Francis Lambert
15/01/2010
L’évangéliste américain Pat Robertson a déclenché une polémique aux États-Unis en affirmant que le séisme en Haïti est le résultat d’un « pacte avec le diable » conclu par le peuple haïtien - les descendants d’esclaves africains - désireux, il y a deux siècles, de se libérer du joug français.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/14/002-seisme-prediction.shtml?ref=rss
le 25 septembre 2008, le journal haïtien Le Matin avait ouvert ses colonnes à Patrick Charles, 65 ans, géologue et ancien professeur à l’Institut de Géologie appliquée de La Havane. Celui-ci prédisait déjà le drame que vient de vivre Haïti.
« Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver (...) déjà du 1er au 12 septembre 2008, trois secousses mineures avaient été enregistrées (...) « Ces secousses mineures sont inquiétantes. Elles annoncent généralement des séismes de plus forte intensité », prévenait le professeur Patrick Charles.
“Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétionville, traverse toute la presqu’île du sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer.”
NB : il ne faut surtout pas reconstruire au même endroit ... nous verrons ce qu"ils” décideront.
laurent bernardi
15/01/2010
lu ici: http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6794
Jean-Claude Bajeux, directeur du Centre cuménique des Droits Humains à Port-au-Prince, témoigne pour Libération. Ses phrases restituent l’horreur de la scène.
«Mardi 12 janvier. 16h50. Le grondement que je venais dentendre me ramenait 70 ans en arrière, à cette classe de huitième où je me trouvais. Tout le monde avait immédiatement plongé dans la cour. Maintenant, au haut de Pétion-Ville, comme il y a plus dun demi-siècle, le silence était total avant que commence subitement dans les rues adjacentes le bruit de milliers de pas, le concert des cris et des questions, la grande rumeur produite par trois millions de citadins, saisis par le phénomène. (...) Tous les grands immeubles, à commencer par le palais national, les administrations de lEtat, les églises, les banques, les hôtels, les écoles, tous se sont écroulés. Comme sils sasseyaient sur leurs étages inférieurs. Cela sest passé en quelques minutes. Laissant des milliers de personnes sous les gravats dont certains meurent parce que personne nétait là pour les libérer. Cela fait 10 ans que nous accumulons des catastrophes mais celle-ci a lair dun coup de grâce comme si une puissance souterraine avait décidé de nous rayer de la carte du monde.»
geo
15/01/2010
« Haïti-2010 nest-il pas de notre responsabilité également pour la Cause Première, à limage de la responsabilité de Dieu pour Lisbonne-1755? »
Au moment du tsunami qui a balayé une part non négligeable des côtes de la planète, le thème paranoïaque de la responsabilité américaine s’était déjà exprimé. (Des recherches de minerai sur le fond océanique auraient produit un effet de gâchette.)
Peu de succès pour ce thème à l’époque. Sous la forme comique de reproches aberrant s au leader bien-aimé, la haine passe mieux la rampe, aux USA la haine du système, ailleurs celle des USA. Sans exclusive.
Dedef
14/01/2010
The Tel Aviv Cluster
By DAVID BROOKS Published: January 11, 2010 http://www.nytimes.com/2010/01/12/opinion/12brooks.html?em
Jews are a famously accomplished group. They make up 0.2 percent of the world population, but 54 percent of the world chess champions, 27 percent of the Nobel physics laureates and 31 percent of the medicine laureates.
Jews make up 2 percent of the U.S. population, but 21 percent of the Ivy League student bodies, 26 percent of the Kennedy Center honorees, 37 percent of the Academy Award-winning directors, 38 percent of those on a recent Business Week list of leading philanthropists, 51 percent of the Pulitzer Prize winners for nonfiction.
etc..
Père Iclès
14/01/2010
On pouvait penser que la FEMA était apte à répondre aux situations pour lesquelles cette nouvelle structure serait prévue.
La FEMA est-elle trop fortement marquée par les années Bush-Cheney pour être fiable pour Obama ?
Francis Lambert
14/01/2010
Sarkozy & Co: nous lisions le 6 mars 2008, bien avant le paroxysme de la crise :
“Carlyle, géant new-yorkais du private equity (76 milliards de dollars en gestion), vient d’engager Pierre-Olivier Sarkozy.
Ce dernier était précédemment co-patron de FIG Investment Banking, une division du suisse UBS. Chez Carlyle, il deviendra, dès le mois d’avril, co-head et managing director du Global Financial Services Group.
Cette section est très neuve. Fondée en juin 2007, elle n’a pas encore bouclé de transaction mais a déjà attiré quelques pointures, notamment Sandy Warner, ex-président de JPMorgan Chase.
Pierre-Olivier Sarkozy a été engagé pour «ses incroyables réseau et expérience professionnelle,
==> qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers»,
<==
indique la firme dans un communiqué daté du 3 mars.
NB: voilà un contrat déjà bien rempli, mais ce n'est qu'un début ... le plus rentable sera l'intérêt des dettes d'états qu'ils explosent.
http://trends.rnews.be/fr/economie/banque-et-finance/12-1636-44851/un-sarkozy-chez-carlyle—l-autre-decore-albert-frere—-y-a-t-il-un-lien—.html#
Pauvre M. Obama ... Il a annoncé cette semaine qu’il extorquerait 120 milliards de dollars aux banques au cours des 10 prochaines années. Ne vous faites pas de souci pour les financiers, cher lecteur ; c’est purement une façade. Les autorités font semblant de punir les banquiers et les banquiers font semblant de souffrir. Ils gémiront et grinceront des dents… tout le long du chemin qui mène au tiroir-caisse !
A quel point est-il difficile de gagner de l’argent quand on peut emprunter pour rien… puis re-prêter la somme au prêteur avec 400 points de base d’intérêt supplémentaire ? Même des banquiers peuvent gagner de l’argent, dans de telles circonstances. (...)
Les politiques n’ont pas vraiment essayé de comprendre. Ils n’en avaient pas besoin.
“Vous n’avez pas idée”, a déclaré une source que nous ne divulguerons pas,
“du contrôle que les banquiers—en particulier Goldman Sachs—exercent sur le gouvernement. Ils ont des hommes à tous les postes clé.
Chaque politicien, chaque bureaucrate sait que s’il suit les règles du jeu, il pourrait un jour obtenir un poste chez Goldman et gagner des millions. Je ne parle pas là uniquement des Etats-Unis.
C’est vrai dans de nombreux autres pays. Goldman est international. Et ils ont des hommes à des postes décisifs dans de nombreux pays”.
NB: il a lu “Trends” ?
Extrait de: Goldman Sachs, la Fed et les plans de relance, Bill Bonner ce 14 Janvier 2010
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100114-2419.html
Dedef
14/01/2010
Comment comprendre exactement: “The equally histrionic Sarkozy” et “Sarkozys seat-of-the-pantalons diplomacy” ?
—————-
A Little War That Shook the World: Georgia, Russia and the Future of the West is published by Palgrave Macmillan (254 pages, $27, 20 pounds).
Jan. 14 (Bloomberg)—As Russian tanks rumbled into Georgia in 2008, a post-Cold War turning point was at hand.
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601088&sid=anp.wBWKJBGY#
Late-term tensions between Bush and Vice President Dick Cheney punctuate this story….
One Cheney staffer, reading a memo of that encounter, fretted that Bush might have given Russia a green light. .....
Saakashvili… In European capitals was seen as an American-backed hothead who spelled trouble,
Trouble was preprogrammed when the equally histrionic Sarkozy shuttled between Moscow and the Georgian capital of Tbilisi to negotiate a ceasefire.
The choice of the French leader, in his role as holder of the EU presidency, reflected concern in Washington that high-profile U.S. involvement would further rile the Kremlin.
Asmuss account of Sarkozys seat-of-the-pantalons diplomacy includes the insight that at least one senior U.S. official was appalled by the ambiguous ceasefire text improvised by the French leader in Moscow on Aug. 12.
etc…
Stephane Eybert
14/01/2010
Il différait de Marx en ce quil ne pensait pas que le changement historique était le résultat de forces anonymes inéluctables. Il pensait quil fallait le provoquer.
pierre
14/01/2010
Sans autres commentaires:
LArizona vend son capitole - faute dacheteur, il ne sera pas en mesure de payer les salaires de février des enseignants
En décembre 1999, 130,5 millions daméricains avaient un emploi. En décembre 2009, ils sont 130,9 millions. Entre temps, la population sest accrue de 30 millions dâmes
http://www.economist.com/blogs/bagehot/2010/01/jobless_decade
repérages de contreinfo
Roger Leduc
14/01/2010
Pour sûr, il y a péril en la demeure. Avec paranoïa et tout ce qui sen suit. Pour sûr il y aura destruction de ce monstre américaniste et occidentaliste. Mais ce sera peut-être beaucoup plus long quon limagine , ou quon le souhaite.
La stratégie du choc et de leffroi, qui a cours depuis quarante ans partout autour de lOccident, est à nos portes. Cette stratégie est la même que celle du psychopathe violeur. Quand la victime est terrorisée, on peut lui imposer toutes nos volontés. Quand il ny a plus aucun droit, aucune dignité, il ny a plus de résistances.
La gouvernance mondiale des financiers passe par cette violence et cette peur perpétuelle de la victime. LÉtat policier participe de cette terreur. La révolte sera matée avec une telle dureté, caméra au poing pour que tous voient et comprennent ce qui arrive aux esprits forts. Nous sommes toujours dans cette logique des maîtres du monde et pour longtemps. Même leffondrement des USA ne changera rien à cette dynamique. Lennemi est de taille mondiale!
Dedef
14/01/2010
S&P Downgrades California
by CalculatedRisk on 1/13/2010 07:05:00 PM
From Bloomberg: Californias Credit Cut by S&P Amid Budget Deficit
Californias credit rating on $64 billion of general obligation bonds was cut by Standard & Poors today as [California] faces strains over a $20 billion budget deficit.
... the rating was lowered one level to A-, the seventh-highest investment grade. ... the company has a negative outlook on California debt, a sign its standing may decline further. ... S&Ps cut brings its rating on California closer to that of Moodys Investors Service and Fitch Ratings. Moodys rates the state Baa1 and Fitch at BBB.
More from Tom Petruno at the LA Times: California’s debt rating cut to A-minus by S & P on budget woes
http://www.latimes.com/business/la-fi-california-debt14-2010jan14,0,19643.story
Dedef
14/01/2010
Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com) 11/01/2010
———-Contreinfo “Ce site est fermé momentanément.”———-
————————-13 janvier 2010—————
——-Contre Info souhaite une heureuse année 2010 à tous ses lecteurs ainsi qu’à leurs proches et remercie chaleureusement tous ceux et celles qui lui ont apporté leur soutien.
Ndlr : Le site reprend son activité après un incident d’hébergement imprévisible, mais heureusement sans gravité.————
Curie
13/01/2010
Un satellite équipé des capteurs appropriés devrait pouvoir faire la différence entre une installation nucléaire même enterrée et un simple dépôt vide. L’impact en matière de contamination radioactive sur l’environnement immédiat n’est pas le même.
Du coup les iraniens ont intérêt à ce que leur leurres soient peaufinés pour copier correctement les propriétés des vraies installations, notamment du point de vue de la quantité et de la nature des radiations gamma qui s’en échappent.
Ceci est d’autant plus vrai que si les satellites US sont capables de faire la différence les américains se garderont de le crier sur les toits.
Dedef
13/01/2010
Pour ceux que la géopolitique et le pétrole intéressent:
http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/LA08Ag01.html
Russia, China, Iran redraw energy map By M K Bhadrakumar Jan 8, 2010
The inauguration of the Dauletabad-Sarakhs-Khangiran pipeline on Wednesday connecting Iran’s northern Caspian region with Turkmenistan’s vast gas field may go unnoticed amid the Western media cacophony that it is “apocalypse now” for the Islamic regime in Tehran.
etc….
—————————-
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LA09Ak02.html
Obama’s Yemeni odyssey targets China By M K Bhadrakumar Jan 9, 2010
A year ago, Yemeni President Ali Abdallah Saleh made the startling revelation that his country’s security forces apprehended a group of Islamists linked to the Israeli intelligence forces. “A terrorist cell was apprehended and will be referred to the courts for its links with the Israeli intelligence services,” he promised.
Saleh added, “You will hear about the trial proceedings.” Nothing was ever heard and the trail went cold. Welcome to the magical land of Yemen, where in the womb of time the Arabian Nights were played out.
Combine Yemen with the mystique of Islam, Osama bin Laden, al-Qaeda and the Israeli intelligence and you get a heady mix. The head of the US Central Command, General David Petraeus, dropped in at the capital, Sana’a, on Saturday and vowed to Saleh
increased American aid to fight al-Qaeda
etc…
Dedef
13/01/2010
Désolé de la brutalité du commentaire, mais à force, la fatigue vient.
Les structures ont leur force propre, et ne se transforment pas simplement, rapidement et de l’intérieur.
L’UE est une machine à broyer tout ce qui a été mis en place par le Conseil National de la Résistance, et nos gouvernements successifs ont tous approuvé son extension, tout comme l’opposition.
Personne en Europe ne veut de ce que vous proposez. Les derniers arrivants, clairs dans leur conception de l’Europe, veulent l’accès aux marchés, et surtout pas de contraintes supplémentaires en terme de droit du travail ou d’obligations régaliennes.
L’Allemagne veut retrouver sa puissance, et ne s’intéresse à la France que par la force du voisinage et de l’existant. Développer quelque chose avec la France n’est en aucun cas un objectif pour les allemands. Ils sont convaincus qu’ils ont beaucoup donné et peu reçu dans le passé, et n’ont aucune envie de coopérer davantage.
Airbus est un désastre (en croissance) aujourd’hui parce que les allemands ont voulu une plus grosse part du gâteau, que nous avons dit oui, et que la structure résultante est devenue un champ de bataille interne: “à celui qui en bénéficierait le plus”.
Peu de choses restent possibles, et surement pas en coopération à priori. Un éventuel intérêt pour la coopération viendra avec le succès, pas avant.
Et il faudra apprendre en France que la coopération ne doit pas être à sens unique. Pour le moment les coopérateurs de la deuxième heure ont retiré beaucoup plus de la coopération que nous même. Nous sommes des benêts idéalistes, inutile de nous encourager.
A propos, pourquoi Siemens veut il se retirer de l’accord avec Areva ?
Ou sont les coopérations notables, souhaitées ou mises en oeuvre, en Europe depuis 20 ans.
Qui en a proposé une sérieusement? L’Allemagne ? La Grande Bretagne ?
Où voyez vous un tel tropisme ?
Quand à la Chine et l’ICE, après la brillante prestation française lors du parcours de la flamme olympique à paris - RSF a bien mérité les subventions versées par le Congrès américain aux ONG qui savent où et quand il (ne) faut (pas) protester - la Chine a décidée que son relais en Europe serait dorénavant l’Allemagne, et plus la France.
Rien à dire, bien joué ; coopérons maintenant.
A propos, en Allemagne et aux US le parcours de la flamme olympique s’est très bien déroulé, merci.
Le jour ou nos voisins voudront coopérer, à eux de le dire. Mon point de vue est que nous en avons assez fait. Et si on considère les choses sur la durée, nous ne sommes pas les plus mal lotis, même si des jours difficiles nous attendent en effet.
Et surtout ne pas compter sur l’Allemagne pour le moment.
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