Nous affichons ici les résultats des donations pour le mois de mai 2020. Comme nous l’expliquions lorsque fut lancée cette formule des donations, dans notre texte du 1er mars 2011 (dans notre rubrique Notre Situation), il s’agit de solliciter votre intervention et votre soutien pour atteindre autour du chiffre de €3.000 par mois, en tenant compte de l'évolution des conditions économique. ( Selon cette citation initiale de 2011, reprise régulièrement avec les amendements nécessaires en fonction de l’évolution des conditions économiques que nous connaissons : « …Nos lecteurs savent évidemment que, depuis 2011, les conditions économiques ont évolué et que les sommes proposées doivent être définies différemment. Le seuil du “fonctionnement minimum des fonctions essentielles du site” dépasse aujourd’hui très largement les €2.000 et se trouve désormais au moins au niveau des €3.000 avec le reste à l’avenant... »)
Après les 18 premiers jours du mois de mai 2020, lorsque commence l’affichage de la barre de comptage, vos donations atteignaient €157 ; le résultat final est de €2 726. Comme nous le remarquons souvent car cette situation se présente souvent, il s’agit d’un remarquable effort de soutien et de solidarité de nos lecteurs dans un temps aussi court ; et cette remarque vaut d’autant plus dans les conditions générales de crise d’effondrement que nous connaissons, entre Covid-19 et confinement puis déconfinement, avec les conséquences et la terrible pression psychologique que cela suppose, et cela en ajoutant la dernière-venue des crises que sont les événements émeutiers aux USA. Ces actes de soutien, ces marques constantes de solidarité renforcent la base vivante et active de notre site, son allant, sa vigueur, ils nous confortent dans la bataille à laquelle nous participons et à laquelle nul ne peut ni ne doit échapper. Nous disons à nos amis notre reconnaissance chaleureuse pour cette marque de soutien et de solidarité.
Dans ces temps extrêmement difficiles, nous considérons nos lecteurs qui se font donateurs chaque mois comme des amis formant une communauté de soutien, dans le domaine économique certes mais bien plus encore dans le domaine psychologique. Nous espérons être à la mesure du soutien que marque leur intervention, nous saluons cette constance et cette fidélité.
Levée de fonds dévolus aux frais de fonctionnement.
mai 2020 : 2726 € récoltés
• Le 11 septembre 2015, dedefensa.org a inauguré une nouvelle formule, une nouvelle présentation, en transformant une mise en page vieille de près de dix ans. • Nous avons choisi le 11 septembre pour cette opération, et l’on comprend qu’il s’agit d’un symbole et que ce symbole n’est pas gratuit. • Lancé en 1999 comme une extension de la Lettre d’Analyse dedefensa & eurostratégie (dd&e) existante depuis septembre 1985, le site a évidemment beaucoup évolué. • 9/11 a ouvert une nouvelle période historique, et même métahistorique, en transformant la politique en un phénomène crisique permanent. • Dans sa nouvelle formule, dedefensa.org achève sa transformation en un site d’analyse crisique permanent, appréciant la situation générale du point de vue de ses crises qui en constituent la principale manifestation, et à partir d’un point de vue cherchant le plus possible une référence métahistorique.
• Le site ayant beaucoup évolué dans ses conceptions, dans la définition de son orientation, dans l’approche opérationnelle de son travail, plusieurs épisodes de présentation décrivent évidemment cette évolution. • Nous nous sommes définis d’abord comme des “antimodernes”, ce que nous restons selon cette définition du 21 juillet 2007. • D’autres textes, répondant à des préoccupations de lecteurs, peuvent être utilisées comme références également, notamment les 4 octobre 2006, 25 août 2007 et 3 septembre 2007. • Pour avoir une vision très complète et complètement réactualisée, et correspondant à la nouvelle formule du site, on consultera le Glossaire.dde du 6 avril 2015, texte fondamental pour définir dedefensa.org, et éventuellement la Chronique du 19 courant... du 19 août 2015.
• Pour ce qui concerne la situation présente du site, en fonction des plus récents évènements et de la façon dont ils sont appréhendés par nous, ce qui était en gestation depuis plusieurs années et s’est imposé par la pratique elle-même devient une évidence : dedefensa.org, ou dd&e (dedefensa & eurostratégie) est devenu un site dont la mission est clairement : “La crisologie de notre temps”. • Nous estimons que la situation de la politique générale et des relations internationales, autant que celle des psychologies et des esprits, est devenue entièrement crisique. • La “crise” est aujourd’hui substance et essence même du monde, et c’est elle qui doit constituer l’objet de notre attention constante, de notre analyse et de notre intuition. • Dans l’esprit de la chose, elle doit figurer avec le nom du site, comme devise pour donner tout son sens à ce nom.
• Nous envisageons les événements si extraordinaires en cours aux USA d’un point de vue précisément expliqué et détaillé : la perte de l’identité américaine telle que l’Amérique se représentait elle-même à elle-même, de la fin de la Grande Dépression (début de la Seconde Guerre pour les USA) à la fin de la guerre froide. • Pour cela, nous remontons à une analyse d’un très grand historien-commentateur, William Pfaff, qui diagnostiquait, dès 1992, une crise d’identité majeure des USA après la fin de la guerre froide. • Notre thèse est que cette perte n’a jamais été ni dentifiée, ni comblée par conséquent. • Très logiquement dans ce cas, nous apprécions que les événements de la séquence2016-2020, qui s’accélèrent aujourd’hui dans un tourbillon infernal, marque l’arrivée à la maturation explosive de cette crise de l’identité perdue. • En même temps, bien entendu, la crise de l’américanisme nous signifie quelle est la substance de notre propre crise. • Bien entendu, nous n’y voyons que du feu, bien trop occupés à bavarder racisme, globalisation, vivre-ensemble, démocratie et déconfinement.
• Dans l’extraordinaire secousse sismique qui agite l’Amérique à partir de Minneapolis, il semble que le Système doive employer les grands moyens pour tenter de reprendre la situation en mains. • En attendant, les spéculations sur les diverses interventions, infiltrations, etc., abondent. • L’une des plus intéressantes du point de vue conceptuel(l’opérationnel est une autre question), c’est l’apparition du groupe ‘Boogaloo’ qui veut une guerre civile contre le Système : formé par des extrémistes blancs, il recherche une alliance avec les Noirs extrémistes.
Les études précliniques des médicaments et des éventuels vaccins menées pour le COVID-19 ont souffert jusqu’à présent du manque de modèles animaux valables. Idéalement, des animaux à reproduction rapide susceptibles de faire la même maladie que l’homme dans des conditions analogues permettent des essais en grand nombre et éliminent des…
30 mai 2020 – Il s’agit d’un embrasement exceptionnel, à partir des nuits d’émeutes de Minneapolis. Désormais, un nombre impressionnant de grandes villes aux USA sont touchés par la réaction de la rue, dans des manifestations tournant très rapidement à l’affrontement, puis à l’émeute pure et simple. Bienvenus : nous sommes entrés…
• Depuis lundi, la ville de Minneapolis, dans le Minnesota, est le cadre d’événements de plus en plus violents à partir de la mort causé par une agression cruelle et totalement illégale d’un policier sur la personne d’un citoyen Africain-Américain, George Floyd. • Depuis mardi dans tous les cas, “Minneapolis Is Burning”. • Les réactions des autorités sont hésitantes, et sans doute divers pouvoirs s’affrontent-ils pour déterminer quelle réaction développer. • Normalement, la Garde Nationale devrait intervenir, si ce n’est en train d’être fait. • Avec Minneapolis, d’autres villes commencent à s’agiter, comme pour suivre la même voie et faire lever l’émeute sociale, à la fois déstructurante et déstabilisante. • Les très-nombreux bons esprits de l’habitude pensent qu’il s’agit du racisme américaniste, des policiers, des “blancs suprémacistes”, etc. • Ce n’est pas précisément notre analyse : si Minneapolis suscite un incendie national, ce ne sera pas celui du racisme-antiracisme, mais celui de l’accélération de la Grande Crise GCES déjà largement renforcée et accélérée par Covid19.
• La mort d’un citoyen Africain-Américain sous la prise brutale d’un policier de Minneapolis habitué à ce genre d’exercice enflamme la ville, avec la possibilité d’une extension vers d’autres points du territoire US. • Après trois jours de manifestations, les derniers événements ont montré une évolution des protestations antiracistes vers des actes de pillage qui, dans la situation présentes, font penser au modèle des “émeutes de la faim”. • La crise-Covid19 va-t-elle s’intégrer dans la crise politique générale des USA vers l’élection présidentielle ?
28 mai 2020 – Voici un intellectuel de belle stature, d’une immense culture et d’une pensée d’une réelle qualité. Par rapport à mon point de vue, je dirais que je partage nombre de ces jugements et positions sur les problèmes du temps ; ce qui nous différencie je crois, c’est qu’il fait…

• Nous tous, nous-même compris, ne pensons depuis quatre mois qu’au rythme du Covid19. • C’est naturel, sinon normal, mais il n’est pas assuré du tout que cela suffise. • Pendant ce temps, les automatismes de l’administration Trump, dans le sens de la déconstruction de tout ce qui constituait la stabilité des situations stratégiques jusqu’aux armements nucléaires se poursuivent. • Le dernier geste dans ce sens, voulu spécifiquement par Trump, c’est la sortie des USA de l’accord “Ciel Ouvert” de la guerre froide, avec la Russie : les Ouest-Européens, qui sont aussi dans cet accord, regrette la décision US mais eux-mêmes restent dans le traité. • Autre perspective menaçante : le possible transfert des armes nucléaires US entreposées en Allemagne, vers la Pologne. • Pour la Russie, ce serait pas loin d’être un casus belli. • Trump, et l’establishment washingtonien hyper-belliciste avec lui, n’en a cure. • Tout le monde ne pense qu’à l’antagonisme USA-Chine mais l’antagonisme USA-Russie, impliquant l’OTAN, la Pologne, les Européens, etc., est une perspective plus pressante et plus menaçante.
23 mai 2020 – Naturellement, j’aime bien Israël Shamir. C’est un de ces commentateurs assez mystérieux, quasiment infréquentables pour les âmes inquiètes et très-bienpensantes mais difficile à classer dans les “accessoires négligeables” dont on ne dit mot ; qui distille des avis souvent explosifs, sans peur de rien, qui est instructif…
• Le complotisme fleurit comme muguet au Premier Mai, en pleine diversité culturelle. • ...Mais complotisme d’un nouveau type, sans guillemets nécessaires. • Pour l’heure, la partie se joue le long de deux volets, essentiellement avec la Chine et Bill Gates, et les deux favoris sont roue dans roue. • Observons que Bill Gates avait marqué un point remarquable ces derniers jours, en étant dénoncé devant le Parlement national comme l’instigateur de la crise-Covid19 en attendant de plus vastes délits. • Pour la Chine, bien entendu, l’administration Trump continue son offensive de blitzkrieg de la com’, puisqu’il s’agit toujours de l’emporter aux présidentielles. • Au sommet de l’OMS, la tension entre la Chine et les USA s’est encore affirmée tandis que Trump lançait régulièrement ses tweets ressassant la narrative qui fait de Covid19 une machination de la Chine pour plonger les USA dans le désastre et la catastrophe. • L’important dans ces cas divers concerne essentiellement les changements structurels fondamentaux que la “politiqueSystème” subit dans ces circonstances.
• Articles du 20 mai 2020. • On annonce une nouvelle forme de guerre, une “guerre psychologique” mais “en ligne”, c’est-à-dire s’opérationnalisant sur internet et sur les réseaux sociaux. • Il ne s’agit pas de la guerre électronique classique (la cyberguerre) mais d’une guerre culturelle par le moyen du système de la communication postmoderne. • Bien entendu, la cible principale c’est la Chine, et sans doute pour enchaîner, la Russie-etc. • La finesse du Système y trouvera tout son compte. • Contributions : dedefensa.org et Alan Macleod.
19 mai 2020 – Il fallait s’y attendre, les jeux des mots sont si tentants. De plus, je trouve le rapprochement paradoxal, – selon la doxa officielle (d’ailleurs aussi bien d’une ligne antiSystème) disant qu’il faut être joyeux d’être “déconfinés”, alors que je m’en trouve plutôt déconfit : parler de “déconfits” à propos…
• Intéressantes déclarations de Poutine, faites d’une façon discrète et avec un temps important de retard (enregistrées de septembre 2019, diffusées le 17 mai 2020). • Poutine expose que la Russie est une civilisation qui se suffit à elle-même, multiethnique, multiconfessionnelle et traditionnaliste. • Comme une façon de se détourner décisivement de la civilisation à l’Ouest, au moment où cette civilisation s’effondre sous les coups de Covid19. • Cette orientation ne sera pas perçue par notre-monde vivant intensément son simulacre.
• Articles du 17 mai 2020. • La bataille de Donald Trump contre Covid19 : on en apprend beaucoup plus sur le président des USA que sur le Coronavirus, sans aucun doute. • Contributions : dde.org et Edward Luce
• La condition mentale du candidat du parti démocrate constitue une des plus stupéfiantes “attractions” de la campagne électorale pour les présidentielles USA2020, à nulles autres pareilles. • Joe Biden est un candidat étrange : s’il était président, il serait comptable du 25èmeamendement (destitution pour incapacité d’exercer ses fonctions). • On imagine que le parti démocrate a fini par s’apercevoir qu’il se passe quelque chose et qu’il faut explorer des pistes alternatives et très originales. • Tout cela, dans le cadre d’une crise sans précédent.
15 mai 2020 – Il y a eu plusieurs occasion ces derniers jours qui m’ont rappelé à un souvenir, et m’ont fait m’interroger sur les intermittences et les absences de la mémoire. Ce n’est pas surprenant puisque l’“étrange époque” est celle du Big Now, du simulacre du “présent éternel”. Trois occasions :…
• Il y a une cascade d’événements dans les fondements européens depuis le 5 mai. • Ce jour-là, la Cour Constitutionnelle allemande, qui siège à Karlsruhe a examiné les décisions des institutions européennes, essentiellement la BCE, pour procéder au sauvetage des budgets nationaux laminés par la crise-Codiv19 : elle a soulevé de très fortes objections et demandé (ordonné ?) à la BCE de s’expliquer (de se justifier ?) dans les trois mois. • L’UE, dans la personne de la président (ex-ministre allemande) von der Leyen, répond avec colère, menaçant la Cour de Karlsruhe d’enquêtes soupçonneuses. • Deux jours plus tard, dans la presse, les juges de Karlsruhe se sont répandus en affirmation, parfois musclées, sur la justesse de leur cause et sur la nécessité d’un meilleur “travail” de la BCE. • Là-dessus, Soros intervient et vilipende la Cour de Karlsruhe, lui qui nous prépare son gouvernement globaliste avec Covid19 comme bouffon du roi. • Résumé d’un commentateur : si la Cour perd cette bataille, l’Allemagne quittera l’euro ; si elle la remporte, la France et l’Italie quitteront l’euro.
• L’acronyme GCES mérite une longue analyse, par le seul fait qu’il désigne ce qui prétend être l’épisode final de la fin du Système : la Grande Crise de l’Effondrement du Système. • C’est bien entendu la crise-Covid19, totalement inattendue, imprévue, inconcevable, etc., même si ce danger était envisagé en théorie dans la liste des options disponibles : on s’y était préparé en théorie mais on n’était absolument pas prêts car nul n’y croyait vraiment. • Covid19 devenant, ou déclenchant la GCES, a le mérite immense de ramener le Sapiens-Sapiens à ses véritables dimensions, où l’on voit qu’il a bien du mal à contenir la nature qu’il prétend maîtriser et orienter à sa guise. • Ce qui a fait de Covid19 un événement considérable et le détonateur de la GCES, outre qu’on ne l’attendait pas, c’est qu’il vient “de l’extérieur”, hors des règles de fonctionnement du Système, et qu’il place le Système dans l’impasse d’un choix cornélien : ou lutter contre la crise sanitaire et s’interdire de tenter de redresser la crise financière et socio-économique, ou tenter ce redressement au risque catastrophique d’une crise sanitaire devenant hors de contrôle et risquant de rendre également incontrôlable les populations qu’elle frappe. • Les événements que nous vivons dépendent fortement d’une actualité qui fait courir le risque de rendre obsolète sur la durée ce Glossaire.dde, sauf que ces “événements en cours” ont une dimension métahistorique immédiate c’est-à-dire une durabilité étrangère à la contingence de l’histoire courante.
12 mai 2020 – Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer l’extraordinaire imbroglio juridico-espionneur menant de Russiagateà Obamagate. Sachez seulement qu’hier soir Trump a tweeté dans son langage codifié un jubilant « OBAMAGATE ! », que Tucker Carlson a présenté un formidable dossier, que vous en avez tous les éléments dans cet article kilométrique et…
• La galopade crisique effrénée des USA. • La politique maximale de “réouverture de l’Amérique” de Trump met les USA devant la possibilité d’une aggravation durable de la crise sanitaire, à l’heure où le virus Covid19 continue son chemin (il touche même la Maison-Blanche où plusieurs cas sont signalés, à la grande irritation de Trump). • Bien entendu, cette accélération du ‘déconfinement’ rencontre de plein fouet une situation de crise socio-économique sans précédentpar son ampleur et sa rapidité. • Les USA sont le centre crisique du monde.
Deux mois à peine après l’identification du virus Sars-CoV-2, de très nombreuses équipes se sont lancées en Chine, en Europe et aux Usa pour trouver une solution vaccinale à l’épidémie. Actuellement, plus de cent vaccins potentiels sont en cours de développement et cinq d’entre eux sont au stade d’essai clinique…
10 mai 2020 – D’abord, comme on l’a vu hier encore, c’est notre référence, la lumière de notre civilisation, notre point de ralliement et notre exemple sans fin qui s’effondre sous nos yeux décillés depuis longtemps mais qui n’en croient pas leurs yeux... Ainsi l’observe pour son compte Daniel Lazare, le regard attristé…
• Articles du 9 mai 2020. • Les chiffres officiels autant que les commentaires ne cessent de le mettre chaque jour plus en évidence : l’Amérique s’enfonce dans une situation terrible, pire que la Grande Dépression. • Le même jour, Wall Street triomphe. • Jamais la dynamique entropique du social-darwinisme(ou faut-il dire capitalo-darwinisme ?) ne s’est exprimée avec autant de vigueur, de sûreté de soi et d’aveuglement dément. • Les USA dans la crise-Covid19 devenue GCES : effondrement-turbo. • Contributions : dedefensa.org et Joseph Kishore
• Artricles du 8 mai 2020. • Un compte-rendu précis et exotique sur la tentative de “débarquement” au Venezuela de mercenaires plus ou moins commandités par le “président par interim” Guaidó. • Contributions : dde.org et WSWS.org.
• Un aspect très remarquable de la crise-Covid19 au niveau essentiel de la communication, c’est la diffusion sans aucun frein, y compris par la presseSystème, des théories “complotistes”, – au point où les guillemets ne sembleraient plus nécessaires. • Il est vrai que ces thèses pénètrent largement les sphères officielles et sont exposées sans fard ni dissimulation(Trump et le “virus de Wuhan”). • Il s’agit d’une avancée très importante dans le flux de la communication, témoignant de l’accentuation de la situation de chaos du Système.
• Depuis lundi, la ville de Minneapolis, dans le Minnesota, est le cadre d’événements de plus en plus violents à partir de la mort causé par une agression cruelle et totalement illégale d’un policier sur la personne d’un citoyen Africain-Américain, George Floyd. • Depuis mardi dans tous les cas, “Minneapolis Is Burning”. • Les réactions des autorités sont hésitantes, et sans doute divers pouvoirs s’affrontent-ils pour déterminer quelle réaction développer. • Normalement, la Garde Nationale devrait intervenir, si ce n’est en train d’être fait. • Avec Minneapolis, d’autres villes commencent à s’agiter, comme pour suivre la même voie et faire lever l’émeute sociale, à la fois déstructurante et déstabilisante. • Les très-nombreux bons esprits de l’habitude pensent qu’il s’agit du racisme américaniste, des policiers, des “blancs suprémacistes”, etc. • Ce n’est pas précisément notre analyse : si Minneapolis suscite un incendie national, ce ne sera pas celui du racisme-antiracisme, mais celui de l’accélération de la Grande Crise GCES déjà largement renforcée et accélérée par Covid19.
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• Le complotisme fleurit comme muguet au Premier Mai, en pleine diversité culturelle. • ...Mais complotisme d’un nouveau type, sans guillemets nécessaires. • Pour l’heure, la partie se joue le long de deux volets, essentiellement avec la Chine et Bill Gates, et les deux favoris sont roue dans roue. • Observons que Bill Gates avait marqué un point remarquable ces derniers jours, en étant dénoncé devant le Parlement national comme l’instigateur de la crise-Covid19 en attendant de plus vastes délits. • Pour la Chine, bien entendu, l’administration Trump continue son offensive de blitzkrieg de la com’, puisqu’il s’agit toujours de l’emporter aux présidentielles. • Au sommet de l’OMS, la tension entre la Chine et les USA s’est encore affirmée tandis que Trump lançait régulièrement ses tweets ressassant la narrative qui fait de Covid19 une machination de la Chine pour plonger les USA dans le désastre et la catastrophe. • L’important dans ces cas divers concerne essentiellement les changements structurels fondamentaux que la “politiqueSystème” subit dans ces circonstances.
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• Codiv19 ne cesse de dévaster “les restes et les ruines du Système”, dans une situation où la plupart des pays du bloc-BAO sont totalement impréparés à la situation d’urgence qu’ils ont créée de toutes pièces, pris en otage par le Système et ses pratiques financières, avec des directions corrompues et impuissantes. • Cette situation implique effectivement l’effondrement du Système (“restes et ruines”). • Non seulement c’est le retour des “États-nation” mais plus encore, c’est la fracturation des grands pays fédérés ou même unitaires entre des centres (“corrompus et impuissants”) et des pouvoirs locaux qui ne cessent d’être conduits à prendre des initiatives indépendantes. • Dévolution et localisme sont destinés à régner pour ouvrir des voies vers des univers alternatifs. • Dans cet immense chaos d’une civilisation devenue diabolique, s’agitent les activités fourmillantes de la “complotisation” et de l’“idéologisation”. • Il faut faire avec et, comme dit le bon peuple, tirer le bon grain de l’ivraie.
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• On l’a déjà remarqué : dans la crise-Covid19, dans sa partie qui touche les USA, les gouverneurs des États de l’Union jouent un rôle très important (on pense au gouverneur Cuomo, de l’État de New York, qui est très largement médiatisé). • Cette nouvelle stature des gouverneurs s’oppose bien entendu à celle du président, car l’on imagine bien que Trump, de contradiction en contradiction et dans son indifférence totale pour les vérités-de-situation, entend jouer un rôle majeur dans la crise. • Son but est , très vite, de remettre les USA au travail pour aborder sa campagne de réélection en restaurateur d’une économie quasiment anéantie par le virus. • Bien entendu, les gouverneurs, qui sont souvent des démocrates dans les cas qui nous occupent, sont d’abord attentifs à la santé de leurs concitoyens, qui sont également leurs électeurs. • Certains gouverneurs travaillent entre eux, sans se référer à Trump, ce qui met Trump en fureur. • Tout cela ressemble à s’y méprendre à la tentation de la sécession, laquelle ne veut pas dire son nom, peut-être pour mieux nous surprendre.
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• La crise du coronavirus, ou Covid-19, continue à prendre de l’ampleur et à retenir de plus en plus l’attention comme une actrice centrale de la dynamique crisique qui sous-tend notre époque. • C’est surtout aux USA que cette crise est apparue au centre de la scène, essentiellement par ses effets sur le comportement du domaine financier avec un krach d’une sorte extrêmement originale, directement lié à une perception de l’aggravation de la crise Covid-19 (ou une prise de conscience de cette crise). • L’épisode a mis Trump en grande fureur, lui qui compte sur la situation scintillante de la Bourse pour soutenir sa campagne de réélection. • Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une manifestation de plus d’un aspect très original de cette crise, ou comment un événement sanitaire provoque un effet politique, et même un effet crisique général qui ébranle le Système. • La psychologie de l’épisode est très importante, comme si la dynamique crisique qui attaque le Système cherchait par toutes les voies à susciter dans nos psychologies la prise de conscience de la Grande Crise Générale.
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• Implicite derrière les évènements crisiques progressistes-sociétaux en cours, particulièrement aux USA mais pas seulement, on distingue l’ombre des “déconstructurateurs” (selon un terme que nous forgeons nous-mêmes pour désigner les philosophes “déconstructeurs”). • Il s’agit, d’une façon très puissante et dans tous les domaines, de l’“opérationnalisation” d’une pensée philosophique sans précédent par la force et la rapidité de ses effets sur les évènements profonds. • Nous reprenons divers éléments de réflexion s’attachant à un DVD sur l’internet, d’une “confession” extraordinaire de 2002 du philosophe “déconstructurateur” Jacques Derrida sur son processus de réflexion et de création. • Cette “confession” d’un des plus célèbres et des plus talentueux des “déconstructeurs” suggère aussi bien la formidable ampleur et l’aspect absolument maléfique de cette philosophie. • Aujourd’hui, la déconstruction (la “déconstructuration”) règne et fournit la dynamique formidable, à la fois de la surpuissance du Système et de sa mutation simultanée en autodestruction.
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• Cette fois, nous prendrons un détail d’un événement scientifique symbolique par rapport aux événements courants pour montrer la domination absolue de notre époque par la communication. • Ce qui est un Mal et un bien à la fois, dans cet ordre... • Il s’agit de la récente décision du Bulletin of Atomic Scientistsde mettre son “Horloge de la Fin du Monde” à 100 secondes (23H58’20”) de ce “minuit” qui, selon ce symbole, marque la catastrophe nucléaire que craignait la communauté scientifique des années 1945-1950. • La position de l’aiguille n’a jamais été aussi proche de minuit qu’en 2020, après une succession d’aggravation de la perception symbolique de la situation et ainsi notre époque dépasse-t-elle en dangerosité le temps de la Guerre froide. • Or, dans cette décision de janvier 2020, un facteur nouveau joue un rôle essentiel pour aggraver les plus graves menaces (nucléaire et crise climatique) : les FakeNews (“fausses nouvelles”). • Voici donc venu, à l’ombre de l'étrange doctrine du FakeNewsisme, le temps du chaos apocalyptique de la communication : “chaommunication”.
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• Ces derniers jours, il y a eu trois événements fondamentaux pour la Russie, sa puissance, le rapport des forces et la situation stratégique globale. • Les Russes ont expérimenté le premier planeur hypersonique AvantGard qui est ainsi déployé en service actif et représente une supériorité nucléaire stratégique absolue (avec les autres systèmes hypersoniques que les Russes ont développé ou développent). • Avec un marché de Su-34 et de SU-57 avec l’Algérie, les Russes montrent qu’ils n’hésitent plus à intervenir d’une façon qualitative décisive dans des situations stratégiques délicates et loin de leur “extérieur proche”. • Le troisième fait, c’est la déclaration de Poutine (directement liée au déploiement d’AvantGard) que la Russie est, pour la première fois depuis 1945, numéro un dans la “course aux armements”. • Ces trois événements forment une sorte de “trilogie”, “trilogie de Poutine” ou, plus précisément et techniquement “trilogie de la nouvelle vérité stratégique”. • Ce n’est pas que Poutine l’ait voulu ainsi mais c’est ainsi que les événements ordonnent les choses.
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• Dans l’extraordinaire secousse sismique qui agite l’Amérique à partir de Minneapolis, il semble que le Système doive employer les grands moyens pour tenter de reprendre la situation en mains. • En attendant, les spéculations sur les diverses interventions, infiltrations, etc., abondent. • L’une des plus intéressantes du point de vue conceptuel(l’opérationnel est une autre question), c’est l’apparition du groupe ‘Boogaloo’ qui veut une guerre civile contre le Système : formé par des extrémistes blancs, il recherche une alliance avec les Noirs extrémistes.
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• La mort d’un citoyen Africain-Américain sous la prise brutale d’un policier de Minneapolis habitué à ce genre d’exercice enflamme la ville, avec la possibilité d’une extension vers d’autres points du territoire US. • Après trois jours de manifestations, les derniers événements ont montré une évolution des protestations antiracistes vers des actes de pillage qui, dans la situation présentes, font penser au modèle des “émeutes de la faim”. • La crise-Covid19 va-t-elle s’intégrer dans la crise politique générale des USA vers l’élection présidentielle ?
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• Les USA ont dépassé les 100 000 morts dus au Covid19 le Memory Day qui commémore les soldats morts pour les États-Unis dans des guerres étrangères. • Ainsi, Covid19 dépasse en létalité les pertes US au combat dans les plus sanglantes guerres du XXème siècle, mis à part la Seconde Guerre mondiale. • Bien entendu, la pandémie n’est pas finie, et les décès vont continuer, actuellement encore supérieurs à 1 000 par jour. • Ce bilan de 100 000 morts a une valeur symbolique fondamentale pour la position des USA et la perception qu’on en a.
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• Intéressantes déclarations de Poutine, faites d’une façon discrète et avec un temps important de retard (enregistrées de septembre 2019, diffusées le 17 mai 2020). • Poutine expose que la Russie est une civilisation qui se suffit à elle-même, multiethnique, multiconfessionnelle et traditionnaliste. • Comme une façon de se détourner décisivement de la civilisation à l’Ouest, au moment où cette civilisation s’effondre sous les coups de Covid19. • Cette orientation ne sera pas perçue par notre-monde vivant intensément son simulacre.
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• La condition mentale du candidat du parti démocrate constitue une des plus stupéfiantes “attractions” de la campagne électorale pour les présidentielles USA2020, à nulles autres pareilles. • Joe Biden est un candidat étrange : s’il était président, il serait comptable du 25èmeamendement (destitution pour incapacité d’exercer ses fonctions). • On imagine que le parti démocrate a fini par s’apercevoir qu’il se passe quelque chose et qu’il faut explorer des pistes alternatives et très originales. • Tout cela, dans le cadre d’une crise sans précédent.
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• La galopade crisique effrénée des USA. • La politique maximale de “réouverture de l’Amérique” de Trump met les USA devant la possibilité d’une aggravation durable de la crise sanitaire, à l’heure où le virus Covid19 continue son chemin (il touche même la Maison-Blanche où plusieurs cas sont signalés, à la grande irritation de Trump). • Bien entendu, cette accélération du ‘déconfinement’ rencontre de plein fouet une situation de crise socio-économique sans précédentpar son ampleur et sa rapidité. • Les USA sont le centre crisique du monde.
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• Un aspect très remarquable de la crise-Covid19 au niveau essentiel de la communication, c’est la diffusion sans aucun frein, y compris par la presseSystème, des théories “complotistes”, – au point où les guillemets ne sembleraient plus nécessaires. • Il est vrai que ces thèses pénètrent largement les sphères officielles et sont exposées sans fard ni dissimulation(Trump et le “virus de Wuhan”). • Il s’agit d’une avancée très importante dans le flux de la communication, témoignant de l’accentuation de la situation de chaos du Système.
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• Un incident assez exemplaire de la “politique” suivie par Trump par rapport à la seule chose qui le préoccupe vraiment aujourd’hui : la campagne électorale et sa réélection. • Avec un Chinagate pro-Trump remplaçant le Russiagate antiTrump de 2016 et la crise Covid19/GCES en un pesant et envahissant arrière-plan, la campagne USA2020 sera une sorte de réplique en immensément pire de USA2016. • La haine réglera plus que jamais les rapports politiques, dans un simulacre complet dont la logique pourrait se révéler être celle du suicide.
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• Aux USA, depuis trois-quatre jours, des manifestations de protestation publique ont lieu, pouvant paraître les prémisses d’un chaos social. • Ces mouvements sont dirigés contre la politique de gouverneurs qui maintiennent des conditions de lutte contre le Covid-19 (confinement) dans les États qu’ils dirigent, et repoussent ainsi le retour à une activité économique. • Les protestataires sont soutenus en langage “codé” (tweets) par Trump, et les gouverneurs visés sont démocrates (Trump pense à sa réélection). • Navire sans gouvernail dans la tempête.
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• Le chef d’état-major interarmes lance un message d’“avertissement” qui est surtout un long cri d’inquiétude sinon de panique : les forces US sont toujours d’une puissance intacte et nul ne devrait songer les défier. • Une telle affirmation de puissance dans le climat actuel signifie que le Pentagone commence à craindre une dégradation accélérée de sa puissance. • On sait que cela a déjà commencé (le USS Theodore Roosevelt) et il semble que de nombreuses bases et unités soient touchées. • L’action dévastatrice de Covid-19 est désormais “secret-défense”.
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• ... Il s’agit bien de Codiv-19 ! • Le virus n’est désormais plus un problème spécifique de la Navy mais bien un problème devenu crise pour Moby Dick dans sa totalité. • Le dramatique incident du USS Theodore Roosevelt, avec déjà le scalp d’un ministre de la marine (par intérim), est en voie de prendre la première place dans l’arsenal des crises que le Pentagone cultive pour justifier son existence. • Le sublime et grandiose paradoxe de cette crise-là est 1) qu’elle est réelle, et 2) qu’elle pousse explicitement à déployer le moins de forces possibles.
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• Nous envisageons les événements si extraordinaires en cours aux USA d’un point de vue précisément expliqué et détaillé : la perte de l’identité américaine telle que l’Amérique se représentait elle-même à elle-même, de la fin de la Grande Dépression (début de la Seconde Guerre pour les USA) à la fin de la guerre froide. • Pour cela, nous remontons à une analyse d’un très grand historien-commentateur, William Pfaff, qui diagnostiquait, dès 1992, une crise d’identité majeure des USA après la fin de la guerre froide. • Notre thèse est que cette perte n’a jamais été ni dentifiée, ni comblée par conséquent. • Très logiquement dans ce cas, nous apprécions que les événements de la séquence2016-2020, qui s’accélèrent aujourd’hui dans un tourbillon infernal, marque l’arrivée à la maturation explosive de cette crise de l’identité perdue. • En même temps, bien entendu, la crise de l’américanisme nous signifie quelle est la substance de notre propre crise. • Bien entendu, nous n’y voyons que du feu, bien trop occupés à bavarder racisme, globalisation, vivre-ensemble, démocratie et déconfinement.
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• Nous tous, nous-même compris, ne pensons depuis quatre mois qu’au rythme du Covid19. • C’est naturel, sinon normal, mais il n’est pas assuré du tout que cela suffise. • Pendant ce temps, les automatismes de l’administration Trump, dans le sens de la déconstruction de tout ce qui constituait la stabilité des situations stratégiques jusqu’aux armements nucléaires se poursuivent. • Le dernier geste dans ce sens, voulu spécifiquement par Trump, c’est la sortie des USA de l’accord “Ciel Ouvert” de la guerre froide, avec la Russie : les Ouest-Européens, qui sont aussi dans cet accord, regrette la décision US mais eux-mêmes restent dans le traité. • Autre perspective menaçante : le possible transfert des armes nucléaires US entreposées en Allemagne, vers la Pologne. • Pour la Russie, ce serait pas loin d’être un casus belli. • Trump, et l’establishment washingtonien hyper-belliciste avec lui, n’en a cure. • Tout le monde ne pense qu’à l’antagonisme USA-Chine mais l’antagonisme USA-Russie, impliquant l’OTAN, la Pologne, les Européens, etc., est une perspective plus pressante et plus menaçante.
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• Il y a une cascade d’événements dans les fondements européens depuis le 5 mai. • Ce jour-là, la Cour Constitutionnelle allemande, qui siège à Karlsruhe a examiné les décisions des institutions européennes, essentiellement la BCE, pour procéder au sauvetage des budgets nationaux laminés par la crise-Codiv19 : elle a soulevé de très fortes objections et demandé (ordonné ?) à la BCE de s’expliquer (de se justifier ?) dans les trois mois. • L’UE, dans la personne de la président (ex-ministre allemande) von der Leyen, répond avec colère, menaçant la Cour de Karlsruhe d’enquêtes soupçonneuses. • Deux jours plus tard, dans la presse, les juges de Karlsruhe se sont répandus en affirmation, parfois musclées, sur la justesse de leur cause et sur la nécessité d’un meilleur “travail” de la BCE. • Là-dessus, Soros intervient et vilipende la Cour de Karlsruhe, lui qui nous prépare son gouvernement globaliste avec Covid19 comme bouffon du roi. • Résumé d’un commentateur : si la Cour perd cette bataille, l’Allemagne quittera l’euro ; si elle la remporte, la France et l’Italie quitteront l’euro.
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• De plus en plus nettement, la crise Covid19, outre d’avoir déclenché la phase finale de la Grande Crise d’Effondrement du Système, se double intérieurement d’une crise USA-Chine qui prend des proportions extrêmement préoccupantes mais également singulièrement surréalistes. • Cette seconde crise, “crise dans la crise” si l’on veut et “crise à cause de la crise”, est totalement liée à l’aggravation de la situation US puisqu’il s’agit d’un simulacre total initié par Trump pour se défausser de ses responsabilités dans cette situation intérieure, et être réélu. • Par conséquent, en arrière-plan de cet épisode, on distingue l’affrontement des deux poids-séniles, Trump contre Biden. • A côté de cela, il apparaît assez clairement que l’extrémisme radical de Trump est loin, très loin de faire l’unanimité des centres de pouvoir à Washington D.C., notamment les services de renseignement et le Pentagone. • Il y a dans cette situation les ingrédients caractérisant élégamment notre “étrange époque”, fonctionnant au “Grand Mensonge” et au simulacre, comme d’autres carburent à l’alcool ou à l’héroïne.
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• Ces derniers jours, la crise du pétrole ferraille avec la crise sanitaire Covid19 pour accaparer les premiers titres des journaux. • Une fois de plus, la situation est “sans précédent”, “on n’a jamais vu cela”, c’est un “événement unique dans l’Histoire”, etc. : chaque nouveau départ de feu, chaque crise-dans-la-crise méritant tous les superlatifs sans parvenir bien sûr à éteindre le nouvel incendie ainsi déclenché, alimente la conviction que l’on se trouve bel et bien dans la phase finale de la Grande crise d’Effondrement du Système. • Pour certains, avec des situations prodigieuses où le prix du baril entre dans la zone négative parce que les producteurs ne savent plus quoi faire de leur or noir avec leurs capacités de stockage à bout, la crise pétrolière signale la fin de l’“ère du pétrole”. • Certes, on dira que l'on n’en est pas à une “fin d’époque” près, désormais. • La pandémie Covid19 a déclenché une folle avalanche de crises des différents domaines du Système, comme si cette Grande crise était elle-même une pandémie, l’infection de l’effondrement passant d’un domaine à l'autre, d'un acteur à l’autre.
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• Il s’agit ici de fixer un Moment historique qui est évidemment d’essence métaphysique, comme un cliché de photographie saisit les éléments constituants d’une situation d’un instant. • On comprend qu’il s’agit d’une tâche titanesque et quasiment impossible, car le temps prétendument historique mais en vérité métaphysique dans l’Histoire est par définition étranger et rétif à toute description selon “les moyens du bord”, selon un état de l’esprit peu incliné à appréhender l’insaisissabilité de la chose. • Par conséquent, bien que nous appuyant sur des commentaires et des descriptions de situations que nous rencontrons et découvrions constamment, que ce soit des remarques de Mathieu Block-Coté, une description délirante du blitzkrieg de la Chine avec son Covid-19/2.0, des remarques appuyées sur une grande et vieille expérience d’Alastair Crooke, nous aboutissons à une description qui se voudrait inspiratrice d’une œuvre du peintre nommé Jerôme Bosch, si l’artiste était de notre temps. • Mais l'on sait bien que nous sommes dans les temps de “l’impossibilité de Jérôme Bosch”.
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• La situation des USA a complètement basculé : alors que ce pays a longtemps semblé épargné par la pandémie Codiv-19, tout a changé dans les dix derniers jours et les USA ont aujourd’hui le plus grand nombre de cas répertorié de personnes infectées et un chômage brusquement massif suite aux multiples arrêts volontaire de production. • Face à la pandémie elle-même et à ses conséquences socio-économiques, il existe une sorte de désordre des pouvoirs (“D.C.-la-folle” et le reste, comme Boeing par exemple) qui laisse mal augurer de la situation dont la texture souveraine et historique est si faible, et qui traverse sa plus profonde crise de la direction politique depuis la Guerre de Sécession. • C’est dans ce cadre bien propice à de telles rumeurs que sont apparues effectivement des spéculations sur la possibilité d’une intervention des forces armées, pour simplement assurer l’ordre ou pour prendre le pouvoir. • Beaucoup d’arguments peuvent être apportés au crédit de cette perspective, y compris nombre de précédents historiques sur la décadence et la chute des empires.
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• Nul n’ignore que nous nous trouvons désormais au cœur du cœur de la tempête universelle qui marque, selon nous, la phase ultime de l’effondrement du Système. • Aujourd’hui encore, une nouvelle “crise sectorielle” a pris sa place dans la Grande Crise Générale, avec l’effondrement du prix du pétrole. • Ce dernier épisode est dû largement à la position de la Russie à la réunion de l’OPEP+, à Vienne, vendredi dernier : les Russes ont refusé de réduire leur production pour maintenir le cours du pétrole, essentiellement pour mettre en grande difficulté l’industrie pétrolière US dite du “fracking”. • Ce constat nous amène à la Russie, dont la politique constitue le thème de ces Notes d’analyse. • Dans plusieurs occurrences, sur plusieurs front, les Russes se montrent soudain beaucoup moins accommodants et beaucoup moins “patients”. • La “patience” russe arrive à son terme : ce changement d’attitude répond à de nouvelles exigences qu’impose l’évolution en grande accélérationdes événements, essentiellement la Grande Crise qui se développe désormais dans toute sa surpuissance.
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• Erdogan s’est rendu à Moscou pour six heures d’entretien au cours duquel Poutine lui a fait comprendre qu’il faudrait peut-être songer à cesser ses activités actuelles dans la zone d’Idlib, qui est terre syrienne. • Le président turc a obtenu un cessez-le-feu sur les positions actuelles, entérinant les avancées des troupes syriennes dans l’enclave sous contrôle turc, tandis que d’autres dispositions sécuritaires renforcent la position russo-syrienne. • D’une façon générale, ce cessez-le-faire a tout à fait l’allure d’un accord conçu pour cesser assez rapidement, les signataires n’ayant pas résolu le fond du problème, et les Syriens comme les Russes étant décidés à rétablir la quasi-intégralité du territoire syrien, dans tous les cas Idlib compris. • L’épisode ressemble de plus en plus à une dynamique qui mènerait vers le terme de ce long conflit, ce “désordre de guerre” qui a ensanglanté la Syrie depuis 2011. • On a remarqué durant cet épisode l’absence complète des USA et de l’Europe, hors les geignements humanitaires correspondant à la narrative sur “Assad-le-boucher”. • Désormais règne la GCES.
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• Sanders qui se définit comme “socialiste démocratique” a gagné les primaires du Nevada avec une avance importante, qui le conforte dans sa position de favori pour la nomination. • La perspective d’un Sanders (78 ans !) comme candidat officiel remplit d’une terreur sacrée la direction du parti démocrate (le DNC) et l’establishment.• Quoi qu’il en soit, on doit ainsi s’attendre à des péripéties originales, d’autant que le milliardaire sauveur du conformisme-Système, Bloomberg, s’est montré exécrable lors du débat des candidats à la désignation démocrate. • Plus encore, “on doit s’attendre à des péripéties originales” du fait de la résurrection, sous une forme nouvelle, d’un artefact fantasmagorique : Russiagate-IIsuccède à Russiagate, avec le même cortège de salades russes, comme un gigantesque simulacre destiné à expliquer le fonctionnement absurde du Système et le comportement erratique de ses serviteurs. • Plus que jamais, Washington D.C. mérite d’être considéré comme “D.C.-la-folle”, et ainsi 2016 nous apparaîtra-t-elle comme une année tranquille en comparaison de 2020.
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• La Conférence annuelle de Munich sur la Sécurité a, du point de vue de Washington, marqué cette année une rupture importante dans ce qui était jusqu’ici le concert transatlantique mené par la baguette prestigieuse qu’on sait. • La partition dominante n’était pas, pour Washington toujours, le rassemblement du bloc-BAO contre la Russie et la Chine mais bien le constat de la mésentente au sein du bloc-BAO. • L’affaire de la technologie 5G de l’entreprise chinoise Huwei que nombre d’Européens ont choisi contre l’avis impératif des USA est symbolique de cette rupture touchant le lien transatlantique. • Sur ce point, les ennemis intérieurs à Washington (Trump vs e Speaker de la Chambre Nancy Pelosi) présentent un front uni et furieux : America First et Great Again ! • Les Européens à Munich ont affiché une détermination paraissant presque antagoniste dans ce climat. • Ils y sont forcés par une pression terrible des USA, qui réalisent désormais le déclin accéléré de leur hégémonie et réagissent par l’affirmation brutale des moyens de contrainte dont ils disposent encore.
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• Articles du 24 mai 2020. • Une analyse détaillée d’auteurs globalistes des événements entourant l’apparition du virus Covid19, démentant complètement les accusations des USA. • Si ce dossier est en fait un simulacre nécessaire à Trump pour sa réélection, il se développe, gagnant le réflexe obsessionnel de la pathologie psychologique de l’américanisme. • Le conflit s’installe dans la “vie” internationale pour mieux participer à la manufacture de l’effondrement des USA. • Contributions : dedefensa.orget Stephen S. Roach/Weijian Shuan.
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• Articles du 20 mai 2020. • On annonce une nouvelle forme de guerre, une “guerre psychologique” mais “en ligne”, c’est-à-dire s’opérationnalisant sur internet et sur les réseaux sociaux. • Il ne s’agit pas de la guerre électronique classique (la cyberguerre) mais d’une guerre culturelle par le moyen du système de la communication postmoderne. • Bien entendu, la cible principale c’est la Chine, et sans doute pour enchaîner, la Russie-etc. • La finesse du Système y trouvera tout son compte. • Contributions : dedefensa.org et Alan Macleod.
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• Articles du 17 mai 2020. • La bataille de Donald Trump contre Covid19 : on en apprend beaucoup plus sur le président des USA que sur le Coronavirus, sans aucun doute. • Contributions : dde.org et Edward Luce
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• Articles du 9 mai 2020. • Les chiffres officiels autant que les commentaires ne cessent de le mettre chaque jour plus en évidence : l’Amérique s’enfonce dans une situation terrible, pire que la Grande Dépression. • Le même jour, Wall Street triomphe. • Jamais la dynamique entropique du social-darwinisme(ou faut-il dire capitalo-darwinisme ?) ne s’est exprimée avec autant de vigueur, de sûreté de soi et d’aveuglement dément. • Les USA dans la crise-Covid19 devenue GCES : effondrement-turbo. • Contributions : dedefensa.org et Joseph Kishore
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• Artricles du 8 mai 2020. • Un compte-rendu précis et exotique sur la tentative de “débarquement” au Venezuela de mercenaires plus ou moins commandités par le “président par interim” Guaidó. • Contributions : dde.org et WSWS.org.
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• Articles du 5 mai 2020. • Quelques lumières sur les activités d’une secte religieuse chinoise extrêmement discrète, sinon complotiste. • Falun Gong entretient des liens amicaux avec l’administration Trump et les républicains de droite, et à côté de cela se déclare ennemi acharné du PCC (Parti Communiste Chinois) et de Pékin. • Contredisant la narrative de Trump, Falun Gong va même jusqu’à laisser entendre qu’il est à la base de la diffusion de Covid19 et que son but est de détruire le PCC. • Contributions : dedefensa.org et Wayne Madsen.
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• Articles du 5 mai 2020. • Considérations furieuses autour de l’offensive générale lancée par l’administration Trump contre la Chine, pour se défausser de ses responsabilités-Covid19. • Contributions : dde.org et WSWS.org.
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• Articles du 2 mai 2020. • A l’ombre de la formidable crise déclenchée par Covid19, une appréciation d’une possible, sinon souhaitable évolution économique et civilisationnelle radicale. • Il s’agit de la fin d’une époque, voire de la fin d’une civilisation, avec l’enterrement du slogan faussaire dont nous avons gratifié Thatcher. • Devant Codiv19, TINA n’a qu’à bien se tenir car il n’a plus aucune légitimité, plus aucune autorité. • Voici l’époque où l’“Ancien” devient le “Nouveau-‘nouveau’”. • Contributions : dedefensa.org et Alastair Crooke.
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• Un fait remarquable, quoique largement ignoré ou/et inconsciemment dissimulé, s’est développé dans notre époque, à peu près commencée en 1999-2001 (guerre du Kosovo et 11-septembre) : la réduction fondamentale de la perception catastrophique du fait nucléaire. • Ainsi se développent des situations impensables pendant la Guerre froide, où notamment les deux “superpuissances” nucléaires frôlent la possibilité d’un affrontement direct pouvant aisément enclencher le phénomène de l’escalade jusqu’à la confrontation nucléaire. • Bien entendu, cette sorte de risque, souvent par provocation, est pris essentiellement sinon exclusivement par les USA et, avec eux, par le bloc-BAO, parce que les Russes qui n’ont rien oublié du passé savent exactement ce qu'implique la possibilité d’une guerre nucléaire. • Ce phénomène du “discrédit” du risque nucléaire est donc intimement lié à la décadence accéléré du Système et du bloc-BAO qui le représente, à l’acculturation totale des leçons du passé, à l’envahissement de la pensée stratégique par l’affectivisme, à l’affaiblissement dramatique de la psychologie qui accompagne cet effondrement du comportement et de la perception. • Il ne s’agit pas ici, bien entendu, de faire l’apologie de l’arme nucléaire mais de mesurer l’extraordinaire effondrement de la perception qu’on en a. • Au-delà de ces constats factuels, il s’agit d’une “désacralisation” de la perception de l’arme nucléaire, correspondant évidemment à la perte de tout sentiment du sacré et de la réduction de la métaphysique à sa caricature morale et sociétale, opération standard de déstructuration caractérisant notre contre-civilisation à l'agonie.
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• Implicite derrière les évènements crisiques progressistes-sociétaux en cours, particulièrement aux USA, on distingue l’ombre des “déconstructurateurs” (selon un terme que nous forgeons nous-mêmes pour désigner les philosophes “déconstructeurs”). • Il s’agit, d’une façon très puissante, toujours aux USA, de l’“opérationnalisation” d’une pensée philosophique sans doute sans précédent par ses effets sur les évènements profonds. • Nous reprenons à un F&C d’avril 2015 qui s’attachait à un document original (DVD sur l’internet), une “confession” extraordinaire de 2002 du philosophe “déconstructurateur” Jacques Derrida sur son processus de réflexion et de création. • Derrida, philosophe de la déconstruction, fait partie du mouvement dit-French Theory qui eut effectivement une très grande influence aux USA dans les années 1970. • Nous développons l’idée que cette influence, directement liée au Système, a imprégné les psychologies de l'américanisme , conduisant jusqu’à la polarisation actuelle des progressistes-sociétaux et au “tourbillon crisique” où sont emportés les USA.
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• Le “tourbillon crisique” s’impose, selon notre approche générale et compte tenu des circonstances présentes de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES), comme un concept opérationnel fondamental. • Il constitue sans doute le mouvement crisique ultime conduisant et réalisant opérationnellement cette Grande Crise à son terme ultime, qui est effectivement l’effondrement du Système. • Pour nous, le “tourbillon crisique” permet à toutes les crises qui composent et accélèrent la Grande Crise d’être “stockées” et même compressées sans qu’aucune ne se termine, ainsi poursuivant le processus d’effondrement, et même temps qu’il constitue la dynamique idéale où le Temps se contracte et l’Histoire s’accélère. • Apparu pour nous en 2013-2015 à partir de phases intermédiaires comme “la chaîne crisique”, le “tourbillon crisique” a eu le temps de s’imposer dans son absence de sens et selon un rythme absolument destructeur de l’efficacité de la surpuissance du Système, fournissant ainsi la dynamique qui transmue cette surpuissance en autodestruction. • On trouvera dans ce sujet l’historique du concept pour notre compte, ses effets sur la psychologie, sa correspondance avec le phénomène antiSystème, la description de ses caractères fondamentaux qui concernent son rôle fixant l’importance du “tourbillon crisique” dans ce qu’il constitue une parfaite représentation de la Grande Crise, dans sa conception, dans son orientation, dans sa dynamique, dans “son sens” même (dans son “absence de sens”) ; dans ce que, d’autre part, il embrasse et intègre le Système dans son entièreté. • Pour nous, le concept de “tourbillon crisique” marque une impulsion peut-être finale (nous l’espérons bien entendu) dans le processus crisique d’effondrement du Système.
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• Ce que nous nommons “politiqueSystème” (désormais sans tiret) est un phénomène récent, animé par la logique déstructuration-dissolution, d’une puissance impressionnante (surpuissance) et conduisant à l’autodestruction, et complètement enfantée par le Système. • La politiqueSystème a commencé à apparaître dans toute sa spécificité après l'attaque du 11 septembre 2001. • Elle a pu sembler d’abord politique spécifiquement américaniste (USA) , voire spécifiquement républicaine de tendance hybride-neocon/R2P (avec complicité des démocrates-Système et une opposition des extrémistes et “dissidents” démocrates pour la plupart faussement identifiés comme antiSystème). • Depuis 2006 et surtout 2008-2009, le paysage a changé et la politiqueSystème s’est révélée comme une politique unificatrice imposée par le Système à un certain nombre d'entités nationales et transnationales. • Elle a remplacé toutes les politiques maximalistes du bloc BAO et se réalise aujourd’hui hors de toute logique historique : ce constat conduit à l’hypothèse que cet événement ne peut être que métahistorique. • Les épisodes les plus récents, et spécifiquement l’énorme crise USA-2016 et la suite avec l’élection de Trump confortent radicalement l’hypothèse métahistorique. • (Ce sujet, marqué [II] parce que déjà examiné dans cette rubrique le 17 novembre 2012, décrit une évolution radicale des événements et une évolution à mesure de l’analyse de nos conceptions.)
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• Voici une expression qui, au départ, n’était pas un concept et, par conséquent, n’avait pas sa place donc cette rubrique Glossaire.dde. • Mais l’expression s’est transformée elle-même comme conceptuellement significative, et particulièrement descriptive de la situation que nous vivons. • Elle fait cohabiter deux faits fondamentaux : le premier, que notre époque est une tragédie métahistorique qui a peu, sinon pas d’équivalent dans notre histoire ; le second, que la perception la plus courante est une perception “bouffonne” de cette tragédie, une manière de la dénier en abaissant jusqu’aux abysses sa signification métahistorique. • Nous examinons ce phénomène, explorant ainsi d’une façon féconde notre situation crisique présente, et la mettant d’autant mieux en lumière. • Bien entendu, notre psychologie, ou plutôt la psychologie de ceux qui sont sous l’empire du Système (les sapiens-Système), assume pour leur compte l’entière responsabilité de ce procédé faussaire à un niveau cosmique. • Ce que nous constatons encore, c’est l’échec du concept. • Dans cette situation mise à l'extrême avec l’apparition du The-Donald dans l’élection USA-2016, la présence et l’activité de ce “bouffon” dans un sens antiSystème ont eu comme effet de mettre à nu la tragédie que nous vivons et de disqualifier la dimension “bouffe” faite pour dissimuler cette tragédie.
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• Nous appelons le concept étudié ici “affectivisme” à partir du terme ancien que nous employions d’“affectivité”. • Pour être vraiment complet, au reste, nous pourrions avancer l’expression “affectivisme-postmoderne” tant ce phénomène d’affectivisme est complètement enfanté par la postmodernité et la définissant par la déroute d’une raison-subvertie, l’épuisement de la psychologie, la fascination de l’apparence, la vulnérabilité à la déstructuration-dissolution. • L’affectivisme définit ce qu’il est très pénible de nommer “politique” avec dans le pot commun de sa définition une apparence grotesque de fausse raison politique, un moralisme écrasant de conformisme, un sentimentalisme de midinette, des épousailles fusionnelles de tout ce qui est narrative, communication faussaire, déterminisme-narrativiste, inversion, désintégration totale de la réalité. • L’affectivisme est la “philosophie politique” de la postmodernité, digéreablre par un rappeur, un “bobo”, un djihadiste, un bureaucrate du Pentagone, un éditorialiste de Libé. • C’est un “djihad psychologique” au service du Système identifié dès 2012 avec la Syrie. • C’est l’air du temps, absence de substance et haine de toute essence concevable, dénonciation de toute pensée principielle ; c’est à la fois grotesque et aussi sérieux qu’une bulle de savon, à la fois l’outil diabolique de la destruction du monde, dans le domaine heureusement de plus en plus restreint de ce que le zombie-Système peut avoir d’influence sur les événements du monde. • L’affectivisme est une forme d’oraison funèbre, de type-rock’n’roll, de notre civilisation. • RIP.
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