Francis Lambert
16/01/2010
J’ai bien peur que l’avenir d’Haïti soit de devenir une base arrière américaine en support de Guantanamo : le blocus de Cuba est une des plus longues opérations stratégiques de Washington.
Cuba qui a projeté son aide à travers l’Afrique ... semble complètement bloqué pour la moindre aide à son voisin immédiat. Il est vrai que les USA ont projetés en un clin d’oeil 10000 soldats, un porte avion, un navire hopital ... New Orlean lors de Katrina n’a jamais eu aussi vite autant de sollicitude.
D’un autre coté Chavez au Vénézuela (qui offrait naguère une aide pétrolière bruyante aux pauvres Américains ...) me semble bien silencieux ... trop de problèmes avec sa dévaluation ?
Rakk
16/01/2010
Le Japon décide de ne plus supporter l’effort américain en Afghanistan.
Dedef
16/01/2010
Extraits d’un blog :
Les améliorations doivent permettre aux Harrier GR9 (version améliorée électroniquement du GR7, datant de 1989) et équivalent au modèle AV-8B américain de tenir jusquà larrivée en service des premiers F-35 ADCAV à partir de 2016.
Les GR9 font suite à la seconde génération de Harrier de type GR5 développée par Hawker Siddeley dont le premier exemplaire a volé au début des années 80. Ils remplacèrent les versions GR1 & GR2 de la fin des années 60.
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/12/14/les-ameliorations-des-harrier-gr9.html
Dedef
16/01/2010
Francis Lambert
16/01/2010
Haitian Earthquake: Made in the USA
Why the Blood Is on Our Hands, by Ted Rall
http://www.commondreams.org/view/2010/01/14-13
Francis Lambert
16/01/2010
“Haiti is the poorest country in the Western hemisphere…”
Earthquakes are random events. How many people they kill is predetermined. In Haiti this week, don’t blame tectonic plates. Ninety-nine percent of the death toll is attributable to poverty.
So the question is relevant. How’d Haiti become so poor?
The story begins in 1910, when a U.S. State Department-National City Bank of New York (now called Citibank) consortium bought the Banque National d’Haïti—Haiti’s only commercial bank and its national treasury—in effect transferring Haiti’s debts to the Americans. Five years later, President Woodrow Wilson ordered troops to occupy the country in order to keep tabs on “our” investment.
From 1915 to 1934, the U.S. Marines imposed harsh military occupation, murdered Haitians patriots and diverted 40 percent of Haiti’s gross domestic product to U.S. bankers. Haitians were banned from government jobs. Ambitious Haitians were shunted into the puppet military, setting the stage for a half-century of U.S.-backed military dictatorship.
The U.S. kept control of Haiti’s finances until 1947. (...)
Despite having been bled dry by American bankers and generals, civil disorder prevailed until 1957, when the CIA installed President-for-Life François “Papa Doc” Duvalier. Duvalier’s brutal Tonton Macoutes paramilitary goon squads murdered at least 30,000 Haitians and drove educated people to flee into exile. (...)
Under U.S. influence, Baby Doc virtually eliminated import tariffs for U.S. goods. Soon Haiti was awash predatory agricultural imports dumped by American firms. Domestic rice farmers went bankrupt. A nation that had been agriculturally self-sustaining collapsed. Farms were abandoned. Hundreds of thousands of farmers migrated to the teeming slums of Port-au-Prince.
The Duvalier era, 29 years in all, came to an end in 1986 when President Ronald Reagan ordered U.S. forces to whisk Baby Doc to exile in France, saving him from a popular uprising. (...)
The U.S. has been all about tough love ever since. We twice deposed the populist and popular democratically-elected president Jean-Bertrand Aristide. The second time, in 2004, we even gave him a free flight to the Central African Republic! (He says the CIA kidnapped him, but whatever.) Hey, he needed a rest. And it was kind of us to support a new government formed by former Tonton Macoutes. (...)
http://www.dedefensa.org/forum-pour_cockburn_haiti-2010_c_est_katrina-2005_16_01_2010.html
waccsa
15/01/2010
Lumineux. Merci.
Un tel aveuglement et une telle obstination à foncer le plus vite possible dans le vide laissent vraiment perplexe. Copenhague aurait pourtant dû ouvrir les yeux des dirigeants US sur leur isolement international grandissant, et sur le fait qu’ils en sont les seuls responsables. Même Sarkozy l’avait constaté. Lorsqu’ils rejettent de manière irrationnelle l’échec de cette conférence sur la Chine dans les médias, ils semblent bien être intimement convaincus d’être dans le vrai. Heureusement que du côté chinois il y a des interlocuteurs sensés, face à cette paranoïa.
Avec son stock de USD (2 000 Mds $) et de T-bonds (800 Mds $), la Chine peut faire faire faillite aux USA à n’importe quel moment, et les plonger dans le chaos. Il semblerait que les dirigeants US pensent que jamais la Chine n’utilisera cette arme, de peur de se ruiner. Comme si l’état chinois avait longuement fabriquer cette arme dans le seul but d’avoir du fric, comme un vulgaire membre de Wall-Street !
De toute manière, les liens économiques réels (non virtuels, comme les liens financiers tissés par Wall-Street et la City) entre la Chine et le reste du monde sont désormais beaucoup trop vitaux pour que celui-ci ne prenne le risque de les détruire, pour accompagner les USA dans leur course dans le vide. Mis à part peut-être certains membres européens du troupeau de l’OTAN.
Il suffira par exemple à la Chine d’un petit communiqué relançant le débat sur l’abandon du USD dans le commerce international, pour perturber le financement de la dette publique US par l’étranger et ranimer la “discorde chez l’ennemi”.
S’ils s’entêtent dans cette nouvelle campagne, les USA prennent un risque considérable. Leur situation et celle de leur nouvelle cible ne sont plus du tout celles des année 2000, et il semble qu’ils ne le perçoivent pas. Il s’attaquent là à une cible bien au-delà de leur portée, dans tous les domaines. “L’art de la guerre est de vaincre sans combattre”.
Roger Leduc
15/01/2010
Depuis deux siècles, la force cherche à sétablir par la force, en reniant lamour et tout ce qui est dordre qualitatif , non mesurable. Cette pensée réductrice, le choix du feu, le choix du cerveau gauche mécanique, sest canalisé dans la puissance du moment, les USA. Caurait pu être nimporte qui en dautres temps.
Eux portent le fardeau de la puissance irréfléchie, la puissance bête pour ne pas dire animale. Le mâle dominant, après sêtre cru éternellement puissant, entre dans la décrépitude et tous ceux quil a abusés se retournent contre lui.
Nul repos pour lagresseur! Même au temps de sa gloire lusurpateur ne dort pas. Il craint continuellement que dautres lui fassent subir ce quil leur a infligé. Alors, quand le puissant animal entre dans son déclin, malgré tous les sparages (gesticulations), ses ennemis savent que lheure est venue. La crainte de la mort devient morbide, pathologique.
Cette chronologie du pouvoir, et de la mort de lEmpire, est la même que celle de tous les hommes qui nont pas réalisé quils sont plus que des animaux. Seul lhomme qui cherche la sagesse transcende ces comportements et ces peurs.
Francis Lambert
15/01/2010
L’évangéliste américain Pat Robertson a déclenché une polémique aux États-Unis en affirmant que le séisme en Haïti est le résultat d’un « pacte avec le diable » conclu par le peuple haïtien - les descendants d’esclaves africains - désireux, il y a deux siècles, de se libérer du joug français.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/14/002-seisme-prediction.shtml?ref=rss
le 25 septembre 2008, le journal haïtien Le Matin avait ouvert ses colonnes à Patrick Charles, 65 ans, géologue et ancien professeur à l’Institut de Géologie appliquée de La Havane. Celui-ci prédisait déjà le drame que vient de vivre Haïti.
« Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver (...) déjà du 1er au 12 septembre 2008, trois secousses mineures avaient été enregistrées (...) « Ces secousses mineures sont inquiétantes. Elles annoncent généralement des séismes de plus forte intensité », prévenait le professeur Patrick Charles.
“Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétionville, traverse toute la presqu’île du sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer.”
NB : il ne faut surtout pas reconstruire au même endroit ... nous verrons ce qu"ils” décideront.
laurent bernardi
15/01/2010
lu ici: http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6794
Jean-Claude Bajeux, directeur du Centre cuménique des Droits Humains à Port-au-Prince, témoigne pour Libération. Ses phrases restituent l’horreur de la scène.
«Mardi 12 janvier. 16h50. Le grondement que je venais dentendre me ramenait 70 ans en arrière, à cette classe de huitième où je me trouvais. Tout le monde avait immédiatement plongé dans la cour. Maintenant, au haut de Pétion-Ville, comme il y a plus dun demi-siècle, le silence était total avant que commence subitement dans les rues adjacentes le bruit de milliers de pas, le concert des cris et des questions, la grande rumeur produite par trois millions de citadins, saisis par le phénomène. (...) Tous les grands immeubles, à commencer par le palais national, les administrations de lEtat, les églises, les banques, les hôtels, les écoles, tous se sont écroulés. Comme sils sasseyaient sur leurs étages inférieurs. Cela sest passé en quelques minutes. Laissant des milliers de personnes sous les gravats dont certains meurent parce que personne nétait là pour les libérer. Cela fait 10 ans que nous accumulons des catastrophes mais celle-ci a lair dun coup de grâce comme si une puissance souterraine avait décidé de nous rayer de la carte du monde.»
geo
15/01/2010
« Haïti-2010 nest-il pas de notre responsabilité également pour la Cause Première, à limage de la responsabilité de Dieu pour Lisbonne-1755? »
Au moment du tsunami qui a balayé une part non négligeable des côtes de la planète, le thème paranoïaque de la responsabilité américaine s’était déjà exprimé. (Des recherches de minerai sur le fond océanique auraient produit un effet de gâchette.)
Peu de succès pour ce thème à l’époque. Sous la forme comique de reproches aberrant s au leader bien-aimé, la haine passe mieux la rampe, aux USA la haine du système, ailleurs celle des USA. Sans exclusive.
Dedef
14/01/2010
The Tel Aviv Cluster
By DAVID BROOKS Published: January 11, 2010 http://www.nytimes.com/2010/01/12/opinion/12brooks.html?em
Jews are a famously accomplished group. They make up 0.2 percent of the world population, but 54 percent of the world chess champions, 27 percent of the Nobel physics laureates and 31 percent of the medicine laureates.
Jews make up 2 percent of the U.S. population, but 21 percent of the Ivy League student bodies, 26 percent of the Kennedy Center honorees, 37 percent of the Academy Award-winning directors, 38 percent of those on a recent Business Week list of leading philanthropists, 51 percent of the Pulitzer Prize winners for nonfiction.
etc..
Père Iclès
14/01/2010
On pouvait penser que la FEMA était apte à répondre aux situations pour lesquelles cette nouvelle structure serait prévue.
La FEMA est-elle trop fortement marquée par les années Bush-Cheney pour être fiable pour Obama ?
Francis Lambert
14/01/2010
Sarkozy & Co: nous lisions le 6 mars 2008, bien avant le paroxysme de la crise :
“Carlyle, géant new-yorkais du private equity (76 milliards de dollars en gestion), vient d’engager Pierre-Olivier Sarkozy.
Ce dernier était précédemment co-patron de FIG Investment Banking, une division du suisse UBS. Chez Carlyle, il deviendra, dès le mois d’avril, co-head et managing director du Global Financial Services Group.
Cette section est très neuve. Fondée en juin 2007, elle n’a pas encore bouclé de transaction mais a déjà attiré quelques pointures, notamment Sandy Warner, ex-président de JPMorgan Chase.
Pierre-Olivier Sarkozy a été engagé pour «ses incroyables réseau et expérience professionnelle,
==> qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers»,
<==
indique la firme dans un communiqué daté du 3 mars.
NB: voilà un contrat déjà bien rempli, mais ce n'est qu'un début ... le plus rentable sera l'intérêt des dettes d'états qu'ils explosent.
http://trends.rnews.be/fr/economie/banque-et-finance/12-1636-44851/un-sarkozy-chez-carlyle—l-autre-decore-albert-frere—-y-a-t-il-un-lien—.html#
Pauvre M. Obama ... Il a annoncé cette semaine qu’il extorquerait 120 milliards de dollars aux banques au cours des 10 prochaines années. Ne vous faites pas de souci pour les financiers, cher lecteur ; c’est purement une façade. Les autorités font semblant de punir les banquiers et les banquiers font semblant de souffrir. Ils gémiront et grinceront des dents… tout le long du chemin qui mène au tiroir-caisse !
A quel point est-il difficile de gagner de l’argent quand on peut emprunter pour rien… puis re-prêter la somme au prêteur avec 400 points de base d’intérêt supplémentaire ? Même des banquiers peuvent gagner de l’argent, dans de telles circonstances. (...)
Les politiques n’ont pas vraiment essayé de comprendre. Ils n’en avaient pas besoin.
“Vous n’avez pas idée”, a déclaré une source que nous ne divulguerons pas,
“du contrôle que les banquiers—en particulier Goldman Sachs—exercent sur le gouvernement. Ils ont des hommes à tous les postes clé.
Chaque politicien, chaque bureaucrate sait que s’il suit les règles du jeu, il pourrait un jour obtenir un poste chez Goldman et gagner des millions. Je ne parle pas là uniquement des Etats-Unis.
C’est vrai dans de nombreux autres pays. Goldman est international. Et ils ont des hommes à des postes décisifs dans de nombreux pays”.
NB: il a lu “Trends” ?
Extrait de: Goldman Sachs, la Fed et les plans de relance, Bill Bonner ce 14 Janvier 2010
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100114-2419.html
Dedef
14/01/2010
Comment comprendre exactement: “The equally histrionic Sarkozy” et “Sarkozys seat-of-the-pantalons diplomacy” ?
—————-
A Little War That Shook the World: Georgia, Russia and the Future of the West is published by Palgrave Macmillan (254 pages, $27, 20 pounds).
Jan. 14 (Bloomberg)—As Russian tanks rumbled into Georgia in 2008, a post-Cold War turning point was at hand.
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601088&sid=anp.wBWKJBGY#
Late-term tensions between Bush and Vice President Dick Cheney punctuate this story….
One Cheney staffer, reading a memo of that encounter, fretted that Bush might have given Russia a green light. .....
Saakashvili… In European capitals was seen as an American-backed hothead who spelled trouble,
Trouble was preprogrammed when the equally histrionic Sarkozy shuttled between Moscow and the Georgian capital of Tbilisi to negotiate a ceasefire.
The choice of the French leader, in his role as holder of the EU presidency, reflected concern in Washington that high-profile U.S. involvement would further rile the Kremlin.
Asmuss account of Sarkozys seat-of-the-pantalons diplomacy includes the insight that at least one senior U.S. official was appalled by the ambiguous ceasefire text improvised by the French leader in Moscow on Aug. 12.
etc…
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