Francis Lambert
20/12/2009
NB : comme cet article important disparaitra bientôt je le copie in extenso.
Article important car il souligne une nature des Nations ... à ce point de répétition ! C’est donc devenu mon point de vue. Mais je n’arrête pas de regretter ma vision d’enfance, aussi.
AFP le 20/12/2009 à 10:42 Le Japon croûle sous une dette monstrueuse :
une des dettes les plus élevées du monde, emprunte plus qu’il ne gagne et refuse d’envisager de nouvelles sources de revenus: ce qui, pour un particulier, mènerait à la saisie et l’interdiction bancaire n’attire à l’Etat japonais que des sermons vite oubliés.
Alors que la situation budgétaire de la Grèce, du Mexique ou de Dubaï agitent ces dernières semaines les marchés mondiaux, le Japon, malgré des finances publiques dans un état tout aussi désastreux sur le papier, ne semble inquiéter ni les investisseurs, ni les agences de notation.
“Si nous étions le Botswana, on verrait immédiatement que nous prenons l’eau. Mais le Japon est comme le Titanic: notre économie est tellement grosse que personne ne s’aperçoit que nous coulons”, déplore Noriko Hama, économiste à la Doshisha Business School de Kyoto.
Pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu’il ne percevra d’impôts lors de l’année budgétaire 2009-2010, qui s’achève fin mars. Selon l’OCDE, qui admoneste régulièrement Tokyo à ce sujet, son déficit budgétaire dépassera les 10% du produit intérieur brut l’an prochain. Sa dette publique flambera à 204% du PIB: en la matière, seul le Zimbabwe fait pire.
A l’origine du problème: les plans de relance mis en oeuvre à répétition depuis les années 1990, ainsi qu’un système fiscal peu lucratif pour l’Etat, avec notamment une taxe sur la consommation exceptionnellement basse pour un pays développé (5%). De plus, le nouveau gouvernement de centre-gauche de Yukio Hatoyama s’est engagé à n’augmenter aucun impôt avant 2013.
N’importe où ailleurs, pareille situation budgétaire “mènerait droit à une annulation forcée de la dette ou même à l’instauration d’un Etat fasciste”, poursuit-elle. Mais pas au Japon, dont la dette continue de jouir du troisième ou quatrième meilleur score possible chez les agences de notation.
“Le montant de la dette, en soi, ne dit pas tout concernant les qualités du Japon en tant que débiteur”, justifie James McCormack, analyste chez Fitch.
“Des taux d’intérêt très bas permettent à l’Etat de contracter une dette exceptionnellement lourde, tout en déboursant des intérêts identiques à ceux que doivent payer d’autres pays dont l’endettement est moindre”, explique-t-il.
M. McCormack met également en avant “l’énorme stock d’épargne” des Japonais, dans lequel le gouvernement a encore bien de la marge pour puiser.
Autre facteur positif: la dette nippone est, à plus de 93%, détenue par des investisseurs japonais. Dans un pays en proie à une déflation record et où la Bourse a chuté de près de 75% en 20 ans, des bons du Trésor au rendement de l’ordre de 1,3% continuent d’offrir un taux d’intérêt réel intéressant.
Cette quasi-absence de dette en devises rend improbable un scénario de crise du type Mexique ou Argentine. “Il est toujours possible de monétiser une dette en monnaie locale”, rappelle Hervé Lievore, stratège chez AXA.
La monétisation consiste à faire tourner la planche à billets pour acheter les nouveaux bons du Trésor. Une pratique dangereuse, génératrice d’hyperinflation et que la Banque du Japon a exclue, mais qui, en dernier recours, reste toujours préférable à la faillite de l’Etat.
“Le seul rayon de soleil, dans cet affreux problème de la dette, est qu’elle est entièrement détenue à l’intérieur du pays et donc beaucoup plus gérable”, notait le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria, de passage fin novembre au Japon.
“La question est: quand cela va-t-il commencer à inquiéter les marchés? Eh bien, nous ne voulons pas le savoir, car alors il sera trop tard”.
Francis Lambert
20/12/2009
Aujourd’hui “dedefensa” a 22.201 referencements sur “Google News Belgique (autant pour Belgie, France, Canada, Suisse, Deutschland,... ) ” http://news.google.com/news/search?aq=f&cf=all&ned=fr_be&hl=fr&q=dedefensa
Augmenter votre visibilité sur les sites francophones de Google News rencontre probablement vos buts ?
Ainsi “Mondesante.com voit son audience progresser de 170% en un mois, et atteint le top 10 000 en France. Pour Journalstars.com, apparemment créé quelques mois plus tôt (en juillet), la progression est de 660%.”
“cette pratique rapporte, en donnant autant d’arguments à « vendre » auprès des annonceurs, elle a aussi l’avantage de donner de la crédibilité au site.”
Mais ces sites ont recourus à des méthodes contraires aux règles de Google, apparemment Wordpress permet “de ne pas désactiver une option qui multiplie les URL pour un même article”
Extraits de http://www.rue89.com/2009/12/17/monde-sante-spamme-t-il-google-actu-a-linsu-de-son-plein-gre-129547
Le bouton “chercher” du site dedefensa est pratique mais restreint ... il faut chercher via Google d’anciens messages de lecteurs (payants ou non) ... par exemple.
J’utilise donc déjà une fonction automatique de mon butineur (browser) qui cherche automatiquement sur Google (puis j’utilise Copernic. Un merveilleux produit gratuit qui indexe mes données sur mon disque dur).
Vous pourriez modifier votre bouton de recherche pour ajouter Google News préfixé de dedefensa dans la recherche (et le proposer automatiquement dans vos articles plutôt que des réfrérencements directs aux articles de dedefensa!) :
- ce qui met toute la puissance de Google dans la fonction “chercher”
- ce qui rend un service plus efficace à vos lecteurs
- ce qui améliore automatiquement votre référencement dans Google News
dedefensa émergera ainsi de plus en plus fréquemment en première page de Google News… jusqu’au point d’équilibre algorithmique.
Par ailleurs toujours bravo pour vos analyses.
waccsa
19/12/2009
En attendant, les contrats tombent déjà, mais il semble que la confiance ne règne pas quant à leur octroi. Le surge de 30 000 soldats implique dès à présent officiellement l’envoi de 56 000 “contractants” privés supplémentaires (lien vu sur Contre-Info).
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/12/15/AR2009121504850_pf.html
Morceau choisi :
“(...)The CRS study says contractors made up 69 percent of the Pentagon’s personnel in Afghanistan last December, a proportion that “apparently represented the highest recorded percentage of contractors used by the Defense Department in any conflict in the history of the United States.” As of September, contractor representation had dropped to 62 percent, as U.S. troop strength increased modestly.
As the Pentagon contracts out activities that previously were carried out by troops in wartime, it has been forced to struggle with new management challenges. “Prior to the wars in Iraq and Afghanistan, contracting was done on an ad-hoc basis and was not adequately incorporated into the doctrine—or culture—of the military,” according to the CRS report. Today, according to Defense Department officials, “doctrine and strategy are being updated to incorporate the role of contractors in contingency operations.”
The Pentagon’s Joint Contracting Command in Afghanistan has increased the size of its acquisition workforce and is adding staff to monitor performance. To enhance oversight, Congress has appropriated $8 million for an electronic system that will track all contract-related information for Iraq and Afghanistan.
On Thursday, the Senate Homeland Security and Governmental Affairs ad-hoc subcommittee on contracting oversight, led by Sen. Claire McCaskill (D-Mo.), is scheduled to hold a hearing on the increase in the number and value of Afghanistan contracts. She plans to focus on ensuring that contracts are adequately managed and “whether contracting oversight lessons learned from Iraq are being applied in Afghanistan,” according to her staff members. “”
sylvain michelet
18/12/2009
Je vous remercie de cette réponse fort convaincante.
Même si je n’en partage pas tous les points - mais il serait long et fastidieux de m’en expliquer - elle nourrit ma pensée, comme souvent à vous lire, d’arguments mieux dits que je ne saurais le faire.
Car à vrai dire, je ne crois guère non plus à cette éventualité guerrière, excepté, parfois, quand reviennent les souvenirs de l’époque de Bush Junior et sa rhétorique de puissance imbécile. Ou quand des scénarios de guerre civile se présentent au détour d’une tea party…
Puissance impuissante ? Certes. Admettons-le. Vous en donnez des preuves.
Je vous rejoins également sur l’absence de forces extérieures au système. La question du Que Faire ? reste néanmoins posée, et le sera encore quand le système se sera effondré. Même s’il ne s’agit que de graines, lesquelles faut-il semer ?
mafakouch fakoubakbako
18/12/2009
pourvu que les turques tiennent jusqu’au bout. En effet,israel est inquiéte,elle va se plaindre chez les gringos ,les gringos convoquent les turques est exigent des explications mais ausi ,exigent que les bonnes relations se retablissent entre turque et israel. Les turques ont beaucpoup d’ arguments pour ne plus croire aux occidentaux .Chat echaudé craint l’eau froide. Les arabes devraient aller renforcer le front turque, cela peut payer
a tres court terme. La turquie ne peut s’associer ou se taire a la politique debile d’israel ,il faut arreter ce pays dans sa course folle,il veut annexer des territoires de peuples souverains ,qui accepterais çà ??? Pour repondre a cet idiot de senec ,il devrait dire a israel la prochaine fois qu’elle veut exterminer des palestiniens de leur jeter des bombons.
Ou bien qu’il se rende compte qu’un prix nobel de la paix envoi des renforts pour exterminer des populations civiles,desarmés et là ,on peut se poser la question d’education et de politesse peut etre.
Senec
18/12/2009
Ce qui me frappe tout d’abord et ce n’est pas nouveau, c’est le vocabulaire arrogant et grossier de Mr Erdogan. Des diplomates européens qui avaient été contact avec les Turcs avaient déjà signalé le manque flagrant d’éducation et de politesse de leurs interlocuteurs.
Il ne reste plus qu’à tirer les conclusions qui s’imposent quant à l’alliance limitée, mais réelle avec des alliés qui aiment les attitudes matamoresques des machos, mais qui doivent encore apprendre les bonnes manières !
Roger Leduc
18/12/2009
>
Poser la question cest surement un peu y répondre? Ils ont les pieds et les poings liés. Contrôler linformation, cest avoir suffisamment de pions en place pour déformer la vérité, rendre la victime coupable, et éliminer, ne serait-ce que politiquement, les adversaires. Le contrôle de linformation cest la première loi du capitalisme, des partis politiques, et du crime organisé.
Pour ce qui est de lallégeance des USA à Israël, versus Israël au Pentagone, Il faut être deux pour danser le tango. Léléphant infesté de fourmis dans la trompe ne demande pas mieux, un jour ou lautre, de se débarrasser de lenvahisseur. Qui dirige qui?
Des complots il y en a dans toutes les familles, à tous les coins de rue. Il y en a surement quelques-uns en politique. La Stratégie du choc des capitalistes, après la Deuxième Guerre mondiale pour contrer le socialisme, cest une conspiration. Il ny a surement pas une organisation qui contrôle UN GRAND COMPLOT, mais la somme de ces faussaires, qui tordent la vérité, ce sont eux qui forment le système dans lequel nous vivons , et nous participons gaiment.
waccsa
18/12/2009
Vu sur le réseau Voltaire, un sondage très intéressant :
“Que pensent réellement les élites US à propos dIsraël ?
par Jeffrey Blankfort
Le sondage réalisé par le Pew Research Center auprès de membres du Council on Foreign Relations [entre le 2 octobre et le 16 novembre 2009] a mis en lumière le fossé séparant les perceptions de lélite états-unienne et du grand public en matière de politique internationale. Les membres du CFR ne considèrent pas Israël comme un allié, ni lIran comme un ennemi, tandis que le grand public adhère aux théories du lobby sioniste véhiculées par les médias de masse. Faut-il en conclure que le CFR na plus de pouvoir ou que les pro-Israéliens sont en train de perdre la main ?(...)”
Max JAMES
18/12/2009
Max JAMES
18/12/2009
l’article de secret defense:
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/12
/carton-plein-pour-le-rafale-lors-dexercices-aux-emirats.html
Rakk
17/12/2009
Les drones américains piratés pour 26 dollars
et c’est même pas drôle…
steph steph
17/12/2009
C’est pas la finale de la coupe du monde mais quand même :
Voyez un peu :
“Les premiers compte-rendus effectués ce matin par un pilote de Rafale français font état d’une supériorité du chasseur français sur le Typhoon de la RAF, lors de confrontations réalisées ces dernières semaines, aux EAU. La première confonfration engageant quatre Rafale contre quatre Typhoon s’est terminé par un 4-0 en faveur des Français. Malgré, explique-t-on, l’emport d’un armement air-air fictivement dégradé, explique-t-on. Après avoir un peu dégradé encore l’armement, le Rafale l’a encore emporté, 3-1.
Le Rafale a été confronté à plusieurs reprises au F22, mais dans un cadre limité au combat air-air à vue. Il n’aurait été dans le collimateur du chasseur américain qu’en une seule occasion, explique t-on aussi.
Le Rafale, on l’a bien compris, a donc largement amélioré sa notoriété, notamment auprès des pilotes émiriens. Il ainsi à plusieus reprises montré sa supériorité dans tout le specte missionnel, en détectant des sites de missiles sol-air qui n’avaient pas été mis à jour par des F-16CJ américains. Par ailleurs, l’optronique secteur frontal (OSF) a aussi permis des détections et identifications jusqu’à 40 kilomètres, un atout qui évite à l’avion de s’exposer, pour identification visuelle, à 3-4 kilomètres, ce qui est ncessaire pour la plupart des autres types d’avions.
De même, en l’espace d’une minute, un Rafale a tiré six AASM sur autant d’objectifs, à des portées de plusieurs dizaines de kilomètres, tout en tirant également trois missiles air-air Mica. En place arrière, ce jour-là, un pilote émirien… “
Source : le blog du mamouth
sylvain michelet
17/12/2009
Bonjour,
Cet article livre une brillante synthèse de votre pensée, et comme toujours nous ne pouvons qu’y souscrire, terrassés par l’intelligence de votre propos et son brillant appui sur un large spectre d’informations. Merci.
Cependant, vous semblez enclin à éliminer l’hypothèse d’une guerre comme solution à cette divergence que vous observez entre politiciens et financiers : est-ce par refus de paraître livrer une analyse “marxiste” plutôt que “maistrienne” ? (Les deux s’opposent-elles, d’ailleurs ?)
La guerre de 4è génération est-elle pourtant la seule imaginable ? Au nom de quoi ? De la bombe atomique ? L’usage massifs des gaz en 14-18 ne joua-t-il pas le même rôle dans les années 30 ? On sait pourtant ce qui suivit.
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi, à votre avis, la guerre ne pourrait être la solution de sauvegarde du système aujourd’hui - comme elle le fut hier et d’autres fois encore ?
N’est-elle pas - comme on pourrait le dire des conflits en Irak ou en Afghanistan -, un “excellent” moyen pour que la divergence d’intérêts, qui aujourd’hui divise les divers centres de pouvoir, se dissolve dans un nouvelle convergence - politiciens et médias se chargeant de l’opinion (le software du système) et les financiers, industriels du CMI et autres représentants de la science apportant leur appui technique ?
Bref, dans cette “montée aux extrêmes” dont vous observez si souvent les prémisses, pourquoi la guerre serait-elle exclue ? Ne serait-elle pas, pour nos élites corrompues, le meilleur moyen de se “racheter” une légitimité ?
Francis Lambert
17/12/2009
The UK is poorer than it thought it was. This is the most important fact about the crisis. The struggle over the distribution of the losses is going to be brutal. It will be made more so by the second most important fact about the crisis: it has had a huge effect on the public finances. The deficits are unmatched in peacetime. (...)
the UK has also been a “monocrop” economy, with finance itself acting as the “crop”. (...)
In booms, export revenues and government revenues are buoyant, the real exchange rate appreciates and marginal producers of tradeable goods and services are squeezed out – a fate sometimes known as the “Dutch disease” after the impact of discoveries of natural gas on the economy of the Netherlands. Often, both government and the private sector borrow heavily in these good times. Then comes the crash: exports and government revenues collapse, fiscal deficits explode, the exchange rate falls and, quite often, inflation surges and the government defaults. (...)
three painful implications:
- first, properly measured fiscal policy was far looser than was thought during much of Gordon Brown’s period as chancellor;
- second, it is likely that the UK will suffer not only from a permanent loss of output, but also a permanent decline in the trend rate of economic growth; and,
- third, a huge fiscal tightening cannot be avoided.
Britain’s dismal choice: sharing the losses
http://www.ft.com/cms/s/0/f693b6a4-e9af-11de-9f1f-00144feab49a,s01=1.html?nclick_check=1
NB
- Trois conséquennces pénibles : cela confirme l’article de GEAB répété dans le nr 40
- un moment j’ai cru qu’ils allaient enfin reconnaitre le rôle majeur du cadeau pétrolier de la mer du Nord ( “Dutch disease” ) dans la soi-disant “résurrection libérale Thatchérienne” ...mais non : la “phynance ubuesque” est toujours présentée comme la première source de revenus !
Gordon Brown a liquidé l’or du trésor à un prix grotesque, l’or noir a été dilapidé en 30 ans (comparez avec la Norvège!), la City rackete l’arrogante Nation et vampirise ce qui reste avant le noeud coulant fiscal à la gorge des serfs anglais ! Mais il est toujours interdit d’évoquer le rôle prioritaire du pétrole dans le sursaut de 30 ans de l’économie britannique (auparavant cette glorieuse Nation était la seule de l’OCDE à emprunter au FMI ! *1*) : l’aventure impériale en Irak transparaitrait trop dans le marais des mensonges de la lobycratie anglosaxonne.
- “The UK is poorer than it thought it was.” et un mensonge de plus ! C’est exactement eux qui l’ont clamée riche ... la curée continue.
Voyons comment la vertu ultime de la Nation réglera çà ... (c’est du désespoir, pas de la moquerie).
*1* BRITAIN TO ASK I.M.F. FOR $3.9 BILLION LOAN, ITS BORROWING LIMIT; ANNOUNCEMENT BUOYS POUND Countries Backing Standby Credit
http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?res=F20B17F73E5B167493C2AA1782D85F428785F9
Francis Lambert
16/12/2009
Quand le nœud coulant des déficits publics va étrangler les états et les systèmes sociaux occidentaux.
Crise de la dette grecque : (...)
« une tentative délibérée de la part de Wall Street et de la City (2) de faire croire à une fracture de l’UE et d’instiller l’idée d’un risque « mortel » pesant sur la zone Euro, en relayant sans discontinuer de fausses informations sur le « risque bancaire venu d’Europe de l’Est » et en tentant de stigmatiser une zone Euro « frileuse » face aux mesures « volontaristes » américaines ou britanniques. L’un des objectifs est également de tenter de détourner l’attention internationale de l’aggravation des problèmes financiers à New-York et Londres, tout en affaiblissant la position européenne à la veille du sommet du G20 »
Le cas grec est assez similaire. Non pas qu’il n’y ait pas de crise des finances publiques grecques (elle est bien réelle), mais ses conséquences supposées sur la zone Euro sont surestimées alors que cette crise indique une tension croissante autour des dettes souveraines, talon d’Achille des Etats-Unis et du Royaume-Uni (9). (...)
Pour conclure sur le cas grec, notre équipe considère que la situation actuelle est triplement positive pour la zone Euro :
. elle l’oblige à considérer sérieusement les mesures de solidarité à mettre en œuvre dans ce type de situation. (...)
. elle oblige enfin les autorités grecques à faire une opération « Vérité » sur l’état des finances de leur pays et va permettre à l’UE de pousser les réformes nécessaires notamment pour réduire fortement la corruption et le clientélisme endémiques (18).
. elle devrait servir d’exemple aux gouvernements européens (et autres) qui manipulent de plus en plus les statistiques économiques et sociales, en démontrant que ces manipulations ne font que plonger les pays plus avant dans la crise. (...)
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