reality – judiciously, as you will – we'll act again, creating other new realities, which you can study too, and that's how things will sort out. We're history's actors . . . and you, all of you, will be left to just study what we do.”»
Sur les billets verts est écrit : "In God"we trust".
jc
29/08/2021
La citation de Maistre que je cherchais pour illustrer le .0 :
« On a remarqué, avec grande raison, que la révolution française mène les hommes plus que les hommes la mènent. Cette observation est de la plus grande justesse… [...] Les scélérats mêmes qui paraissent conduire la révolution, n’y entrent que comme de simples instruments ; et dès qu’ils ont la prétention de la dominer, ils tombent ignoblement. »
On voit, à la lecture de l'article de Scubla, la difficulté qu'ont les anthropologues structuralistes contemporains à intégrer la notion de structure dynamique stable (et non simplement statique, comme par exemple une charpente). Intégration visiblement réussie par PhG dans cet article du glossaire.
jc
29/08/2021
À la recherche d'une citation de Maistre à un moment où je m'intéresse aux mécanismes victimaires (mon commentaire du 28/08/2021), je retombe sur cet article du glossaire que j'ai jadis commenté (le temps passe…). En reparcourant l'article je suis arrêté par "le Système porte en lui, dès sa création et dans son développement, sa propre destruction. L’on retrouve ainsi, dans un cercle parfait d’une raison transcendantale retrouvée, l’équation surpuissance-autodestruction qui porte toute notre démarche.".
Avec l'idée qui s'impose en moi depuis peu (mais un peu plus tous les jours) qu'il y a un lien entre le théo de théorie et le théo de théologie* (lien étymologique?) j'ai découvert l'article de l'anthropologue Lucien Scubla** (https://www.persee.fr/docAsPDF/hom_0439-4216_1995_num_35_135_369950.pdf) qui pourrait, selon moi, placer l'évolution du Système (de sa naissance à sa mort) dans le cadre plus général de celui de l'évolution cyclique de toute société humaine selon l'opposition dikè/hubris (partie III de l'article).
Extrait (p.57) : " Mais nous apprenons, au surplus, que le bouclage du mythe, c'est-à-dire le retour de la dikè royale, s'opère par le
truchement d'un nouvel actant, le roi1 ou anti-roi, qui n'est ni le bon roi de l'âge d'or, ni le mauvais roi de la race d'argent.", citation qui renvoie quasi-directement, selon moi, aux quatre âges d'un manvantara et à "Autorité spirituelle et pouvoir temporel" de René Guénon.
* Thom : "Selon beaucoup de philosophies Dieu est géomètre; il serait peut-être plus logique de dire que le géomètre est Dieu".
** Scubla suggère dans cet article qu'il suffit de la catastrophe "fronce" (à ma portée intellectuelle*** -je crois…) alors que le mathématicien-philosophe Petitot suggère qu'il faut faire appel à la catastrophe "double fronce" (double cusp en anglais), beaucoup plus compliquée que les sept catastrophes thomiennes, pour situer la célèbre formule canonique du mythe (qui est aussi, selon Scubla, la formule canonique du rite) de Claude Lévi-Strauss.
*** Pour moi les sept catastrophes élémentaires de Thom sont les sept premiers barreaux de l'échelle de Jacob (qui en compte une infinité).
jc
28/08/2021
Si effondrement il y a -et il semble qu'on s'y dirige un peu plus tous les jours- il va y avoir recherche de responsables et règlements de comptes. René Girard et René Thom se sont intéressé aux mécanismes victimaires :
http://lucadeparis.free.fr/jpweb/surscubla.htm?account=signup .
En reparcourant l'article j'ai été étonné de lire l'aversion du catholique Girard envers tous les essentialismes (je ne vois en effet pas comment on peut à la fois ne pas être nominaliste -ce qu'il n'est pas, conjointement avec Thom, dit l'article- et ne pas être essentialiste). J'ai noté son attirance pour les idées de Lucrèce et d'Épicure, idées qui attirent également l'athée Michel Onfray (pour moi les idées morphogénétiques du continuiste Thom sont d'un niveau autrement précis que celles du clinamen par l'atomiste Épicure).
Mais l'article reflète peut-être également le point de vue de l'auteur….
Remarque : Thom cite Girard à l fin de son article (Apologie du logos) "La danse comme sémiurgie" : "Je ne pense pas qu'on puiise toujours rattacher l'unité dynamique du ballet au sacrifice dyonisiaque cher à René Girard".
Denis Monod-Broca
25/08/2021
Sur le modèle du roi sacré des tribus primitives, les USA sont le roi sacré de la tribu des nations. Une telle position ne se choisit pas, ils ne l’ont pas choisie ou pas choisie seuls. Plus qu’à leur propre volonté, ils la doivent à notre besoin commun, unanime, qu’une telle position existe au sein de la tribu. Le roi et ses sujets sont complices en la matière ; les USA et leurs sujettes, les nations du monde, partagent la même croyance dans le rôle bénéfique et nécessaire d’un roi.
En tant que tel, roi sacré, les USA sont à la fois parés de toutes les vertus et accusés des pires turpitudes, admirés pour leur toute-puissance supposée et vilipendés sans répit pour leurs innombrables faiblesses.
Ils sont promis au sacrifice. Le roi sacré des tribus primitives est une victime émissaire en instance de sacrifice. Vénéré, il a tous les droits. Haï, asservi à sa fonction, il n’en a aucun. La tribu attend de lui qu’il soit un transgresseur hautement coupable, qu’il se livre devant tous aux pires transgressions, car ainsi il mérite le châtiment qui l’attend. Et, mis à mort, il emporte alors avec lui les fautes de tous et ramène la paix.
La victime émissaire a cette ambivalence, elle a ce double caractère aux yeux de la tribu, elle est à la fois cause de la crise et remède à la crise. Elle-même, prise dans l’unanimité, croit en son rôle et pressent, en son for intérieur, la nécessaire et bénéfique inéluctabilité du sort qui l’attend.
Le mécanisme est injuste, bien sûr, mais il a connu des siècles et des siècles d’efficacité. Il a permis aux groupes humains, par une violence limitée, de contenir leur propre violence potentiellement autodestructrice, et à la civilisation de se développer. Voir la théorie de René Girard sur les origines de la culture.
La situation des USA n’a-t-elle pas toutes les caractéristiques de celle du roi sacré ? Derrière le vernis moderne de nos lois et de notre aspiration à la raison et à la justice, les ressorts des rites de jadis n’ont pas disparu.
Inutile de le nier, nous sommes littéralement fascinés par ce qui se passe aux USA, par ce que font les USA, par le maintien de la paix du monde dont ils sont crédités, et tout particulièrement fascinés par ce qui est en train de se passer à Kaboul.
Dans un monde qui a perdu la foi en ses propres lois, en ses propres principes, en son propre héritage spirituel, ces événements sont ceux que nous attendions, ils sont ceux que notre attente a suscités.
Notre monde délibérément dérégulé vit une terrifiante régression. Quand les mots n’ont plus de sens la raison s’évanouit, et il reste ça, ces événements terrifiants que nous vivons. Saurons-nous retrouver nos esprits, échapper au pire ?
Les acteurs sur la scène du monde sont, ou devraient être, les nations. D’où l’Organisation des Nations Unies, d’où avant elle la Société des Nations, mais cette société n’est encore qu’une tribu, au stade primitif, avec son roi sacré. De cette situation irrationnelle-là nous devrions nous efforcer de sortir. La France devrait prendre la tête du mouvement.
Que la France ne se comporte plus en sujette, qu’elle sorte de la sujétion à ce roi sacré que sont aujourd’hui les USA, qu’elle s’interdise de tomber dans la sujétion à son successeur éventuel, et nous serons à la hauteur des principes universels que nous avons faits nôtres.
Les USA semblent sentir et craindre que l’heure du sacrifice approche. Ils multiplient fautes et incohérences, et crimes aussi, comme pour donner raison à ceux qui veulent leur condamnation et leur mise à mort.
La Chine est un candidat tout trouvé pour prendre la suite. Elle suscite déjà fascination et répulsion, ingrédients essentiels à son accession au trône. Elle s’y prépare activement, bien décidée, une fois dans la place, à ne jamais la céder….
La France, pays rationnel, raisonnable, instruit, savant, écouté, devrait tout faire pour sortir, tant qu’il en est encore temps, de cet engrenage mortel, de cette tentation d’un autre âge.
La France peut prendre le parti du roi actuel, elle peut prendre le parti de son successeur potentiel, elle peut aussi, tout au contraire, sortir de cet entraînement irraisonné, irrésistible.
Aussi idéaliste et irréaliste que soit cette dernière option, elle est la seule qui soit rationnelle et porteuse d’espoir. Elle ne suffit pas à définir une politique mais elle y aide. Elle invite en particulier, en accord avec la charte de l’ONU, à considérer les nations comme toutes égales, toutes sans exception, égales en droit, égales dans leur droit à être et à être ce qu’elles sont, quelles que soient leur taille, leur richesse, leur puissance, leur histoire, leur religion, leurs institutions…
Cette option est extrêmement exigeante.
Celui qui ne jette pas la pierre (ou des fleurs) avec le reste de la tribu prend le risque d’être mal vu.
Remplacer la superstition par la raison ne va pas de soi. Sortir des apparences, voir les choses telles qu’elles sont, est un combat de tous les jours.
Préférer la parole à la force, la vérité à la violence, est pourtant bien, en toute connaissance de cause, en toute liberté, le choix que devrait faire la France.
Théo Ter-Abgarian
22/08/2021
J'ai été très intéressé par ce thème, du chef qui ne maîtrise plus grand chose, mais qui est chef tout de même. Biden, est-il le président réel ?
Je dirais oui, par ma propre expérience. J'ai été conseiller technique d'un haut fonctionnaire du ministère de la santé qui démarrait une démence pré-sénile. Nous étions quatre ou cinq à lui préparer les dossiers. Il lui restait des capacités automatiques acquises par ses longues années de fonction, mais plus de capacités volontaires. Là, il faut s'expliquer, le système nerveux est organisé sur deux modes, le mode automatique (arc réflexe) et le mode volontaire (cortico-sous-cortical), la dissociation automatico-volontaire est bien connue des étudiants en médecine qui abordent la neurologie (par exemple la paralysie faciale). Ce haut fonctionnaire parvenait à des bonnes performances en automatique, mais était devenu incompétent en opérations volontaires (décisions nécessitant des fonctions exécutives -sous-corticales- en bon état). Le résultat était que nous devions faire semblant, comme qu'il n'y avait pas de problèmes (car les situations d'échec le rendaient agressif). Les interlocuteurs extérieurs, eux aussi, faisaient comme si ("as if" !!!) , puis nous exprimèrent leur perplexité, puis la manifestèrent ouvertement, et sans ménagement, à vrai dire. Le ministre, qui, lui aussi faisait depuis longtemps semblant comme s'il n'y avait rien, finit par lui ménager une sortie de retraite anticipée.
C'est, je pense ce scénario auquel nous allons assister avec Biden qui, lui aussi, est très délabré du point de vue cortico-sous-cortical. Je finirais par avoir de l'empathie pour ce personnage qui va en baver, bien qu'un des destructeurs de son pays.
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