serge caron
07/01/2010
“to line up with authoritarian powers such as China and Iran.”
La Chine et l’Iran sont autoritaires en politique intérieures alors que les États-Unis sont autoritaires en politique extérieure. Selon qu’on est un citoyen ou un étranger, ça change le point de vue.
Jean-Paul Baquiast
06/01/2010
Le problème est que travailler à partir des sources journalistiques oblige un service de renseignement à recueillir, classer et interpréter un nombre infiniment plus grand d’informations que celles qui sont classifiées. Même si celles si sont sur le web et même si des moteurs de recherche extrémement intelligents sont utilisés (comme on cherche à le faire d’ailleurs), les résultats risquent d’être incertains et en tous cas subjectifs. On en reviendra à des appréciations globales qui ne seront certainement pas meilleurs que celles dont vous et moi nous servons dans notre revue de presse quotidienne.
Bilbo
06/01/2010
Comme l’a signalé un autre lecteur, l’Arabie Saoudite va se sentir encerclée. Cela ne peut que la pousser à accroître ses achats militaires, en particulier auprès des Russes. Les Saoudiens sont notamment intéressés par les missiles S500 des Russes, mais ils y mettaient comme condition préalable la non-livraison des missiles S400 à l’Iran. Si les Américains confirment leur volonté d’envahir le Yémen, ils pousseront les Saoudiens dans les bras des Russes et réussiront involontairement à les rapprocher de l’Iran.
Mais plus encore les Saoudiens pourraient choisir de mettre fin au traité signé avec les USA selon lequel ils s’engagent à ne vendre leur pétrole qu’en dollars US.
En théorie (la réalité pour les Américanistes) si les Américains prenaient le contrôle du Yémen, ils pourraient contrôler le trafic maritime transitant par le canal de Suez. J’imagine difficilement que les Chinois acceptent cette situation qui augmenterait la vulnérabilité maritime de leurs exportations. Les Européens ont aussi beaucoup à y perdre mais sauront-ils réagir ?
Roger Leduc
04/01/2010
Oui les Juifs Lieberman de ce monde sont fascinés par la guerre, mais surtout par la peur.
Le deuxième langage de certains films sionistes, dont inglorious Basterds entre autres, nous montre cette volonté guerrière, vengeresse, où tous les opposants sont détruits, un à un. Ce film nous fait voir la victoire dune lidéologie, longtemps bafouée, mais enfin victorieuse. Elle annonce, aux initiés qui connaissent le langage symbolique, la victoire du capitalisme sur le politique, et linstauration de cette gouvernance occulte mondiale. Brad Pitt (USA) est la star du film, mais aussi le pantin dune cause qui nest pas la sienne.
Cest parallèlement à cette victoire que tout se déglingue à une vitesse grand V dans le système. Cest alors la panique du tigre en papier. Les guêpes minuscules quil a foulées au pied tournoient maintenant en essaim autour de lui. Il ne peut pas croire quil puisse être plus faible quun nombre très grand dinsignifiances. À tout prix il faut sauver les apparences et ne pas laisser voir cette panique. Il faut montrer sa supériorité , et y croire. Malheureusement, quand il y a besoin de croire en sa supériorité, cest quelle nest plus, et c’est l’acharnement des faibles.
Commence alors un jeu ou toutes les énergies sont placées dans la parure plutôt que dans laction. Avec les conséquences que nous connaissons.
Il y a assez dintelligence en Israël pour savoir quon ne peut défier la nature et le monde, sans un jour payer la facture. Beaucoup de Juifs israéliens sont conscients de la monstruosité du sionisme international. Ils savent quils sont les victimes dun vol didentité et quon sapprête à leur faire payer une facture qui nest pas la leur , comme par le passé. Plusieurs groupes se sont formés et se forment actuellement pour dénoncer ce vol et condamner les politiques des élites financières et religieuses qui dirigent Israël. Ils sont encore minoritaires, mais ils font partie de lessaim qui terrasse actuellement la Bête.
Jean-Paul Baquiast
04/01/2010
Il est certain que les Etats-Unis, face à la menace dun attentat terroriste provenant dun « combattant suicide » supposé inspiré par la branche yéménite dEl Qaida, sont tentés de « sur-réagir » catastrophiquement, en engageant au Yémen une guerre aussi vouée à léchec que les précédentes au Moyen Orient. Mais peuvent-ils ne pas le faire ? Si lattentat manqué du « pantybomber » de Northwest Airlines avait réussi, si dautres attentats de même nature suivaient, Barack Obama pourrait-il rester calme ? Pourrait-il même rester au pouvoir ? Si des attentats identiques frappaient les lignes aériennes européennes, celles assurant par exemple la liaison avec le Maghreb, que feraient les Européens ?
Nous sommes là en face semble-t-il denchaînements systémiques. La puissance inégalitaire non partagée, celle des Etats-Unis, mais aussi celle de lEurope, suscite désormais des actes terroristes individuels. Il ny a guère besoin dune structure Al Qaida forte pour les organiser, ni même dun hypothétique complot des néocons américains visant à déstabiliser Obama. . Les populations mondiales, même dans les pays riches, sont assez pourvues en déséquilibrés pour que, à tous moments, des individus voulant se grandir par un acte suicidaire entraînant des conséquences spectaculaires ne passent à lacte en utilisant les outils dits de la guerre du faible au fort, à la portée de tous. La généralisation des moyens de communications mondiaux ne fait que favoriser leurs recrutements.
La fragilité intrinsèque des puissances dominantes, reposant sur leur complexité technologique, ne peut quencourager les agressions de type viral, du type de celles du pantybomber nigérian. De la même façon, pour prendre une image en fait peu transposable, lextrême complexité de certains systèmes technologiques, tel lactuel LHC du CERN, peut augmenter dune façon exponentielle la probabilité de survenance de bugs informatiques assimilables à la prolifération de virus.
Pour sen prévenir, au niveau des pays riches, il faudrait en principe soit multiplier à linfini les mesures de sécurité, jusquà finir par ne plus bouger et ne plus rien faire (y compris en coupant lInternet et la télévision). Soit accepter la suppression complète des inégalités mondiales toutes mesures totalement infaisables Personnellement, je ne vois très bien de solutions envisageables, sauf à laisser faire et s’armer de philosophie. Il en est ainsi semble-t-il des évolutions systémiques, de celles que jappelle anthropotechniques. Elles ne sont ni prévisibles ni bien entendu contrôlables.
Dedef
04/01/2010
La guerre civile est en cours au Yemen depuis un bon moment; et les US y sont déjà.
http://dissidentvoice.org/2009/12/the-horrors-of-media-warfare/
“Despite the tragic experiences and setbacks suffered in the last few years, the same trend continues with total impunity. As the adage confirms, the only thing we learn from history is that we never learn from history. In the provinces of north-west Pakistan, the empire carries out drone strikes at will whilst the dead remain faceless and fade away as disputed statistics. In the war-torn Yemeni province of Saada, the situation is arguably far more desperate.
During the last two months, the intensity of battle has taken a turn for the worst. With the advent of direct Saudi and US involvement in the war against Houthi rebels, the battlefront has seen relentless bombardment day after day. Still however, imagery out of Saada has been limited to rising smoke plumes from lifeless hills in a jagged terrain. Obvious questions arise on the intent of filters and newscasts by airing such images, which I leave to the reader.
Images of innocent children forcibly robbed of life are missing altogether in this de-sensitized version of war; the screams and squeals of the wounded, the sorrow-filled faces and abjectness of widows and orphans do not feature in this war. By associating lifeless images of bombed hills with the deadly loads of F-16s, our perceptions are not only conditioned but ultimately, it is our natural reaction to the deep agony and torment suffered by fellow humans that is curtailed.
Newscasts and orchestrators of PR campaigns establish albeit implicitly, through their coverage that in the case of the ravaging war in Saada, the Saudi-Yemeni-US military alliance is only wiping out rogue rebels whilst innocents remain untouched by the blind killing and destruction.
Similarly, at the propaganda level the Houthis have been variously branded as clients of Iran,1 and more recently as noted by Jane Novak who is a long-time analyst and expert on Yemeni affairs, airstrikes on Al Qaeda are being conflated with strikes on Houthis to give a veneer of legitimacy to the ongoing bloodshed.2 Whatever asymmetry that exists in the military firepower of the two sides is simply being carried forward and multiplied on the media battlefield.”
Voir aussi:
http://dissidentvoice.org/2009/12/emperors-of-silent-wars/
The hidden war: Omayma Abdel-Latif looks at the regional rivalry between Iran and Saudi Arabia and its implications
http://weekly.ahram.org.eg/2009/971/re4.htm
Et sur le Yemen le site qui s’y intéresse depuis longtemps:
http://armiesofliberation.com/
L’Arabie Saoudite finira par être encerclée d’ États félons et de soldats US. Les Cheiks devraient s’inquiéter pour leur avenir, surtout si le prix du pétrole ne monte pas.
Pour l’instant la consommation baisse semble-t-il.
Stephane Eybert
03/01/2010
a passe la barre des 350 millions d’utilisateurs. Le marketing viral sera un jour plus important que la publicite.
Les lecteurs commentateurs de DeDefensa pourraient peut être apprecier de voir leurs commentaires si brillants :-) être annonces sur leur page Facebook…
Si vous le souhaitez je peux vous programmer l’integration de votre site avec Facebook Connect. Gracieusement bien entendu.
Cordialement,
Stephane
Morbihan
03/01/2010
Je vous suggère de consulter, sur le site EGEA, le message daté du 02 janvier 2010. Y est évoqué ce qui constitue une nation. Intéressant. Vraiment.
Franck du Faubourg
03/01/2010
Il arrive que les mots aient du mal à suivre la pensée..
Votre article est excellent, et votre travail ..précieux
On est malgré tout tenté de s’interroger, comme le fait Bernard Malone, sur ce silence assourdissant dont vous faites preuve par rapport à certains centres de pouvoirs, qui se font eux plutot bruyants depuis quelques temps
mes commentaires n’ont aucun intéret
Erase all si vous le préferez
Cordialement
Francis Lambert
02/01/2010
La preuve en graphiques
http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=50
NB : toujours Contre Info ... bravo.
Francis Lambert
02/01/2010
Pendant la bulle financière, Goldman Sachs ainsi que d’autres établissements du secteur ont créé des produits financiers sophistiqués, adossés à des créances hypothécaires, les ont vendus à leurs clients, puis ces firmes ont parié à la baisse sur ces investissements. (...)
Ces faits sont scandaleux à plus d’un titre. Malgré les promesses de mettre un frein aux excès, les lois réformant la finance ne seront pas soumises au Parlement avant plusieurs mois. La Chambre a voté un texte qui imposerait des contrôles sur les produits dérivés, mais on ignore encore s’il mettra fin à cette pratique. Le Sénat n’a pas encore rédigé de projet de loi. Et ni la Maison Blanche ni le Capitole n’ont traité de façon adéquate la grande question de savoir comment enrayer les opérations de négoce à haut risque que les banques réalisent à leur compte, et qui ont créé des conflits d’intérêt avec leurs clients et mis en danger l’économie dans son ensemble.
Pendant ce temps, Wall Street continue de défendre des pratiques qui nous apparaissent comme étant de la spéculation financière de bas étage.
Extrait de
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2944
NB : s’ils dénoncent c’est pour combiner pire, les manipulateurs gardent l’initiative à l’évidence.
Franck du Faubourg
02/01/2010
Non seulement il n’a pas “été capable de briser le carcan..”, mais il a embarqué avec lui dès le départ les plus emblématiques des acteurs Front Office des puissances financières anglo-US - parmi ceux qu’un Simon Johnson dénonce avec véhémence: Geithner et Summers…
Les jeux semblaient donc faits dès le départ. La suite nous l’a confirmé: Obama suit le parcours convenu..
Pourrait-il en ètre autrement?
Votre désir- semble t-il- de vouloir vous soustraire à tout prix de l’influence de “certains courants de pensées à la mode” ne vous empèche t-il pas de prendre acte de certains faits, certaines informations très vite cataloguées comme “conspirationnistes”?
Cette “Oligarchie financière” que dénonce Taibbi, ou Johnson, dont les faits d’armes peuvent ètre lus - quelquefois mème dans des journaux bien pensants comme Le Monde- comme un catalogue de scandales jamais sanctionnés ne se cache mème pas! Elle s’affiche, lance des déclarations à hurler de fureur (cf Blankfein et son God’s job), mais, comme par miracle, ne rencontre aucune réaction de nos gouvernants, et pratiquement pas de nos médias officiels…
La liste de ces scandales quasi hebdomadaires serait trop longue à faire ici. D’ailleurs le propos n’est pas là.
A la question “Why don’t leaders lead”, on serait tenté de réponse: because they’re not the real leaders”
Il faut voir cette séquence passée dans le dernier film de Michael Moore: Capitalism; a love affair, ou apparait Reagan se faire crûment ordonner par un émissaire de la FED de conclure vite son discours: on voit clairement qui est le patron!
Ceci n’est qu’un clin d"oeil, et un raccourci qui mériterait mieux..
On ne peut que reprendre ce qu’a écrit Bernard Malone à ce propos: pourquoi ne voulez-vous pas parler des vrais centres de pouvoir?
waccsa
01/01/2010
” Cette même évolution de la psychologie collective peut même forcer à lapparition ou à la transformation dun dirigeant ou l’autre qui assumerait soudain cette vision tragique.”
Un discours du 19 mai 2009 d’un élu US.
http://www.youtube.com/watch?v=-kB-nWvq2ys
bernard madone
01/01/2010
bjr,
une approche et une profondeur tout à fait intéressants dans cet article.
Malheureusement desservi par une esquive incompréhensible sur ce qui touche aux “centres de pouvoirs” ultimement incriminés.
Pourquoi ce mutisme (auto-censure ?), qui ôte en grande partie la pertinence du propos :-(
Pourquoi dire :
“Cette évolution se fait moins contre les structures existantes (les nations, les groupes de nations, etc.), que contre les dirigeants politiques et, ultimement, contre les centres de pouvoir (Wall Street, Pentagone, etc.) ...”
quand la dénonciation ultime porte en fait
“contre les centres de pouvoir (FED, Bilderberg, CFR, Trilateral, etc.) ...”
Wall Street est une place boursière, composées de multiples agents, agissants et réagissants en fonction de multiples critères et évènements, initiés ou subis.
Wall Street n’a rien d’un centre de pouvoir suprême !!!
Contrairement à la FED.
Alors pourquoi évoquer Wall Street au lieu d’évoquer la FED ?
Et tout ce qui se rattache aux dessous de la FED…
Incompréhensible.
Le pentagone est un centre de commandement opérationnel.
A ce titre, il est un lieu d’influence majeur.
Mais qui va croire que ce qui se décide au pentagone n’a pas été d’abord envisagé par d’autres cénacles (Bilderberg, CFR, Trilateral,...)
Entendons-nous bien : Envisagé ne signifie pas ratifié à l’unanimité.
Ce que je viens d’évoquer ne remet pas en cause cette thèse :
“Nous ne croyons pas que les dirigeants politiques soient collectivement aveugles, ou cyniques, ou manipulateurs. Nous croyons même quil ny a aucune unité politique et psychologique entre eux, au contraire de la psychologie collective des populations et des couches intermédiaires de commentateurs qui prennent de plus en plus conscience de la crise fondamentale de la civilisation.”
...dès lors que l’on considère les hommes politiques et les instances “secondaires” que vous évoquez comme de simples intermédiaires n’ayant accès qu’à des informations finalement secondaires. Et ne percevant pas qu’ ils se rendent complices d’une stratégie qui se joue sur une échelle de temps supérieure et qui leur échappe.
Bref, un article qui fait précisément l’impasse sur les instances obscures qui sont actuellement dénoncées de par le monde…
Donc incompréhensible !
Francis Lambert
31/12/2009
Selon l’agence de notation Fitch Ratings, Paris est à mettre dans le même sac que ses deux dispendieux voisins (NB: l’Espagne et le Royaume-Uni) il y a urgence à annoncer un programme de retour à l’équilibre des finances publiques s’ils veulent conserver leur prestigieuse note «AAA». Pour ces trois pays, argumente l’agence, la dette s’élèvera à plus de 90% du PIB en 2011. Or, elle fixe la limite acceptable pour un pays noté «triple A» à 80%. (...)
S’ils ne jugulent pas leurs déficits ils verront leurs notes dégradées, ce qui alourdira la charge des intérêts. (...)
La France a abordé la crise en moins bonne posture. En 2007, alors qu’elle était lestée par une dette représentant 69,9% du PIB, l’Espagne plafonnait à 42,1% et le Royaume-Uni à 46,9%. En 2011, la France sera encore dans la moins bonne position des trois, avec un ratio dette sur PIB de 99,2%, contre 94,1% pour le Royaume-Uni et 74,3% pour l’Espagne.
Surtout, Paris manque de crédibilité, comme Londres et Madrid. «Les investisseurs savent que l’Allemagne fera le nécessaire pour réduire sa dette c’est inscrit dans la loi (
<== !), mais ils ignorent quelles seront les réactions de la France», décrypte Philippe Waechter, directeur de la recherche économique à Natixis Asset Management. «Habituellement, les gouvernements français se contentent de dire que ça ira mieux demain.
Extraits du Figaro du 28/12/2009 Dette : la France, pas meilleure que l'Espagne, Guillaume Guichard
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/12/28/04016-20091228ARTFIG00421-dette-la-france-pas-meilleure-que-l-espagne-.php
NB: depuis 30 ans c’est le résultat politique le plus important ... malgré les “promesses des politiciens”, malgré les “engagements internationaux” et surtout malgré les rapports annuels de la “Cour des Comptes” ... ce qui prouve une volonté politique permanente qui n’est pas prêt d’évoluer, bien au contraire: la crise est leur jackpot. Le fisc est réduit au rôle de “capo” des lobbies, il privatise massivement les revenus de la dette, la collusion politico-financière l’augmente évidemment et enfume la “Nation”.
Rafraichissons encore les mémoires ... “L’emprunt Giscard d’Estaing, est un emprunt national émis par l’État français en 1973 au taux d’intérêt de 7 % (...) Cet emprunt a la réputation d’avoir été particulièrement ruineux pour les finances publiques : pour 7,5 milliards de francs emprunté pour 15 ans, l’état dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs.” http://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_Giscard
Et pour ceux qui ont la mémoire plus longue ... c’est encore bien plus clair.
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