Bilbo
27/01/2011
Bonjour,
les gouvernements européens courent peu de risques d’insurrection massive pour le moment. Mais il n’est pas dit que cela soit vrai dans les prochaines années.
Les régimes économiques draconiens auxquels sont soumis les Grecs, les Irlandais, les Portugais et bientôt les Espagnols, les Italiens et d’autres encore créent une insatisfaction grandissante et durable qui touche toutes les catégories de la population.
Certes pour le moment les médias peuvent aider les gouvernements à se maintenir, notamment en se focalisant sur les dérapages (comme l’an dernier en Grèce lorsque le sang coula lors d’une émeute), mais rien ne garantit que cette influence médiatique perdure.
De surcroît les populations qui AVAIENT quelque chose me semblent capables d’une mobilisation bien plus forte et durable que les populations qui n’ont jamais eu grand’ chose. L’Islande en est d’ailleurs un bon exemple.
Les gouvernements européens ne sont donc pas à l’abri.
Pour finir, je citerai un extrait du livre de Jean Peyrelevade “Sarkozy, lerreur lhistorique”. L’auteur rapporte les propos que tint Raymond Barre au printemps 2006 lors d’un dîner en son honneur :
“De là nous passâmes tout naturellement à la situation politique du moment. Nous le sentions désabusé, inquiet de la santé du pays et de l’incapacité des dirigeants politiques à résister à la tentation démagogique. Or aucun redressement ne serait possible sans un langage de vérité dont il apparaissait que bien peu auraient le courage de le tenir. Je l’interrompis un court moment : “Mais enfin, Monsieur, combien de temps la France va-t-elle continuer à s’enfoncer avant de réagir ?” Sa voix descendit ton par ton, syllabe par syllabe, du plus aigu jusqu’au plus grave avec une sorte de point d’orgue sur la dernière voyelle : “Monsieur Peyrelevade, encore un quinquennat.” La table éclata de rire.
Je ne pus m’empêcher de le relancer : quel événement voyait-il qui provoquerait le sursaut appelé de ses vux, après une longue période de gouvernements médiocres : “Les Français se réveilleront, répondit-il sérieusement, quand ils constateront une baisse de leur pouvoir d’achat.”“
Francis Lambert
27/01/2011
“Nous sommes parfois surpris des procédés utilisés par les médias, lesquels endossent de manière un peu trop visible le costume de faiseurs d’opinion.
Nous vous relations dès la première semaine de janvier ces sondages réalisés par de grandes banques américaines, reflétant un optimisme en acier inoxydable des investisseurs.
Eh bien, figurez-vous que ces mêmes études sont rediffusées avec une régularité de métronome toutes les 48 heures, sous une forme ou une autre. Elles sont gratifiées de force titres accrocheurs attestant de l’appétit insatiable des marchés pour les actions, du consensus uniformément haussier qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur la poursuite du rally boursier, sur le faisceau d’éléments techniques concordants qui interdit l’émergence du moindre épisode correctif, etc. !
C’est un véritable matraquage, une répétition à caractère obsessionnel : prononcer le mot “bourse” dans un journal télévisé suffit à faire mousser les indices.”
Extraits de Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110126-3357.html
georges dubuis
27/01/2011
Quand j’entends les tunisiens où les égyptiens parler j’entends systématiquement “si dieu le veut, grâce à dieu,dieu est avec nous” il est loin d’être mort ce NON de dieu et l’occident semble redouter cette résurrection LA, elle qui l’attend encore à Jérusalem et sa bible atomique(j’adore Dr Follamour).Cette appellation non contrôlée, non titrisée,surprenante, la boîte de pandore qui apparemment était bien fermée par un état laïc et policier. Une certaine religion serait donc imperméable à la pénétration de l’état et de la divine finance excepté par le jackpot providentiel et naturel du pétrole.
waccsa
27/01/2011
Merci pour cette synthèse.
La situation économique du peuple en Iran est absolument catastrophique ; je suis malheureusement beaucoup moins confiant que vous sur la possibilité d’éviter à très court terme un très grave conflit régional explosif.
waccsa
27/01/2011
Pour la forme, on remarquera au passage que le SOTU acte de fort belle manière le décès de l’économie et de la monnaie des USA :
Refus de baisser ou même simplement geler les dépenses du Pentagone ; baisse des dépenses non-militaires pour 100 milliards $ ; conflit paralysant à venir avec les Républicains pour les quelques investissements d’infrastructure prévus ; baisse de l’imposition, notamment a priori pour les plus riches ; aucun blocage à la continuation de l’utilisation frénétique de la planche à billets frénétiques par la Fed.
RIP, Federal government. Le problème est que ce suicidaire va essayer de tous nous entraîner avec lui.
laurent juillard
27/01/2011
Merci pour cette belle synthese sur la situation au Proche Orient.
Rien a voir avec l’acrobatie dialectique de nos journalistes papiers qui nous pondent une bouillie incomprehensible sur ce sujet pour masquer les veritables motifs des actions de nos soi disant “responsables” politiques.
Si il y en a d’autres a lire, je suis lecteur.
Franck du Faubourg
27/01/2011
Je me permet de le transmettre à plusieurs de mes contacts
Dedef
27/01/2011
Pour ceux que ça intéresse, le cablegate sur April Glaspie est ici:
213.251.145.96/cable/1990/07/90BAGHDAD4237.html
La page originale de Dedefensa ne semble disponible que dans le cache Google.
Jean-Paul Baquiast
26/01/2011
Bilbo a certainement raison. Les gouvernements notamment européens ont peur des mouvements de rue pouvant dégénérer en émeutes. On l’a vu à leur réaction face au” soulèvement” sporadique des “jeunes” récemment. Mais je pense que cette peur reste limitée.
Qui en effet en Europe a suffisamment peu à perdre pour accepter une “révolution” qui mettrait tout par terre, à commencer par les distribanques et les grandes surfaces, sans parler des propriétés et des pensions de retraite?
Je ne vois guère que les jeunes exclus provenant des “quartiers” , qui marcheraient sur les centre-villes…Et encore…Ils auraient trop peur de déclencher contre eux une union sacrée de type islamophobe. Les plus avisés préfèrent continuer à vivre des trafics divers.
Il faudrait vraiment que les gouvernements fassent des erreurs énormes pour dresser contre eux des foules du type tunisien ou égyptien.
Bilbo
26/01/2011
Bonjour,
la paralysie de l’occident que vous évoquez peut avoir une autre cause : nos dirigeants ont peur que les peuples se souviennent de leur véritable force et ne renversent le système.
Peu importe que les masses soient manipulées ou pas. Simplement l’histoire nous enseigne que la force numérique des peuples peut tout renverser.
De Gaulle, qui bénéficiait d’un prestige extraordinaire et qui avait à cur de servir son pays, a pourtant eu peur en mai 68. Aujourd’hui aucun dirigeant occidental n’a la trempe de ses prédécesseurs d’après-guerre.
De plus le mode de fonctionnement de la démocratie - même dévoyée - et l’habitude prise par nos dirigeants de s’intéresser aux sondages de popularité ne leur permettent pas d’envisager “avec sérénité” une répression forte d’une quelconque insurrection populaire dont le souvenir s’effacerait avec le temps.
Par ailleurs la révolution tunisienne est partie d’un “fait divers”, tragique mais n’impliquant aucun groupe, lobby ou personne influente. Ce constat est de nature à paralyser un peu plus les dirigeants occidentaux qui n’oseront alors plus rien, des bavures pouvant survenir à tout instant.
Ajoutez-y l’affaire Wikileaks qui a prouvé que le contrôle de l’information n’est désormais plus possible et vous obtenez des dirigeants qui n’oseront plus rien faire contre les peuples.
Il y a une certaine ironie dans toute cette histoire : au moment où un dirigeant chinois accepte de répondre à une question ayant trait aux droits de l’homme (sans pour autant faire de concession comme nos médias aiment à le faire accroire), nos dirigeants pourraient bien se mettre à envier le système gouvernemental de l’Empire du milieu qui permit Tian’anmen.
Cordialement.
Bilbo
Frederic LAGOANERE
26/01/2011
http://www.nytimes.com/2011/01/26/business/26fighter.html?_r=1&ref=us
Un article intéressant sur les problèmes rencontrés par la version du Corps des Marines à décollage vertical. Au dela des problèmes techniques évoqués (des turbulences excessives dans le système de propulsion, et une trop grande déformation du moyeu de la turbine sous l’effet de la chaleur ), 2 détails retiennent l’attention :
tout d’abord l’opinion de Wheeler, pour qui la période probatoire de 2 ans donnée par Gates au programme n’est autre chose qu’un coup de pied en touche pour passer la patate chaude de l’annulation à son successeur.
Et aussi le fait que cet article extrêmement défavorable au JSF paraît dans ce parangon de conformisme médiatique US qu’est le New York Times. Ca sent décidément le sapin.
GEO
25/01/2011
De Defensa:
“ La coopération, sinon la sollicitation (cest à voir) des fuiteurs changent également et signalent une extension des acteurs de la lutte. Il ne fait en effet aucun doute pour nous que laffaire a été conduite avec le plein soutien de lAutorité Palestinienne, qui ne voyait que ce moyen de faire entendre sa voix face au rouleau-compresseur virtualiste du gang israélo-américaniste. Il apparaît clairement que cette technique des fuites massives va désormais devenir bien plus quun moyen de révolte de quelques individualités, lesquelles demeurent éminemment respectables et louables, sinon précurseurs pour certaines. Désormais, on peut sattendre à voir cette technique comme un moyen presque officiel (institutionnalisé) de lutte politique de certaines autorités officielles.”
causeur:
http://www.causeur.fr/le-souk-des-fuites-diplomatiques,8475
(........)
“Dans le contexte actuel, ces révélations portent un tort considérable à lAutorité palestinienne, faisant passer ses dirigeants pour des funambules du double langage, mentant à leur peuple, et bradant la cause sacrée de la Palestine pour leurs ambitions personnelles.
(........)
Le « réalisme » de Abbas et Erekat, vieux routiers de la négociation avec Israël, est pourtant le seul moyen qui pourrait permettre de sortir dune impasse que les maladresses de Barack Obama au début de son mandat ont largement contribué à établir. En les « flinguant » aujourdhui, on les livre pieds et poings liés à la surenchère du Hamas.
(........)
Lobjectif de ceux qui ont organisé les fuites vers Al Jazeera et lidiot utile Guardian est limpide : torpiller les négociations indirectes qui viennent de reprendre entre Israéliens et Palestiniens sous la houlette de Dennis Ross, qui a maintenant pris la main sur ce dossier dans lAdministration Obama. Ce dernier a sans doute passé plus de temps, ces dix dernières années, avec Erekat quavec son épouse
On pourra toujours brandir le drapeau de la transparence du droit de tout un chacun de savoir ce qui se trame dans les arcanes de la diplomatie secrète. Il nempêche que les conséquences de ces manipulations peuvent être catastrophiques, surtout dans un contexte où la situation libanaise est explosive et où lIran vient de faire un nouveau bras dhonneur à Catherine Ashton sur le dossier nucléaire. Al Jazeera, au moins, ne cache pas ses objectifs politiques : elle se fait linterprète des éradicateurs dIsraël et le fourrier de lislamisme politique radical. Lembrasement de la région nest pas pour lui déplaire, bien au contraire. Quant au Guardian, gageons quil saura trouver le moyen de dégager sa responsabilité de lincendie quil aura contribué à allumer. En toute bonne foi et toute objectivité.”
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Synthèse: L’autorité palestinienne a décidé d’accepter, de solliciter en quelque sorte, la pression du hamas en espérant gagner dans la manoeuvre, à tort ou à raison.
georges dubuis
25/01/2011
La Banque de France aux mains des deux cents familles.
Paris,
Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1936
Préface
- IL Y A DEUX FASCISMES -
Qu’est-ce que le fascisme ?
C’est un coup de force par lequel une minorité disciplinée enlève les commandes du pouvoir aux représentants de la majorité légale.
Ce coup de force ne se fait pas au seul profit des milices qui l’ont opéré.
Il est toujours financé par des groupements économiques qui attendent d’elles protection et profit.
Mussolini réussit ” la marche sur Rome ” grâce aux capitaux fournis par M. Olivetti, chef de la confédération générale des industries Italiens. Thyssen, le grand métallurgiste rhénan finança les ” chemises brunes ” au temps où Krupp son rival finançait les légions du casque d’acier. Et c’est l’accord de ces deux groupes qui amena Hitler à la chancellerie.
Quand Hitler devint Président et Führer du Reich, Krupp fut nommé par lui Führer de l’industrie lourde.
Ainsi tout mouvement fasciste a deux faces : l’une politique (avec des apparences révolutionnaires), qu’il présente à l’enthousiasme de la jeunesse; l’autre économique où il s’offre à protéger les privilèges des grand trusts.
En France, les milices fascistes sont encore à l’état de formation. Mais les état-majors industriels et financiers sont déjà fortement organisés. Ils ont installé leur poste de commande à la Banque de France.
Pendant la période de prospérité, ils se sont contenté de gouverner la Démocratie en opposant les partis avec la complicité de la Grande Presse.
Mais en cinq ans de crise, ils ont dû, pour maintenir les dividendes, puiser plus de 50 milliards dans l’épargne des classes moyennes.
C’est elles - nous le montrerons - qui ont fait tous les frais de la prospérité actuelle des trusts.
Ce sont leurs dépôts en banque, et les dépôts des caisses d’épargne qui ont couvert les subventions aux industries ” abritées “.
Comme elles s’obstinent à thésauriser, on leur a emprunté leur argent sans le leur dire. Mais si un accident monétaire ou bancaire survenait, elles pourraient être tentées de demander des comptes.
C’est pour cela qu’il convient de leur enlever les institutions démocratiques qui leur permettraient de ce faire entendre. Autorité. Discipline. Silence dans les rangs !
En 1934, à la faveur d’un scandale habillement grossi, les trusts ont tenté un premier coup de force contre le parlement (6 février).
Devant la protestation véhémente de l’opinion Républicaine, en province et à Paris, ils se sont contenté de la dictature bonasse de M. Doumergue, (2 milliards soutirés aux fonctionnaires et aux anciens combattants).
En 1935, ils se sont repliés sur un gouvernement strictement parlementaire, mais dont le chef, M. Laval, était imposé par eux (4 milliards enlevés à nouveau aux fonctionnaires et aux anciens combattants auxquels on a ajouté cette fois, les rentiers). Et maintenant (1936), ils n’ont désarmé qu’en apparence. Ils attende le résultat des élections. Si la victoire du front populaire parvient à porter au pouvoir une équipe solidaire d’hommes décidés à leur demander des comptes, nul doute que les banques et les trusts ne renouvellent, avec des moyens accrus, le coups du 6 février.
Si, au contraire, ils se touvent comme d’habitude en face d’une majorité de gauche divisée par les éternelles querelles de groupes et de partis, ils exerceront sur elle l’habituelle pression des forces financières dont ils détiennent le levier. Dans les deux cas, - fascisme avoué ou fascime larvé, - c’est d’eux seuls que vient le danger.
Malheureusement le publique ne les voit pas; il ne connaît ni leurs noms, ni leurs visages, ni leurs visées. Ils savent dissimuler leurs plans sous des programmes idéalistes, cacher leurs agents dans les rangs d’une jeunesse généreuse et passionnée et s’effacer devant des chefs apparents, décoratifs et peut-être sincère, dont l’ignorance des affaires les rassure.
C’est pourquoi il a paru nécessaire de les démasquer. En France où la concentration des grandes entreprises en trust et en cartels fut toujours moins facilement acceptée qu’en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, les rivalité des hommes d’affaires ont laissé longtemps un certain jeu aux institution démocratiques.
Mais la crise économique qui sévit depuis six ans les a tous mis dans la dépendance de la banque de France. Ils ont trouvé là, dans la personne des Régents Héréditaires qui, depuis plus d’un siècle, sous tous les régimes, se transmettent le gouvernement du crédit, une longue tradition de conservatisme réactionnaire et d’hostilité contre la démocratie.
Mais le publique l’ignore. Il s’imagine que notre grand institut d’émission, dirigé par un gouverneur nommé par l’Etat et assisté d’hommes d’affaires expérimentés n’a d’autres souci que de donner au pays une monnaie saine et stable.
Il ne sait pas que le Gouverneur est lui même dans la main des régents, lesquels sont eux mêmes les représentants élus de 200 familles ou ” trusts “.
Il ne soupçonne pas que, par le jeux du ” réescompte ” auquel toutes les maisons importantes doivent recourir, ce Conseil des Douze exerce une domination oculte mais tés forte sur le commerce, l’industrie et l’épargne de ce pays; que, par le monopole monétaire dont ils jouissent, ces hommes peuvent dominer le gouvernement lui même et tenir en échec le parlement.
Il existe dés maintenant un fascisme économique. Les chefs ont installé leur ” poste de commandement ” à la Banque de France. Tant qu’ils l’occuperont, il n’y aura dans ce pays ni liberté, ni prospérité.
Ce sont leurs méthodes et leurs moyens d’action que l’on a voulu ici décrire avec précision.
- 23 avril 1936 -
Comité de vigilance des intellectuels antifascistes
Le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ou Comité de vigilance, encore connu sous son sigle CVIA, était une organisation politique française avant la Seconde Guerre mondiale, fondée en 1934.
Le CVIA sera créé sous le patronage de trois personnalités emblématiques de la diversité de la gauche :
* l’ethnologue Paul Rivet, socialiste ;
* le philosophe écrivain Alain, radical ;
* le physicien Paul Langevin, proche du communisme.
Francis Delaisi
Francis Delaisi né le 19 novembre 1873 à Bazougers et mort le 22 août 1947 à Paris, est un écrivain, journaliste et économiste français.
A la fin d’août 1944, il est immédiatement dénoncé comme « collaborateur ». Le 6 octobre 1944, il est cité devant deux commissions d’épuration, celle du Comité de l’Union Douanière Européenne et celle du Fonds de la Recherche Scientifique qui l’une et l’autre, après enquêtes minutieuses, forment la conclusion d’un non-lieu en sa faveur. Il est cependant inculpé le 6 avril 1945 de « complot contre la sûreté de l’État ». Il était permis de penser que cette affaire allait déboucher sur un troisième non-lieu, quand il décède en 1947, éteignant ainsi l’action de toute juridiction exceptionnelle. Il sera longtemps considéré comme persona non-grata d’une partie de la gauche après la guerre.
geo
25/01/2011
Par la formule « européisme catastrophique » je ne refuse pas au LEAP un quelconque sérieux technique. Je qualifie une démarche. Pour LEAP et son fondateur franck Biancheri en particulier, toutes les catastrophes doivent nous inciter à plus dEurope puisque :
- LItalie, cest Mussolini
- LAllemagne, cest Hitler
- La France , cest Pétain
( ad libitum )
_ Ergo, quoiquil advienne, lEurope est la solution. Les nations Européennes étant la pire catastrophe pour lEurope , toute catastrophe est un motif à fuir dans lintégration le retour dHitler et de sa suite.
Cette perspective est parfaitement compatible avec le sérieux technique et le sérieux tout court, cest une des raisons qui me font citer ces braves gens, que je suis avec attention.
Peut être faut-t-il préférer « catastrophisme Européiste » ?
CMLFdA
25/01/2011
1. Italy, Brazil Top Turkeys List Of Potential FX Partners
By BURAK EGE BEKDIL and UMIT ENGINSOY
DEFENSE NEWS 24 January 2011, ANKARA Turkish officials are seeking foreign partners to help build the countrys first fighter jet and will likely open talks with Italys Alenia Aeronautica and Brazils Embraer, said top procurement officials familiar with the FX program.
We expect TAI to open negotiations with both manufacturers later this year, one procurement official said. And in 2012 well know with whom well take the road. The government has asked the national aerospace company, Turkish Aerospace Industries (TAI), to figure out how the partnership will work. TAI will also receive $20 million from the national procurement office, or the Undersecretariat for Defense Industries (SSM), to produce the conceptual design of a fighter aircraft to be built after 2020.
In recent years, Turkeys drive to make more of its top-line arms has produced indigenous programs for its Land Force and Navy. The FX effort aims to build airpower increasingly independent of U.S. technology, analysts and officials here said.
Last December, Defense Minister Vecdi Gonul said Turkey would develop and manufacture its next air-to-air fighter aircraft, either by itself or in cooperation with another country.
Gonul said Turkey may cooperate with South Korea but implied it is not a strong possibility. Turkish defense officials said the Korean option failed because Seoul insisted on having an overwhelming majority in the effort.
If implemented, the program is meant to give Turkey airpower parallel to its present and future U.S.-made fleet.
The Turkish Air Force now operates F-16s and F-4s. Turkey also is a partner in the U.S.-led Joint Strike Fighter (JSF) consortium that is building the F-35 Lightning II stealth fighter jet.
Ankara plans to buy about 100 F-35 aircraft worth nearly $15 billion. Many Turkish companies are members of the JSF consortium of nine Western nations, and are producing parts for the aircraft. Turkey also will receive 30 modern F-16 Block 50 fighters from Lockheed Martin, the F-35s top maker, as a stopgap until F-35 deliveries begin around 2015.
Officials said that Turkeys new fighter would be a next-generation type, would replace the older, U.S.-made F-4Es and would function well with the F-16s and the F-35. They confirmed the new aircraft mostly would be meant for air-to-air fighting. The F-4Es are air-to-air fighters, while the F-16s and F-35s are designed mainly for air-to-ground operations.
Turkeys present fleet of up to 90 F-4 aircraft has been modernized jointly by Israel and Turkey, practically falling outside of U.S. operational control. But these Vietnam-era fighter jets will phase out after 2020.
What Turkey seeks is apparently to have an airpower partly independent of U.S. operational controls, said one analyst here who asked not to be named. The new aircraft other than the F-16s and the F-35s will serve this strategic goal. The Turks are seeking a two-pronged approach: to maintain both U.S. and national assets; U.S., with the upgraded F-16s and the F-35s, and national with the FX program. The FX program means Turkey will abstain from buying a European fighter. In December, Gonul ruled out any potential acquisition of the Typhoon fighter jet built by the Eurofighter consortium.
But Turkish procurement officials still voiced willingness for talks with Alenia Aeronautica, one of the Eurofighter partners, for separate talks for the coming Turkish fighter, along with Embraer.
We view both companies as suitable partners for our national [fighter] procurement program, the procurement official said.
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2. Turkey May Buy Up to 116 F-35s: Defense Minister
By UMIT ENGINSOY and BURAK EGE BEKDIL
Published Defense News: 24 Jan 2011 17:11
ANKARA- Turkey’s Air Force may buy up to 116 F-35 Joint Strike Fighter (JSF) Lightning II aircraft, the NATO ally’s defense minister has said.
Turkey, a member of the U.S.-led nine-nation F-35 consortium, has already said that it means to buy around 100 JSFs. But Defense Minister Vecdi Gonul, in response to questions by an opposition parliamentary deputy on the JSF program, said for the first time in a Jan. 17 statement that the maximum figure would be 116.
“We’re planning to buy 100 aircraft with an additional option of another 16,” he said.
Members of the JSF consortium include the United States, Britain, the Netherlands, Italy, Turkey, Denmark, Canada, Norway and Australia. Turkey also will buy 30 F-16 Block 50 fighters from Lockheed Martin, the JSF’s top producer.
Additionally, Turkey plans to build with a foreign partner or by itself what it calls a “national fighter jet” that would complement the F-35 in the 2020s.
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